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22 janvier 2009

Baisse du coût du transport effectif

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Mardi dernier au cours d’une rencontre avec la presse, M. Diakité Yacouba, président de la Fédération des syndicats de chauffeurs unis de Côte d’Ivoire (FENASCUCI) rassurait les usagers quand à la baisse du prix du transport urbain. C’était au siège du syndicat à Adjamé. M. Diakité avait à cette occasion, exhorté ses pairs à pratiquer les anciens tarifs du transport. Puis, il a annoncé de nouveaux prix (réduits). Ainsi, selon lui, la ligne Adjamé-Yopougon passe de 250 à 200 FCFA et Adjamé-Yopougon camp militaire à 250 FCFA, au lieu de 300 FCFA. «Nous avons décidé ainsi pour soulager nos clients», avait-il justifié . La FENASCU-CI demandait alors à ses membres d’appliquer respectivement le tarif de 250 et de 200 FCFA pour les distances qui nécessitaient 300 ou 250 FCFA, soit une baisse de 50 FCFA.
«Depuis quelques jours, nous faisons la sensibilisation. Nos délégués sur le terrain seront chargés de veiller à l’application de cette mesure», rassurait le premier responsable de la FENASCU-CI. Et M Diakité qui prévenait : «Tous ceux qui ne respecteront pas ces nouveaux prix subiront la rigueur de la loi».

Ce matin, un petit tour dans certains quartiers m'a permis de constater que les nouveaux prix sont appliqués dans ces quartiers. Notamment dans la commune de Cocody, d'Adjamé, du Plateau et (selon certains amis) de Yopougon et d'Abobo.
C'est l'occasion de saluer les transporteurs qui ont vu la nécessité d'une telle mesure. D'autant plus que les tarifs entre les différentes villes connaissent, eux aussi, une baisse. Ainsi, par exemple pour aller désormais d’Abidjan à Adzopé, il faudra débourser 1200 FCFA, au lieu de 1500 FCFA. Le coût du trajet Abidjan-Abengourou passe, lui, de 4000 à 3500 FCFA.

C'est l'occasion aussi de nous tourner vers les commerçants et autres vendeurs qui prétextaient le coût élevé du transport pour "gonfler" les prix de leurs marchandises. C'est à eux désormais de faire le dernier pas pour soulager totalement les populations.

30 décembre 2008

A qu(o)i servent les chargeurs d'Abidjan ?

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A quoi servent les "chargeurs" ? Cette question, les Abidjanais qui empruntent les véhicules de transports en commun - Gbaka (mini car) ou Wôrô wôrô (taxi communal, appelé aussi Warren) - se la posent tous les jours. Ils sont à tous les carrefours et autres feux tricolores. Ils envahissent les gares et les parcs de stationnement pour réclamer de l'argent aux apprentis ou aux chauffeurs des dits véhicules. Qui les envoie ? Ou va cet argent ? Les questions, il y en a des centaines sur ce phénomène qui ne semble inquiéter personne. Ils se font appeller "Syndicats". Que défendent-ils ? Ou plutôt, qui défendent-ils ? A chaque stationnement ils réclament entre 50 et 300 francs. "En fonction du nombre de personnes que nous prenons, le prix varient", témoigne un apprenti.
"Il existe en réalité des syndicats pour les chauffeurs à qui on verse des droits journaliers qui vont dans les caisses dudit syndicat", explique Ousmane O, il est conducteur de Warren à Portbouet, le quartier qui abrite la plage et l'aéroport.

Ces "mendiants" d'une autre espèce ne sont pas des syndicats. Pourtant, ils sont organisés. "Il y a un chef, qui a ses éléments sur le terrain. Et ces derniers doivent lui verser une certaine somme à la fin de la journée", témoigne un ancien "chargeur". "C'est en fonction de ce quota fixé par le grand chef que chaque chargeur est payé", précise t-il.
Dans les commune d'Abidjan, chaque territoire appartient à un "clan" de chargeurs. Ainsi, on assiste parfois à des guerres terribles (souvent à la machette ou l'arme à feu) pour conquérir un tel ou un tel "territoire qui est juteux".
"A Abidjan il y a des zones qui sont considérées comme de véritables mines d'or", affirme un conducteur averti. "Il y a le grand carrefour de Marcory, le grand carrefour de Koumassi, Adjamé-liberté, Yopougon Siporex, le grand rond point d'Abobo, le carrefour de la riviera 2", indique t-il.
C'est tout de même dommage que cette nouvelle race de mafia exerce elle aussi, aux côtés de nos forces de l'ordre sans que ceux-ci ne lèvent le petit doigt. On pourrait comprendre pourquoi. N'est ce pas ?

02 septembre 2008

De nouveaux bus «made in Abidjan».

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Ce qui relevait de la rumeur depuis quelques temps vient d’être rendue public aux yeux du monde.
«La Sotra fabriquera ses propres bus». C’est en résumé l’info que j’ai tiré de l’article paru dans le «Jeune Afrique» de cette semaine.
Selon l’hebdomadaire, la Société des transports abidjanais (Sotra) «présentera, le 26 septembre à Abidjan, les premiers-nés de sa nouvelle activité industrielle». A cette occasion, deux bus seront produits et assemblés sur place par SOTRA INDUSTRIES, filiale de la Sotra.
Cette filiale prévoit de mettre en circulation «50 véhicules (pour) la première année d’exploitation».
Certainement que cette production va connaitre un essor «en fonction des débouchés commerciaux», avec «200 exemplaires par an, voire 300 par la suite».
La gamme est baptisée «Eburnis» (qui provient de Ebrunie, le surnom de la Côte d’Ivoire) et elle est présentée «en trois version, pour les transports urbains, interurbains ou de tourisme».
Après l’innovation des «bus équipés de mini-ordinateurs» , et cette nouvelle firme de fabrication locale, la Sotra va gagner du terrain et se classer parmi les têtes d’affiche au niveau des sociétés de transports en Afrique et (pourquoi pas ?) dans le monde.

28 juillet 2008

Indices de transports en Côte d'Ivoire (1)

J'avais promis revenir afin de vous communiquer les prix du transports en Côte d'Ivoire.
Commençons donc par les lignes interurbaines d'Abidjan, la capitale économique.
Vous constaterez avec moi que les prix n'ont pas changé. L'augmentation (allant de 50 à 150 francs sur les tarifs) est resté le même après la (légère) baisse du prix du gas-oil.

Téléchargez le document en cliquant sur Indices des nouveaux prix.doc

Ps: Si vous constatez un changement dans votre commune faites-moi signe pour que je fasse un mise à jour de mes données.

08 juillet 2008

Ces prix qui (nous) tuent

2b2fd0c954ca4e481810ce440c6ea94a.jpgLa hausse du prix du carburant sur le territoire ivoirien a entraîné mardi, une augmentation anarchique du coût du transport montrant ainsi que les instructions du gouvernement n'ont pas été suivies par les transporteurs.

Alors que le dimanche, le secrétaire général du gouvernement, Félix Tiéhoulou, avait annoncé les nouveaux prix à la pompe, mardi, les prix du transport inter communal ont doublé à Abidjan.

Une augmentation qui a provoqué la colère de nombreux usagers contraints d'emprunter néanmoins les véhicules pour se rendre soit au travail, soit au bureau. Les transporteurs n'ont pas hésité à faire fit des recommandations du gouvernement pour augmenter de manière anarchique le coût du transport.

«Nous devons appliquer de nouveaux prix, parce que le prix du gasoil ne nous arrange pas. Si nous voulons laisser les anciens tarifs, nous ne ferons pas de recettes », expliquent les chauffeurs de taxi.

A titre d'exemples: les frais de transport entre Cocody et Marcory sont passés de 300 à 500 F. Entre Cocody et Yopougon, les usagers déboursaient traditionnellement 500 ou 600 F. Désormais ils devront payer entre 700 et 800 F. Les habitants de Angré pour leurs parts, ont été étonnés de constater que les frais de transports ont augmenté de 50, 100, voire 150 F de plus que d'habitude.

Pour les mini-car (Gbaka) le scénario est le même. Comme exemple, la distance Adjamé-Yopougon est passé de 250 ou 275F à 300, 350 et même 400F.

A n'en point douter, les denrées vont entrer dans la danse.

Pour des familles déjà essoufflées par les effets de la crise de plus de cinq ans et par les récentes augmentations sur les marchés des produits de grande consommation, il va être difficile de supporter ces nouvelles hausses des prix", ont déploré des femmes rencontrées au marché de Yopougon.

Consommateurs yako !

31 janvier 2008

Et si on cessait d’être muet

91c7133c52378b54fb0f43123ebfb770.jpgEntre deux causeries de femmes, j’ai ouï dire que bientôt «les prix des denrées alimentaires vont (encore) augmenter». Après le pain, le lait, l’huile et la viande, d’autres produits comestibles seront désormais ‘‘attaqués’’.
Cette situation n'est pas nouvelle. Et elle produira les mêmes effets et les mêmes réactions. «Chez nous, se plaignait un ami, quand on augmente les prix, on se plaint dans nos salons et puis après, on fini par l'accepter».Pour preuve, il y a quelques temps en arrière, le prix du carburant avait augmenté de 10f sur le litre. Le coût du transport a subi du coup une hausse allant de 25 à 100 f sur les prix habituels. Et puis, on a grogné, on a menacé de marcher, de casser, de ne plus acheter, et puis...rien. Et pourtant le prix de l'essence quelques mois après a légèrement baissé, mais pas les frais de transport.
C'est une (mauvaise) habitude que nous avons cultivée de toujours nous taire et subir les "intempéries" des hausses faramineuses des prix sur les denrées.
Il semblerait que les organisations et associations de consommateurs sont pléthores, mais ô combien inactives, à la limite, invisibles. Dommage !
Dommage aussi pour nous consommateurs, qui ne mangeons plus à notre faim. Dommage pour nous consommateurs qui ne voyons pas nos salaires (devenus désormais insuffisants) grimper. Mais Dommage surtout pour notre mutisme légendaire.
Je sais qu'après lecture de ce post on dira «Bof, il n'est pas le premier à en parler et il ne sera pas non plus le dernier». Dommage! Parce qu'un jour, nous nous lèverons pour parler tous ensemble et d'une seule voix. Mais il sera peut-être trop tard. L'heure ne sera plus à la parole, mais aux achats. Et il n'y aura plus de places pour nous (autres) qu'ils ont rendu pauvres.