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02 janvier 2012

Nady Rayess (Groupe Olympe) meurt dans un crash d'un avion

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Le président directeur général du Groupe Olympe, société éditrice des quotidiens ivoiriens L’inter, Soir Info et Star Magazine, Nady Rayess, a été tué lundi dans un crash d’avion à Vitré 1, une localité située à 80 km au sud d’Abidjan, alors qu’il revenait dans la capitale économique après un week-end à d’Assini (sud).

M. Rayess était tout seul à bord de son avion, un aéronef de quatre places, qui selon des témoins du village de Vitré 1, avait survolé de très près des habitations avant de s’enliser dans des palétuviers.

 

 

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13 octobre 2011

Ces Unes qui tuent

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Pour ceux qui ont acheté le journal « L’inter » de ce jeudi 13 octobre, Ils ont dû être deçu par l'attitude adoptée par le quotidien en question. En effet, il y avait "une affiche" qui annonçait : «Camp des réfugiés ivoiriens : 2 présumés espions de Ouattara tués au Ghana ».

Avec un tel titre étalé de la sorte à la Une, le lecteur s’attend à ce que le reporter lui explique ce qui s’est passé dans ce camp et dans quelles conditions ces « deux présumés espions » ont été assassinés. Mais en fait, voici en quoi se résume ce qui nous a valu une telle « affiche publicitaire ».

« (…) C'est d'ailleurs cette psychose qui a été fatale à deux individus taxés d' « espions de Ouattara » : ils ont été tués en septembre dans le camp d'Elubo, à la frontière ivoiro-ghanéenne (…). ».

Et c’est tout. Rien sur le sujet annoncé comme vous pourrez vous en rendre compte en lisant l’intégralité du papier.

Dans un climat où les cœurs peinent à être consolés, où les mémoires gardent encore les stigmates de la guerre qu’à connue la Cöte d’Ivoire, dans une période où l’on parle de réconciliation, je pense que de telles actions sont de nature à jeter l’huile sur le feu et à attiser les tensions.

Dans ce processus de réconciliation et reconstruction de la paix en Côte d’Ivoire les journalistes ont un rôle important à jouer. Et ils le savent. L'excuse de "c'est pour vendre" n'est pas bonne. Elle est à bannir. Surtout que ici, sous nos tropics, la "Titrologie" (néologisme du jargon ivoirien signifiant l'action de regarder les titres de journaux) règne en maître absolu.

Assumons notre mission sérieusement en évitant de jouer avec les mots, avec les "Unes". Surtout pas maintenant. Surtout plus maintenant. Voilà, j’ai dit.