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08 septembre 2010

Doit-on se faire vacciner contre la grippe A ?

 

grippea.jpgUne campagne contre la grippe A H1N1 a été lancée depuis le 2 septembre à Abidjan pour vacciner les « les enfants de 0 à 5 ans, les personnes vivant avec des maladies chroniques (diabète, hypertension artérielle, drépanocytose, asthme), le personnel de santé, les femmes enceintes, les hommes de média, les forces de l'ordre ».

Selon le directeur de cabinet du ministre de la santé de Côte d’Ivoire, le Professeur Ehilé Etienne "malgré la déclaration de la fin de l'épidémie par l'OMS, le virus circule toujours et nul n'est à l'abri d'une flambée épidémique". "La surveillance épidémiologique et la vaccination sont toujours d'actualité", s’est d’ailleurs justifié Dr. Kalilou, représentant le représentant résident de l'OMS en Côte d'Ivoire. Ainsi, pendant une semaine (la campagne de vaccination s’achève ce mercredi 8 septembre), des milliers de personnes sur toute l’étendue des districts sanitaires devaient recevoir des doses du vaccin. Précisément 2 millions de doses offertes à la Côte d'Ivoire avec l'appui de l'USAID et des autres partenaires du pays.

Quand on sait que ce vaccin a fait des vagues et a été boudé dans les pays européens, on est en droit de s’interroger ? Quand on sait que des pays comme la France se sont retrouvés avec de nombreuses doses du vaccin sous la main, ne faut-il pas s’inquiéter de cette générosité médicale ?

En France, le vaccin n’a pas été très bien accueilli par la population parce que plusieurs avaient estimé qu’il (le vaccin) avait été concocté avec trop de précipitation et sans vraiment respecter des tests dans la durée. Le débat avait fait rage. Mais ici en Côte d’Ivoire, on a tout de suite plongé sur le cadeau qui nous a été offert sans forcément se poser des questions.

« Depuis le début novembre 2009, les autorités françaises ont compris que le nombre de doses commandées - 94 millions pour un montant officiel de 675 millions d'euros - serait beaucoup trop important. Cette commande correspondait en effet à deux injections par personne, un schéma de vaccination abandonné par l'OMS définitivement le 20 novembre. (…) Les Pays-Bas, qui avaient commandé 34 millions de doses, ont également annoncé leur intention d'en revendre 19 millions », écrivait le journal français le Figaro. Les grandes puissances désormais se livrent une réelle bataille pour écouler les stocks restants. Ventes, dons, etc… tout y passe.

La bataille du "largage"

En janvier 2010, le Quai d'Orsay a acheminé près d'un million de doses de vaccin, destinées aux communautés françaises expatriées. Accessoirement, «de manière ponctuelle, lorsque des gouvernements cherchent à s'en procurer et nous sollicitent», dit-on au ministère des Affaires étrangères, les représentations françaises à l'étranger «font remonter l'information» vers le ministère de la Santé, «qui y répond». 300.000 doses ont été vendues au Qatar, 2 millions de vaccins étaient en passe d'être cédés à l'Égypte. L'Ukraine, la Roumanie, la Bulgarie, le Mexique étaient également aussi sur les rangs.

D'autres pays sont en concurrence pour leur fournir des vaccins, notamment l'Allemagne, les Pays-Bas et la Suisse. Mais «ce n'est pas une compétition commerciale», soulignait en début d’année Bernard Valéro, le porte-parole du Quai d'Orsay.

Alors, faisons-nous partie de ces pays à qui on livre ces « restangolots » de doses vaccins ? Les populations ont-elle eu suffisamment d’informations sur le vaccin qu’on leur injecte ? Je crois que le ministère de la santé ne devrait pas se précipiter de (nous) vacciner. Pour ma part, je crois qu’il faut faire attention (surtout en matière de santé) aux substances qu’on nous injecte trop vite. Aux vaccins fabriqués à la hâte. Rien ne presse. Il faut prendre le temps de bien cerner tous les contours du vaccin. Pour ne pas que les doses qu’on nous donne gratuitement deviennent finalement des cadeaux empoisonnés. Vigilance !

 

 

27 juin 2009

Des cas de virus A(H1N1) en Côte d'Ivoire

 

090429virus-a-h1n1_p.jpgLe ministère ivoirien de la santé a annoncé vendredi deux cas confirmés de virus A/H1N1 de la grippe porcine, la première manifestation de la maladie en Côte d'Ivoire.

Le virus a été diagnostiqué chez deux femmes passagères du "vol SN 245 de la compagnie SN Brussel en provenance de Bruxelles (Belgique)", qui avait fait escale à Abidjan, le vendredi 19 juin.

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04 septembre 2008

N'abusez pas de l'encens !

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Cette information devrait intéresser nos frères musulmans en ce temps de carême où l'encens fait partie intégrante de certains rites. Il en est de même pour tous ceux qui pratiquent une réligion où l'encens occupe une place de choix.

Selon une étude scientifique, il semblerait que "l'inhalation régulière et prolongée d'encens augmente le risque de voir apparaître un cancer des voies respiratoires". Selon cette étude, "la combustion de cette résine aromatique peut libérer des substances cancérigènes, comme des composés hydrocarbonés, des carbonyles et du benzène".

Cette étude à été faite par des chercheurs sur 60 000 Chinois de Singapour, âgés de 45 à 74 ans et indemnes de cancer au début de l'étude.

(Vu que l'encens fait partie du quotidien dans de nombreuses régions d'Asie, le chercheur Jeppe Friborg et ses collègues de l'université du Minnesota à Minneapolis et de l'université nationale de Singapour ont décidé d'étudier ses effets sur la santé.)


Voici le résultat -
"Après, en moyenne, plus de dix ans d'utilisation d'encens, ils ont dénombré 325 personnes souffrant de cancers des voies respiratoires supérieures et 825 malades atteints de cancers pulmonaires. Selon leurs calculs, le fait de respirer fréquemment de l'encens multiplie à long terme par 1,8 le risque de cancer épidermoïde - et celui-là seulement - dans l'ensemble de l'appareil respiratoire. Le risque est similaire pour les voies aériennes supérieures et pour les poumons. En revanche, son augmentation est proportionnelle à la durée et à l'intensité de l'exposition, pendant la journée ou la soirée".


Ces chercheurs tirent donc la sonnette d'alarme parce que "l'encens est vendu sans étiquette d'avertissement et, étant donné la forte prévalence de son utilisation ainsi que le caractère souvent involontaire de l'exposition, la clarification de l'effet cancérigène de la fumée d'encens est importante d'un point de vue de santé publique", écrivent-ils en conclusion de leur article publié dans la revue scientifique américaine Cancer .

Source Lepoint.fr

03 septembre 2008

Ordures à Yakro : Les populations menacent

ordures-a-Williamsville.jpgDans une précédente note, je vous parlais des ordures que j'avais vu (et senti) à Yamoussoukro, notre capitale politique.
Il semblerait que la situation soit pire que je le pensais. Certaines voix donnent de plus amples témoignages et accusent les autorités municipales.
C'est l'Union des consommateurs de la région des grands lacs (UCRL) dirigée par Charlotte Bohoussou - qui «s'est réunie dimanche dernier (...) pour manifester son mécontentement vis-à-vis de la municipalité, qu'elle accuse d'être à l'origine de cette situation» catastrophique - qui fait le plus entendre ses "cris" de détresse.
«Les ordures, on n'en trouve partout. Sur les trottoirs de la gare routière, en face de la sous préfecture et dans les quatre coins du grand marché. L'eau usée (provenant) du CHR (Centre hospitalier régional) et de la morgue traverse la voie pour finir dans les lacs», explique la présidente de l'UCRL.
Les majeures parties des quartiers sont assaillies par des "montagnes" d’ordures. Le quartier "Mo Fêtai" rafle à lui seul la palme d’or des quartiers les plus sales de la ville de Yamoussoukro.
Les quartiers Dioulakro, Kakrenou, Pkangbassou et Assabou ont aussi leurs décharges à ciel ouvert.

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Selon un article paru dans le numéro 170 du mardi 2 septembre du journal ivoirien «Le Quotidien», «les sociétés de ramassage des ordures ménagères sont en grève. Pour non paiement de leurs salaires par la mairie». Et ce depuis six mois.
Aujourd'hui, les populations craignant de plus en plus pour leur santé lancent un appel à l'endroit des autorités municipales afin que la question des salaires des agents de la mairie soit vite réglée.
«Si le maire se trouve désormais incompétent, qu'il démissionne, lui et son conseil municipal. Nous ne pouvons plus continuer de vivre avec les ordures. Si rien est fait d'ici une semaine, ça ne sera plus nous qui allons respirer ces odeurs, mais plutôt lui et son conseil», menace Charlotte Bohoussou dans les colonnes du quotidien ivoirien, exaspérée par le laxisme des autorités de ladite mairie.

Pour mémoire, cette association n'est pas à sa première manifestation.
Selon des témoignages, la dernière qui s'est tenue il y a trois mois au domicile du maire de Yamoussoukro, visait à protester contre le déversement des ordures.
Peut être que le salut viendra d'autres autorités telles que le gouverneur de la ville, le préfet ou encore les chefs traditionnels sur qui désormais, tous les regards désespérés sont rivés.
Alors que cette ville abritera bientôt les grandes institutions du pays, il est tant que tout le monde se penche sur cette question cruciale pour Yamoussoukro.
Eh Yakro…YAKO !

Ps:Le site web de la ville de Yakro ici

01 septembre 2008

Priorité à la propreté

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«Houphouet est vraiment mort !», a dit quelqu’un à la vu de ce "rond point".
Destination «hautement touristique», Yamoussoukro est en train d’être gagnée par la "carie" de la saleté.
Dans la capitale politique de la Côte d’Ivoire et ville natale du premier président Félix Houphouët Boigny, il n'y pas seulement que la Basilique, la Fondation et le lac aux caïmans. Il y a désormais ce fameux "rond point" qu'il faut passer "admirer". Un dépotoir qui si rien est fait, peut être la source d'une épidémie.

Les vendeurs et les populations qui habitent à proximité du marché déversent ordures - ménagères comme commerciales - sur une voie principale.
Au fur et à mesure ces ordures se sont transformées en un rond point.
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Ce tas d’immondices qui sert aussi à certaines heures de «WC public» dégage une odeur insupportable.
Cette poubelle géante désormais devenu un sens giratoire où les véhicules observent les règles de la «priorité à droite».
Et les règles d’hygiène qu’en fait-on ?

28 juillet 2008

Le site web des urgences

Voici un site "médical" pour lequel j'ai craqué.
Côté design il est agréable à regarder et à visiter. Quant aux informations qu'on y retrouve elles sont riches et intéressantes.
En plus de l'actualité sur la santé en Côte d'Ivoire, on peut retrouver les principaux hôpitaux et cliniques, ainsi que toutes les pharmacies de garde, mais égalmement tous les numéros utiles (pompier, Samu etc.)
Quelque soit votre commune vous n'avez qu'à taper ce que vous rechercher (dans la boîte à dialogue) et vous aurez votre info.
C'est super non ? Fallait y penser.

Visitez ici

24 juillet 2008

Le dispensaire "en pause"

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Les services de santé publique ont toujours été l'objet de fortes critiques pour la légèreté et la négligence des employés de l'État qui y travaillent. Et ça peut se vérifier encore aujourd'hui.

J'étais il y a quelques jours, dans un dispensaire d'un quartier chic de la commune de Cocody pour une consultation médicale.

J'ai eu la malchance de m'y rendre à 12 heures 15.

Sur les bancs installés de part et d'autre sur le gazon de la cour, plusieurs personnes (malade et parents de malades) sont assises l'air désemparé.

Je me dirige droit vers le guichet pour payer le ticket de consultation. Une fois devant la vitre je lis (à haute voix tellement je suis surpris) «En pause».

Je me renseigne donc auprès des quelques personnes qui ne me quittent pas des yeux - se disant certainement que c'est ma première fois. «Il faut revenir à 14 heures 30», me répond une jeune dame visiblement mal en point. «Ici, entre midi et deux il n'y a personne», ajoute t-elle.

Choqué, je veux vérifier l'étendu de cette désertion des infirmiers et autres agents de l'État dans ce service sanitaire.

Je fais alors le tour des portes. Depuis celle de l'«infirmier d'État», à la «pharmacie» en passant par la porte du «service nettoyage» et des vigiles. Elles sont toutes hermétiquement fermées. «Ils sont tous allés manger», me précise t-on dans le couloir menant aux différents bureaux.

Une affiche crasseuse - exposée sur un des piliers qui soutiennent le bâtiment -, confirme tout : «ouvert tous les jours (...) Pause entre 12h et 14h30», lit-on.

Comment peut-on déserter un service sanitaire (public) sans laisser un service minimum de soin ? Et pendant ce temps, les malades doivent prendre leurs maux en patience espérant que leurs états ne s'aggravent pas.

Un conseil, si vous vous rendez dans un dispensaire de ce type, faites-le avant midi ou à partir de 14 heures 30. Pendant ce temps, votre maladie pourra attendre.

Ou alors rendez-vous dans une clinique. Le service y est impeccable. Quitte à vous "stresser" les poches.