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02 novembre 2012

Mon soutien au Journaliste Trésor Kibangula

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C’est une histoire qui risque de faire grand bruit dans la presse et dans la justice française. Trésor Kibangula, 29 ans, jeune diplômé de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille s'est installé à Paris cet été pour y travailler. Il a fait une demande auprès de la préfecture pour que son titre de séjour étudiant évolue en titre de séjour professionnel, avec à l'appui, une promesse d'embauche à Jeune Afrique, pour un CDD de 7 mois.

Malheureusement, le 17 septembre, il apprend que son changement de statut est refusé, au motif que « dans la profession de journaliste rédacteur code ROME E1106, les statistiques du marché du travail de la région Ile de France font apparaître au 31 juillet 2012, 4494 demandeurs d’emploi inscrits, 391 offres d’emploi collectées et un indicateur de tension de 0,06% ». Pour le soutenir, Jeune Afrique lui a fourni une avocate. Une procédure de recours a été entamée et elle sera examinée fin novembre.

Trésor est un jeune congolais que j’ai rencontré dans les couloirs de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille. J’étais en dernière année et lui, venait d’arriver. Nous nous côtoyions déjà sur internet car je lisais ces écrits sur Congoblog. A l’époque où il était encore au Congo, jeune blogueur. J’avais déjà été frappé par sa plume simple et limpide.

J’avais surtout été impressionné par sa capacité à s’adapter assez facilement à son environnement nouveau. La France.

Je l’ai vu apprendre avec fougue. Je l’ai vu parfois en hiver avec son grand manteau noir sonné chez moi pour des explications. Parfois mon téléphone sonnait. C’était lui au bout du fil. Il voulait avoir des astuces liées au Web.

J’ai été réjoui quand il a lancé CongoLol. Ce site satirique qui arrive à nous faire comprendre la République démocratique du Congo avec un angle décalé.

J’étais à Abidjan, quand il m'a annoncé qu'il était en stage à France24. Chez les observateurs. J’étais heureux de voir la facilité avec laquelle il avait pu intégrer France24. Et puis, quand il m’a annoncé qu’il était à Jeune Afrique, je lui ai dit « Félicitation ! ». Il m’interviewait ce jour-là.

Trésor fait partie de cette génération de jeunes journalistes qui vont certainement révolutionner et améliorer le journalisme en Afrique. C’est d’ailleurs pour cela qu’il se donne à fond dans tous les médias français qui veulent bien l’accueillir. Il me disait sans hésiter : « Je veux tout apprendre. Je veux bien apprendre pour être utile à mon pays demain ».

Mais sur ce chemin d’apprentissage, il risque d’être freiné par une simple décision préfectorale. Car si la préfecture ne revient pas sur sa décision, il sera sans papiers et devra quitter la France s'il est arrêté, laissant travail, petite copine, amis, appart et tout le reste...

J’ose croire que toute la mobilisation faite autour de lui portera ses fruits. Trésor n’est pas un de ces gars parti à l’aventure. Il n’est pas un sans papier. Il est diplômé de l’une des meilleures écoles journalismes en Europe. Il a une adresse, un compte bancaire, paie des impôts en France. Que faut-il de plus pour avoir le droit d’y travailler ?

Israël Yoroba

Directeur Général de l’Agence E-Voir Abidjan – 85e ESJ

Sur ce site vous trouverez toutes les infos sur l'affaire, pourrez signer une pétition de soutien et si vous le souhaitez. Vous pouvez partager la pétition sur Facebook et Twitter. Faîtes la tourner, parlez-en autour de vous. Vous pouvez adresser vos messages à l'adresse : pourtresor@gmail.com

16 mai 2012

La RTI toujours dans la manip ?

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Elle a été fortement critiquée pendant la crise post-électorale. Accusée d’être à la solde d’un camp et de tirer sur un autre. "La RTI du mensonge, la RTI de la manipulation". Telles étaient ses tares révélées, indexées et décriées à côté de son manque de professionnalisme.

Les temps ont changé, le régime a changé, les têtes ont changé… mais la RTI surtout la 1ère renommée RTI1 semble ne pas avoir changé sa manière de travailler.
Pour les rares personnes comme moi qui ont suivi le JT de 20 heures de ce mardi 15 mai 2012, elles ont du être aussi choquées que moi par cette vidéo diffusée en plein cœur du Journal. L’idée était de montrer que François Hollande, le nouveau président français, ne soutient pas Gbagbo. Surtout que depuis l’élection de François Hollande, les pro-Gbagbo et les Pro-Ouattara se l’arrachent par presse interposée.

David Mobio le présentateur annonce dans son lancement « avant d'accéder à la Présidence, le nouveau président français s'est prononcé sur l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo ». Vient ensuite la vidéo.


Mais que veut dire « avant d’accéder à la présidence ? ». A quel moment le présentateur veut que le citoyen lambda se situe ? Pourquoi ne pas signifier clairement que cette vidéo a été faite le 22 décembre 2010 en pleine crise post-électorale ? Quel est le point de vue aujourd’hui de l’International Socialiste vis-à-vis de l’ancien parti au pouvoir ? Je me demande bien pourquoi avoir fait sortir cette vidéo de son époque pour la brandir de façon sournoise comme datant de juste avant l'élection du candidat du parti socialiste.

La Rédaction de ce 20 heures aurait pu trouver une autre parade que celle-ci pour indiquer que Hollande ne changera pas d’avis sur Laurent Gbagbo.
Je trouve cela maladroit, inopportun et peu honnête. Et qui au final vient démontrer le contraire de ce que la Maison Bleue voulait faire passer comme message.

Le rôle de la RTI n’est pas de prendre partie pour un camp dans cette bataille « Hollandaise ». Son rôle faut-il le rappeler, est de nous informer sur la vie des citoyens et des évènements qui les touchent. De nous donner une information dépourvue de toute attache politique au sens militant du terme.

Je reste convaincu que si la RTI le voulait, elle aurait pu obtenir une interview de François Hollande qui se serait prononcé sur ce qu’il pense de Gbagbo et du FPI à l’heure actuelle. Si la RTI le voulait, j’ai bien dit.

10 mai 2012

Hollande et la fin de la Françafrique, mes propositions

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"Que doit faire François Hollande pour mettre fin à la Françafrique ?", C'est la question qui m'a été posée par la rédaction des Observateurs de France 24. Personnellement la volonté (?) de Hollande est un remake des propos de Sarkozy lorsqu'il annonçait "LA RUPTURE" en 2007.  Rupture qui finalement n'a jamais eu lieu en ce qui concerne la Françafrique en tout cas. 

"La France répudiera sans regrets les miasmes de la Françafrique", a promis le candidat François Hollande le 22 octobre dernier. On attend de voir ce que ça donnera. Pour l'heure voici ce que j'en pense".

22 avril 2010

Le ciel se dégage, les habitudes reprennent

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Ce mercredi soir j’ai pris mon vol d’Abidjan à Paris via Tripoli en Libye. Pourtant, jusqu’à la veille rien ne laissait prévoir que mon voyage aurait effectivement lieu. L’épisode du volcan islandais avait créé la panique chez de nombreux voyageurs qui craignaient d’être bloqués à Abidjan. Moi en premier. Jusqu’au Mardi matin, l’agence de la compagnie que je devais emprunter ne pouvait me confirmer l’effectivité du vol.

Finalement, tout semble rentré dans l’ordre. Mon avion décolle d'Abidjan avec quelques heures de retard (comme d'habitude). Je retrouve les fouilles intempestives de l’aéroport de Tripoli, les longues files d’attentes, les questions dans un français avec une dose d’arabe. Je retrouve la même ambiance dans les files d’attente. Des voyageurs énervés qui se crient dessus...

Je survole comme d’habitude le désert puis la mer. Je ne sais pas si nous avons emprunté un de ces couloirs aériens pour atterrir enfin à l’aéroport Roissy Charles De Gaulle de Paris. Là, tout est normal. Comme s’il n’y avait jamais eu cette semaine difficile. L’effet du volcan semble s’être dissipé. L’ambiance est la même. Avec des voyageurs qui arrivent et d’autres qui sont sur le point d’embarquer. Avec des quidams qui cherchent des voyageurs « légers » pour leur confier des colis à transporter vers l'Afrique. La « vie aéroportuaire » a bien repris.

 

 

20 avril 2010

Des passagers venus d’Abidjan ont pu atterrir à Paris

Début de bonne nouvelle  pour les Ivoiriens (et tous ceux qui sont en Côte d’Ivoire) qui souhaitent se rendre en France ? Plus précisément à Paris. Les aéroports du nord de la France, notamment les deux principales plateformes Roissy et Orly, ouvrent à nouveau «partiellement» à partir de 8 heures ce mardi après cinq jours de paralysie en raison de l'éruption du volcan islandais.

310 personnes ont pu arriver ce matin de Côte d'Ivoire. Leur vol, parti d'Abidjan hier lundi vers 21 heures est arrivé après 6 heures du matin à Roissy.

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19 mars 2010

Des militaires ivoiriens sur les champs Elysées ?

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Je vous livre ici cette information révélée sur Avenue225 et qui demande à être confirmée.

« Le gouvernement ivoirien viens de confirmer à la France son acceptation de l’invitation reçue à participer avec une délégation représentative des trois armes (terre , air , mer ) et gendarmerie au défile de la Fête Nationale Française . Il précise en outre que la présence de représentants des Forces Nouvelles est prévue et que sa délégation sera d’environ une centaine d’hommes , conduite par un officier général .
La France a adressé en début d’année aux gouvernements de toutes ses anciennes colonies une invitation a participer au défilé du 14 Juillet dans le cadre des festivités du cinquantenaire des indépendances" .

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18 novembre 2009

Basile Boli placé en garde à vue

 

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L`ex-footballeur international Basile Boli, auteur du but qui avait fait de l`OLymique Marseille le champion d`Europe en 1993, a été placé mardi matin en garde à vue à la BRDE, service de la sous-direction des affaires économiques et financières de la PJ parisienne.
Basile Boli, 42 ans, président de l`association "Entreprendre et réussir en Afrique" (ERA), est soupçonné d`abus de confiance et de recel d`abus de confiance dans le cadre d`une enquête préliminaire menée par le parquet de Nanterre, a-t-on appris de source judiciaire.
Selon la même source, la décision de prolonger la garde à vue a été prise en début de soirée, Basile Boli va donc passer la nuit dans les locaux policiers.

 

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21 septembre 2009

Des militaires français se préparent pour les élections ivoiriennes

crs.jpgLes gaz des grenades lacrymogènes se dissipent. De la fumée sortent des jeunes en sweat-shirt, foulard sur la bouche, capuche sur la tête et yeux piquants. En face d'eux, des hommes kaki portant bouclier, matraque, jambières, genouillères, coudières et casque à visière. Ils viennent de subir une attaque en règle, à grand renfort de projectiles divers et variés, après qu'une manifestation a dégénéré.

Cette scène d'émeute serait classique si elle n'avait eu lieu au camp des garrigues, si les "assaillants" n'étaient autres que des légionnaires et si les hommes qui leur faisaient face n'étaient ni des gendarmes ni des CRS, mais bien leurs copains du 2e Régiment étranger d'infanterie. Ensemble, ils s'exercent au contrôle de foule, avant leur prochain départ pour une mission de quatre mois en Côte-d'Ivoire.

Une période sensible qui verra se dérouler l'élection présidentielle (1 er tour le 29 novembre) dans un pays instable où la France est intervenue militairement au lendemain de la tentative de coup d'État du 19 septembre 2002 afin de protéger ses ressortissants et dont le rôle a évolué vers une interposition entre les forces armées du gouvernement ivoirien et la rébellion.

Mais l'infanterie, dédiée au combat et à l'engament armé, n'est pas formée à faire face à des manifestations. C'est pourquoi, grâce à un protocole avec l'armée de terre, des gendarmes mobiles, spécialistes et expérimentés en matière de contrôle de foule, sont venus instruire la 5 e compagnie du 2 e REI et ses 126 hommes avant qu'ils s'embarquent pour Abidjan. Et, même si leurs missions premières seront « de défendre l'entreprise de Port-Boué et de participer à toute opération pour sécuriser l'aéroport », comme l'explique le capitaine Devic, commandant de la 5 e compagnie, les légionnaires « se préparent à toutes les éventualités ».

Le lieutenant Hermignies et trois sous-officiers de l'escadron de gendarmerie mobile 25-6 de Dignes ont donc été dépêchés pour enseigner, en théorie puis en pratique sur le terrain, à partir de leur vécu et des retours d'expérience d'opérations similaires (Afrique, Kosovo...), les techniques et tactiques de contrôle de foule, l'utilisation des grenades lacrymogènes... selon différents scénarios et contextes urbains. Parmi les exercices pratiques : contenir et repousser des manifestants voulant interdire l'accès à un bureau de vote ou être confrontés à des barricades dans les rues.

« On insiste beaucoup sur la sécurité de la troupe et le contrôle de soi de chaque soldat. Il ne doit pas y avoir d'acte isolé. Dans un contrôle de foule, c'est le pire », avance le lieutenant Hermignies qui a trouvé à la Légion « une discipline qu'on ne voit pas dans d'autres régiments, ce qui permet de gagner du temps lors des exercices ». Et d'être plus efficace dans cette formation de quinze jours qui s'est achevée jeudi et qui constitue le dernier volet de l'entraînement de la 5 e compagnie, laquelle mettra le cap sur Abidjan à la mi-octobre.

Source Le Midi Libre

29 juin 2009

L’empire des démarcheurs de coiffures

 

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Paris Saint Denis dans le 10°. Le soleil est inhabituellement brulant cette journée du 29 juin. L’ambiance pourtant dans ce quartier n’a pas varié.
C’est dans ce secteur de la capitale française que se "réfugie" une race particulière de commerciaux.
Venant d’Afrique de l’Ouest en général, ces jeunes ont choisi une méthode toute simple d’intéresser le client au salon de coiffure qui pullulent le long des rues.
Un premier groupe est installé sur les quais de métros interpellant ceux dont la cheuvelure semble un peu trop touffue à leurs goûts. «Monsieur c’est pour vous coiffer ?», vous demandent-ils. En général en groupe de trois ou de quatre, ils effraient parfois les voyageurs qui les prennent pour des «délinquants». «Les gens préfèrent remonter sur la voie pour chercher eux même un coiffeur», témoigne «Mouss» (c’est comme cela qu’on le surnomme), il est originaire de Bamako au Mali.
Pourtant, si vous croyez échapper à ces démarcheurs vous êtes accueillis à la sortie de la station de métro par un autre groupe. Ils vous attendent en haut de l’escalier. Chaque client est accosté par un démarcheur.

En effet, le client est sélectionné dès son apparution. «Dès que tu aperçois quelqu’un il faut le signaler en criant à haute voix soit la couleur de son habit par exemple», explique Johsonn B, un nigérian d’environ 30 ans. Ainsi, le premier à identifier le client à le droit de lui proposer son service-coiffure. "C'est plus pratique et ça évite qu el'on se bagarre sur une même tête", justifient-ils

 

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Pas de frontières

Dans leurs métiers, les démarcheurs de coiffures se réjouissent du fait qu’il n’y a pas de distinction entre les nationnalités. Même si par moment  certains préfèrent se mettre entre eux pour des questions de langue. «Les Nigérians par exemple préfèrent rester ensemble afin de mieux discuter en anglais» , revèle un jeune Ivoirien qui préfère garder l’anonymat. Côte à côte donc, les uns à côté des autres, le travail se fait dans une bonne ambiance.

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Travailler pour les autres.
S’ils ne sont pas coiffeurs (pour la plupart), ils s’y connaissent bien en coupes de cheuveux. Et ils ont de bonnes adresses pour n’importe qu’elle fantaisie que vous souhaitez avoir sur votre tête. Que vous soyez un homme ou une femme. «Nous avons de petites fiches (avec des modèles de coiffures) que nous présentons à l’intéressé», explique un autre de ces commerciaux. Et si cela vous convient, ils vous conduisent dans des salons de coiffures qu’ils connaissent très bien. Mais que gagnent-ils ?
Rien pour certains. Il sont de mèche avec les coiffeurs ou les propriétaires de salon de coiffures. «Moi c’est le salon de mon grand frère. C’est grâce à lui que je suis arrivé ici en France. Donc je travaille pour lui. Et mon rôle est d’apporter des clients», explique Hervé A, Ivoirien il est agé de 26 ans. Comme lui, ils sont nombreux, à avoir des liens de parenté (ou d’amitié) avec les coiffeurs.
D’autres par contre vivent de ce "métier". «Je peux gagner un ou deux Euros sur chaque client que j’envois à un salon. Et mon gain peut augmenter quand ce sont des femmes (blanche ou noire)», se réjouit Abdoul K. En moyenne, il peut avoir entre 20 et 30 euros à la fin de la journée. Un bon business qui profite à tous.

22 juin 2009

Vers une nouvelle dévaluation du CFA ?

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Quelle valeur doit-on désormais accorder à notre cher CFA sur l’échiquier monétaire international ? Combien pèse encore ce franc ouest africain dans la balance du change à l’extérieur de la zone ?
Je sais, certains me diront que depuis la dévaluation de 1994 (et même peut être avant) le CFA n’avait déjà pas de grande valeur. Pourtant, jusqu’à un passé très proche, notre monnaie adorée pouvait être "injectée" sans crainte dans le circuit de change (surtout) dans certains pays comme la France. La France justement où j’ai fait une découverte qui n’a rien de rassurant sur l’avenir du CFA.

Au cours de mon récent séjour à Marseille, j’ai rencontré Benjamin Sia un ami Burkinabé, qui travail sur la formation à distance dans son pays. Nous avons tous les deux – avec d’autres Africains – été invités au Lift France 2009 sur l’innovation dans les TIC. Mais à notre arrivée à Marseille nous avons eu droit à une innovation monétaire de taille qui donne à s’inquiéter et devrait nous interpeller.
(Pour la petite histoire), Benjamin n’a pas eu le temps de changer  ‘‘ses’’ CFA à Ouagadougou (la capitale du Burkina Faso) et avait espéré pouvoir le faire à son arrivée à Marseille. «J’ai l’habitude d’échanger mon argent lors de mes voyages en France», m’avait-il assuré alors que nous arrivions à notre hôtel à la Rue Sylvabelle en plein cœur de Marseille.
Cap est donc mit sur la première banque en vue. «Nous ne prenons pas de CFA», nous a-t-on laissé entendre. Et puis une deuxième, une troisième banque (ainsi de suite). Le refrain était harmoniquement le même. Nous avons alors essayé les maisons de change, puis les bijouteries qui achètent de l’or et changent aussi les devises. IM-PO-SSI-BLE !
Pourtant, quelqu’un nous souffle une piste qui nous donne une lueur d’espoir. «Allez voir à la Banque de France ; là-bas, vous échangerez votre argent sans problème», assure notre interlocuteur.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous franchissons le grand portail électronique de la Banque de France de Marseille. Une fois à la caisse, on nous apprend que le CFA ne s’échange plus en France. Et ce, depuis quelques mois. Pourquoi ? Aucune réponse ne nous a été donnée.

Plusieurs Africains de la zone ouest de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA) présents à Marseille – pour la conférence – nous ont assuré qu’ils avaient été victime de cette situation pour le moins inattendue. Cela m’emmène donc à réitérer ma question. Quelle valeur doit-on désormais accorder à notre cher CFA sur l’échiquier monétaire international ?
Surtout qu’il semble même que dans nos pays, il y a de plus en plus d’endroit où on préfère que le client paie en Euro plutôt qu’avec la monnaie locale.

Supermarchés, pharmacies, stations d’essence, banques, hôtels (et j’en passe)… En Côte d’Ivoire, je connais plusieurs de ces endroits où l’Euro est le bienvenu pour faire des opérations.
Enfin de compte, une chose est sûre. Il y a quelque chose qui cloche. Mais quoi ? Pour l’heure aucune information n’est donnée à ce sujet. Et le voyageur imprudent est mit devant le fait accompli. Mais personnellement, je suis inquiet après l’expérience que je viens de vivre. Parce qu’en tout  état de cause cela ressemble à des signes annonciateurs d’une prochaine dévaluation du Franc CFA. Cela expliquerait pourquoi, les Caisses françaises ne souhaitent pas avoir dans leurs fonds des billets de banques sans valeurs que l’on pourrait utiliser comme papier peint pour la déco… pour ne m’en tenir qu’à cela. 
En attendant, changez vos CFA en Euro, pendant qu’il est encore temps !

 

Un autre blogueur s'inquitétait déjà ici

27 février 2009

Aventure photo, on en parle

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Invité sur l'atelier des médias (qui a fait un peu de Pub pour avenue225.com) nous parlons de l'aventure avec Camille Millerand dans Chroniques Ivoiriennes.
Lire et écouter MondoBlog, la chronique de ladite émission, animée par Philipe Couve et Cédric Kalondji.
A débattre aussi la grande question sur la rémunération des blogueurs. Quelques astuces sont proposées.
Petit clin d'oeil au Prix Waxal.

Extrait

podcast


20 février 2009

L'escroc qui opère au nom de TF1 depuis Abidjan

Voici une info que j'ai dénichée sur un site et que je partage avec vous.

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"Vous venez de gagner 59.000 euros via le grand jeu mis en place par l´émission Koh Lanta de Tf1".
Voici venue l'usurpation de la marque et des couleurs de l'émission de Tf1, Koh Lanta. L'escroc qui se cache derrière cette fausse loterie vient d'écrire à plusieurs milliers de francophone en leur indiquant être les heureux gagnants de 59.000 euros. Voici le message de "Maître DUPLEX Richardi", un faux huissier de justice :
"J'ai le plaisir de vous informer que votre adresse électronique a été tirée par la machine TNTC parmi plus de 800.000.000 adresses électroniques lors du super tirage effectué sous la supervision de 5 Huissiers de Justice mandatés afin de veiller à la régularité des gains des différents gagnants de la Koh Lanta Prince. Ce faisant, je puis vous donner la confirmation que vous êtes bien l'heureux gagnant de la somme de 59 .000 Euros, Code Identification: 40015098-1715H. Vous avez été désigné grand gagnant de la Koh Lanta Prince. Le règlement de la loterie exige votre présence physique en Côte d'ivoire, son siège en Afrique pour vous remettre en mains propres votre gain et cela en présence de la presse pour assurer une couverture médiatique de la cérémonie. Nous vous invitons donc à prendre toutes dispositions utiles pour venir à cette manifestation pour la remise de votre gain. Nous vous préciserons le jour dès que vous aurez pris la décision de venir. Cependant si vous êtes dans l'impossibilité d'effectuer le déplacement alors la remise de votre gain se fera tout simplement par chèque ou virement bancaire à votre convenance."
Bien évidement, l'escroc joue sur le fait que personne ne fera la démarche d'un déplacement en Côte d'ivoire. Qu'il n'y a que 24 heures pour réclamer l'argent. L'idée, pour l'escroc, est de ponctionner de l'argent au "faux" gagnant en raison de quelconques frais de dossier.
Notre escroc exploite, en ce moment, l'adresse international.kohlanta@gmail.com. Du côté de son IP (41.207.23.177), un petit passage à 11:40 du côté d'African Network Information Center devrait permettre aux autorités de stopper ce margoulin. A noter qu'il est basé à Abidjan, pas trop loin de la prison.
Son numéro de téléphone 00225 08 408 225. Notre "bonobo" de l'escroquerie se cachait, il y a encore quelques temps, sous l'adresse électronique de cabinetdubois072006@yahoo.fr.


Après avoir lu l'article je me suis empressé d'appeler le numéro (08 40 82 25). Quelqu'un décroche au bout du fil. C'est un homme. Je lui dit: "Bonjour monsieur, j'appelle pour le jeu Koh Lanta...". Sans me laisser poursuivre le quidam raccroche. J'essaie une seconde fois puis une troisième de rappeler le numéro. Impossible.
10 minutes après l'individu me rappelle. Je lui dit que je voudrais savoir ce que je devrais faire par rapport à son mail que j'ai reçu. Il me demande un certain nombre d'informations notamment ma profession, mon lieu d'habitation etc. Je lui donne de fausses informations.
Et il me demande lui renvoyer le formulaire que j'ai reçu accompagné des "éléments nécessaires" pour dossier. je lui dit Ok et je raccroche. A coup sûr c'est une anarque. Ne vous faites pas avoir.


05 février 2009

Un pasteur d'origine ivoirienne arrêté au Ghana

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C'est l'hebdomadaire La semaine guyanaise qui a révélé l'information dans son édition sortie mercredi en Guyane : en cavale depuis six mois, Marc Déhi, le «Madoff» d'origine ivoirienne, a été arrêté et placé en détention, il y a quelques jours au Ghana. Mis en examen depuis août 2007 pour « escroquerie en bande organisée » et « exercice illégal du métier de banquier », ce pasteur américain d'origine ivoirienne avait violé le contrôle judiciaire qui lui interdisait de quitter la Martinique où il a passé plusieurs mois en détention provisoire entre fin août 2007 et début janvier 2008. Sa cavale l'avait conduit aux Etats-Unis et en Afrique. Depuis le Ghana, il envisageait un retour aux Etats-Unis.

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04 février 2009

La Licorne s'en va... avec des souvenirs

Caricature tirée de Le Temps, un quotidien ivoirien.

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23 octobre 2008

Un ancien immeuble ivoirien à Paris évacué

evacuation.jpgLa police a procédé jeudi matin "pour des motifs de sécurité" à l'évacuation de la deuxième partie d'un immeuble squatté dans le XIIIe arrondissement de Paris, soit 91 personnes, a annoncé la Préfecture de police de Paris (PP) dans un communiqué.

Le 25 septembre, les appartements les plus dangereux de cet immeuble situé 148/150 boulevard Vincent Auriol (XIIIe), à savoir ceux inaccessibles aux secours en cas d'incendie et ceux occupés par des personnes âgés ou fragiles, avaient déjà été évacués.

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02 octobre 2008

Un conseiller de Sarkozy entendu par les juges de l'affaire Kieffer

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"Soupçonné d'avoir fait pression sur un témoin pour l'empêcher de déposer dans le cadre de l'enquête sur la disparition d'un journaliste franco-canadien en Côte d'Ivoire, Patrick Ouart, conseiller auprès de Nicolas Sarkozy pour les affaires judiciaires, a porté plainte pour dénonciation calomnieuse: l'affaire Guy-André Kieffer a pris il y a quelques jours un tour inattendu..."
Article de L'Express.fr à lire intégralement ici.

Le Centre culturel français ouvre ses portes

CCF.jpgOn commence à être habitué depuis un certains temps à la (ré)ouverture d'établissements français qui étaient fermés depuis la crise en Côte d'Ivoire.
Après, le retour des établissements de business français, et la rouverture du lycée français Blaise Pascal... place au centre culturel français (CCF).
Situé à Abidjan-Plateau, il reprend petit à petit ses activités. Mais, le CCF n’est pas encore ouvert au grand public comme ça l'était avant la crise en ivoirienne.
Avec le retour à la normalisation et la stabilité, ce centre, très visité par les élèves, étudiants, travailleurs, artistes... pourrait rouvrir, en définitive, dans quelques mois, en 2009.
L’information a été donnée par Francy Degardin , la responsable de la politique intérieure, de la société civile, de la communication et des droits de l’homme de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire. «Nous avons l’intention d’ouvrir le CCF», a-t-elle souligné annoncé. Si elle se préserve cependant de donner une date précise, Madame Degardin annonce l’ouverture pour 2009.
Par ailleurs, des problèmes administratifs y sont pour beaucoup dans le retard que prend l’ouverture. Situation, selon elle, qui ne dépend pas de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire mais de l’Etat français.
Certainement la rentrée prochaine on verra (pourquoi pas ?) l'ouverture du Collège Jean Mermoz. (Voir prochain post).

29 septembre 2008

Ségolène ne peut "s'offir" Alpha Blondy

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Ségolène Royal, n'aura pas eu suffisamment d'argent pour déplacer l'artiste ivoirien Alpha Blondy. C'est en tout cas ce qu'a revélé, "Le Parisien" un journal français.
Organiser une soirée comme celle du Zénith de ce samedi dernier, cela coûte cher. D’autant que Ségolène Royal a tenu à ce que l’entrée soit gratuite pour tous. Si les artistes ont accepté de venir bénévolement, il reste à payer la salle, la technique et les musiciens. Au total, le budget du concert est estimé à 25 000 € (environ 15 996 524 de francs CFA).

Or, pour financer, Ségolène Royal ne peut pas compter sur l’aide du Parti socialiste, puisqu’elle a monté cet événement de son côté.

Lorsque la date a été choisie, le club Désirs d’avenir, présidé par l’avocat Jean-Pierre Mignard, a donc lancé un appel aux dons auprès des supporteurs de Royal.? «Beaucoup ont donné, mais ce ne sont pas des sommes considérables», reconnaît Mignard.

Il a fallu parfois revoir les ambitions à la baisse, comme on l’explique dans l’entourage de Ségolène Royal : «Alpha Blondy ne viendra finalement pas, car les billets d’avion pour faire venir son groupe d’Afrique coûtaient trop cher».

L’équipe de Ségolène Royal comptait encore sur la vente de badges et de tee-shirts pour recueillir des fonds. Ce soir-là, dès 17 heures, une heure avant le début du concert, un stand était prévu à cet effet. «Il faut que l’argent rentre, avouait Mignard. Et s’il n’y a pas assez, on lancera un nouvel appel aux dons».

26 septembre 2008

Article sur l'expulsion d'hier en France

"Insalubrité". C'est le titre de l'article lié aux évènements d'hier à Paris.

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Et pour télécharger l'article cliquez sur meci.PDF ou lire aussi ceci

25 septembre 2008

Evacuation à Paris d'un immeuble squatté par des Ivoiriens

maison des étudiants.jpgLa police a procédé jeudi matin à l'évacuation partielle d'un immeuble squatté par des Ivoiriens dans le 13e arrondissement de Paris, soit 84 personnes concernées dont 19 enfants, "pour des motifs de sécurité", a annoncé la Préfecture de police de Paris (PP) dans un communiqué.
"Il a été procédé ce jour à l'évacuation partielle pour des motifs de sécurité bâtimentaire de l'immeuble situé 148/150 boulevard Vincent Auriol à Paris 13e", objet d'une expropriation, selon la PP qui a précisé que les occupants "squattaient les lieux".
Le bâtiment, anciennement Maison des étudiants de Côte d'Ivoire, abrite au total 182 personnes, dont 36 enfants, toutes ivoiriennes, dont certaines sans papiers, selon le Comité de soutien aux squatters qui dénonce le fait que le relogement ne soit pas intervenu en préalable à toute expulsion.

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22 septembre 2008

Mobilisation sur Facebook pour Jean-Paul Ney

Suite à la mobilisation des amis et de la famille du journaliste Jean-Paul Ney, actuellement incarcéré en Côte d'Ivoire depuis près de 9 mois, un groupe facebook créé il y a moins de 48H00, afin d'aider le reporter, totalise déjà plus de 280 membres.

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11 septembre 2008

Visite au Lycée Blaise Pascal d’Abidjan

Situé à la Rivera 3 (quartier huppé d’Abidjan), le lycée français Blaise Pascal retrouve petit à petit l’ambiance des grands jours de cours. Et le cadre fraichement rénové offre aux élèves un environnement propice au travail et à la discipline.

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Bâtiments flambant neufs, pelouses constamment arrosées, cet établissement a fière allure.
L’odeur de peinture fraîche témoigne des récents travaux qui ont été effectués.
L’école comprend des bâtiments de cours, des salles de langues mais aussi des salles de technologies avec des ordinateurs de pointes reliées entre eux via un serveur général qui gère toutes les connexions de l’école.
L’aire de jeu séduit aussi. Terrain de football, piscine mais aussi le restaurant dont les prix varient entre 3000 et 4000 francs le repas (complet).
Vu de l’extérieur les frais de scolarité semblent élevés.
Maurice Demailly, proviseur du lycée Blaise Pascal ne dément pas cette information. «L’un des soucis de l’Etat ivoirien est de faire de cette école un établissement d’excellence. C’est la raison pour laquelle nous faisons venir des professeurs hautement qualifiés et nous mettons des moyens de pointes aux services de l’encadrement des enfants. Et tout cela coûte cher», justifie le proviseur. «Le Lycée Blaise Pascal ne fait pas de bénéfices», ajoute t-il. «Nous divisons le total des dépenses de l’école par le nombre d’élève. Et c’est ce qui constitue les frais de scolarité», précise cet ancien diplômé de l'école de journalisme de Lille en France.
Le lycée Blaise pascal compte 950 élèves avec environ 50 % d’Ivoiriens. Elle compte des classes de la 6ème à la Terminale (littéraire et scientifique). «L’effectif est contrôlé. Pas plus de 30 élèves par classe», affirme, Maurice Demailly.
Pour cet encadrement, 70 professeurs sont à la tâche. Ils viennent pour la plus part de l’extérieur. Mais il y a également des anciens professeurs des anciennes écoles qui ont été fermées à lors des évènements de 2004. «Il y a aussi des professeurs qui viennent de Côte d’Ivoire», ne manque pas de dire, Jacques de Lesquen, chef du service de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France en côte d’Ivoire.
Voir toutes les photos du lycée Blaise Pascal d'Abidjan

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04 septembre 2008

La vie des Français en Côte d'Ivoire

La vie reprend pour les français qui sont en Côte d'Ivoire surtout après les évènements d'un certain novembre.
Cette vidéo en est le témoignage même si la chute du reportage est un peu dépassée par les évènements. Car le Lycée français "Blaise Pascal" a été reconstruit et la rentrée a eu lieu il y a quelques jours.





Je vous propose de voir le Blog-souvenir d'un français arrivée en Côte d'Ivoire dans les années 70. Il raconte ce qu'il a vécu avec de belles photos.
Cliquez ici

24 juin 2008

La suite de l'histoire du père expulsé de France

"Le père d'un enfant de 11 ans a été expulsé, samedi 21 juin, vers son pays natal, la Côte d'Ivoire. Joris, mineur de nationalité française, se retrouve ainsi seul en France. Depuis le suicide de sa mère en 2005, c'est son père, Aboubakar Coulibaly, qui s'occupait de lui".


Kwaame me demandait ce qu'il en était de la suite de cette triste histoire. Eh bien la voici.

Petit extrait:
"(...) la préfecture du Maine-et-Loire, où l'enfant est scolarisé, a assuré lundi soir dans un communiqué que "c'est dans un souci de protection de Joris, dont M. Coulibaly a reconnu la paternité contre l'avis de sa mère aujourd'hui décédée, que la reconduite à la frontière a été décidée".

21 juin 2008

C'est tout eux !

Un orphelin de mère privé de son père expulsé. Lire ici

06 juin 2008

On se rapproche !

1690fb306e4a5f875aa82d7fdffdf482.jpgLe premier ministre ivoirien, Guillaume Soro sera «en visite privée» à Paris pendant quelques jours avant de rejoindre Abidjan.
Cette visite, selon certaines langues de la présidence de Côte d’Ivoire, s’inscrit dans le cadre d’un "rapprochement entre le président Gbagbo et son homologue Français Nicolas Sarkozy".
Rien d’étonnant sauf que pendant cette visite France 24, la Chaîne internationale de télévision française, fera 6 diffusions de l’interview du président Gbagbo.
A Cela, j’ajoute la condamnation de IB, non sans compter la prochaine visite du patronat du Medef, mais également la visite du ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner.
Ah oui ! J’ai failli oublier la liaison (grandeur nature) entre Paris et Abidjan par un Boeing 777. Wow ! Tout ça en même temps…
Nous ne serons pas étonnés de voir une visite officielle de Gbagbo à Sarkozy ou vice versa.

23 mai 2008

Expulsion des Ivoiriens: C'est la mode !?

Un autre cas vient s'ajouter à la liste des Ivoiriens (et autres Africains) qui seront chassés (évitons les euphémismes avec le terme "expulser") de la France.

Selon l'article puisé sur le blog de Libé Lyon, "Le préfet du Rhône veut à tout prix expulser le jeune Landry, quitte à régulariser sa situation plus tard.

"Le lycée La Martinière connait ces jours-ci une mobilisation exemplaire. Elèves et enseignants soudés, nombreux, pour défendre un étudiant ivoirien menacé d'expulsion. Leur engagement est tel qu'il a poussé le préfet du Rhône à sortir de sa réserve, vendredi après-midi. Le représentant de l'Etat a justifié sa décision, et s'est engagé, dans un communiqué, à régulariser Landry, étudiant en BTS de gestion informatique dans ce lycée de la Duchère. Mais auparavant... le préfet maintient qu'il faut expulser le garçon samedi. "Pour régulariser sa situation, explique-t-il, il doit d'abord retourner dans son pays afin de demander aux autorités consulaires françaises un visa de long séjour étudiant." Puis le préfet ajoute : "Après obtention de ce visa, il pourra revenir sur le territoire français et obtiendra un titre avec la mention étudiant". Les enseignants et les professeurs sont un peu rassurés par cet engagement écrit. Mais ils restent, comme les lycéens, indignés par cette expulsion inutile..."


Lire l'intégralité de l'article

22 mai 2008

Un Ivoirien (élève , sans-papier) en France ménacé d'expulsion

Au lycée La Martinière-Duchère de Lyon, personne ne se doutait que Landry, 23 ans, élève en informatique, était sans papiers et risquait de se faire expulser à tout moment vers la Côte d'Ivoire. Désormais, tous sont mobilisés.

Quatre jours plus tôt, au cours d'un contrôle de police dans le métro de Lyon le 8 mai, le jeune homme avait été arrêté puis placé en centre de rétention.

Sans titre de séjour, il risque d'être renvoyé en Côte d'Ivoire, pays qu'il a définitivement quitté en 2003 après l'assassinat de son père, opposant politique. Autant de faits que Landry a toujours tus dans son environnement scolaire.

Alerté, un enseignant, M. Sanchez fait signer dès le lendemain une pétition à ses collègues et aux élèves. Mille signatures sont recueillies en deux heures et une demande de régularisation est faxée à la préfecture dans la foulée par la proviseure du lycée, Stanie Lor-Sivrais. Rassemblés cette semaine devant la préfecture de Lyon, les proches et quelque 200 lycéens et enseignants tentent une nouvelle fois de se faire entendre.

La famille vient d'apprendre qu'un laissez-passer pour la Côte d'Ivoire a été délivré.


Source : AFP

12 mai 2008

Une histoire édifiante de chasse aux... Noirs

"Admirons" comment la police française réprime les sans abris...

13:20 Publié dans A la chasse ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expulsion, france, sdf

30 avril 2008

Confession: "la France est le dindon de la farce"

A la question "où en est la situation en Côte d'Ivoire", l'on comprend que "la France s'est fait avoir..."