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12 septembre 2012

Une soirée « Chez Ali » à Marrakech

20120911_204709.jpg4 kilomètres et 15 minutes du centre ville de Marrakech. Notre colonie s’ébranle dans un endroit esseulé, loin des bruits des voitures ou des immeubles géométriques de la Ville rouge (surnom donnée à la ville de Marrakech à cause de ses nombreux bâtiments peints en rouge). Bienvenue Chez Ali. Où se croisent ceux qui ont envie de vivre un instant magique. Des moments uniques.

21 heures. Nous sommes accueillies par une haie de colonnes de cavaliers. Déjà, les premiers arrivants posent pour des photos souvenirs. « La soirée ne fait que commencer » me lance quelqu’un d’un air moqueur, indexant ces touristes qui ne savent pas que meilleur est à l’intérieur.

Chez Ali, où se mélangent le Marrakech d’antan et une vision futuriste de la ville. Où s’entrelacent les rythmes traditionnels et les musiques urbaines. Chez Ali où marchent côte à côte, les générations d’hier et d’aujourd’hui.

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Nous visitons les cavernes sobrement éclairées. Mais aussi, la « pièce de Ali ». Le fondateur de ce musée vivant. « Il est mort. Mais aujourd’hui ce sont ces fils qui gèrent l’espace », précise notre guide. Pourtant, les trophées, médailles et autres tableaux d’honneur rappellent que le « Grand Ali » est toujours présent dans les esprits. Sur les murs on aperçoit des photos de lui, mais aussi des mots gentils des poèmes que lui ont envoyés des visiteurs reconnaissant.

Dans  la cour d’entrée, des hôtesses en tenue de mariée vous souhaitent la bienvenue. « Salam Salam» vous lancent-elles en vous invitant à faire des photos en leurs compagnies. Tout ceci au son des premiers musiciens qui vous entrainent encore plus loin dans ce ranch.

Diner, ça nous tente !

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Plus loin donc. Plusieurs tentes sont dressées, apprêtées et équipées pour que votre diner soit lui aussi inoubliable. Méchoui, couscous, brochette, poulet… on salive déjà. Même le plateau de dessert vous fait oublier toutes la nourriture que vous avez ingurgitées. Et pour bien digérer, rien de tel qu’un bon verre chaud de thé à la menthe. De temps en temps, sous la tente, des troupes artistiques font des apparitions, afin de préparer les esprits à la Grande Fantasia.

Magique Fantasia !

22 heures. Tous les invités se dirigent vers la grande arène. Dans les hauts parleurs, la musique est tantôt douce, tantôt bruyante. Autour du terrain de sable, des gradins ont été construits pour que les visiteurs soient des témoins privilégiés du spectacle à venir.

Les lumières s’allument. C’est le début du spectacle. Toutes les troupes défilent en chantant, et en tapant des mains sous les airs des musiciens. Un, puis… deux tours. Les musiciens, les chanteurs et les danseuses quittent la scène. Place aux cavaliers !

A vive allure, fusils à la main, ils galopent d’un bout à l’autre du terrain dans un grand nuage de poussières. Et Boum ! Leurs fusils crépitent en chœur dans un grand flash. Les spectateurs sursautent. Ils ne s’attendaient pas à ça. L’écho des coups de feu s’éloigne. L’odeur de la poudre se mêle à la poussière et envahie tout l’espace. Tout le monde applaudi.

Vient la parade des cavaliers. Acrobaties des hommes comme des chevaux. Les invités sont stupéfaits. Mêmes les habitués se régalent encore et encore. 

Une heure et demie plus tard, c’est le tour de fin avec tous les acteurs de ce spectacle unique. Alors qu’ils passent devant le public, au dessus du terrain un homme et une femme sur un tapis volant, saluent l’assemblée. En dessous, un grand feu s’allume derrière eux laissant découvrir des lettres, des mots : « MAA SALAMA » ! Rentrez en paix ! C’est la fin du spectacle.