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10 juillet 2012

Webolitique : Cyberactivistes Pro-Gbagbo, la bataille sur le Web (2)

Cet article fait est la suite de la serie "Webolitique" dont le premier épisode portait sur "comment le pouvoir en place utilise le Web". sitegbagbo.JPG

Un an après l'arrestation de leurs mentors, les membres de l’opposition ivoirienne n’ont pas baissé les bras sur les réseaux sociaux. Même si par moment, les sites web et les réseaux sociaux de l’ancien président ivoirien semblent en agonie, ceux de ces partisans se vivifient. Coupés des médias locaux et ne jouissant pas de plages dans la presse internationale (comme ceux du pouvoir en place) les « Pro-Gbagbo » se trouvent un espace plus large et plus instantané : les réseaux sociaux. Face à un pouvoir qui veut prendre du terrain sur le Web, l’opposition organisent la « résistance » sur le web. Parcourons, les couloirs des plus actifs sur Internet. C'est une liste non exhaustive  

 

Les comptes de Laurent Gbagbo abandonnés ? 

laurent gbagbo,alain toussaint,cybercactiviste,opposition,fpi,lmp,politique,webolitiqueLaurent Gbagbo même s’il reste enfermé, est toujours présent sur la toile. C’est vrai, l’ancien site officiel de la présidence n’est plus fonctionnel. Mais son espace personnel est régulièrement mis à jour. On y retrouve toute l’actualité sur les différents exilés ou emprisonnés politiques. Mais aussi des infos sur l’état de Laurent Gbagbo lui-même. Et sur les réseaux sociaux aussi, le patron du FPI est bien vivant. Deux pages « Facebook Officiel ». Laurent Gbagbo qui compte plus de 7200 fans ou Gbagbo Laurent qui totalise plus de 9700 « j’aime ». Deux comptes « Twitter » aussi qui, pour l’heure, sont au point mort. Le premier qui a arrêté d’être alimenté depuis le 15 mars (plus de 1000 abonnés) et le second est à plus de 1700 abonnés avec le dernier « tweet » qui remonte au 13 avril. Tout comme le site Web Lgconnect qui lui-même est en berne. Le deuxième compte « Twitter » s’est arrêté le 13 avril. 2 jours après l’arrestation de Laurent Gbagbo. Il totalise un peu plus de 3000 abonnés.

Alain Toussaint et les autres… sur tous les fronts

Il est certainement le plus actif de la “résistance” dans les manifestations qu’il initie ou auxquelles il participe. Mais également, sur la toile. Alain Toussaint est fortement présent. Son compte « Twitter » qui compte plus de 2000 « followers » est son média personnel. Il y met les photos, des liens sur ses activités. Pour le porte-parole de Gbagbo en Europe,  c’est aussi le lieu pour débattre. Idem pour son compte « Facebook ». 17 882 Fans. Véritable média en ligne. Où sont déposés textes, photos, vidéos etc.  Sur cet espace, Alain Toussaint livre les comptes-rendus de ses tournées, mais aussi des activités des partisans de Laurent Gbagbo en Europe ou ailleurs dans le monde. [NB: Mise à jour par Alain Toussaint sur Twitter. 2 700 followers sur Twitter / 5 203 Amis et 17 895 abonnés sur Facebook au 10 juillet 2012.]

laurent gbagbo,alain toussaint,cybercactiviste,opposition,fpi,lmp,politique,webolitiqueAutre hyperactiviste engagé sur la toile : Steve Beko.  C’est son surnom. Il est perçu comme «celui qui se positionne, aujourd’hui, comme l’un des grands défenseurs, sur le réseau social Facebook, des idées de l’ancien président, Laurent Gbagbo ». Son profil « Facebook » mais également sa page « Twitter » ou minutes après minutes les idées, pour galvaniser les troupes, sont émises. http://twitter.com/#!/stevybeko. Et il n’est pas seul à mobiliser.

Abel Naki, est l’Initiateur de « FACEBOOKERS POUR GBAGBO », "Directeur de Campagne Adjoint du Président Laurent GBAGBO" en France chargé de la communication. Sa page « Facebook » lui sert également de lieu de promotion des évènements organisés et des idées pour « continuer la lutte ».

Avec Abel NakiMande Massa ou en encore Wazi Guepié ou encore le journaliste Théophile Kouamouo investissent la toile de fond en comble. Le patron du journal (désormais en ligne) « Le Nouveau Courrier » marque sa présence sur « Facebook » ou sur « Twitter » sur lequel plus de 3000 comptes sont abonnés au sien. Mais son espace de prédilection reste son blog où ses idées anticolonialistes restent à la page. C’est là qu’il diffuse ses éditos, ses coups d’gueule. C’est là aussi qu’il fait la promotion de ses voyages ou de ses ouvrages.

Et si on parlait des groupes de pression !

laurent gbagbo,alain toussaint,cybercactiviste,opposition,fpi,lmp,politique,webolitiqueLe plus dynamique reste le « ACC ». Action Concrète de Communication. Sur cette page « Facebook » la plupart du temps, ce sont des vidéos et des photos qui sont mises en valeur. Rassemblement, reportage, émission… Ce groupe est un relais de toutes les activités des partisans de l’ancien Chef de l’Etat. 

Il y aussi et surtout « La majorité présidentielle ». Avec ses 31260 fans, elle est certainement la plus célèbre page « Facebook » des cyberactivistes Pro-Gbagbo. Constamment mis à jour, cette page suit de près l’actualité en Afrique tout en indexant ouvertement la « Françafrique » et en mettant en avant leur poulain : Laurent Gbagbo

Mon point de vue

De cette ballade, je retiens que depuis avril 2011, l’offensive des partisans de Laurent Gbagbo a baissé. Cela est certainement dû au fait que la plupart des cyberactivistes qui résistaient pendant la crise post-électorale sont en exil, emprisonnés ou séquestrés. Je ne revois plus, par exemple, le célèbre Facebooker pour Gbagbo (et mon ami personnel) Claudus. Si les Cyberactivistes de l'opposition se font discrets sur « Twitter », ils sont bruyants sur « Facebook » qu'ils ont décidé d'investir de fond en comble. Il leur faut, à mon sens, mieux synchroniser leurs actions pour plus d'efficacité dans la communication On Line. Quoiqu’il en soit, et comme je l’avais affirmé lors de mon premier article, le Web reste incontestablement l’aire de bataille politique en Côte d’Ivoire aujourd’hui. C’est là que tout ce gagne. « Tweet » après « tweet », « post » après « post » sur « Facebook » et/ou sur les blogs. 

 

20 juillet 2009

Les partis, les blogs et les réseaux sociaux

 

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Les blogs. Nous n’avons plus que ce mot à la bouche. Au départ, certains trouvaient que c’était une banalité, un épiphénomène. Mais bien vite ils se sont rendus compte de l’importance de ce puissant moyen de communication et d’expression…libre.
Les partis politiques sont désormais dans la danse. Toutes les tendances ont désormais leurs blogs et figurent de plus en plus sur les réseaux sociaux notamment les plus influents tels que facebook, Skyrock, Hi5...

Trois groupes de partis sont mis au scanner. Les «grands partis» que sont (par ordre d’arrivée au pouvoir) le Pdci, le Fpi et le Rdr(?). Ensuite ceux qui sont appelés les «petits partis» ou partis «périphériques» tels que le Pit (Parti ivoirien des travailleurs), le MFA (Mouvement des Forces d‘avenir), l’Udpci (Union pour la démocratie et la paix en Côte d‘Ivoire). Enfin les partis émergeants (ou dissidents appelez-les comme vous le sentez) comme le Rpp et bien d‘autres.

 

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Commençons avec le parti le plus communicateur en Côte d’Ivoire. Le Rassemblement des républicains (RDR). A côté du site web du parti dirigé par l’ancien premier ministre Alassane Ouattara (voir sa page facebook), un nombre important de blogs est néspour diffuser largement les idées du parti et bien entendu les activités.
L’un des plus grand activiste en matière de cet outil est certainement le ministre des Tic Hamed Bakayoko avec son blog.  Un espace mit assez régulièrement à jour avec des textes et des photos, mais aussi des vidéos. «Am’Bak » comme il aime se faire appeler diffuse toutes ses activités en tant que ministre, mais aussi entant que homme fort du RDR (Il est le Directeur central de campagne chargé de la jeunesse). Il est également présent sur Facebook, et sur HI5.

ddc rdr.jpgA côté de lui, il y a les sections régionales, départementales ou celles des quartiers qui ont jugé utile d’avoir des blogs. J’en veux pour preuve le blog initié par la direction de campagne de Yopougon Songon (voir ici). Elle a dû ouvrir un autre blog et ce, se défend t-elle  «dans le soucis de mieux rendre compte des activités au niveau de la zone Yopougon-Songon (quartier de la plus grande commune d‘Abidjan)». Il y a également le désormais célèbre blog de la section des jeunes du RDR de Yopougon crée en décembre 2008. Ce blog est actualisé presque tous les jours. Au-delà des informations sur la section, toutes les activités du président du parti sont reprises. Les auteurs de ce blog se prononcent également sur l’actualité nationale et internationale. Tous les sujets y passent. Politique, société, religion, sport, économie: c’est un vrai journal.
Au niveau national, il y a ce blog. L’auteur serait Karamoko Yayoro, l’actuel président des jeunes du parti. Les activités des jeunes et du parti en général figurent.
Les partisans du Rdr en France ont leur espace interactif. Un blog qui déroule les activités du Rdr qui se font à l’étranger.
Le moins que l’on puisse dire, même si l’on sait qu’il existe d’autres blogs que nous n’avons pas pu trouver, c’est que le Rassemblement des républicains utilise à fond cet outil.

 

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Qu’en est-il du plus vieux parti de Côte d’Ivoire? Ce parti que l’on indexe comme «dépassé» en matière d’utilisation des Tic. Eh bien, ce qui le pensent, risquent de se tromper. À côté du site officiel du parti d’Houphouët Boigny qui a une certaine interactivité (l‘une des spécificités d’un blog), l’actuel président du parti Henri Konan Bédié, marque sa présence sur Facebook et surtout sur Skyrock.  Des espaces où les idées du Pdci sont diffusées.

Dans les directions de campagnes on s’organise également pour être présent sur le web via les blogs. La direction de campagne de Didiévi (ville dans le centre de la Côte d’Ivoire) à son blog. On y trouve des informations générales sur des faits dans la région mais surtout des activités du Pdci dans la zone. Le Pdci de la diaspora fait aussi parler de lui. En Suisse comme en France on retrouve des blogs dédiés à l’ancien parti au pouvoir. Justement dans un classement du Weborama le blog du Pdci de France est dans le peloton de tête.
Ajoutons aux blogs du Pdci du Danemark et des Usa, un forum de discussion autour des thèmes qui touchent le parti.

bombetblog.jpgPourtant, dans cette famille politique, le torchon brûle. Il y a de la dissidence. Et cela se voit aussi dans des blogs créés par d’anciens membres du parti ou dédiés à ceux-ci. En tête, l’ancien ministre de l’intérieur Emile Constant Bombet avec un blog qui lui est consacré. L’auteur de ce blog tient à montrer que «Henri Konan Bédié est devenu et continu d’être celui qui a le plus bénéficié et qui continue de tirer profit du système que Houphouet-Boigny a mis en place pour son pays, la Côte d’Ivoire». Il demande à Bombet de «prendre ses responsabilités». «Nous demandons donc á Emile Constant Bombet de reprendre le relais là où il a été déposé pour rallumer la flamme militante du PDCI-RDA et redonner espoir aux millions d’Ivoiriens qui désirent encore retrouver leur belle Côte d’Ivoire», écrit le blogueur. (Lire entièrement la requête ici)
Autre dissident et certainement le premier depuis le début de la crise ivoirienne. Laurent Dona Fologo, actuel président du Conseil économique et social. Sorti du Pdci rda, il a créé le Rassemblement pour la Paix, le Progrès et le Partage (RPP-P?-). Son parti à un site web qui  diffuse la (nouvelle) vision du «père du sursaut national». D’ailleurs son blog personnel le suit dans toutes ses activités. Pas souvent mis à jour, il reprend de façon générale des articles de journaux qui sont consacrés à Fologo.
En somme, même s'il est qualifié de "conservateur" dans ses idées et ses méthodes, il faut reconnaître que le Pdci n’entend pas être en marge de l’utilisation des outils du Web 2.0. Et il le fait mieux que plusieurs d'ailleurs. Au vu de ce qu'on pourrait appeler une "marée verte" sur le net.

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Quittons le vieux parti pour atterrir dans celui des refondateurs. C’est-à-dire le Front populaire ivoirien (FPI) créé et dirigé par Laurent Gbagbo. On lui reprochait ici de ne pas avoir de site web fonctionnel. Maintenant c’est chose faite. Mais jetons un regard sur les blogs et la présence dans les réseaux sociaux.
Quasiment absent de cet univers. Mais on peut retrouver une page du Président de la république sur Facebook et un profil du FPI. Sur Hi5, une page de campagne est drôlement vide. Certainement, le parti du Chef de l’Etat ne trouve pas l’utilité de mener le combat sur le web.

Quid des «petits» partis tels que le Pit, le MFA et l’Udpci.
Pas grand-chose.

DMblog.jpgA part leurs sites web, le Pit et l’Udpci sont quasiment absents de la blogosphère et des réseaux sociaux. Le MFA malgré son site web, a un blog qui lui est dédié. Rien de plus. L’auteur de cette plateforme écrit pourtant que «les propos tenus n'engagent que leur auteur et ne peuvent être considérés comme l'expression de la pensée du MFA».
A leurs côtés, l’un des derniers arrivés sur la «scène grand public» de la politique ivoirienne. Gnamien Konan, ancien directeur national de la Douane. En plus de son blog et de son site régulièrement mis à jour, il jouit d'une forte présence sur sa page facebook. Aussi, parmi les isolés ou les exilés l’on peut découvrir  le «blog politique de Doumbia Major», (ex ?) membre de l’ex-rebellion, et son profil sur Facebook.

C'est certain. Les hommes politiques (à l’exception de certains) en Côte d'Ivoire, ont compris qu’il existe une vrai démocratie sur le web. Et ils ne s’en privent pas. Désormais, petits comme grands, tous les partis ont la chance d’être logés au même rang sur la toile. Tant pis pour ceux qui ne veulent pas en profiter.

22 septembre 2008

Vidéo de rattrapage...

En lieu et place de la revue de la presse que je fais chaque lundi, je vous propose de regarder cette vidéo de l'ambiance du meeting de l'épouse du Chef de l'Etat à Bouaké.
Dans la revue de la presse de la semaine dernière, nous rélévions que la presse de l'opposition avait "brandit" un fiasco quand à la mobilisation lors de ce meeting.
Sur le site de campagne du Président de la république, cette vidéo montre toute la ferveur et l'ambiance de fête de ce rassemblement. Est-ce que c'est la réponse du FPI aux critiques sur la mobilisation ?


15 septembre 2008

Revue de la presse ivoirienne

La première dame de Côte d’ivoire a clôturé sa tournée dans les zones centre-nord par un meeting.
C’était hier dimanche au stade municipal de Bouaké. Un évènement raconté différemment par les journaux ivoiriens.
Le quotidien gouvernemental Fraternité Matin parle d’une «mobilisation moyenne» pour ce meeting qui s’est tenu au stade municipal de capitale du centre.
simonegbagbo.jpg«Même si le stade était rempli aux 3/4. Pour ce membre du cabinet de la Première dame qui a requis l’anonymat, cette modeste mobilisation de leurs militants s’explique par le fait qu’au plus fort de la crise, les personnes à abattre étaient les militants du Front populaire ivoirien qui, craignant pour leur sécurité, nombreux sont ceux d’entre eux qui ont trouvé refuge en zone gouvernementale. Cependant, après près de six ans d’absence d’activité de son parti, il s’est réjoui de la mobilisation enregistrée qui, selon lui, est la preuve patente que le FPI renaît de ses cendres à Bouaké et dans toute la région de la Vallée du Bandaman», rapporte Frat mat.
Le Nouveau Réveil, journal de l’opposition, titre à sa Une, «Meeting de la 1ère dame à Bouaké : Simone Gbagbo humiliée». Pour le quotidien proche du parti démocratique de côte d’ivoire (pdci, ancien parti au pouvoir), le meeting de l’épouse du chef de l’Etat a été «un véritable cauchemar». «Jusqu`à 12 heures, l`on n`était qu`à 3.500 personnes au stade. C`est finalement sous pression que d`autres renforts viendront porter le nombre à quatre mille. Enfin, Simone pouvait entrer au stade sous le coup de 12 heures 48 mn et constater par elle-même et se taire à jamais. Malgré les moyens de l`Etat utilisés abusivement pour déraciner le PDCI RDA, elle a échoué», écrit Le Nouveau Réveil qui ajoute que «Constatant leur échec total en matière de mobilisation à Bouaké pour faute de militants, des renforts seront demandés depuis Abidjan. Ainsi, c`est de 19 heures le samedi 13 septembre dernier jusqu`à 10 heures, le lendemain, (hier dimanche) que les jeunes patriotes vont prendre d`assaut la ville de Bouaké à bord de 146 véhicules dont 40 bus, 65 cars et 50 Dynas (mini cars) pour secourir l`épouse de Gbagbo, en difficulté dans le fief de l`ex-rébellion. Ces véhicules sont venus des quatre coins du sud du pays. A savoir Abidjan, Yamoussoukro, Akoupé, Gagnoa, Ouragahio, Anyama, Daloa, Issia, Aboisso, Sinfra, Tiébissou, Toumodi, Bassam, etc».
Même son de cloche chez Le Patriote, quotidien proche du Rassemblement des Républicains (Rdr, parti d’opposition de l’ancien premier ministre Alassane Ouattara) qui titre à sa Une «Simone prêche dans le désert (…) Le stade vide aux trois quarts». Ajoutant dans ses colonnes que «ce sont au total 2450 militants ou supposés tels qui ont été convoyés pour grossir le nombre de ceux qui sont venus écouter le message de la vice-présidente du FPI dans la ville symbolique de Bouaké». Des "renforts’" composés en majorité de "jeunes patriotes" selon Le Patriote.

Du côté des journaux «bleus» (nom donné aux journaux proches du Front populaire ivoirien, Fpi, parti du président Laurent Gbagbo) aucun écho majeur n’a été fait de cet «grandissime évènement» ainsi qualifié dans l'entourage de la première dame. Le Matin d’Abidjan, Le temps et Le Quotidien sont (quasiment) unanimement muets sur la question mobilisation à ce rassemblement.
C’est le quotidien Notre Voie qui fait écho de «ce grand rassemblement» sans avancer des chiffres pour démentir ce qui est annoncé par les quotidiens de l’opposition.
Hier pourtant, certaines agences de presses présentes sur les lieux avançaient sur la toile des chiffres variant entre 10 000 et 25 000 personnes présentes aux stades. C’est le cas de Gabonews (agence de presse gabonaise) qui a constaté que «l’épouse du chef de l’Etat ivoirien, Simone Ehivet Gbagbo, a rassemblé dimanche, au stade municipal de Bouaké, plus de 25 milles personnes en provenance des différentes régions du pays pour le meeting de clôture de sa tournée dans le centre du pays».
La guerre des chiffres n’aura véritablement pas eu lieu. Car en l’espèce, les quotidiens proches du parti de l’épouse du Chef de l’Etat, n’ont pas apporté la réplique pour revendiquer un nombre important de participants à ce meeting.

07 septembre 2008

Petite campagne de Gbagbo sur France 24

28 avril 2008

A chacun son titre...

Ce week end a été vécu sur un air de campagne électorale.
Pendant que "Le patriote" dénonce "le honteux chantage du FPI"... au nord

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... "Notre Voie" décrit un "week end noir pour le PDCI" à Soubré.
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11 février 2008

Une nouvelle monnaie pour la Côte d'Ivoire ?

a20a3dee1d9a42b6aee27c7babf80256.jpgEn meeting à Bouaflé, le Président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibay, s'est encore élevé contre les agissements diaboliques de la France. Selon lui, le gouvernement français ne laisse pas "les chefs d'Etat africains travailler tranquillement".
Pour le 3e vice-président du parti au pouvoir, la France a peur que l'Afrique prenne des décisions d'elle-même. Et il en veut pour preuve le récent refus de la France de voir le ministre Bouhoun Bouabré accéder à la tête de la BCEAO. Mamadou Koulibaly a donc encouragé les ivoiriens, et les africains à s'engager sur la voie qui permet d'affirmer leur dignité et leur liberté (qui passent certainement par l'abandon du Franc CFA). "Il faut créer notre propre monnaie", a t-il souhaité.

"Vous nous voyez en costume, comme présidents mais nous avons les pieds et mains enchaînés. (...) Et c'est valable pour tous les présidents africains. Ils sont présidents, mais ils ne peuvent pas tout faire. Il y a certaines choses que pour faire, il faut qu'ils demandent d'abord à Paris. Si Paris dit je ne veux pas, on ne fait pas, si tu veux faire, on te saute du pouvoir. Vous là, vous servez à quoi alors ? C'est ce qu'il se passe au Niger ou le président Tandja a voulu voir clair dans l'exploitation de l'uranium de son pays. Ils ont créé une rébellion avec les Touareg ; Idriss Déby paye aujourd'hui parce qu'il a jugé les Français dans l'affaire de l'Arche de Zoé et en Côte d'ivoire, ils ont voulu renverser Gbagbo à cause des contrats de la CIE, de l'eau, du port et de la télécommunication. Ce n'est pas possible, nous sommes des hommes, nous avons des droits. Regardez le ministre d'Etat Bohoun qui est là. On voulait le nommer Gouverneur de la Banque centrale à Dakar. Si c'était entre nous les Africains, il serait Gouverneur, mais on dit que ce sont les Français qui ne veulent pas de lui. Les Français ont quoi à avoir dans notre banque centrale? Ont posé la question, certaines personnes. Mais c'est pour eux la banque, pour ceux qui ne le savent pas. Ils ont peur de Bohoun Bouabré. Oui, parce qu'ils disent que les gens d'Abidjan avec leur théorie bizarre d'économie, ils vont venir tout chambouler à la BCEAO. Ils ne perdent rien pour attendre. On ne peut pas continuer avec un franc CFA surévalué qui nous appauvri. On a une monnaie digne de l'Allemagne d'aujourd'hui, alors que nous sommes une économie pauvre d'Afrique. Une industrie qui doit emprunter de l'argent à la banque pour investir, les banquiers lui demandent à Abidjan, 14 à 15%. Quand les mêmes entrepreneurs français vont à la banque pour chercher de l'argent, on leur demande 3 à 4 %. Comment ici, vous allez prendre crédit à 15 % et construire des usines, embaucher des jeunes pour travailler et avoir des bénéfices avec ces 15 % ? Quand on ouvre son compte là-bas, ils sont les premiers à dire, ce sont des folies, ils ont ouvert des comptes en Europe. Il faut qu'on sache ce qu'on veut. Notre franc CFA, il faut qu'on en finisse avec. Ça peut être dur, mais le Ghana a sa monnaie, le Nigeria, la Guinée, le Liberia, etc. ont leurs monnaies. Les mêmes écoles qui ont formé leurs cadres pour créer leur monnaie, nous avons aussi ici, les mêmes compétences. Mais nous là, on dit non, la France dit qu'elle ne veut pas. Il faut qu'on arrête de dire qu'est-ce que la France veut, avant qu'on fasse. On est des gens, on est des responsables, on est un pays, il faut qu'on s'assume entièrement. Le gouvernement français n'a qu'à gérer la France, c'est son droit et puis ils n'ont qu'à nous laisser gérer notre continent. C'est tout.
La période coloniale d'esclavage, c'est fini ! On ne va pas leur demander des comptes immédiatement, mais ce serait bien aujourd'hui qu'on nous dise, Messieurs les ministres d'Etat qu'on fasse l'audit du compte d'opération. Depuis 1960, il y a combien de francs, on a eu combien et à quel taux d'intérêt sommes-nous ? Il faut qu'on fasse l'audit de la coopération monétaire, de la coopération économique. Mais si on est en guerre comme ça là, on ne peut pas s'asseoir et penser à ça. Il y a un qui dit, on veut l'audit et l'autre passe pour dire moi, je ne veux pas de l'audit si vous me donnez le pouvoir, vous faites ce que vous voulez en Afrique. En Europe, ils sont solidaires, lorsqu'un pays vous dit non, l'autre pays ne va pas accepter. Avec cette guerre, je suis allé voir les Allemands pour dire de nous aider contre les Français, ils ont dit non. Les Belges, les Italiens, les Américains, pareils. Mais si c'est en Afrique, nous sommes prêts à vendre nos parents. Les gens qui sont bien, ne vendent pas quelqu'un. Vendre l'homme, c'est interdit moralement. Et pourtant, leurs Parlements ont voté des lois pour nous vendre. C'est aujourd'hui qu'ils savent qu'il y a des droits de l'homme. On dirait “qu'avant nous n'étions pas des hommes".