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05 janvier 2009

Pluie (surprise) d'Abidjan

Si vous êtes à Abidjan, n'oubliez pas de sortir avec un parapluie. Car la météo est bien capricieuse ces derniers temps. Nous nous sommes faits surprendre aujourd'hui.
Je vous donne quelques images de ce que c'était. Il était 13 heures.

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18 novembre 2008

Caprice Météo

La météo abidjanaise est devenue très capricieuse ces derniers jours. Tantôt il pleut, tantôt le soleil brûle de ces milles feux.
Hier nous avons atteint les 34 dégrés.
Les parapluies sont ardemment sollicités pour un cas comme pour un autre.
Pourtant, novembre est le mois où commence l'harmattan. Notre cher Harmattan. Où les rires et les sourires sont faits avec nuance. L'harmattan où blanchissent les peaux.
Pour l'heure, ce sont nos rues qui sont innondées, nos corps qui sont trempés et nos têtes qui subissent les âffres de la canicule.

Voici le temps qu'il a fait ce matin à Cocody.


Un peu de pluie entre 11 heures et midi...

vidéo réalisée à exactement 11 heures 46.

... suivi d'un temps plutôt beau depuis quelques minutes.

vidéo réalisée à 15 heures 10

18 septembre 2008

L'indénié inondé

Si vous vous rendez au plateau ou à Adjamé et que vous avez l'intention d'emprunter les voies qui passent par "les sapeurs pompiers", je vous le déconseille.
Selon plusieurs témoignages reçus, les voies seraient inondées rendant difficile la circulation dans ce secteur.
"Depuis 9 heures, la circulation est devenue difficile. Parce que la route est remplie d'eau du fait de la pluie de ce matin", témoigne Jonas Y, qui a tenté "la traversée" à bord de son véhicule.

La zone de l'indénié subit toujours ce genre de désagrément à la moindre fine pluie. Le ministère de la ville qui a (depuis un certain temps) embelli les espaces verts aux alentours, devrait sérieusement se pencher sur la question du système d'évacuation des eaux de pluies.

18 juillet 2008

Une ballade édifiante à Abidjan

Je me suis dit que la journée du jeudi serait un peu différente de celles qu’on connait depuis le lundi dernier, début des mouvements de grèves des transporteurs – relayés par les travailleurs.
La montre accrochée à mon bras affiche 10 heures et demie. Je suis arrêté à la gare des «Wôrô wôrôs» (taxis communaux) depuis plus d’un quart d’heure. Aucun véhicule à l’horizon.
Quelques minutes plus tard, je décide d’effectuer presqu’un kilomètre (à pied) pour sortir de mon quartier et rejoindre l’arrêt de bus le plus proche.
Une fois là-bas, je suis soulagé de trouver un «78» (ralliant mon quartier à la commune populaire d’Adjamé) prêt à embarquer.

Au fil des distances que nous effectuons, le bus se remplit de plus en plus. Bientôt, l’engin qui était calme, aéré, silencieux et confortable se transforme en un four ambulant avec à son bord des passagers bavards au nombre desquels on retrouve de nombreux nouveaux bacheliers. (Je vous épargne les détails de cette atmosphère à la fois malodorante, asphyxiante et bruyante).
Je dois me rendre aux 2 plateaux alors je décide de descendre au niveau du célèbre carrefour de la vie.

...

Depuis quelques minutes, le bus roule sur le «boulevard Mitterrand» (qui joint la commune de Bingerville à la Riviera). Nous stationnons à un feu quand j’aperçois au prochain arrêt, une foule immense de personnes qui prennent position pour se battre et essayer de monter à bord du bus de la Sotra (Société de transport Abidjanais).
Je décide alors de descendre et de quitter le gros véhicule pour une vie plus agréable… à terre. Je me fraie ainsi un chemin entre ces "guerriers" qui tiennent coûte que coûte à ne pas rater ce «goule» (jargon abidjanais pour désigner un bus de la sotra).
Le soleil, tout en se cachant derrière quelques nuages, brille de quelques éclats. En fronçant les sourcils, je regarde soulagé, le bus s’éloigner. Il roule lentement, tellement il est bondé de monde.
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Quelques secondes seulement après que le mastodonte se soit éloigné du rond point où je suis descendu, je reçois quelques gouttes d’eau sur le front et sur le bras. Avant même que je m’en rende compte, une forte pluie m’oblige à chercher un abri près d’un guichet automatique d’une banque. A ce niveau, le vigile de service me demande de m’éloigner par mesure de prudence. «Monsieur s’il vous plaît, vous ne pouvez pas rester ici. Allez-y un peu plus loin», me demande t-il poliment.
J’exécute aussitôt certainement intimidé par l’arme impressionnante qu’il utile pour m’indiquer l’endroit où je dois "m’installer".
La pluie quand à elle, continu de tomber obligeant hommes, femmes et enfants à courir dans tous les sens à la recherche d’un abri…sûr.

Après quelques éclaircies et quelques coups de tonnerre, la pluie fait place au soleil à la satisfaction de tous.
Je me résous à emprunter un des rares «Wôrô wôrôs» encore en circulation pour atteindre le prochain quartier. Sans grande difficulté donc j’atteins la Riviera 2.
Le spectacle est digne d’un cimetière. «La gare est vide !», constatent mes yeux.
Et quand sentant mon désespoir le chauffeur m’annonce qu’il va un quartier plus loin, je lui lance un large sourire pour lui signifier que je serai très enchanté qu’il m’y emmène.

Une fois arrivé à «Attoban», le conducteur à son tour me sourit en me réclamant les frais de transport: «ça fait 400 francs chef», lance t-il pour une distance où (avant la hausse des prix) j’aurais payé 250 francs. Sans discuter je lui donne son argent.

A Attoban, j’étais loin d’imaginer que l’attente d'un véhicule pour me rendre au 2 plateaux allait être si longue et sembler éternelle.
Après 1 heure et demie à guetter des yeux un taxi communal, je me rends à l’évidence que cette fois (et surtout dans ce quartier-ci), la grève est bien suivie.
Alors petits pas après petits pas, je commence à prendre le chemin qui me mènera là où je vais. (C’est à 5 kilomètres environ).
Et quand la pluie s’en mêle, je suis un peu plus en colère.
Dans mon cœur, plaintes et complaintes se succèdent au rythme et à la cadence du soleil et de la pluie qui se relaient sur mon chemin.
Au bout d’une heure environ de marche – tantôt lente à cause de la chaleur, tantôt rapide du fait de la pluie – j’arrive enfin à bon port.

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Le retour est moins douloureux et plus confortable. Après un premier «90» qui me descend à Cocody-centre, j'emprunte un autre bus venant du Plateaux (centre administratif et des affaires) et qui se rend dans mon quartier. L’ambiance est plutôt bonne à l’intérieur du «Tata» (nom de la marque du bus) et l’air circule parce qu’il n’y a pas beaucoup de monde.
e2ae035c1d64c29f9e6a8fa217831daf.jpgEn chemin, j’observe quelques réverbères qui s’allument et qui annoncent la tombée de la nuit. Le bus stationne une quinzaine de minutes plus tard de là où je suis parti le matin. Il me reste juste 1 kilomètre à faire, mais je suis rassuré : «Je ne suis plus loin de chez moi !».

17 juillet 2008

A nos pistes oubliées !

Il y a des quartiers d’Abidjan ou l’on n’a pas besoin d’attendre un déluge pour se retrouver en situation d’inondation et de routes (que dis-je, de pistes) impraticables. Jugez-en vous-même !
C’est un véritable calvaire, un supplice (qui ne dit pas son nom) pour les riverains de ces quartiers que les gouvernants semblent avoir oubliés.

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(Photo: Abidjan-Cocody, Riviera 4)

29 juin 2008

Pluie de ce dimanche: 7 morts à Abidjan

Alors que nous en parlions il y a quelques temps ici...
Alors qu'un 28 juin un autre drame se produisait.

Et aujourd'hui encore...

Article publié par l'AFP

Au moins sept personnes ont été retrouvées mortes dimanche à Abidjan et quatre blessées à la suite d'un glissement de terrain provoqué par une pluie diluvienne qui s'est abattue sur la capitale économique ivoirienne, a indiqué à l'AFP un officier des sapeurs-pompiers.

"On a retrouvé sept corps (sans vie) et quatre blessés pour le moment", a affirmé cet officier présent sur les lieux de l'inondation et qui a requis l'anonymat.

Le drame s'est produit dimanche après-midi dans un bidonville qui jouxte le quartier chic des Deux-Plateaux lorsque les eaux de ruissellement ont provoqué un glissement de terrain, emportant "les baraques", selon la même source.

Les personnes retrouvées mortes, dont le sexe et l'âge n'ont pas été précisés, ont perdu la vie dans leurs habitations.

Les secours ont été déployés aussitôt dans ce bidonville dont les petites habitations faites de planches en bois et de tôles ondulées contrastent avec les résidences cossues avoisinantes.

Informé par l'état-major des armées, le Premier ministre Guillaume Soro, qui séjourne à Bouaké (350 km au nord d'Abidjan), a demandé au ministre de l'Economie Charles Koffi Diby de se rendre sur les lieux, selon un autre officier.

La grande saison des pluies a commencé depuis plusieurs semaines en Côte d'Ivoire. Chaque année, les fortes précipitations provoquent des éboulements ou glissements de terrains, en particulier dans les "quartiers précaires" d'Abidjan, provoquant la mort de dizaines de personnes.

04 juin 2008

Et la pluie tomba…

Les chrétiens se souviennent (en ces saisons pluvieuses) de l’histoire de l’arche de Noé et de la destruction du monde.

Noé avait averti ses semblables qu’un déluge dévasterait la terre entière. Mais ceux-ci ne prirent pas en compte ce qui avait été annoncé et quand vint l’heure de la destruction, ils regrettèrent leur choix. Celui de refuser de construire (avec Noé) l’arche et de refuser d’y entrer.

44368c16b22f12950ea18ce2807b5142.jpgAu-delà des leçons spirituelles, retenons que l’endurcissement des autorités politiques et administratives d’Abidjan est semblable à celle des hommes du temps de Noé. Seulement qu'eux, ils ont des abris qui leurs servent de refuge en cas de ‘‘déluge’’. Et les victimes ce sont les riverains des quartiers à risque.
Chaque saison des pluies en Côte d’Ivoire arrive avec ses conséquences de morts et de «portés disparus». Chaque saison pluvieuse est un cauchemar pour les populations abidjanaises, surtout pour celles qui vivent dans les bidonvilles et autres quartiers précaires.
L’on a encore en mémoire ce drame de cette maison à Attécoubé (commune populaire d’Abidjan) qui a été engloutie sous la boue, et où un homme avait perdu six membres de sa famille (ses quatre enfants, sa femme et sa mère) lors d’un éboulement pendant une journée particulièrement pluvieuse. C’était en 2005.
L’on s’est offusqué de ce qu'aucune mesure n’avait été prise pour prévenir cela. La presse avait prévenu depuis longtemps qu’un drame pareil pourrait se produire. Mais les dirigeants ont fait la sourde oreille.
Néanmoins, depuis ce drame (qui n'est qu'un parmi tant d’autres) la presse ne cesse d’interpeller les autorités sur ce sujet, certaine que cette fois-ci, elle a les arguments solides…
La presse, comme Noé, crie à «tue-tête», pour que de nouvelles vies ne soit pas ôtées. Mais ceux-ci semblent ne pas entendre, rejetant la faute sur les riverains de ces quartiers qui «ne sont pas au bon endroit».
Les habitants des quartiers précaires pour la plupart disent ne pas savoir où aller et ne pas avoir suffisamment de moyens pour construire des habitations adéquates. L’on peut donc assister à des constructions à risque qui sont bien souvent facteurs de drame quand il pleut.
Les habitants de ces dits quartiers à leurs tours, accusent la mauvaise politique de l’Etat en matière de gestion de l’habitat.
Et l’Etat pour sa part répond que les six (longues) années de guerre ont vidé les caisses et qu’il n’y a pas suffisamment de moyens pour «recaser» tout ce monde.
Pourtant, lorsqu’un drame survient, plusieurs millions de francs (et autres soutiens) apparaissent pour «soulager les victimes» (encore en vie) de leurs douleurs.
J’ai récemment vu à la télévision un reportage sur la remise d’une maison à celui qui avait perdu toute sa famille.
Coût de l’opération immobilière : «un peu plus de 15 millions». 15 millions pour lui rappeler que l’Etat a de l’argent pour venir en aide aux sinistrés et non pour prévenir ce genre de fléaux.
Pourtant, les drames de ce genre même s’ils ne sont pas tous médiatisés, sont légions selon les communes et les quartiers.
Malgré tout cela, rien n’est fait pour prévenir d’éventuelles catastrophes.
Cependant, beaucoup a été fait pour «prendre en charges les funérailles des morts (…), s’occuper des blessés, donner des vêtements et de la nourriture» à ceux que le pluie a sinistré.
Et pour le voisin qui – grâce à Dieu – n’a pas subit de catastrophe, rien n’est fait. Il ne lui reste plus qu’à regretter que le ciel ne lui soit pas tombé dessus afin de bénéficier de l’assistance des mairies et ministères concernés.
Voilà quelques temps que la saison des pluies a repris ses quartiers dans la capitale économique. Les habitants des bas quartiers devront dormir l’œil ouvert et espérer qu’ils pourront (sur)vivre (grâce) à ces intempéries.
Parce que tant qu’il n’y aura pas de drame… rien ne sera fait.