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08 juin 2009

Les quatres grandes

A l’occasion de la célébration de la fête des mères, le quotidien Fraternité Matin a convié trois premières dames et une potentielle première dame à une cérémonie.

Fete_mere.jpg

Sur un même plateau, mesdames Marie-Thérèse Houphouët-Boigny (Femme du feu premier président de la Côte d'Ivoire), Simone Gbagbo (femme de l'actuel président), Henriette Konan Bédié (épouse du deuxième président de la première république. Signalons que son mari se prénomme Henri) et Dominique Ouattara (l'épouse de l'opposant ADO, président Rassemblement du Républicains).

Crédit photo

22 septembre 2008

Vidéo de rattrapage...

En lieu et place de la revue de la presse que je fais chaque lundi, je vous propose de regarder cette vidéo de l'ambiance du meeting de l'épouse du Chef de l'Etat à Bouaké.
Dans la revue de la presse de la semaine dernière, nous rélévions que la presse de l'opposition avait "brandit" un fiasco quand à la mobilisation lors de ce meeting.
Sur le site de campagne du Président de la république, cette vidéo montre toute la ferveur et l'ambiance de fête de ce rassemblement. Est-ce que c'est la réponse du FPI aux critiques sur la mobilisation ?


Mauvais échos au Burkina Faso

Comment les Burkinabès ont-ils perçu les déclarations de Simone Gbagbo (et les rectificatifs de Affi N'guessan) à propos de l'accord politique de Ouagadougou ?
Je vous propose de lire l'analyse du quotidien"Le Pays" reprit intégralement sur "FasoZine" à ce sujet.

Extrait:
"Les déclarations à l’emporte-pièce de Simone Gbagbo, ce n’est ni plus ni moins qu’une gaffe et le FPI l’a compris en cherchant à rectifier le tir. Il est temps que Laurent Gbagbo, s’il n’a pas fait de sa femme son porte-voix, fasse preuve de fermeté et montre que c’est lui qui porte la culotte au palais de Cocody".

Lire l'intégralité de l'analyse ici

16 septembre 2008

La "Voix" de Gbagbo

meetingbouakémicro.JPG

"Et si Simone Gbagbo était la voix de son mari !" telle est l'interrogation qui ouvre une analyse publiée sur Rue89
Extrait
"(...)D’ailleurs, ça commence à bien faire, car entre Gbagbo et son épouse on a l’impression d’être en présence d’un tandem : le premier suggère une date pour la présidentielle, le lendemain son épouse semble remettre tout en cause. Du reste, on en vient à se demander si de telles déclarations de Simone sont des confidences sous oreiller ou un simple coup de sang(...)"

Lire l'intégralité ici

15 septembre 2008

Revue de la presse ivoirienne

La première dame de Côte d’ivoire a clôturé sa tournée dans les zones centre-nord par un meeting.
C’était hier dimanche au stade municipal de Bouaké. Un évènement raconté différemment par les journaux ivoiriens.
Le quotidien gouvernemental Fraternité Matin parle d’une «mobilisation moyenne» pour ce meeting qui s’est tenu au stade municipal de capitale du centre.
simonegbagbo.jpg«Même si le stade était rempli aux 3/4. Pour ce membre du cabinet de la Première dame qui a requis l’anonymat, cette modeste mobilisation de leurs militants s’explique par le fait qu’au plus fort de la crise, les personnes à abattre étaient les militants du Front populaire ivoirien qui, craignant pour leur sécurité, nombreux sont ceux d’entre eux qui ont trouvé refuge en zone gouvernementale. Cependant, après près de six ans d’absence d’activité de son parti, il s’est réjoui de la mobilisation enregistrée qui, selon lui, est la preuve patente que le FPI renaît de ses cendres à Bouaké et dans toute la région de la Vallée du Bandaman», rapporte Frat mat.
Le Nouveau Réveil, journal de l’opposition, titre à sa Une, «Meeting de la 1ère dame à Bouaké : Simone Gbagbo humiliée». Pour le quotidien proche du parti démocratique de côte d’ivoire (pdci, ancien parti au pouvoir), le meeting de l’épouse du chef de l’Etat a été «un véritable cauchemar». «Jusqu`à 12 heures, l`on n`était qu`à 3.500 personnes au stade. C`est finalement sous pression que d`autres renforts viendront porter le nombre à quatre mille. Enfin, Simone pouvait entrer au stade sous le coup de 12 heures 48 mn et constater par elle-même et se taire à jamais. Malgré les moyens de l`Etat utilisés abusivement pour déraciner le PDCI RDA, elle a échoué», écrit Le Nouveau Réveil qui ajoute que «Constatant leur échec total en matière de mobilisation à Bouaké pour faute de militants, des renforts seront demandés depuis Abidjan. Ainsi, c`est de 19 heures le samedi 13 septembre dernier jusqu`à 10 heures, le lendemain, (hier dimanche) que les jeunes patriotes vont prendre d`assaut la ville de Bouaké à bord de 146 véhicules dont 40 bus, 65 cars et 50 Dynas (mini cars) pour secourir l`épouse de Gbagbo, en difficulté dans le fief de l`ex-rébellion. Ces véhicules sont venus des quatre coins du sud du pays. A savoir Abidjan, Yamoussoukro, Akoupé, Gagnoa, Ouragahio, Anyama, Daloa, Issia, Aboisso, Sinfra, Tiébissou, Toumodi, Bassam, etc».
Même son de cloche chez Le Patriote, quotidien proche du Rassemblement des Républicains (Rdr, parti d’opposition de l’ancien premier ministre Alassane Ouattara) qui titre à sa Une «Simone prêche dans le désert (…) Le stade vide aux trois quarts». Ajoutant dans ses colonnes que «ce sont au total 2450 militants ou supposés tels qui ont été convoyés pour grossir le nombre de ceux qui sont venus écouter le message de la vice-présidente du FPI dans la ville symbolique de Bouaké». Des "renforts’" composés en majorité de "jeunes patriotes" selon Le Patriote.

Du côté des journaux «bleus» (nom donné aux journaux proches du Front populaire ivoirien, Fpi, parti du président Laurent Gbagbo) aucun écho majeur n’a été fait de cet «grandissime évènement» ainsi qualifié dans l'entourage de la première dame. Le Matin d’Abidjan, Le temps et Le Quotidien sont (quasiment) unanimement muets sur la question mobilisation à ce rassemblement.
C’est le quotidien Notre Voie qui fait écho de «ce grand rassemblement» sans avancer des chiffres pour démentir ce qui est annoncé par les quotidiens de l’opposition.
Hier pourtant, certaines agences de presses présentes sur les lieux avançaient sur la toile des chiffres variant entre 10 000 et 25 000 personnes présentes aux stades. C’est le cas de Gabonews (agence de presse gabonaise) qui a constaté que «l’épouse du chef de l’Etat ivoirien, Simone Ehivet Gbagbo, a rassemblé dimanche, au stade municipal de Bouaké, plus de 25 milles personnes en provenance des différentes régions du pays pour le meeting de clôture de sa tournée dans le centre du pays».
La guerre des chiffres n’aura véritablement pas eu lieu. Car en l’espèce, les quotidiens proches du parti de l’épouse du Chef de l’Etat, n’ont pas apporté la réplique pour revendiquer un nombre important de participants à ce meeting.

09 septembre 2008

La grosse facture du meeting de Mme Gbagbo

Voici l'information qui vient de tomber ce jour et que nous avons pris sur Alerte info, une agence de presse ivoirienne.
8,5 millions de FCFA" ont été déboursés pour le meeting de la Première dame de Côte d’Ivoire, Mme Gbagbo, prévu le 14 septembre à Bouaké (centre), où elle achèvera une tournée politique de deux semaines, a annoncé mardi le directeur départemental du Front populaire ivoirien (Fpi, parti présidentiel) Ahoutou Konan, lors d’une réunion avec des militants.

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04 septembre 2008

Revue de presse

Deux faits majeurs – et un autre important – ont fait la Une de presque toute la presse écrite ce jeudi 4 septembre.

gnaga.JPGD’abord l’affaire Mme Gbagbo et les Forces nouvelles (Fn). Rappelons de prime à bord que la première dame de Côte d’Ivoire est en tournée dans le centre-nord depuis le dimanche dernier.
Au cours des différents passages dans les villes et villages de la zone, elle n’y est pas allé par quatre chemins pour «inviter les anciens rebelles à déposer définitivement les armes».
A Katiola elle invitait «les forces nouvelles à s’inscrire résolument dans le processus de paix enclenché depuis les accord de Ouaga».
«Nous avons besoin que l’ordre soit respecté. Que nous n’ayons plus dans notre pays deux mondes. Un monde qui est dans la République, un monde qui revendique encore la rébellion », réclamait-elle. Avant d’ajouter : «Quand j’entends "com’zone" (commandant de zone), cela me dérange. On ne doit plus avoir de zone Forces Nouvelles. On ne doit avoir que des départements de la République », et ce, à l’endroit des Forces Nouvelles représentées par le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sidiki Konaté et le commandant de Katiola, Hervé Touré dit Vétcho.
A Tafiéré et Niakaramadougou elle a estimé que «les populations doivent se mobiliser pour qu’il n’y ait plus un seul rebelle dans le Nord, pour que tout ce qui s’oppose aux lois du pays disparaisse».

Toutes ces déclarations ont irrité les responsables des Fn qui ont souhaité avoir avec Simone Gbagbo, un dialogue «d’éclaircissement sur ses propos».
Dans le quotidien L’inter de ce jeudi, le «Commandant» Vetcho réagit en demandant à la première dame de s’inscrire «sans faux fuyant dans l’accord de Ouaga». «(…) si elle croyait effectivement en ces accords comme solution de sortie de crise pour la Côte d’Ivoire, je pense qu’elle ne devait pas lancer des piques à l’endroit des Forces nouvelles», a-t-il relevé.
Selon une information rendu publique sur le site des Forces nouvelles et relayée par le quotidien Le nouveau réveil, proche du PDCI, ancien parti au pouvoir, les ex-rebelles estiment qu’ils «n'ont de leçon à recevoir de personne encore moins de dame Simone Ehivet Gbagbo». C’est pourquoi ils ont souhaité qu’elle «joue balle à terre».
"L’épouse-émissaire" du Chef de l’Etat ivoirien, a accepté «de discuter (avec les ex-rebelles)», mais pas de changer de discours. C’est l’information qui est donnée par le quotidien gouvernemental Fraternité matin (Frat mat). Pour preuve, Frat mat rapporte qu’elle a réitéré ses propos à l’endroit des Fn hier dans la région de Dabakala. «Il y a encore des rebelles qui sont ici, qui sont les dans les com’ zones, les com’ secteurs, qui sont dans tous les com’ qu’il y a ici. (…) Ce qui a envoyé le désordre dans le pays, c’est le fait que des gens se sont donné le droit de ne plus respecter les lois de la Côte d’Ivoire», a t- elle déclaré.
Attendons de voir ce qui sortira du «dialogue direct» qui aura lieu dimanche entre la première dame et les Forces nouvelles.

Le deuxième fait est le drame qui s’est produit à Port bouet. «Litige foncier à Port-bouët : 3 morts, des disparus et plusieurs blessés», annonce Soir info, le journal des faits divers. De quoi s’agit-il ?

port bouet.JPG

Le quotidien Le temps, proche du parti du président Laurent Gbagbo nous donne les détails de cette histoire dramatique.
«Depuis quelques mois, un litige foncier oppose les villageois d`Agbabou à des squatters vivant sur des terrains relevant du patrimoine villageois. La médiation diligentée dans le passé par les chefs coutumiers de la localité s`est soldée par des échecs. La situation s`est davantage détériorée avec l`occupation anarchique par des squatters de la moitié des terres réservées aux paysans du village. Pour ne pas perdre la totalité de leur patrimoine, les villageois entreprennent alors la délimitation de leur terrain situé à Gonzagueville. C`est dans ce cadre qu`avant-hier mardi, un groupe de villageois d`une vingtaine de personnes est envoyé par le chef du village à Gonzagueville. Ce groupe devait rejoindre un géomètre mandaté par le chef d`Agbabou village qui se trouve sur les lieux pour des travaux de lotissement. Précisons que pour joindre Gonzagueville, il faut traverser la lagune qui fait frontière avec le village de Benogosso. C`est au cours de cette traversée que le groupe de villageois d`Agbabou est pris à partie par les squatters».

Selon des témoignages recueillis, le groupe a été attaqué par les éléments d`un certain Jacole qui s`avère être le chef des squatters.

Voici le témoignage d’un rescapé, Mathias Aké, Chef résident d`Agbabou.
«Nous avons été cueillis à froid dès notre arrivée, par des personnes armées de machettes, gourdins, morceaux de bois, haches et des cailloux. Nous n`avons même pas eu le temps de nous défendre. J`ai eu la vie sauve par extraordinaire», reconnaît-il.

Le bilan de cette attaque est lourd : «7 morts et 13 blessés dont deux grièvement, dans les rangs des villageois d`Agbabou». Ce sont «Akadja Mathieu, Abékan Gabriel, Nantchoué Jean, Anouman Julien, Kouamé Elysée et deux militaires de la Garde Républicaine» qui n’ont pu être identités. Ils ont tous péri par noyade.

«Dans la matinée d`hier mercredi, raconte Le Temps, les corps de feu Akadja Mathieu, kouamé Elysée et un des militaires ont été repêchés par les villageois. Les 4 autres victimes parmi lesquelles se trouvaient l`autre militaire toujours non identifié, ne sont pas encore retrouvées».
Selon un des chefs, Aboya Emmanuel «les squatters ont bénéficié de la complicité de certains "frères" du village».
Aux dernières nouvelles, des villages voisins, M'badon, Abata, M'pouto, Akoué Agban seraient sur le pied de guerre. Ils attendent ainsi porter assistance à leurs frères de sang en danger.
Vivement que les autorités éteingnent ce brasier qui risque de prendre de l'ampleur et de venir plus dramatique.

Onel.JPGEnfin le troisième fait qui n’est pas aussi important mais qui mérite d’être porté à votre connaissance, c’est la visite qu’a reçu le groupe de presse Olympe (éditeur des quotidiens L’inter, Soir Info et de l’hebdo people Star Magazine) hier après midi.
Le visiteur aurait été accueilli s’il était venu la paix en main. Malheureusement, selon L’inter «c’est la haine sur le cœur» qu’il a débarqué dans leurs locaux.
Onel Mala, c’est de lui qu’il s’agit. Artiste musicien chrétien et aimé de tous les Ivoiriens, Onel se serait montré désagréable avec les responsables du Groupe Olympe.
Au motif. Un atricle Paru hier dans Star Magazine. Lequel journal titrait à sa Une «Délit d’adultère : Onel Mala arrache la copine d’un autre chantre (et) abandonne son épouse et ses enfants dans un ghetto». Le chantre n’aurait pas apprécié l’article paru dans l’hebdo-people qui l’accusait d’avoir «volé» la copine d’un autre chantre Germain Kipper (pourtant lui aussi marié) et d’avoir jeté à la rue sa femme et ses deux enfants.
Selon L’inter, Onel Mala est donc venu à leurs bureaux (en compagnie de Miss Ody, son attaché de presse et la probable conquête sur qui pèsent tous les soupçons) pour proférer des menaces et des injures aux journalistes et autres patrons dudit groupe de presse.
Les responsables de Olympe ont donc déposé «une plainte (…) pour violation de domicile et injures publiques aux commissariat du 31 arrondissement de Marcory».
Ce nouvel épisode de l’affaire Onel Mala vient encore salir le monde des chantres chrétiens qui est déjà "éclaboussé" depuis quelques années par bien trop de scandales.