topblog Ivoire blogs

21 août 2012

Fête de génération à Agbabou [Photos]

IMG_5371.JPG

J’ai assisté il y a quelques semaines à une fête de génération dans un village ébrié : Agbabou. Une fête de génération est une cérémonie au cours de laquelle une  classe d’âge, passe le flambeau à une autre classe pour la gestion des affaires du village.

Agbabou est situé à quelques centaines de mètres de l’aéroport d’Abidjan.  On y accède soit par la lagune soit par la route en passant par la commune de Port Bouet.

Je vous livre en image l’ambiance qui a régné durant cette célébration où la liesse populaire rencontre des situations insolites.

Lire la suite

14 août 2012

Joseph Siaba, Sage-Femme malgré tout

joseph Siabo.jpg

Joseph Simone Siaba s’empresse de renfiler son vieux chemisier rose  presque qu’élimé qui contraste avec son petit bureau peint en bleu et blanc. « Il me faut une nouvelle blouse rose » rigole t-elle les deux mains posées sur sa table de travail. Une table sur laquelle traîne son stéthoscope, ses stylos de couleurs et son registre de suivi. En face, un lit d’examen encore en état, refroidit par la climatisation de la salle. A terre, une balance à laquelle il faut donner des coups pour qu’elle fonctionne. «Je lui fait confiance tout de même » (se) rassure la Sage-femme de la maternité de Samatiguila.

Un sourire au coin des lèvres, les bouts des cheveux entre les doigts, Joseph se perd parfois dans ses souvenirs. Elle n’avait pas prévu de devenir une « accoucheuse ». Elle qui a fait des études de marketing à Abidjan et qui est bilingue. Elle n’avait même pas imaginé que pour son premier poste on l’enverrait loin. Très loin. A Samatiguila. «Je ne m’en plains pas vraiment, c’est un bon test pour moi », renchérit-elle pourtant avec le sourire quand on semble la plaindre. « Sauver les vies, ici ou ailleurs c’est l’essentiel » lance t-elle. Et pour elle, tous les jours (et les nuits) c’est la même gymnastique pour assister des femmes ou faire venir au monde des enfants.  « Parfois à 23 heures, il y a des femmes qui frappent à ma fenêtre pour demander une assistance », témoigne t-elle en montrant du doigt sa maison séparée du dispensaire par une clôture.

Depuis près de 9 mois que Joseph est arrivée au dispensaire de Samatiguila, elle sent les choses évoluer.


podcast

15 à 20 accouchements par mois. Un vrai record, dans cet établissement sanitaire où les femmes semblaient fuir la présence masculine… par pudeur sans doute.          


podcast

Malgré son ardeur et son dévouement au travail, Joseph semble être ralentie dans son élan. Seule et sans matériels adéquats pour fonctionner. Ajouter à cela, la gratuité ciblée des soins qui finalement ne sert pas à grand-chose vu le manque cruel de médicaments pour les femmes enceintes qui n’ont pas de moyens financiers.


podcast

Désormais, Joseph attend avec impatience que le ministère de tutelle veuille jeter un œil bienveillant vers la maternité du dispensaire de Samatiguila. « Et en attendant le ministère de la santé et de la lutte contre le Sida, les bonnes volontés peuvent réagir et sauver des vies », indique Joseph.

___________________________________________________________

[« Ce post fait partie d’une série d’articles qui illustrent ce que j’ai vu lors de mon voyage à Samatiguila. Carte postale d’une belle cité située à près de 870 kilomètres d’Abidjan et 35 kilomètres d’Odiénné, la capitale de la région du Denguélé. Samatiguila sur Wikipedia »]

12 juillet 2012

De passage à Guessabo

Guessabo. Carrefour bruyant. Contrée ou se croisent et se recroisent routes et détours. Véhicules personnels ou de transport en commun. C’est le passage obligé pour les ceux qui vont dans le Far-West. Ville où se rencontrent les peuples Wôbê, Bété et parfois même Gnanboa.

A 440 kilomètres environ d’Abidjan, la « cité du poisson » se dresse. Toujours avec ses étables de vendeuses. Des vendeuses, jeunes ou vielles qui courent après les véhicules à peine stationnés. Les passagers sont tout de suite envahis par une quantité diverses de fruits d’eau douce. Des poissons de tout genre, de toutes formes… fumés, séchés, frais, avariés. « Ça marche plus oooh !  » n’hésite pas à répondre une vendeuse quand le client négocie le prix du poisson. Pourtant, les prix proposés dans cette localité défient toute concurrence. Même si, fait remarquer un voyageur habitué de ce carrefour, il y a une forte hausse. Les raisons : Baisse du niveau des cours d’eau, augmentation du prix du carburant (et donc du transport). Et puis, depuis que l’Ouest est devenu « une zone dangereuse », les voyageurs sont une denrée rare. Certaines vendeuses ont donc rendu le tablier. Celles qui restent essaient de sauver la réputation légendaire de Guessabo. Carrefour-Marché !

De jour comme de nuit, vous rencontrerez toujours cette ambiance de marché qui n’a pas varié malgré les fortes crises qui ont aussi touché la localité. 

IMG_0842.JPG

IMG_0844.JPG

IMG_0841.JPG

IMG_0840.JPG

IMG_0839.JPG

IMG_0838.JPG

IMG_0849.JPG

IMG_0850.JPG

IMG_0847.JPG

IMG_0848.JPG

Crédit Photo Jacques Kouao & Israël Yoroba

12 juin 2012

Yakro E-School 2012 : que retenir ?

IMG_2497.JPG

Et nous revoilà de retour à Abidjan après 3 ou 4 jours passés à Yamoussoukro, dans la capitale politique de Côte d’Ivoire. Fatigués, exténués, courbaturés, mais heureux d’avoir tenu le pari et d’avoir rencontré des personnes engagées et passionnées. Après deux (courtes nuits de sommeil) je ressasse encore les jours et les nuits passés dans les chambres, les salles, les couloirs de l’Institut National Polytechnique (INP) de la ville. C’est là que se tenait le YES 2012.

Le choix du thème « Le Web sur l’air du temps » était fait à dessein. L’idée derrière, était de montrer comment internet et les TIC en général pouvait soutenir et aider les étudiants, les futurs entrepreneurs ou les futurs étudiants. C’est pourquoi le choix d’une ville autres qu’Abidjan nous paraissait nécessaire. Les élèves et étudiants, ainsi les populations des autres villes de la Côte d’Ivoire ont besoin d’être informés et formés sur ce  qui se fait sur la toile. Sur les nouveaux outils des TIC, utiles pour eux. Nous avons voulu les sensibiliser. Et Yakro n’est que le départ de ce qui se prépare pour 2013. J’y reviendrai vers la fin de ce post.

Lire la suite

31 mai 2012

Samatiguila, ville aux trésors !

samatiguila, samory touré, mosquée du millenaire, mosquée de samatiguila

Une couche neuve de boue vient de rajeunir cet édifice vieux de plus de 700 ans. Il est 15 heures. La cour de mosquée est vide. Dehors des réverbères ont été installés pour embellir et « éclairer  l’extérieur lors de veillée ou de cérémonie les soirs » précise un Samatiguilaka. C’est l’une des attractions culturelles et religieuse de la petite cité malinké. Pour y pénétrer il faut être musulman et… homme. Les femmes et les non-musulmans n’y ont pas droit.

samatiguila, samory touré, mosquée du millenaire, mosquée de samatiguilaN’empêche, on peut observer de loin les nattes de prières alignées, superposées les unes sur les autres. « La mosquée du Millénaire » la plus ancienne du pays est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est d’ailleurs cet édifice que le conquérant Samory Touré a tenté d’investir.  L’histoire raconte qu’il a butté sur une résistance farouche des habitants de Samatiguila qui l’ont rendu aveugle, ont saisi ses armes et l’ont converti à l’Islam  De longs fusils qui sont encore disposés dans une case chez le vieux ''Baledjan'' considéré comme le gardien de ces objets.


samatiguila, samory touré, mosquée du millenaire, mosquée de samatiguila


Un peu d’histoire

samatiguila, samory touré, mosquée du millenaire, mosquée de samatiguilaSamatiguila signifie littéralement ‘’maison ou village de samatigui’’. En effet si le village a été fondé par Souleymane Diaby, il doit son nom au grand chasseur Samatigui Koné, le maître des éléphants. Ce dernier occupait le territoire actuel où se trouve Samatiguila et sa grande générosité l’a poussé à accepter que d’autres familles partagent cet espace avec lui. En mémoire de cet acte de bonté, N’golodjan Koné (un autre chasseur d’éléphant) a suggéré le nom Samatiguila à Souleymane Diaby.

« La ville de Samatiguila est riche par son histoire » souligne Mr Hamza Diaby. « Vakaba Touré, le fondateur de la ville d’Odienné et l’Almamy Samory Touré ont une histoire avec cette cité. Des armes, vestiges de leurs conquêtes sont soigneusement conservées dans la mosquée. L’Almamy Samory Touré a reçu ici son enseignement coranique de la part de feu Karamôkô Diaby ». (Source)

Les « Douhahou » à ne pas manquer

samatiguila, samory touré, mosquée du millenaire, mosquée de samatiguilaSi vous arrivez à Samatiguila, faites un tour chez « Tata Tehi ». c’est le plus vieux du village. On raconte qu’il aurait presque 120 ans. Mais personne ne peut le confirmer ; même pas lui.

Du fond de sa case éclairé par le reflet de la lumière extérieur, il est étendu sur son lit de viellesse. L’air fatigué mais avec le sourire qui ne le quitte jamais. Et quand une horde de jeunes gens envahit ses « quartiers » iln s’en réjouit et n’hésite pas prononcer, pendant de longues minutes, des « Douhahou ». ces bénédictions si chères au peuple de Samatiguila. 






___________________________________________________________

[« Ce post fait partie d’une série d’articles qui illustrent ce que j’ai vu lors de mon voyage à Samatiguila. Carte postale d’une belle cité située à près de 870 kilomètres d’Abidjan et 35 kilomètres d’Odiénné, la capitale de la région du Denguélé. Samatiguila sur Wikipedia »]

29 mai 2012

Samatiguila, notre village !

composition welcome.jpg

Il fait nuit. L’air est frais sur le chemin qui mène au village. 26 degrés ! Il n’y a pas beaucoup de poussières. Les pluies de la veille ont atténué la levée de sables, mais ont commencé à dégrader la route. Dans la nuit noire, notre voiture traverse la terre non bitumée. Parfois on entend des bruits de hiboux et des grillons, souvent des phares en face, nous indiquent que les motos sont « reines » sur la terre des Diaby. 869 kilomètres, 13 heures 30 de routes (depuis Abidjan) et  2 heures de pistes (depuis Odienné, la capitale de la région du Denguélé) à contempler les arbres et courts d’eau, les ponts de fortunes installés ça et là ; deux heures à croiser parfois des écureuils, des oiseaux de nuits… nous voici à Samatiguila.

Lire la suite

13 septembre 2010

Abidjan-Lomé: récit d’une traversée tumultueuse

aflao2.jpg

C’est parfois plaisant de faire des voyages par la route. Surtout quand vous devez traverser deux pays (Côte d’Ivoire et Ghana) pour atteindre un autre. Mais des fois, un tel voyage peut s’avérer ennuyeux, voire périlleux. D’Abidjan à Lomé en passant par Accra, le chemin n’est pas toujours facile à aborder. Des surprises peuvent vous attendre dans ce tourisme qui peut vite se transformer en cauchemar. Récit d’une traversée qui peut servir de « code de la route d’Abidjan à Lomé ».

Lire la suite

22 avril 2010

Le ciel se dégage, les habitudes reprennent

planevion.jpg

Ce mercredi soir j’ai pris mon vol d’Abidjan à Paris via Tripoli en Libye. Pourtant, jusqu’à la veille rien ne laissait prévoir que mon voyage aurait effectivement lieu. L’épisode du volcan islandais avait créé la panique chez de nombreux voyageurs qui craignaient d’être bloqués à Abidjan. Moi en premier. Jusqu’au Mardi matin, l’agence de la compagnie que je devais emprunter ne pouvait me confirmer l’effectivité du vol.

Finalement, tout semble rentré dans l’ordre. Mon avion décolle d'Abidjan avec quelques heures de retard (comme d'habitude). Je retrouve les fouilles intempestives de l’aéroport de Tripoli, les longues files d’attentes, les questions dans un français avec une dose d’arabe. Je retrouve la même ambiance dans les files d’attente. Des voyageurs énervés qui se crient dessus...

Je survole comme d’habitude le désert puis la mer. Je ne sais pas si nous avons emprunté un de ces couloirs aériens pour atterrir enfin à l’aéroport Roissy Charles De Gaulle de Paris. Là, tout est normal. Comme s’il n’y avait jamais eu cette semaine difficile. L’effet du volcan semble s’être dissipé. L’ambiance est la même. Avec des voyageurs qui arrivent et d’autres qui sont sur le point d’embarquer. Avec des quidams qui cherchent des voyageurs « légers » pour leur confier des colis à transporter vers l'Afrique. La « vie aéroportuaire » a bien repris.

 

 

20 avril 2010

Des passagers venus d’Abidjan ont pu atterrir à Paris

Début de bonne nouvelle  pour les Ivoiriens (et tous ceux qui sont en Côte d’Ivoire) qui souhaitent se rendre en France ? Plus précisément à Paris. Les aéroports du nord de la France, notamment les deux principales plateformes Roissy et Orly, ouvrent à nouveau «partiellement» à partir de 8 heures ce mardi après cinq jours de paralysie en raison de l'éruption du volcan islandais.

310 personnes ont pu arriver ce matin de Côte d'Ivoire. Leur vol, parti d'Abidjan hier lundi vers 21 heures est arrivé après 6 heures du matin à Roissy.

Lire la suite ici

23 octobre 2009

Au sujet des nouveaux médias...

Un "Atalaku" de la Deutsche Welle AKADEMIE à lire ici.

Débat sur les (nouveaux) médias et le développement

"Nouveaux médias pour un monde nouveau: Démocratie et développement". Voici le thème autour duquel s'est déroulé le panel de ce vendredi matin. Toujours dans l'ambiance des Journées Européennes de développement. Il s'est agit de déterminer "le rôle des nouveaux médias pour le développement et la démocratie et leur impact sur le paysage médiatique".

A la table de discussion:

la Présidente liberienne Ellen Johnson Sirleaf, Raila Odinga, le Premier ministre kenyan , Les Sud Africains Pansy Tlakula, Rapporteur spécial sur la liberté d'expression de la CADHP et Fackson Banda, TI et des nouveaux médias expert de l'Université de Rhodes, ainsi que le Burkinabè Camille Sawadogo, directeur de CEMECA et directeur des médias communautaires Radio Salaki et l'Ivoirien Israël Yoroba.

Le compte rendu (en anglais) de cette rencontre à lire ici.

22 octobre 2009

Invité à Stockholm !

 

 

eudauys.gif.jpg
A l'invitation de la Deutsche Welle AKADEMIE, je suis à Stockholm afin de participer à la 4e édition des Journées Européennes de Développement. Un rendez-vous à caractère mondial qui se tient dans la capitale suédoise.

edd-logo-section panel.pngAu milieu de cette ambiance qui rassemble près de 4000 personnes qui viennent des quatre coins du monde, un panel de discussion aura lieu ce vendredi 23.

« Média et développement ». C’est à ce panel que je suis invité à intervenir aux côtés de personnalités telles que la Présidente liberienne Ellen Johnson Sirleaf, Raila Odinga, le Premier ministre kenyan , Les Sud Africains Pansy Tlakula, Rapporteur spécial sur la liberté d'expression de la CADHP et Fackson Banda, TI et des nouveaux médias expert de l'Université de Rhodes, ainsi que le Burkinabè Camille Sawadogo, directeur de CEMECA et directeur des médias communautaires Radio Salaki .

Le public de ce panel est composé de membres de gouvernements, d’organismes institutionnels, des sciences et des praticiens des médias de médias classiques et des nouveaux médias.

Vous pourrez suivre en live (vidéo) ce panel.

 

Le live dans la salle des plénières

 

05 septembre 2009

"Les Classes Moyennes" selon Bardeletti

DSCF1017 - Copie.JPG

J'ai eu l'occasion de participer au 21e "Festival Visa pour l'Image de Perpignan". Dans le "Off" de cet évènement international du photojournalisme, j'ai vu sur des murs d'un vernissage les travaux faits sur la "Classe moyenne" en Côte d'Ivoire. C'est l'oeuvre du photographe français Joan Bardeletti. Il est allé à la rencontre de cette catégorie de citoyens en Afrique. Des photos qui mettent en lumière «cette population concentrée dans les pays dit pauvres alors qu’elle est le symbole du mode de vie occidentale». Entre les très riches et les très pauvres, "les classes moyennes" font le pont. Mais qui sont-ils en Côte d'Ivoire. Pour répondre à cette question, Joan va parcourir pendant plus d’un an (début 2009 à mi 2010) différents pays africains à commencer par la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Mozambique. «J’ai voulu travailler dans des régions distinctes avec une histoire et une culture très différentes pour faire apparaitre la diversité des situations, mais aussi ce qui les rapproche». Joan reste convaincu que «comprendre l’Afrique d’aujourd’hui et de demain passe par la compréhension de ses classes moyennes».

 

22 août 2009

Le calvaire des passagers de la R.A.M

Dur dur aujourd'hui d'effectuer un voyage par avion avec certaine compagnie telle que la Royale Air Maroc (R.A.M). J'en ai vécu l'expérience lors de mes différents déplacement hors de la Côte d'Ivoire. C'est une compagnie que plusieurs préfèrent parce qu'elle offre des tarifs très intéressants.

Pourtant les passagers qui empruntent cette compagnie gardent toujours de très mauvais souvenirs de leurs voyages à bord des avions de la R.A.M. bJ'en veux pour preuve le témoignage d'un de mes amis qui a fait le parcours Paris-Abidjan en 24 heures de vol.

montage.jpg

"En route vers Abidjan pour une dizaine de jours, j'ai cru que je n'y arriverais jamais. Tout commence le 19 août vers 12H au métro château d'eau à Paris. La Compagnie Royal Air Maroc m'appelle pour m'annoncer que le vol de 19H30 est annulé. 2 choix s'offrent à moi.

Tenter celui de 15H15 ou attendre celui de 21H. J'opte pour la première option. Un taxi me lâche à Roissy. 24 euros. Tout ça pour entendre que le vol de 15H15 a été finalement annulé. On nous annonce que le vol de 21 heures est aussi compromis. La raison: une grêve importante des pilotes de la RAM.

Direction Orly en bus pour attendre celui de 21H. Là, une hôtesse de l'air de la RAM nous informe très tranquillement qu'un avion pour Casablaca va décoller dans 20 min. "Mais vous êtes en retard messieurs", nous dit elle.
Je lui deverse toute la rage que j'ai en moi. Histoire de me défouler même rien n'est régler. J'aurais pu lui faire une version Joey Starr, sans problème.

Finalement, on embarque à 22H30 pour Casa. Le temps passe plus vite. On arrive à 00H30 à Casablanca. Un douanier nous apprend que la liaison est assurée sur Abidjan. Un vol est prévu pour 5H30. Ceux qui doivent aller à Brazzaville (Congo) devront attendre 3 jours ici.

Les passagers d'Abidjan reprennent le sourire. FOUTAISE !!! Il est 7H00 rien a bougé. Nous sommes toujours là à dormir, écouter les annonces, fumer des clopes, boire des cafés ( à nos propres frais). Tout est figé. Avec nous 400 pèlerins qui doivent s'envoler pour Médine.

Les esprits s'échauffent. Un des passagers pour Abidjan, motive les troupes et appel au rassemblement. Une course à l'interlocuteur de la RAM est lancée. On s'unit. Ensuite, on commence à menacer les quelques petits pions envoyés au charbon pour l'occasion. Ils sont pris en otages.
Au bout du compte, vers 9H00 nous décollons enfin.

Je pensais que nous avions tout vécu mais..arrivé à Abidjan, nous sommes 20 personnes à qui il manque des Bagages.

Pendant ces 24 heures de transit, pas de communication de la part de la RAM. Des hotesses qui racontent des choses contradictoires. 3 pauvres tranches de pains saumonnés et une gazzouze pas fraiches. Aucun ravitaillement d'eau.
Pas un sourire d'encouragement, les enfants des passagers laisser pour compte à même le sol. Pas un remboursement opéré pour ces longues heures d'attentes. RIEN !

C'est certain. La prochaine fois j'irai voir ailleurs...

Le problème c'est que cette compagnie à le monopole des destinations vers l'Afrique de l'ouest. Un autre problème!"

20 juin 2009

Petite interview au Lift France

L'exercice consiste à se prononcer sur le sujet en moisn d'une minute. ai-je réussi ?

Ce fut du "Lifting"

 

marseille.jpg

Marseille. 30 degrés avec un soleil qui tarde à se coucher mais qui prend plaisir à nous réveiller (assez) tôt. J’ai atterri dans cette ville française en bordure de mer pour prendre part à un évènement qui se donne pour objectif de révéler les pistes des innovations qui permettront d’aboutir (pourquoi pas) à «l’Internet des objets».
Le lift 2009 . J’en parlais déjà il y a quelques temps sur mon blog. Eh bien, je suis à l’évènement qui se déroule en France pour la première fois après des éditions en Suisse. Une conférence internationale sur les nouvelles technologies qui est née à Genève en 2002.
Hand on Future (Faites-le vous-même) ! Tel est le thème de cette rencontre qui a réuni plus de 400 personnes venues d’une quarantaine de pays.

pleni.jpg


Le lift ce sont des conférences avec des auteurs de qualité mais aussi et surtout des rencontres entre différents « fanatic » (lire fan à Tic)  du monde de l’Internet, de ses outils et de ses usages.
Une bonne communauté africaine était également présente. Ils sont venus du Mali, du Burkina Faso, du Cameroun, de l’Egypte, de la Côte d’Ivoire. D’ailleurs, le jeudi 18 juin s’est tenu un atelier de réflexion dénommé Innov’Africa. Un atelier qui offrait une plateforme de réflexion sur la nécessité des réseaux pour l’Afrique. D’ailleurs l’un des constats a été que les Africains tissent plus rapidement des liens avec le nord qu’avec le sud. Les relations sud-sud sont lentes à se mettre en place. Pourtant, chaque pays a des (pistes) d’innovations qui pourraient servir à d’autres. L’engagement a donc été pris de constituer des réseaux entre Africains pour faire connaître les différentes innovations spécifiques contenu dans chaque pays.

rencontre.jpg


Des rencontres
Ce fut l’occasion de rencontrer du monde. Des artistes, des designers, des patrons de presses, des journalistes, des chercheurs, des blogueurs, des développeurs, des hackeurs (et la liste n’est pas exhaustive)… L’occasion de se faire des contacts, de présenter ce que l’on fait chez soit,  ce que l'on fait en soit... et voir comment l’améliorer pour un usage de qualité d’Internet mais surtout un usage qui prendra en compte toutes les classes sociales de tous les coins du pays.
Je crois qu’en fait c’était le but premier de ce lift.
Le lift va se refermer sous la brise qui vient de la mer juste à côté du Pharo (le lieu de la conférence) avec de beaux échanges sur l’innovation qui j’espère pourront être appliqués à nos réalités et à nos bourses.

Toutes les photos du Lift

Ceci pourrait intéresser

 

19 juin 2009

A l'Atelier des Médias

824.jpgNous avons enregistré Mondoblog de l'Atelier des Medias à Marseille. Ville où je suis dans le cadre du Lift (lire le prochain post).

C'était un superbe occasion de rencontrer Philippe Couve et toute son équipe avec qui j'ai beaucoup parlé au téléphone justement dans le cadre de l'émission l'Atelier des Médias. Enfin, j'ai pu mettre des visages sur les noms et ... les voix.

Ecouter l'émission + le bonus ici.

10 juin 2009

Une petite vidéo du GMF

Merci à Noël Tadegnon qui a bien voulu m'envoyer cette vidéo.

09 juin 2009

... au Lift France 2009

Logo_horizontal_LiftwithFing.jpg

"Toute crise est une mutation. On peut la subir et remiser ses projets d’avenir. Ou en sortir par le haut, durablement, en devenant l’un des artisans de la mutation.
Dans le monde entier, des entrepreneurs, chercheurs, artistes, designers, activistes, inventent des moyens radicalement nouveaux d’innover, designer, produire, commercer, échanger, manager. Ils veulent changer le monde, mais surtout, ils s’emploient déjà à le faire.
La technologie est soit leur outil, soit le levier dont ils se servent pour aborder autrement les situations et les problèmes"
. Voici les grandes lignes autour desquelles vont tourner les 3 journées du LIFT France 2009. Une rencontre à laquelle nous sommes invités

Le Lift est une série de conférences qui "explore les implications économiques et sociales des nouvelles technologies en Europe et dans le monde. Chaque conférence offre la possibilité de comprendre les effets de l’innovation sur la société, et de transformer le changement en opportunité."

Le thème de l'édition 2009 qui va se tenir les 18, 19 juin et 20 juin à Marseille en France, est "Futur : faites-le vous-même !". Plusieurs techniciens et amoureux des Tic effectueront le déplacement pour " proposer les moyens de "faire votre futur vous-même".

logo_InnovAfricaVJROOK.gif

Au milieu du programme, un espace d'échange sera réservé pour l'innovation en Afrique. InnovAfrica. Une session à laquelle prendont part des blogueurs, des journalistes, des coordinateurs de projets etc.

04 juin 2009

On blog, on parle, on gagne, on mange !

Photos-0045.jpg

Le forum mondial des médias (Global Media Forum) s’est ouvert depuis ce mercredi 3 juin ici à Bonn, en Allemagne. C’est d’ailleurs l’une des raisons de  ma venue dans l’ancienne capitale germaine. Le theme global de forum est “Conflict prevention in the new age”. Plusieurs centaines de personnes venus du monde entier prennent part à cette rencontre qui va durer jusqu’à ce vendredi 5 juin. Au programme, des séances plénières, et des workshops.
Pour la journée de ce jeudi, cinq des lauréats des BOBS (Best of Blogs) devaient débattre autour du thème “Citizen journalist and freedom of speech”.

Lire la suite

03 juin 2009

D'Abidjan à Bonn

Photos-0007.jpg

Premier voyage en Europe. Et c'est l'ancienne capitale allemande qui va m'accueillir. Mon séjour va se derouler dans le cadre du Forum mondial des médias (Global Media Forum) organisé par la Deustche Welle.

Lire la suite

16 mars 2009

De retour à Abidjan

P1200700.JPG

Après un séjour au Sénégal, je suis de retour au pays.
Vous pourrez voir toutes les photos de mon séjour sur mon "Face"