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18 septembre 2012

Le CNP lève les sanctions contre les journaux Pro-Gbagbo

Les journaux bleus sont réapparus depuis mardi 18 septembre. L'organe de régulation de la presse écrite ivoirienne a décidé lundi soir la levée provisoire de la mesure de suspension de parution qui frappait les quotidiens proches de Laurent Gbagbo, selon un "communiqué officiel" du Conseil national de la presse (CNP).

"Nous avons décidé de suspendre la sanction qui frappait ces journaux, dans e cadre des médiations en cours avec le Groupement des éditeurs de presse de Côte d'Ivoire (patronat) et la Commission dialogue, vérité et réconciliation", a déclaré à lAFP le président du CNP, Raphaël Lakpé en ajoutant: "Nous voulons donner une chance à ces médiations, afin de voir quels sont les engagements que les responsables des journaux sanctionnés ont pris et les garanties qu`ils les respecteront".

Lire l'intégralité du Communiqué du CNP.

(Avec AFP)

 

 

06 décembre 2011

Les journalistes de "Notre Voie" non coupables

Les 3 journalistes du quotidien "Notre voie" (César Etou, Boga Sivori et Didier Dépry) ont été déclarés par le juge non coupables des faits que leur imputaient le Parquet. Cette décision a sanctionné le jugement qui s'est tenu mardi 6 décembre au tribunal de première instance du Plateau. Le site web du journal "Le Nouveau Courrier" indique que le parquet "a demandé à la dernière minute la requalification des faits en délit de presse, donc non susceptible de peine de prison".

Comme je le rappellais, les 3 confrères avaient été placés en garde à vue le 24 novembre par la police pour « offense au chef de l`Etat » Alassane Ouattara dans un article et « atteinte à l`économie nationale » dans un autre.

Dans le premier article en cause, le journal affirmait que, "pendant que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara s`offre 40 Mercedes à 1,04 milliard de FCFA" (1,6 million d`euros). Selon Notre voie, les véhicules sont destinés aux membres du gouvernement.

reste maintenant le cas "Hermane Aboua" qui ne connait toujours pas son sort. Espérons qu'il sera aussi heureux que celui de ses confrères de "Notre Voie".

20 avril 2011

Fin d'expression pour les bleus ?

Après la chasse au sorcière pour les hommes politiques par les partisans du nouveaux camp au pouvoir, voici désormais la chasse aux journalistes "Bleus". Les sièges des journaux Le Temps et Notre voie, fidèles à Laurent Gbagbo ont été littéralement saccagés et pillés. Aujourd'hui, ce sont les journalistes du Nouveau Courrier qui craignent pour leurs vies. Leurs crimes: être bleue. C'est à dire être partisan de Laurent Gbagbo.

Dans la crise Post-électorale, je ne connais pas un seul quotidien en Côte d'Ivoire qui n'a pas soutenu son camp. Parfois avec beaucoup d'erreurs. Et ça il faut le dire. En bleu, en rouge ou en vert, tous les journaux ivoiriens se sont montrés partisans activant parfois le feu. J'entends certains crier "il faut juger tous les jounaux qui ont incité à la haine". Et c'est bien. ça veut dire tous les quotidiens quelque soit leurs couleurs devront passer sous le coup de la loi. Mais on verra bien quand la justice aura décidé de prendre ce chemin.

Pour aujourd'hui, à l'ère de la "Page Blanche" et de la "Vérité et Réconciliation", certains journalistes sont menacés de morts par les partisans de Ouattara parce que n'ayant pas fait allégeance à Alassane Ouattara ou parce qu'ils n'ont pas partagé le même point de vue que les quotidiens d'en face.

 

Le courrier-ci dessous a été envoyé aux journalistes et responsables du Nouveau Courrier. Je vous en donne lecture.

De : Mamadou Ouatara

À : ftoti@nouveaucourrier.com; frankoliviert@yahoo.fr; bahi_stephane@yahoo.fr; sbahi@nouveaucourrier.com; eakani@nouveaucourrier.com; saintcoula@yahoo.fr; cyletemps@yahoo.fr
Envoyé le : Ven 15 avril 2011, 15h 48min 19s
Objet : vos jours sont comptes

Vous les journalistes de GBAGBO la vous aller voir on va vous poursuivre jusqu.à votre dernier retranchement , et vous corriger un à un .
Votre protecteur n.est plus la , c,est ADO qui est la maintenant et donc vous aller payer toutes vos injures. Il n,y aura plus de liberte de presse ici en CI
on va tous vous tuer vous les asticos de GBAGBO.
A bon entendeur salut . on vous aura tous


Le redacteur en Chef du Journal, Saint Claver OULA  a pris le monde à témoin des menaces et appels au meurtre des partisans de Ouattara contre les journalistes des journaux privés dits journaux "bleus" qui voient différemment l'actualité politique autre que les journaux proches de Ouattara, ou qui partagent la même idéologie que Laurent Gbagbo.
Voici un mail qu'il a adressé ce lundi 18 avril à l'attaché de presse de l'ambassade des Etats-Unis en Côte d'Ivoire, Teko Folli.


De : oula saint-claver 
À : "Teko, Folli X" 
Envoyé le : Lun 18 avril 2011, 17h 01min 36s
Objet : Tr : vos jours sont comptes

Salut Teko,

A ta demande, je t'envoie ce mail (ci-dessous) d'un certain Mamadou Ouattara, qui nous donne des raisons d'entrer dans la clandestinité en attendant que les nouveaux hommes forts acceptent une diversité d'opinion sur la crise en Côte d'Ivoire.
Ce mail démontre clairement que les journalistes des journaux privés dits journaux "bleus" qui voient différemment l'actualité politique autre que les journaux proches de Ouattara ou qui partagent la même idéologie que le président déchu, Laurent Gbagbo, font l'objet de menaces récurrentes. Après le saccage et le pillage du journal Le Temps et de Notre Voie, puis une visite d'hommes armés au siège du Nouveau Courrier (rapportée par le vigile des lieux), ce sont les journalistes eux-mêmes qui sont ciblés. Nous recevons des mails ou coup de fil de menaces (lire ce message ci-dessous) d'un certain Mamadou Ouattara.

Le dimanche 17 avril à 10h30, sur la radio, la Voix du Rassemblement (pro-Ouattara), c'est pratiquement à un appel au meurtre contre les journalistes du Nouveau Courrier que ce sont livrés animateurs et intervenants. Ils ont traité les journalistes, notamment le directeur de la rédaction Théophile Kouamouo, de tous les péchés d'Israël. Des intervenants ont même déclaré ouvertement qu'il faut nous faire payer toutes nos critiques à l'endroit de leur leader et de ses proches.
Ce lundi 18 avril, moi-même, j'ai reçu un coup de fil d'un numéro anonyme me narguant, eu égard à notre absence sur le marché. "Vous n'avez pas dit que vous êtes garçons ? On vous attend", a-t-il dit, appuyant ses propos un long tchrou (expression de mépris), sans même décliner son identité. Je lui ai tout simplement dit merci.

Notre pigiste à Yamoussoukro (Zouhou Patrice : 40......) a été joint au téléphone, samedi dernier, par un certain Yacouba Sidibé (un des responsables locaux du RDR) qui lui a rappelé que son journal, Le Nouveau Courrier, avait publié le 22 mars dernier, un article révélant son rôle dans la prise de Yamoussoukro par les forces rebelles pro-Ouattara. Pour cela, il comptait lui régler son compte dès l'instant où il l'appréhenderait.

Dans un tel contexte, nous ne pouvons que nous cacher et cacher notre famille parce que nous possédons suffisamment de preuves qui démontrent que notre vie est sérieusement en danger dans cette ambiance d'insécurité.

Saint Claver OULA
Journaliste professionnel
Rédacteur en chef du Nouveau Courrier

Le journal le Patriote (Pro-Ouattara) écrivait dans édition du 20 avril "Dans les médias, la terreur a changé de camp", repprenant la déclaration du Secrétaire Général de Reporter Sans Frontière:

"Plusieurs journalistes ivoiriens proches de l'ancien chef de l'Etat, Laurent Gbagbo, sont traqués par des partisans d'Alassane Ouattara et ont dû entrer en clandestinité par crainte d'être victimes de règlements de comptes, a appris Reporters sans frontières auprès des intéressés et de plusieurs sources concordantes.

Nous sommes très inquiets et mettons en garde les nouvelles autorités contre une situation qui pourrait leur échapper mais dont elles seraient tenues responsables. La volonté de certains partisans du nouveau Président de faire la chasse aux journalistes du camp adverse pour se venger est simplement inacceptable et indigne. Nous appelons le président Ouattara à demander publiquement à ses partisans de renoncer à cette volonté de vengeance et de respecter la pluralité des opinions", a déclaré Jean-François Julliard, secrétaire général de l'organisation".

Mais cette traque aux journalistes Pro-Gbagbo ne se limite pas qu'au format papier. certains blogeurs sont visés. Le Blogueur Claudus, président des Facebookeurs pour Gbagbo a écrit une sorte de post d'adieu. Il écrit en conclusion de son post:

"Et quand on est quasiment obligé de faire de l'autocensure ? La liberté de penser et de s'exprimer fout le camp de mon pays !!! Dommage. Vous allez me manquer !!!"

Le blogueur a dû fuir le pays, parce que se sentant menacé. C'est bien loin donc l'époque où on pouvait parler sans crainte ? Est ce fini l'ère de la liberté de la presse ? simples questions. On attend de voir.

31 août 2010

Cité Mermoz, zone interdite ?


®Millerand-011.jpg
Depuis un peu plus d’un an que j’ai lancé le projet des Avenues et particulièrement Avenue225, mon objectif était d’essayer de montrer le quotidien de la Côte d’Ivoire, les vraies réalités. J’ai voulu avec la belle équipe d’Avenants (les rédacteurs web d’Avenue) qui m’accompagnent sortir du quotidien chargé des agendas politiques et rester concentré sur « l’information de proximité ». Le journalisme citoyen est notre cheval de bataille et nous essayons de faire chaque jour un peu mieux en comptant sur les encouragements, les remarques et critiques (parfois dures) de nos lecteurs.

Dans cette logique nous touchons tous les sujets qui nous paraissent intéressants. Ce qu’il y a de beau, de bon mais aussi ce qui ne nous honore pas en tant qu’Ivoirien et qu’il faut dénoncer et changer. Mais voilà, il semble qu’il y a des sujets ou des zones dans lesquelles il ne faut pas s’aventurer. Et aujourd’hui l’un de nos Avenants paie les frais de ses écrits.

Judik-Hael Dahé est un jeune étudiant en licence de droit. Il est aussi l’un des rédacteurs web d’Avenue225. « Judik » réside à la cité universitaire de Mermoz où de temps en temps il rapporte des situations intéressantes et parfois surprenantes sur la vie en cité. Le 8 juille t dernier, il a écrit un article sur le restaurant de la cité. « Le restaurant universitaire de Mermoz bientôt fermé? ».

« La situation du restaurant universitaire de Mermoz dans cette période était très critique. Si bien que certains étudiants qui résident au sein de la cité trouvaient dans le fait d'aller chaque midi et soir prendre leur nourriture, un véritable calvaire », affirme Judik. Il prend sur lui l’initiative de mettre à nu cette situation. Manque d’hygiène, nourriture fade et faite sans grand soin etc. L’article met le doigt sur la situation désastreuse du restaurant d’une cité universitaire jadis enviée. Le Centre régional des oeuvres universitaires d’Abidjan (CROU-A) et la société prestataire se rejettent mutuellement la faute. Les photos qui illustrent le papier font vomir. L’article de l’Avenant est reprit par le quotidien ivoirien Le Nouveau Courrier.

reastomermoz.jpgUn plat indigeste

« Sans le savoir je mettais donc le pieds dans un plat qui allait être difficile pour moi à digérer ». L’auteur de l’article contre toute attente va être convoqué. « Un matin, en cours, mon portable se met à sonner. Je décroche, une voix me dit de rentrer d'urgence sur la cité universitaire (...) Une trentaine de minutes plus tard, une autre voix, que je reconnais d'ailleurs me dit avec insistance la même chose ».

Sur la cité, il est au banc des accusés. En face de lui, des responsables du CROU-A, la société prestataire mais aussi des responsables de la Fedération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci, principal syndicat). Judik est accusé dans un premier temps d’avoir diffusé les propos du responsable du CROU-A sans son autorisation et dans un second temps d’avoir fai ;/script> t son reportage sans avoir obtenu la permission de la Fesci. En guise de réparation, les éléments de la Fesci écrivent eux-mêmes un article qu’ils nous somment de diffuser. L’article dit en résumé que tout va bien et que ce que nous avons publié est faux.

Je dépêche donc une équipe pour calmer les esprits. Et leur faire comprendre qu’un tel papier ne peux passer dans notre espace, parce qu’il ne reflète pas la vérité et va contre notre ligne éditoriale. Nous leur propo sons donc de revenir quand les choses se seront améliorées afin d’indiquer sur notre site et dans le Nouveau Courrier les avancées dans le Resto’ U. Une proposition qui trouve l’assentiment de tous.

Une semaine après cette rencontre, Judik se rend compte que (subitement) les choses sont en train d’évoluer. Le Chef cuisinier est remplacé par un autre diplômé d’une école professionnelle d’hôtellerie. Le menu est amélioré. « Les étudiants ont même été étonnés par ce changement soudain ». Judik fait un autre papier « Restaurant universitaire de Mermoz : Les choses s’améliorent ! ». L’article est repris par Le Nouveau Courrier et tout rentre dans l’ordr e… mais par pour longtemps.

Quelques semaines plus tard, nous organisons une formation à Abidjan pour les Avenants régionaux. Ils sont logés à proximité de la cité Mermoz. L’un d’eux dans le cadre d’un exercice fait un détour par la cité et se rend compte qu’elle n’est plus la résidence qu’il a connue il y a des années en arrière.

Son papier est publié le 22 août sur le site Avenue225 et il est repris le lendemain par Le Nouveau Courrier. "Cité Mermoz, la vie universitaire en décadence". C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Des éléments de la Fesci font irruption dans la chambre de Judik pour manifester leur mécontentement. «Ils m’ont demandé de révéler le lieu où ils peuvent retrouver l’auteur de l’article ». Pour eux, si l’article a été diffusé dans la presse, c’est bien parce que Judik-Hael Dahe l’a autorisé. Son appareil photo est confisqué et un ultimatum lui est donné pour qu’il « livre celui qui a raconté ces choses sur la cité Mermoz ». L’Avenant dort d ésormais d’un œil, ne sachant comment cela va finir.

La cité Mermoz et les sujets des étudiants apparaissent comme des dossiers à ne pas toucher. Des enquêtes à ne pas mener. Sans avoir la prétention de vouloir faire de l’investigation dans le style « Les Experts Miami », je crois que tout citoyen à le droit de dire ce qu’il pense et de présenter aux yeux du monde son environnement immédiat où il vit. Et c’est ce qu’a fait cet Avenant. C’est d’ailleurs pour cela qu’Avenue225 est né. Donner la parole aux citoyens qui vivent en Côte d’Ivoire. Visiblement, cette mission a ses limites dans des zones comme la cité Mermoz, au point de recevoir des menaces et de confisquer le matériel de ceux qui font leur travail.

Pour nous, ce n’est pas un élément dissuasif. C’est plutôt un encouragement à persévérer car en fin de compte c’est bien la preuve que nous sommes écoutés et que nous pouvons à notre façon faire bouger les choses. Aujourd’hui, le restaurant de la cité universitaire de Mermoz est fermé pour rénovation. Et nous sommes heureux et fiers d’avoir contribué à faire changer les choses.

Cependant, pour ne pas mettre la vie des Avenants en danger (puisque certains vivent en résidences universitaires), je leur ai demandé (pour l’instant) de ne pas écrire sur tout ce qui touche aux étudiants et à la Fesci. Il y a bien d’autres aspects de la vie quotidienne des Ivoiriens que nous pourrions montrer. Et c’est ce que nous allons nous atteler à faire.

 

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05 mai 2009

Jean Paul Ney en liberté ?

L'information selon laquelle Jean Paul Ney (accusé d'être impliqué dans l'affaire Noël à Abidjan) pourrait être en liberté provisoire a été donnée ce mardi par le secrétaire d'Etat français à la coopération. A l'issue d'un entretien avec le président ivoirien Laurent Gbagbo à Yamoussoukro, souligne l'Express, Alain Joyandet a précisé que "les choses n’étaient pas totalement définies sur le plan technique", mais que la libération annoncée du journaliste était "une nouvelle positive"..
Le concerné qui dit ne pas être informé de cette décision crie quand même victoire. Lire ses premières réactions recueillies par téléphone... depuis sa cellule