18 janvier 2011
Epitre à un Grand Inconnu
Je ne t’ai pas connu
Mais ce soir je verse une larme pour toi,
Cher inconnu
D’une forêt assiégée de putois.
Je ne t’ai jamais connu
Car je n’étais pas encore né.
Et pourtant,
Je ressens ton combat de l’indépendance AB-SO-LUE
Qu’à l’Afrique tu as voulu donner.
Et Pourtant…
L’histoire a chaussé ses mêmes ablacons.
Ce qui te tiraillais hier,
Me chiffonne aujourd’hui.
Le Temps
Est redevenu sombre du haut de mon balcon.
Ceux qui te mitraillaient hier
Ont gardé l’habitude du Chien-maudit.
Et je dis,
L’histoire a gardé ses mêmes ablacons sales.
Les Assassins de la forêt
Sont devenus maîtres dans les crimes de nos villes.
L’histoire a conservé ses « Sauvages » dans les malles
Les Vautours de ton corps fusillé, brulé puis transformé en engrais
Sont restés des manipulateurs habiles.
Et pourtant,
Je ne t’ai jamais connu
Ô toi « GRAND INCONNU ».
Mais je ressens sur mon cœur
Les goûts acides du sourire de tes « torpilleurs »
Et pourtant,
Je les reconnais :
Communauté Internationale
Casques
Bleus et Blancs
Sang rouge vif
Forêt noire…
Pluie meurtrière
Je les revois.
Encore
Aujourd’hui
Entassés
Relookés
Entrelacés
Autour de nos vies…
De nos survies.
L’histoire n’a pas changé d’ablacon.
Poils pourris
Sexe meurtri
Cacao, Café, Coco, Beauté
Hévéa, Or, Dictat, morts.
Diamant, Cuivre et Fer
Savamment arrachés à nos pères.
Nos mémoires ont de la mémoire
Vives ou mortes
Elles retiennent.
Pour nous et pour nos enfants,
Patrice tu auras existé.
Lille le 17 janvier 2011, pour celui que je n’ai jamais connu
(Israël Yoroba GUEBO)
02:18 Publié dans A l'honneur, Ce que je crois, Coup d'coeur, Coup d'larmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : patrice lumumba, assassinat, communauté internationale, onu





