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05 mai 2009

Jean Paul Ney en liberté ?

L'information selon laquelle Jean Paul Ney (accusé d'être impliqué dans l'affaire Noël à Abidjan) pourrait être en liberté provisoire a été donnée ce mardi par le secrétaire d'Etat français à la coopération. A l'issue d'un entretien avec le président ivoirien Laurent Gbagbo à Yamoussoukro, souligne l'Express, Alain Joyandet a précisé que "les choses n’étaient pas totalement définies sur le plan technique", mais que la libération annoncée du journaliste était "une nouvelle positive"..
Le concerné qui dit ne pas être informé de cette décision crie quand même victoire. Lire ses premières réactions recueillies par téléphone... depuis sa cellule

06 janvier 2009

La Maca comme dans "Prison Break"

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Les évasions sont devenues réccurentes à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca). Un autre épisode de cette série d'évasion de la seule prison d'Abidjan s'est déroulé hier.

Sept détenus se sont évadés lundi de la prison d'Abidjan en profitant d'un "retard dans la relève des équipes" de surveillance,a annoncé mardi l'administration pénitentiaire. "Ce lundi 5 janvier 2009 aux environs de 13 heures, sous une pluie battante, profitant d'un retard dans la relève des équipes, un groupe de détenus s'est dirigé vers un mirador" pour s'évader, indique dans un communiqué le directeur de l'administration pénitentiaire Mahomed Coulibaly.

"Se servant d'une barre de fer, ils ont cassé le cadenas de la porte d'entrée de ce mirador et s'y sont engouffrés pour s'évanouir dans la forêt du Banco" contiguë à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca),souligne-t-il.

Selon M. Coulibaly, "plusieurs équipes des forces de l'ordre sont activement à pied d'oeuvre tant dans la forêt du Banco qu'aux alentours en vue de les retrouver".
"La détermination et l'engagement des équipes de recherche nous rassurent quant à la reprise imminente des évadés comme ce fut le cas" après une mutinerie survenue mi-décembre 2008 à la Maca, ajoute-t-il.

A la suite de cette mutinerie, deux détenus avaient trouvé la mort et cinq autres avaient réussi à s'évader, dont trois ont été repris, selon l'administration pénitentiaire. Construite en 1980 pour accueillir 1.500 détenus, la Maca accueille aujourd'hui quelque 5.000 prisonniers.

Source AFP

03 juillet 2008

Pas comme les autres ?

Depuis quelques semaines que nos ‘‘parents planteurs’’ sont en prison, beaucoup de choses se disent et s’écrivent sur leurs trains de vie à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).
J’ai lu ici la semaine dernière une note qui racontait ‘‘l’univers de la Maca Beach’’.. avec coca light, pizza, vins et ‘‘forces nouvelles’’.

Ambiance de fête, visites interminables, Tapé Doh et ses «amis» ne veulent apparemment pas se sentir emprisonnés… dans cette prison. C’est la raison pour laquelle selon plusieurs témoignages, ils se permettent beaucoup de choses qui sont en principe refusées aux prisonniers ‘‘traditionnels’’.

«Tapé Doh, Henri Amouzou, Angeline Kili et les autres bénéficient d’un traitement de faveur. Ils ont sur eux leurs téléphones portables, chose strictement interdite en prison. Et ce n’est pas tout. Leur privilège s’étend même sur d’autres domaines pourtant strictement interdit aux autres détenus. C’est que ces ‘’prisonniers pas comme les autres’’ peuvent recevoir des visites tous les jours de la semaine. Ils peuvent même recevoir leurs visiteurs jusque tard dans la nuit. Or, il est bien écrit sur la façade de cet établissement pénitentiaire que les jours de visite sont les mardis, jeudis et samedis. Des faveurs que les autres prisonniers ne comprennent pas. Et qu’ils s’expliquent difficilement. Toute chose qui, selon des sources proches de cet établissement, pourrait entraîner la grogne des milliers de pensionnaires. Dans la mesure où Tapé Do et ses amis ont la permission de boire du vin et d’autres boissons alcoolisées. En somme les responsables de la filière qui croupissent à la Maca ont un train de vie qui n’est pas très différent de celui qu’ils menaient dans les rues de la capitale, chez eux et dans les bureaux(…)».In Le Patriote du jeudi 3 juillet 2008


Ces messieurs et ces dames sont-ils des prisonniers comme les autres ? Si non, qu'est ce qui fait qu'ils sont différents des autres pour mériter un tel traitement ? Un pensionnaire de la Maca est un prisonnier et il doit être traité avec les ''honneurs'' dûs à ce ''rang''.
Pourtant, il faut bien l'admettre, Tapé Doh et «ses sujets»... ne sont pas comme les autres. Ils sont des gens de «en haut de en haut». Les amis de «gens importants». En plus, il faut les chouchouter car, ils peuvent faire des révélations qui pourraient surprendre la nation entière.

Mais bien plus...
On les a vus dans les médias soutenir à coup de milliards la Côte d'Ivoire alors attaquée par la France chiraquienne à visage découvert.
On les a aussi vu faire souvent beaucoup de bien(s) (dans un sens comme dans l'autre) à plusieurs.
«Ils n'ont pas seulement volés, ils ont aussi aidé !», ne manquent pas de penser certaines personnes. Et pour ces dernières, les ''planteurs en prison'' doivent être traités avec beaucoup plus d'égards que les autres prisonniers dont les noms ne sont mentionnés nulle part dans l'histoire des héros «la guerre de la France contre la Côte d'Ivoire».

Pendant ce temps dans les couloirs de la Maca cette attitude crée des frustrations chez les autres détenus et même chez les gardes pénitentiaires qui ne jouissent même pas du dizième des faveurs de ces détenus aux privilèges peu ordinaires.
Doit-on alors créer une prison spéciale pour les "hautes personnalités" ? La question reste posée.