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23 juillet 2008

Les tarifs n'ont pas baissé !

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On a tous pensé (moi spécialement) que les tarifs des transports en commun (wôrô-wôrô et gbaka) changeraient après la baisse (de 100 francs) sur le prix du gas-oil. Hélas !
Quittant Cocody pour les 2-plateaux en wôrô wôrô (taxi communaul), je me suis rendu compte que les prix n’avaient pas bougé d’un franc.
«Avant la hausse des prix de l'essence, on payait 200 francs pour atteindre les 2plateaux et 250 ou 300 F pour Angré», explique Joséphine S, étudiante en géographie. "Ensuite, il y a eu la hausse où 50 francs ont été ajoutés sur ces tarifs. Mais, malgré les meusres prises en conseil des ministres le dimanche dernier, poursuit-elle, rien a changé». Il faut donc (continuer à) payer 250 francs pour se rendre aux 2plateaux et entre 300 et 500 francs pour rallier Angré en "warren" (autre nom des wôrô wôrôs).
Le scénario est le même dans plusieurs communes d’Abidjan, selon plusieurs témoignages.
Quelques chauffeurs interrogés préfèrent garder le silence, certainement qu’ils n’ont pas encore d’excuses pour se défendre.

D’ici quelques jours je vous proposerai les résultats de l’enquête que je fais actuellement sur les tarifs de transports à Abidjan et ailleurs en Côte d’Ivoire.

14 juillet 2008

C'est ça la "ville morte" !

C'était ce matin à Cocody...

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(Photo, Cocody centre)

Petit constat à Abidjan

Bien que ouverts, les services publiques fonctionnent au ralenti. Parce qu’un grand nombre de salariés n'ont pu joindre leur lieu de travail dans la plus grande commune de Côte d'Ivoire.
C'est à pied, à vélo ou à bicyclette que les populations de Yopougon tentent de rallier les différents quartiers de la commune pour effectuer leurs courses.

31 janvier 2008

Et si on cessait d’être muet

91c7133c52378b54fb0f43123ebfb770.jpgEntre deux causeries de femmes, j’ai ouï dire que bientôt «les prix des denrées alimentaires vont (encore) augmenter». Après le pain, le lait, l’huile et la viande, d’autres produits comestibles seront désormais ‘‘attaqués’’.
Cette situation n'est pas nouvelle. Et elle produira les mêmes effets et les mêmes réactions. «Chez nous, se plaignait un ami, quand on augmente les prix, on se plaint dans nos salons et puis après, on fini par l'accepter».Pour preuve, il y a quelques temps en arrière, le prix du carburant avait augmenté de 10f sur le litre. Le coût du transport a subi du coup une hausse allant de 25 à 100 f sur les prix habituels. Et puis, on a grogné, on a menacé de marcher, de casser, de ne plus acheter, et puis...rien. Et pourtant le prix de l'essence quelques mois après a légèrement baissé, mais pas les frais de transport.
C'est une (mauvaise) habitude que nous avons cultivée de toujours nous taire et subir les "intempéries" des hausses faramineuses des prix sur les denrées.
Il semblerait que les organisations et associations de consommateurs sont pléthores, mais ô combien inactives, à la limite, invisibles. Dommage !
Dommage aussi pour nous consommateurs, qui ne mangeons plus à notre faim. Dommage pour nous consommateurs qui ne voyons pas nos salaires (devenus désormais insuffisants) grimper. Mais Dommage surtout pour notre mutisme légendaire.
Je sais qu'après lecture de ce post on dira «Bof, il n'est pas le premier à en parler et il ne sera pas non plus le dernier». Dommage! Parce qu'un jour, nous nous lèverons pour parler tous ensemble et d'une seule voix. Mais il sera peut-être trop tard. L'heure ne sera plus à la parole, mais aux achats. Et il n'y aura plus de places pour nous (autres) qu'ils ont rendu pauvres.