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18 octobre 2012

Attaques à répétition : qui sont les coupables ?

Le blogueur Cyriac Gbogou a repris la chronologie des différentes attaques qui surviennent de façon récurrente presque tous les mois. « A ce jour, 12 attaques depuis le début de l’année 2012 », précise t-il.

Les scénarios de ce « film western en Live » sont sensiblement les mêmes. La nuit. Un petit groupe armé. Quelques assaillants tués, blessés ou capturés (mais jamais montrés). Des mesures de sécurité « désormais renforcées ( ?) ». Et rendez vous pour la prochaine attaque.

Finalement qui sont ceux qui attaques et pourquoi le font-ils ?

Dans les premiers épisodes de cette série d’attaque, les « Pro-Gbagbo en exil » ou au sein de l’armée étaient montrés du doigt. Lida Kouassi, Alphonse Douati, Laurent Akoun. Ces « troubleurs d’ordre » ont donc été mis hors d’état de nuire aux arrêts. Mais rien n’y fit.

Chaque mois qui passe a son lot de nouveau commissariat ou camp militaire attaqué.  Et de moins en moins, les autorités se précipitent pour accuser les partisans de l’ancien Chef d’Etat. De moins en moins les regards du pouvoir en place s’orientent vers le Ghana, pays voisin, lui aussi accusé de servir de base arrière de déstabilisation.

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05 mai 2010

Que devient le blog des Forces armées ?

 

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En 2005 alors qu’on ne parlait pas (à haute voix) de blog ou de blogosphère ivoirienne, les Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (Fanci aujourd’hui FDS, Forces de défense et de sécurité) avait déjà un blog qui leur était consacré. Un espace intéressant qui leur permettait de communiquer sur les actions de l’armée ivoirienne en période de paix ou même dans des climats d'hostilité.

Créé en septembre 2005, 3 ans après le début du la crise politico militaire, ce blog fournissait des informations intéressantes et utiles sur les sujets d'actualité de la vie des militaires en Côte d'Ivoire. Des projets sociaux aux attaques des camps militaires en passant par les nominations effectuées au sein des FDS, le blog balaie tous les sujets.

« Ce site est dédié aux Fanci c'est-à-dire aux Forces Armées Nationales de Côte D'iVoire qui depuis le 19 septembre ont vaillamment résisté face à l'agression de rebelles soutenus par une coalition régionale et internationale. Ce n'est point un site officiel ».

L’auteur affirme à cette époque que «c'est un blog de discussion sur la refondation de la nouvelle Armée ivoirienne, sur ses chefs les plus charismatiques ainsi que sur les défis qui lui seront imposés dans la décennie à venir..»

Pourtant, tout semble s’être arrêté depuis le 22 avril 2008. Un an après la signature des Accords politique de Ouaga. Alors que la Côte d’Ivoire a sa propre blogosphère . L’alimentation du blog s’arrête sur une question essentielle : «Doit on reformer ou réformer l'armée ivoirienne? »

Je pense que le blogueur (militaire ou non) aurait dû continuer. Surtout que le débat (militaire) est d’actualité. Et surtout qu’il ne faut pas attendre qu’il y ait des affrontements pour communiquer. J’ai cherché en vain sur le web un site ou un blog appartenant aux Forces armées ivoiriennes (quelqu’un pourrait-il m’aider ?) Soit.

Même si le blog a cessé d'être alimenté, son contenu mérite qu’on y fasse un détour.

J'ai fait une petite sélection pour vous.

 

- L’armement des Fanci (à cette époque)

- Les Fanci en chiffre

 

Bonne promenade sur ce blog !

 

 

 

29 septembre 2008

Revue de presse sur un air de mutinerie

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Le sujet du jour, est bien le film des coups de bottes qui ont se sont fait entendre ce week end dans le centre de la Côte d'Ivoire. Précisemment à Yamoussoukro (capitale politique et ville natale du premier président ivoirien Félix Houphouët Boigny) et à Daoukro (ville natale du deuxième président ivoirien, Henri Konan Bédié).

"Soir Info", le journal des faits divers prétend savoir ce qui s’est «réellement passé». Affirmant à sa Une que pendant ces «48 heures de Frayeur» il y a eu «des officiers séquestrés, des civils blessés et un officier arrêté». Un fait que confirme "Notre Voie", le journal du Front populaire ivoirien (Fpi, parti de l'acutel chef d'Etat), en indiquant à sa Une que des «soldats ont été arrêtés». Précisant même qu’ils sont détenus à la Maca (maison d’arrêt et de correction d’Abidjan). "Le patriote", le journal du Rassemblement des républicains (Rdr, parti d’opposition) donne des chiffres : «76 soldats arrêtés». Et situe le cadre des revendications des «mutins».
«(…)il s’agit d’une protestation contre la décision du ministre Amani Michel de la Défense , mais surtout rapportée dans les casernes militaires par le chef d’Etat Major, le général Philippe Mangou. «Cette mesure concerne le paiement de 50.000F par mois à chacun des éléments pendant 22 mois soit 1.100.000FCFA en lieu et place de 2.400.000 F CFA à chacun. Or, il était indiqué que les soldats qui étaient en avant poste avaient droit à 100.000 F par mois, et ceux qui sont en base arrière avaient quant à eux, droit à 50.000 F par mois. Le total des arriérés s’élève à 2.400.000 f cfa par personne pour les 1200 soldats que nous sommes », a précisé le porte-parole des manifestants. Poursuivant sa déclaration, notre interlocuteur a fait remarquer que le chef d’Etat Major et le ministre de la Défense, ont décidé de verser à tous les 1.200 soldats 50.000F, par mois sur le salaire pendant 22 mois. Soit 1.100.000 F CFA pour chacun des soldats. Or, au regard du montant initial, les soldats de la base arrière ne perdent que 100.000.F et ceux en poste avancé perdent 1.300.000F. «C’est contre cette décision, dit-il, que les soldats loyalistes que nous sommes, nous insurgeons».


Le quotidien "L’Inter" estime pour sa part ces «mutins font trembler le pouvoir» ajoutant que l’on craint désormais un coup d’Etat. C’est également ce que pense "Le temps" un autre quotidien du Fpi, en parlant d’une «insurrection avortée». Le journal prétend également savoir «comment le coup a été monté».

"Le Nouveau Réveil", quotidien du Patri démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ancien parti au pouvoir) s’interroge : «Et si Gbagbo voulait atteindre Bédié» ? Annonçant par la même occasion qu’un autre mouvement se prépare.
«Des éléments FDS et FAFN qui ont sécurisé les audiences foraines menacent de bloquer l`opération d`identification. Ils réclament le paiement des arriérés de primes et menacent de bloquer l`opération d`identification en cours actuellement si rien n`est fait. "Pour paiement incertain des arriérés de nos primes alimentaires quotidiennes des audiences foraines que nous attendons, nous FDS et FAFN (environ 2500 éléments) ayant assuré la couverture sécuritaire desdites audiences, projetons de nous rassembler incessamment à Yamoussoukro, au CCI. Le but est de nous faire entendre et voir, avec en ligne de mire l`interruption de l`opération d`identification afin que les autorités militaires et civiles des ministères de la Défense et surtout de la Justice prennent conscience de nos préoccupations, de notre ras-le-bol et notre indignation. Nous en avons marre», peut-on lire dans les colonnes de "Le Nouveau Réveil", précisant que «Des soldats n`ont pas hésité à exprimer leur peur de percevoir ces primes à titre posthume».

"L’intelligent d’Abidjan" lance pour sa part que «200 commandos ont été déployés par le Général Mangou (Chef d’Etat Major des Armées de Côte d’Ivoire)» «à la recherche des mutins». Même son de cloche chez "Nord Sud" qui titre à sa Une «les gendarmes "désarment" les militaires».

La révolte des militaires dans le centre du pays a fortement retenti dans la presse ivoirienne de ce jour, volant du coup la vedette au procès des déchets toxiques qui s’ouvrent aujourd’hui.

12 mai 2008

Les FDS auront-il leur syndicat ?

8e423c2dff8653bdb0ba59e24d7f23db.jpgJ'ai lu de fond en comble - avec attention - dans le quotidien ''L'Inter'', l'interview «exclusive» du MDL Akaï Mambo, secrétaire général provisoire du nouveau syndicat des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de Côte d'Ivoire dénommé «Organisation nationale des forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (ONFDSCI)».
Dans la forme c'est une interview qui soulève beaucoup d'interrogations. Car, à y lire de près elle ressemble plus à un document de propagande rédigé en vue d'être publié pour inciter les militaires et autres forces de l'ordre à la désobéissance envers certains officiers supérieurs de l'armée. Une interview sur cinq pages (2 à 7) dont le niveau de langue (élevé) ne semble pas coller avec l'interviewé.

Autre remarque. Les réponses données par le MDL sortent souvent du cadre des questions. Mais bien plus, l'interviewé laisse des contacts à la fin d'un appel lancé sans qu'aucune question dans ce sens n'ait été posée.

«Frères d'armes, l'appel est lancé aux sous Officiers Terre, Air, Mer, de la Gendarmerie et de la Police, pour que vous vous mobilisiez en de mettre en place très prochainement cette organisation qui nous permettra de porter nous-mêmes nos doléances à la table des décideurs, au lieu qu'elles le soient par la hiérarchie. Ce projet rencontrera à n'en point douter des obstacles majeurs (...) Pour cela organise-toi en coordination dans ta caserne, dans ton bureau, dans ton commissariat, dans ton service, dans ta brigade. Communique le bureau de ta coordination et son adresse à l'adresse suivante : onfdsci@yahoo.fr. Des fiches sont disponibles au N° 06 47 00 11 (...)», peut-on lire dans la conclusion de l'interview.


Il y a encore plus à (re)dire sur le fond.
La justification légale du droit de se constituer en syndicat
L'on a toujours su que des lois et règlements interdisent aux militaires de se mettre en syndicat. Pourtant, le MDL Akaï s'en défend. Même s'il reconnait que le «code de la fonction militaire, loi n° 95.695 du 07/09/1995 en ces articles 38, 39 et 41 et le règlement de discipline générale, décret n°68.440 du 17/09/1968 en ces articles 50 et 62, interdisent ou déconseillent l'activité syndicale et/ou politique aux militaires de tout grade», le MDL estime que ces dispositions sont dépassées. «Les textes auxquels vous vous référez date d'avant 2000. (...) Or depuis 2000, le constituant ivoirien a décidé que le droit de syndiquer, bien plus de se mettre en grève soit reconnu aux travailleurs du secteur public (article 18 de la constitution, précise t-il.
Pour Akaï Mambo, «toutes les dispositions anciennes contraires, qui tendent à restreindre les libertés de quels que Ivoiriens que ce soit, doivent être corrigées et ramenées à la norme de la loi fondamentale».
Pourtant, à la lecture dudit article 18 de la constitution ivoirienne qui stipule que «le droit syndical et le droit de grève sont reconnus aux travailleurs des secteurs public et privé qui les exercent dans les limites déterminées par la loi». Or en l'espèce, le régime militaire tel que définie par les normes légales est soumit à des dispositions particulières comme les diplomates et les magistrats. «Le droit de grève est strictement interdit». Mais pour le MDL, ces dispositions spéciales ne viennent que pour régir et «assainir l'usage du droit de grève ; mais pas pour arracher aux Ivoiriens ce que la constitution leur a donné».

Dans son interview, le MDL Akaï prétend que la création de ''son syndicat'' est motivée par plusieurs raisons essentielles.
D'abord, une «absence de réflexion interne sur la marche de l'armée ivoirienne».
Pour l'interviewé, «l'armée ivoirienne dans son ensemble est une armée à construire (...) mais c'est elle qui rechigne les réflexions». Pour lui, il faut une «réflexion profonde», estimant «qu'ils» ( ?) n'ont pas encore été associés à pareille cogitation.
Ensuite, la question du «fonctionnement» des «unités et l'exécution du service». «Sur cette question nous allons beaucoup nous faire entendre», affirme le MDL, en décriant plusieurs situations de «dysfonctionnements chroniques» de leurs unités qui selon lui, justifient en «grande partie la persistance et l'ampleur du racket». Et de se dire «fatigués d'être hypocritement appelés racketteurs alors qu'on ne fait rien véritablement pour circonscrire le racket».
Le racket qui justement est une autre raison de la création de l'ONFDSCI. Selon Akaï Mambo, l'éradication de ce fléau sera «l'un des chevaux de bataille de l'ONFDSCI». «Quand l'Etat de Côte d'Ivoire et nous, nous serons mis d'accord sur nos nouvelles conditions de vie et de travail, il nous faudra montrer notre bonne foi en nous attaquant de front au racket», soutien le MDL.
Au titre des conditions de vie, le secrétaire général provisoire de l'ONFDSCI estime que «les militaires ivoiriens ne sont pas rémunérés à la hauteur des risques qu'ils prennent». «Nous allons donc négocier une nouvelle grille salariale avec le gouvernement», prévient-il.
L'une des questions qui est constamment revenue dans cette interview - et qui semble être la raison principale de la création du syndicat des FDS - est «la représentation des militaires». Selon Akaï Mambo, «les militaires ivoiriens vont aux audiences du Tribunal Militaire d'Abidjan (TMA), poings et mains liés, sans défense pour la plupart». Dans ce paragraphe, c'est le TMA et ses responsables qui sont pris à charge par le SG provisoire de l'ONFDSCI. «Nos chefs ont installé le débat dans la presse, eh bien nous allons les rejoindre», entend-il faire. Et de poursuivre : «Nous sommes décidés à donner la réplique à ceux qui nous salissent (...) nous voulons leur donner la réplique par une démarche intellectuelle et de droit. Dans le cas de Ange Kessi (commissaire du gouvernement qui a en charge les enquêtes et les affaires militaires et qui a décidé depuis peu de combattre vigoureusement le racket des forces de l'ordre), nous voulons l'empêcher d'utiliser le Tribunal Militaire pour brimer nos camarades», menace le MDL dans son interview. «Quand quelqu'un parle seul, il croit qu'il est dans la vérité. Nous allons parler avec lui désormais», ajoute t-il.
Derrière cette interview, on peut le constater, se cachent des mains obscures qui tirent les ficelles de leur marionnette qu'est le MDL.
Si certaines revendications sont vraies, plusieurs ne sont pas opportunes. Et il faut avouer qu'à la lecture de ces pages mon sentiment est que les motivations de ce syndicat ne sont pas saines.

25 mars 2008

Manifestation de militaires à Duekoué: Un témoin dénonce

«Des éléments des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (FDS-CI) ont tiré des coups de feux toute la journée de lundi à Duékoué (ouest), paralysant la ville, suite au décès d'un militaire dans un braquage à son domicile». C'est l'information majeure qui fait la "Une" de la quasi-totalité de la presse mardi.
Selon des témoignages entendus par voie de presse les tirs ont duré toute la journée du lundi (08H à 20HGMT).
Même si le calme semble être revenu, les populations sont encore sous le choc, comme l'affirme ce témoin (qui a requis l'anonymat).

podcast

La ville de Duékoué est l'une des régions fortement touchées par la guerre en Côte d'Ivoire. Elle a été à plusieurs reprises le théâtre d'affrontements.

(Source Audio: Rfi)

17 janvier 2008

Tenues militaires

177e093f97bd5ec429f98036210adc4a.jpg3 200 000 et 1 600 000 francs. Telles sont les sommes réclamées par les forces de défense et de sécurité (FDS) de Côte d’Ivoire pour respectivement, les primes de ceux qui ont «gardé les fronts» et ceux qui ont «assuré les arrières».
Voilà, une histoire d’argent qui revient et qui occasionne des grognes dans les casernes. Obligeant les hautes autorités militaires ivoiriennes à faire des tournées – interminables.
Combien de tournées le Chef d’état major des armées (CEMA), le Gl Philippe Mangou a-t-il effectué ? Je ne m’en souviens même plus. Peut être le fait-il tous les jours pour calmer les poches trop souvent vides de nos (chers) FDS.
Si il faut saluer leurs bravoures pendant toute cette période de guerre, il faut faire attention à ne pas tomber dans le piège d’un perpétuel chantage de la part de nos ‘‘milos’’. Qui dès qu’ils ont un quelconque besoin menacent de frapper la terre avec leurs bottes pour faire du bruit. Et s’ils ne sont pas entendus (ou écoutés – c’est selon), ils tirent en l’air …et puis on sait quelles sont les tournures que prennent les choses «vers la fin du film».
Certainement que si les consommateurs avaient des armes autres que leurs bouches, les prix des denrées alimentaires baisseraient sur le marché. Peut être que si les médecins pouvaient tirer avec leurs seringues, ils n’auraient pas «été obligés» de trahir le serment d’hypocrate et favoriser la mort de nombreux innocents.

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C’est peut être parce que les enseignants n’ont pas d’autres armes que leurs craies et leurs (détestables) stylos rouges, qu’ils sont obligés d’abandonner les classes afin de se faire entendre. Peut être…peut être, je n’en sais peut être trop rien. Une chose est avérée, il y a une force dans les armes. Mais nos FDS doivent comprendre qu’il ne faut pas cultiver l’habitude de dialoguer les armes à la main. C’est le genre d’attitude qu’on pourrait imputer à d’autres groupes armés, installés sur nos terres.
Aujourd’hui encore, le Général Mangou est en tournée dans les casernes pour la ixièmes fois. Et cette fois-ci, les «hommes en armes ont exigé la totalité de leurs primes de guerre». Alors que le ministre de la défense, Michel Amani N’guessan, au sortir d’une rencontre aurait proposé «la somme de 90 000 francs par soldat comme prime mensuelle jusqu’à l’épongement total de tous les arriérés».
C’est pour faire face à ce refus catégorique que le CEMA va courir dans toutes les casernes. Un exercice qu’il recommencera d’ici quelques temps encore. Jusqu’à ceux que certainement, nos actuelles FDS n’aient plus de revendications.