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27 juin 2011

Saison des pluies à Abidjan. Remake

[Ceci est une piqûre de rappel... comme à chaque mois de juin de chaque année]

Et revoilà le mois de juin ! Avec ses pluies diluviennes et ses morts, ses déplacés... et les dégâts matériels. J'ai lu ce matin à la Une de Fraternité matin (le quotidien gouvernemental ivoirien) "Les glissements de terrain font 5 morts". Alors, comme chaque année je vais rechanter la même chanson avec le même refrain. Comme en 2008 ou en 2009. On attend encore qu'il y ait des morts avant de réagir. Dans les jours à venir nos autorités vont faire des tournées de consolation auprès des familles éprouvées.

Dès le début des premières pluies, ce blogueur a commencé à tirer la sonnette d'alarme. Le Plan Orsec a peut être été réactivé trop tard. Dans tous les cas, pour les nouvelles autorités, voici un autre challenge: "éviter que les saisons des pluies soient des remakes chaque année". Il est encore tant de limiter les dégâts. A l'année prochaine pour un mois de juin sans dégât. Espérons-le.

13 juin 2009

Juin et ses drames à Abidjan

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Et revoilà le mois de juin... et revoilà ses pluies diluviennes avec leurs lots de dégâts.  Hélas, 19 morts pour cette fois-ci ! "Quinze morts au Banco I, un à Boribana deux quartiers précaires de la commune d’Attecoubé, et trois autres à Gobélé dans la commune de Cocody", voilà le détail du bilan que révèle Fraternité Matin, le quotidien gouvernemental. Selon le même journal, "la pluie a provoqué des glissements de terrains et des éboulements de maisons". Et c'est ce qui a occasionné ce drame. Juin 2009, la "tradition" macabre s'est malheureusement vérifiée.

Plus les années passent, plus le bilan s'alourdit.

En 2005, sept personnes issues d'une même famille trouvaient la mort lors des pluies diluviennes.  Il y a eu aussi 2007. En 2008 également d'autres morts étaient enregistrés.

Cette année encore, le sinistre aurait pu être évité.

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Longtemps l'on a tiré la sonnette d'alarme pour que des mesures soient prises afin que de tels drames soient évités. J'en parlais déjà ici, les autorités ont toujours eu du mal à lever les pas quand il s'agissait de prévenir ce genre de catastrophe. Mais c'est au pas de course qu'elles se rendent sur les lieux des sinistres pour faire les constats. Les expériences des années antérieures n'ont pas servi. Il est vrai que les populations de ces quartiers précaires construisent (de façon anarchique) sur des terrains dangereux. C'est vrai que leurs constructions sont fragiles et faites de plus de terre que de ciments. C'est vrai que leur responsabilité est aussi engagée dans ce qui est arrivé une fois de trop à Abidjan.

Mais je pense pour ma part, que la plus grosse part de responsabilité doit revenir au gouvernement. Je proposais l 'année dernière qu'une table de discussions soit dressée entre les populations des bidonvilles (parfois installées depuis des décennies) et les autorités pour qu'un terrain d'entente soit trouvé et que l'on arrive enfin à trouver des solutions. Je pense que l'Etat à les moyens s'il le désire, de résoudre progressivement la question de bidonvilles à risque. C'est une question de volonté politique. On pourrait par exemple, sacrifier les milliards dépensés pour les monuments (qui encombrent trop souvent les rues) pour trouver des solutions à ce problème de quartiers précaires. On pourrait pourquoi pas, abandonner pour un temps les projets de jardinages sur les voies pour prévenir ce genre de drame en saison pluvieuse. [Pour information, la commune présidentielle de Cocody compte à elle seule un peu plus de 13 quartiers précaires]

Mais, en Côte d'Ivoire, nous avons l'art de l'indemnisation et des "décisions après la mort". Pour cette année, ça en fait un drame de trop ! Les jours à venir seront consacrés à des hommages aux familles des victimes, à des indemnisations et puis on annoncera de nouvelles mesures et puis... on attendra (je n'espère pas) le drame d'un autre juin d'une autre année.

 

 

17 juillet 2008

A nos pistes oubliées !

Il y a des quartiers d’Abidjan ou l’on n’a pas besoin d’attendre un déluge pour se retrouver en situation d’inondation et de routes (que dis-je, de pistes) impraticables. Jugez-en vous-même !
C’est un véritable calvaire, un supplice (qui ne dit pas son nom) pour les riverains de ces quartiers que les gouvernants semblent avoir oubliés.

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(Photo: Abidjan-Cocody, Riviera 4)

07 juillet 2008

Quand il pleut !...

... on a du mal à circuler.

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29 juin 2008

Pluie de ce dimanche: 7 morts à Abidjan

Alors que nous en parlions il y a quelques temps ici...
Alors qu'un 28 juin un autre drame se produisait.

Et aujourd'hui encore...

Article publié par l'AFP

Au moins sept personnes ont été retrouvées mortes dimanche à Abidjan et quatre blessées à la suite d'un glissement de terrain provoqué par une pluie diluvienne qui s'est abattue sur la capitale économique ivoirienne, a indiqué à l'AFP un officier des sapeurs-pompiers.

"On a retrouvé sept corps (sans vie) et quatre blessés pour le moment", a affirmé cet officier présent sur les lieux de l'inondation et qui a requis l'anonymat.

Le drame s'est produit dimanche après-midi dans un bidonville qui jouxte le quartier chic des Deux-Plateaux lorsque les eaux de ruissellement ont provoqué un glissement de terrain, emportant "les baraques", selon la même source.

Les personnes retrouvées mortes, dont le sexe et l'âge n'ont pas été précisés, ont perdu la vie dans leurs habitations.

Les secours ont été déployés aussitôt dans ce bidonville dont les petites habitations faites de planches en bois et de tôles ondulées contrastent avec les résidences cossues avoisinantes.

Informé par l'état-major des armées, le Premier ministre Guillaume Soro, qui séjourne à Bouaké (350 km au nord d'Abidjan), a demandé au ministre de l'Economie Charles Koffi Diby de se rendre sur les lieux, selon un autre officier.

La grande saison des pluies a commencé depuis plusieurs semaines en Côte d'Ivoire. Chaque année, les fortes précipitations provoquent des éboulements ou glissements de terrains, en particulier dans les "quartiers précaires" d'Abidjan, provoquant la mort de dizaines de personnes.