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04 février 2009

La Licorne s'en va... avec des souvenirs

Caricature tirée de Le Temps, un quotidien ivoirien.

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11 janvier 2008

Le sort des militaires français en Côte d’Ivoire

Dans un rapport publié mercredi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a estimé que « la force de paix de l'ONU en Côte d'Ivoire devrait être maintenue à son niveau actuel pour une année supplémentaire».
L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) est composée d’environ 8.000 hommes. Parmis eux, il faut compter 3000 militaires français.
Que deviendront donc ces soldats français en Côte d’Ivoire pendant cette période de "prolongation"?
Le commandant Christophe Prazuck, porte-parole de l’état-major français, situe l’opinion.

podcast

Le mandat de la mission de l’Onu en Côte d’Ivoire expirait mardi. Mais, selon le rapport de Ban Ki-moon, il devrait être renouvelé jusqu'au 15 janvier 2009.

02 janvier 2008

Très chère Côte d’Ivoire

bdf752e832058908a97c4122fa7c814e.jpgPlus d’un demi million d’euros par jour, c’est le coût de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire. Autant le savoir alors que Paris a décider depuis, le 5 avril 2005 du renouvellement du mandat de sa force d’interposition de 4000 hommes en Côte-d’Ivoire.
Cette somme représente un peu moins du tiers des "opex", les "opérations extérieures" de l’armée française, chiffrées pour 2004 à 650 millions d’euros (sur un budget annuel de 15 milliards d’euros). A titre de comparaison, les missions de l’armée française dans les Balkans ont coûté 210 millions d’euros en 2003 et 100 millions pour l’Afghanistan.
La flambée de violence de novembre 2004 à Abidjan a dû alourdir un peu la facture (on n’ose porter à la colonne crédit le fruit de la participation de bidasses français au casse de la BECAO de Bouaké en 2003 !). En s’en tenant aux chiffres officiels, presqu’une demie décennie de présence en Côte d’Ivoire ont donc coûté plus d’un milliard et demie d’euros, dont la majeure partie en soldes exceptionnelles. L’équivalent d'une vingtaine de "Rafales", le dernier né des avions de combat français dont l’armée de l’air ne possède pour l’instant que 10 exemplaires opérationnels.
Ces chiffres n’ont rien de scandaleux si, comme s’en vantait le Quai d’Orsay et le ministère de la Défense – à l’époque – "on a évité un second Rwanda". (no comment!)
Mais ce qui choc, c’est que le retour en France semble être absent du vocabulaire de la Licorne. Et ce, malgré les sommes énormes qu’elle (la France) dépense pour récompenser les promenades et autres vacances que s’offrent les soldats sur place en Côte d’Ivoire.
Malgré l’accord de Ouaga signé depuis le 4 mars 2007, malgré la «ligne de méfiance» levée, malgré le climat de paix qui se fait sentir, malgré la sécurité – assurée d’ailleurs par l’armée ivoirienne – dont sont l’objet tous les français en Côte d’Ivoire, malgré les élections annoncées pour juin 2008…malgré tous ces signes, la force licorne refuse de rentrer chez elle.
Alors pourquoi dépenser tant de milliards… Allons-y comprendre quelque chose !

(Source Afrik.com)