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22 juin 2012

La Côte d’Ivoire à l’heure de la « Webolitique » (1)

 

4m.JPGJe suis à Montpellier, invité par CFI et l'ESJ-PRO, pour participer à des tables rondes et des ateliers autour du thème "E-Politique après les révolutions, les élections". Il est vrai que l'ombre des "révolutions arabes" plane encore sur ce colloque. Avec une nuance faite par la "révolution soft" du Sénégal. 

Au delà des débats enrichissant du 4M et des participants de qualité que j'ai pu rencontrer, un fort constat est ressorti. Désormais les pouvoirs politiques s'emparent des médias sociaux pour "contre-attaquer" les citoyens.

Le web est neutre, m'a lancé Pierre Haski, le fondateur de Rue89 lorsque de je lui ai demandé s'il ne craignait pas une récupération des réseaux sociaux par les pouvoirs politiques, qui ont bien pris conscience de la force de ses outils Online. Pour lui, tout le monde a le droit de les utiliser. Même les politiques. Et cela se voit de plus en plus en Côte d'Ivoire avec le nouveau régime. C'est comme s'ils s'étaient passés le mot. "Si tu n'est pas sur Facebook ou twitter tu peux être grillé"

Les élections de 2010 en Côte d’Ivoire et la crise post-électorale qui s’en est suivie a laissé des traces et des habitudes sur le web. On a encore en mémoire comment les différents groupes politiques – et leurs partisans – s’étaient affrontés par réseaux sociaux interposés. Au fil du temps, du web comme outil de guerre – et de guérilla – on est vite passé au web comme outils de débats en ligne.  Utile pour les citoyens, (désormais) nécessaire pour les hommes politiques qui ont (com)pris tout le poids de ces outils numériques. Le web qu’ils ne quittent d’ailleurs plus, depuis le sommet de l'Etat jusqu’aux ministres. Je me suis donc autorisé à faire une petite ballade sur la toile et voir ce que le régime en place fait du web en général et des réseaux sociaux en particulier. C'est l’ère de la « Webolitique » !

C'est la mode ! Et tout le monde la suit. Il y en a qui savent ce que s'est et comment s'en servir, et d'autres qui créent juste des profils ça et là pour juste pouvoir crier à haute voix: "facebook, je connais; Twitter, j'y suis". Pour l'heure, je vais me contenter de ce qui utilisent les nouveaux médias, parce mesurant effectivement la pertinence.

ados.JPGLe président de la république ivoirienne donne le ton avec un site web constamment mis à  jour. Une page Facebook et un compte twitter gérés bien entendu par son service de communication. [petite confidence qui ressort des bruits de couloir. Depuis qu’on l’a vu apparaître avec son Ipad, tous les ministres s’y sont mis].

Le plus (pro)actif est Alain Lobognon. Ministre de la promotion de la jeunesse et du service civique. Ipad à la main droite, Galaxy Note dans l’autre, le « jeune ministre » n’hésite pas à interagir quasi en temps réel surtout avec ses 3000 « abonnés » sur twitter. Initiant des débats, répondant aux questions. Il sait que les jeunes sont sur les réseaux. Et c’est là qu’il veut aller les « évangéliser ». Taguez-le, il vous répondra illico. Alain lobognon n'hésite pas parfois à s'érriger en "porte parole de l'actuel gourvenement" lorsqu'une question est soulevée. Ce fut le cas lors de mon article sur le pont de Bouaflé. 

Au parlement aussi

Les réseaux sociaux sont devenus un lieu de consultation pour les députés ivoiriens. Pour avoir le point de vue des citoyens les parlementaires n’hésite à poser des questions via twitter et Facebook. L’ancien premier ministre et désormais chef du parlement GUILLAUME SORO est de plus en plus actif sur la toile. Avec des grandes séances de discussions à tweets ouverts. Un compte twitter qu’il gère lui-même depuis (aussi) son Ipad. Un autre compte « piloté » par son service de Com’ vient appuyer ses discussions et parfois réagir quand il ne le fait pas aussitôt. Et pour chaque activité du « PAN » comme on le surnomme, un compte rendu multimédia est aussitôt disponible sur son « Blog officiel »

Les femmes politiques dans le bain

yasYes.JPGElles ne sont peut être pas très nombreuses mais elles font parler d’elles. MAH SOGONA BAMBA a été la porte parole du président ivoirien pendant la campagne. Elle c’est « Madame Facebook ». C’est son outil préféré d’expression Online. La député de Tafieré donne son point de vue sur les sujets d’actualité d’ici comme ailleurs. Sa page Facebook est un peu devenue son carnet de bord. Parfois les réactions sont violentes. Mais en générale la parlementaire préfère ne pas les supprimer et y répondre.

Elle est plutôt discrète. Yasmina Ouégnin, la jeune député de la commune de Cocody (commune présidentielle), a utilisé les réseaux sociaux surtout durant les élections législative. De l’outil de campagne Twitter et Facebook sont devenus son « espace perso » où ses électeurs peuvent suivre ses déplacements. Après elle... j'en oublie certainement. 

Un tel accaperement des réseaux sociaux par les pouvoirs politiques visent-ils réellement à ouvrir un VRAI débat politique sur la toile ? Je reste convaincu que de plus en plus de citoyens doivent se mettre on line. Qu'ils soient ici à Abidjan, ou ailleurs dans les villes de l'intérieur du pays ou dans la diaspora, les citoyens doivent participer à cet agora en ligne auquel se sont invités les hommes politiques. Car le gros risque réside dans l'unilatéralisation des idées, si les plus connectés et les plus réactifs sont ces pouvoirs publiques (ou leurs services de communication). 

Je le repère, il faut un vrai débat. C'est pour cela que s'impose la formation et l'évangélisation de toute la Côte d'Ivoire. Pour que les citoyens des villes réculées donnent leurs points de vue via twitter ou Facebook (on peut maintenant twitter via SMS). Et les autorités en place, ont le devoir de favoriser d'aider ces idées de formations. Ne pas le faire, serait donner raison à ceux qui disent que le pouvoir publique veut désormais rester seul maître de la parole sur la toile. Et ça, c'est inacceptable ! 

05 juin 2012

Guillaume Soro soutient le Yakro E-School 2012

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La nouvelle circulait déjà sur la toile. Cette fois elle est bien officielle. Le président de l'Assemblée Nationale (PAN) de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro a décidé d’être le parrain du YES 2012. C’est l’un des évènements majeurs de cette année 2012. En tout cas, pour ce qui concerne le web et les Tic. Après la première édition du (Summer) E-School, l’Agence E-Voir entend réitérer la rencontre. Cette fois à Yamoussoukro sous l’appellation Yakro E-School abrégé YES2012. L’E-School est une rencontre d’informations et de formations pratiques qui met en rapport le web et le quotidien des citoyens.

IMG_2067.JPGLe parrainage du PAN est apprécié à un double niveau. « D’abord de façon individuelle, c’est un citoyen, un jeune qui décide d’aider les jeunes dans leurs perspectives de sensibilisation autour des outils du web », indique Touré Moussa son responsable de Communication. « Ensuite, derrière Guillaume Soro, c’est toute l’institution qu’est l’Assemblée Nationale, qui accompagne le YES2012 », conclut-il.

Nous ne pouvons qu’applaudir des deux mains cette attitude du PAN. C’est bon signe. Car c’est bien le témoignage d’une prise de conscience de l’importance du web dans notre environnement aujourd’hui par les autorités, fussent-elles exécutives ou legislatives. A ce propos voici ce que dit, Guillaume Soro dans cette interview qu’il a bien voulu nous accorder.

Pour cette deuxième édition le « Yamoussoukro E-School » va s’articuler autour du thème : « la formation sur l’aire du Web ». Les conférences et ateliers pratiques qui vont meubler ce Yes 2012 vont permettre aux élèves et à toute la population de saisir les opportunités qu’offrent internet en termes de formation et de possibilités d’obtention de bourse d’études et de formation à l’étranger. (Voir le programme détaillé).

Pourquoi avoir choisi Yakro ?

La raison est toute simple. Tous les évènements relatifs au web et au TIC ont lieu à Abidjan. Et bien souvent les populations des villes de l’intérieur se sentent oubliées… abandonnées. Alors que nous crions sur tous les toits que nous voulons réduire la fracture numérique, il était temps et important de marquer faire un geste. Et Yamoussoukro constitue le centre de la Côte d’Ivoire. D’ailleurs, des blogueurs viendront d’un peu partout. Bouaké, Daloa, Abengourou et Abidjan, pour ne citer que ces villes là.

Et pour demain ?

Pourquoi pas un Bouaké E-School, un Korhogo E-School, un Daloa E-School, un Man E-School, un San- Pedro E-School, un Gagnoa E-School etc…

L’idée est que le concept fasse tâche d’huile et contamine toute la Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens et tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire ont le droit d’être informés et d’être formés aux outils des TIC et du Web en particulier. Et de plus en plus, nous sommes en train de passer de l’utopie à une VRAIE réalité.

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Yakro E-school 2012

Contact et inscriptions

Angré, Les Oscars - Abidjan

Tel: +225 (22 50 18 19)

Tel: +225 (02 50 39 32)

Tel: +225 (45 05 97 57)

contact@e-voir.net

http://e-voir.net/yes12/ 

26 février 2010

Fin des manifestations annoncée par le RHDP

L'opposition ivoirienne a annoncé vendredi qu'elle mettrait fin aux manifestations des deux dernière semaines, à la suite de nomination d'une nouvelle commission électorale dirigée par un de ses représentants. "Il importe maintenant d'organiser des élections qui soient honnêtes et transparentes, et dont les résultats pourront être acceptés par tous", a déclaré Youssouf Bakayoko, ancien ministre des Affaires étrangères, qui préside depuis jeudi soir la nouvelle commission.

Source JDD.fr / vidéo Afreekelection.com

13 février 2010

Dissolution du gouvernement en vidéo

Lire le script chez Théo