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31 août 2010

Cité Mermoz, zone interdite ?


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Depuis un peu plus d’un an que j’ai lancé le projet des Avenues et particulièrement Avenue225, mon objectif était d’essayer de montrer le quotidien de la Côte d’Ivoire, les vraies réalités. J’ai voulu avec la belle équipe d’Avenants (les rédacteurs web d’Avenue) qui m’accompagnent sortir du quotidien chargé des agendas politiques et rester concentré sur « l’information de proximité ». Le journalisme citoyen est notre cheval de bataille et nous essayons de faire chaque jour un peu mieux en comptant sur les encouragements, les remarques et critiques (parfois dures) de nos lecteurs.

Dans cette logique nous touchons tous les sujets qui nous paraissent intéressants. Ce qu’il y a de beau, de bon mais aussi ce qui ne nous honore pas en tant qu’Ivoirien et qu’il faut dénoncer et changer. Mais voilà, il semble qu’il y a des sujets ou des zones dans lesquelles il ne faut pas s’aventurer. Et aujourd’hui l’un de nos Avenants paie les frais de ses écrits.

Judik-Hael Dahé est un jeune étudiant en licence de droit. Il est aussi l’un des rédacteurs web d’Avenue225. « Judik » réside à la cité universitaire de Mermoz où de temps en temps il rapporte des situations intéressantes et parfois surprenantes sur la vie en cité. Le 8 juille t dernier, il a écrit un article sur le restaurant de la cité. « Le restaurant universitaire de Mermoz bientôt fermé? ».

« La situation du restaurant universitaire de Mermoz dans cette période était très critique. Si bien que certains étudiants qui résident au sein de la cité trouvaient dans le fait d'aller chaque midi et soir prendre leur nourriture, un véritable calvaire », affirme Judik. Il prend sur lui l’initiative de mettre à nu cette situation. Manque d’hygiène, nourriture fade et faite sans grand soin etc. L’article met le doigt sur la situation désastreuse du restaurant d’une cité universitaire jadis enviée. Le Centre régional des oeuvres universitaires d’Abidjan (CROU-A) et la société prestataire se rejettent mutuellement la faute. Les photos qui illustrent le papier font vomir. L’article de l’Avenant est reprit par le quotidien ivoirien Le Nouveau Courrier.

reastomermoz.jpgUn plat indigeste

« Sans le savoir je mettais donc le pieds dans un plat qui allait être difficile pour moi à digérer ». L’auteur de l’article contre toute attente va être convoqué. « Un matin, en cours, mon portable se met à sonner. Je décroche, une voix me dit de rentrer d'urgence sur la cité universitaire (...) Une trentaine de minutes plus tard, une autre voix, que je reconnais d'ailleurs me dit avec insistance la même chose ».

Sur la cité, il est au banc des accusés. En face de lui, des responsables du CROU-A, la société prestataire mais aussi des responsables de la Fedération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci, principal syndicat). Judik est accusé dans un premier temps d’avoir diffusé les propos du responsable du CROU-A sans son autorisation et dans un second temps d’avoir fai ;/script> t son reportage sans avoir obtenu la permission de la Fesci. En guise de réparation, les éléments de la Fesci écrivent eux-mêmes un article qu’ils nous somment de diffuser. L’article dit en résumé que tout va bien et que ce que nous avons publié est faux.

Je dépêche donc une équipe pour calmer les esprits. Et leur faire comprendre qu’un tel papier ne peux passer dans notre espace, parce qu’il ne reflète pas la vérité et va contre notre ligne éditoriale. Nous leur propo sons donc de revenir quand les choses se seront améliorées afin d’indiquer sur notre site et dans le Nouveau Courrier les avancées dans le Resto’ U. Une proposition qui trouve l’assentiment de tous.

Une semaine après cette rencontre, Judik se rend compte que (subitement) les choses sont en train d’évoluer. Le Chef cuisinier est remplacé par un autre diplômé d’une école professionnelle d’hôtellerie. Le menu est amélioré. « Les étudiants ont même été étonnés par ce changement soudain ». Judik fait un autre papier « Restaurant universitaire de Mermoz : Les choses s’améliorent ! ». L’article est repris par Le Nouveau Courrier et tout rentre dans l’ordr e… mais par pour longtemps.

Quelques semaines plus tard, nous organisons une formation à Abidjan pour les Avenants régionaux. Ils sont logés à proximité de la cité Mermoz. L’un d’eux dans le cadre d’un exercice fait un détour par la cité et se rend compte qu’elle n’est plus la résidence qu’il a connue il y a des années en arrière.

Son papier est publié le 22 août sur le site Avenue225 et il est repris le lendemain par Le Nouveau Courrier. "Cité Mermoz, la vie universitaire en décadence". C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Des éléments de la Fesci font irruption dans la chambre de Judik pour manifester leur mécontentement. «Ils m’ont demandé de révéler le lieu où ils peuvent retrouver l’auteur de l’article ». Pour eux, si l’article a été diffusé dans la presse, c’est bien parce que Judik-Hael Dahe l’a autorisé. Son appareil photo est confisqué et un ultimatum lui est donné pour qu’il « livre celui qui a raconté ces choses sur la cité Mermoz ». L’Avenant dort d ésormais d’un œil, ne sachant comment cela va finir.

La cité Mermoz et les sujets des étudiants apparaissent comme des dossiers à ne pas toucher. Des enquêtes à ne pas mener. Sans avoir la prétention de vouloir faire de l’investigation dans le style « Les Experts Miami », je crois que tout citoyen à le droit de dire ce qu’il pense et de présenter aux yeux du monde son environnement immédiat où il vit. Et c’est ce qu’a fait cet Avenant. C’est d’ailleurs pour cela qu’Avenue225 est né. Donner la parole aux citoyens qui vivent en Côte d’Ivoire. Visiblement, cette mission a ses limites dans des zones comme la cité Mermoz, au point de recevoir des menaces et de confisquer le matériel de ceux qui font leur travail.

Pour nous, ce n’est pas un élément dissuasif. C’est plutôt un encouragement à persévérer car en fin de compte c’est bien la preuve que nous sommes écoutés et que nous pouvons à notre façon faire bouger les choses. Aujourd’hui, le restaurant de la cité universitaire de Mermoz est fermé pour rénovation. Et nous sommes heureux et fiers d’avoir contribué à faire changer les choses.

Cependant, pour ne pas mettre la vie des Avenants en danger (puisque certains vivent en résidences universitaires), je leur ai demandé (pour l’instant) de ne pas écrire sur tout ce qui touche aux étudiants et à la Fesci. Il y a bien d’autres aspects de la vie quotidienne des Ivoiriens que nous pourrions montrer. Et c’est ce que nous allons nous atteler à faire.

 

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27 avril 2009

La Fesci fait (encore) parler d'elle: 1 mort

mod_article46422.gifC'est avec peine et révolte que j'ai lu aujourd'hui, cet article que j'ai intégralement repris un peu plus bas. La tristement légendaire fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire a encore frappé. Son actualité rime trop souvent avec assassinat et mercenariat. Quand je finis de lire un tel article, j'ai froid dans le dos. Que des adolescents manient avec une agilité macabre la machette, la hache ou même le pistolet. Là où ils devraient mieux manier le stylo ou (pour être fashion) l'ordinateur. C'est de plus en plus fou. Ce que je dis là n'est certes pas nouveaux. Mais honnêtement, j'ai de plus en plus peur parce que j'ai encore des frères et des soeurs qui fréquentent les écoles et les universités tenues de mains de maîtres per la Fesci. Pas vous ? Certains n'ont pas cette peur-là, parce qu'ils n'ont personne dans les écoles ivoiriennes. Peut être commenceront-ils à être inquiet quand il y aura une section Fesci à Paris, à Bruxelle, à Lisbonne, à Baltimore...
On avait pensé qu'avec l'arrivée du nouveau secrétaire général du syndicat que les choses seraient nouvelles. Lui qui a dès le début de son mandat placé son secrétariat sous les grâces du Seigneur dans une église évangélique. Pur Théatre ? Le chien n'a pas encore changé ses manières... (d'agir).
Toutes mes condoléances à la famille du "fescistes" assassiné à l'arme blanche. Quelle barbarie ! Lisez !

"La ville de Daloa a été le théâtre de violents affrontements entre factions rivales de la Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci) dans la nuit du vendredi au samedi 25 avril 2009. Bilan de la rixe, un mort. Il s’agit de Doh Glao Mathieu, secrétaire général de la section locale du lycée Pierre Mendès.

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16 octobre 2008

Année blanche à l’université de Côte d’Ivoire ?

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L’univesité de Cocody va-t-elle renouer avec l’ère des années blanches ?
Les évènements de ces derniers jours tendent à favoriser cet état de fait.
Hier, les cours sur la «Fac» de Cocody ont tourné au ralenti. Dans les facultés de lettres et de langues les cours ont été quasiment suspendus. (Et ce depuis le lundi).
Selon les informations glanées ça et là, les professeurs d’université ont décidé de ne plus dispenser les cours parce que l’un de leurs collègues à été battu par les éléments de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci).
Retour sur des évènements qui ternissent davantage l’image d’un syndicat qui est sensé défendre les droits et intérêts des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire.

fesciiii.jpgLundi 13 octobre. Il est un peu plus de 7 heures 30 minutes et le soleil peine à se lever sur le campus universitaire de Cocody. De loin, on peut entendre des bruits de pas qui se mêlent à une "chorale" de "militaire". Ce sont les éléments de la Fesci, qui font leurs footings en vue de préparer le salut aux couleurs. En effet, comme tous les lundis, les éléments de cette fédération montent le drapeau national dans un espace aménagé à cet effet.
Il est un peu plus de 8 heures. Les «fescistes» sont en rang et le drapeau prêt à être monté. «A cet instant, ils exigent que personne ne bouge par respect pour l’emblème national», nous apprend un étudiant inscrit en faculté de sciences juridiques.
L’hymne national est prêt à être entonné quand les «éléments» de la Fesci aperçoivent un individu, sac à la main qui passe tout près d’eux… sans s’arrêter. L’homme visiblement pressé, est interpellé par les «fescites» qui suspendent du coup la cérémonie de salut aux couleurs. Ceux-ci demandent à l’individu de s’arrêter jusqu’à la fin de la cérémonie.
Le quidam se présente comme étant un professeur, et leur fait remarquer que au regard du fait qu’il est «un peu plus de 8 heures déjà» et qu’il est en retard à son cours (qui est sensé débuter à 8 heures) il ne peut participer à la cérémonie. Il tente alors de poursuivre son chemin.
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Cet acte sera considéré comme un "péché capital" pour les hommes du principal syndicat des étudiants et élèves. Ils le séquestre, puis le batte comme un voleur. Le professeur ensanglanté, n’aura la vie sauve que grâce à l’intervention de certains étudiants qui décident de le sortir de là… La cérémonie n’aura plus lieu.
Les professeurs de la faculté de langues informées qu’un des leurs a été «sauvagement battu» décide de suspendre les cours «pour une période indéterminée» à partir de ce lundi 13. Cette grève va progressivement gagner toutes les autres facultés. Car les professeurs ont décidé par solidarité de ne plus dispenser de cours afin de «protester contre ce genre d’agissements».
L’université est donc partiellement paralysée depuis ce lundi et le mouvement de grève des professeurs risquent de s’étendre à toutes les facultés et durer les 12 mois à venir. «Cette fois-ci, il faut que la Fesci comprenne que nous ne sommes pas à leurs ordres mais que nous sommes là pour servir l’Etat, pour servir la nation», affirme en colère un membre de l’administration de l’université joint au téléphone.
La Fesci a toujours et été au cœur de ce genre de méfaits. Et l’on avait espérer qu’avec l’arrivée du nouveau Secrétaire général (national), Mian, les choses changeraient. Hélas ! L’image de La Fesci laisse encore des traces de barbaries et d’atteinte aux droits de l’homme.

Lire aussi l’article sur la grève des enseignants du secondaire.

08 avril 2008

Elections des sections de la Fesci : Sans bavure !

a0fa5f3f5f94ab2bf015de7b0f6750cd.jpgLa Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci) version Mian (le nouveau Secrétaire général), peut dire qu'elle est en train de réussir un bel exploit.

En effet, les élections locales de la Fesci qui paraissaient comme une période de troubles dans les cités universitaires, se sont déroulées dans une ambiance festive, à l'issue desquelles «les plus aimés des étudiants» ont été choisis.
Après les campagnes lancées il y a quelques semaines, place a été laissée le vendredi 4 avril dernier aux «Débats contradictoires». C'est une plate forme où les candidats viennent exposer et défendre leurs idées devant tous les habitants de la citée dans laquelle il souhaite être élu.
Une fois cette étape passée, les élections se sont tenues le lendemain samedi dans la discipline et le respect des règles démocratiques : «urnes, isoloirs, bulletins de vote, décomptes, proclamation des résultats ...». Et ce, dans toutes les citées universitaires d'Abidjan et de l'intérieur du pays.
Au finish, c'est un ouf de soulagement qu'ont poussé ceux qui étaient restés sur les cités au moment des élections. Pour les étudiants qui avaient désertés les lieux, c'est avec sourire que ces derniers ont retrouvé leurs chambres intactes et leurs cités calme.
«Nous avons voulu faire preuve de maturité», affirme Louis Djéa Konan, alias Bédié, nouvellement élu à la cité universitaire du Campus. Même son de cloche pour ''Lumumba'' (Jean Charles Kouamé de son vrai nom) nouveau secrétaire général de la cité de Mermoz pour qui «la Fesci doit changer de visage et passer à une étape supérieure». «Il faut que notre combat soit celui du bien être des étudiants et rien d'autre», a-t-il ajouté au cours des débats contradictoires qui se sont tenus samedi après midi à Mermoz.
A part la cité d'Abobo (quartier populaire) où quelques mouvements (sans incidents) ont eu lieu, l'on peut affirmer que la Fesci de Mian a réussi là où beaucoup avaient échoué. Cela augure des lendemains meilleurs pour le Secrétaire général (national) de la Fesci, Augustin Mian. L'on se souvient qu'il s'était rendu il y a quelques temps dans une église pour confier ces élections à Dieu.
Sa prière a donc été exaucée. A lui d'en faire d'autres pour les prochaines échéances du syndicat qu'il dirige depuis décembre 2007.

26 février 2008

Quand sonne l'indépendance de la Fesci !

7529487338fdd15b937c006e5d7c5d19.jpgDans un article paru dans le «Jeune Afrique n°2459», Augustin Mian, nouveau Secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci), annonce la «rupture» avec l'ancienne image que la communauté ivoirienne (et internationale) s'est faite de cette organisation depuis sa création le 21 avril 1990.
Le nouveau ''général'' de la Fesci, a réussi un certain nombre d'actions qui laissent penser que l'ère du changement est peut-être arrivée.
Déjà, il a réussi avec son prédécesseur, Serge Koffi, à tenir le pari d'organiser des élections «fescistes» sans effusions de sang. Ensuite récemment, environ 550 chambres détenues par les éléments de cette organisation estudiantine, ont été rendues au Centre régional des oeuvres universitaires (Crou) afin que les ayants droit en bénéficient.
Pour Augustin Mian, 32 ans étudiant en Licence de droit privé, «la Fesci a 18 ans. C'est l'âge de la maturité». «Il faut jeter les bases d'une lutte responsable, qui reflète nos valeurs : une Fesci qui respecte tout le monde et se fait respecter», affirme t-il.
Il n'est donc plus question pour la Fesci de «s'acoquiner avec un quelconque parti». Mian veut une fédération indépendante, libre de ses choix politiques qui n'auront que pour but l'amélioration des conditions de vie des étudiants. «Les élections ne nous concernent pas», rassure t-il. En ajoutant que «chaque étudiant vote selon sa conscience».
Pourtant Augustin Mian avoue que la Fesci est une voix électorale à vendre au prix du bien être des étudiants. «Nous soutiendrons celui qui nous mettra au centre de ses préoccupations et nous nous réservons le droit de nous prononcer sur les questions qui engagent l'avenir du pays», souligne t-il. Cette affirmation de Mian semble crépiter comme un air de rupture. Rupture avec les tendances politiques, mais également rupture avec les comportements traditionnels que l'on reconnaît à la Fesci. «Nous devons rompre avec les vielles méthodes qui donnaient de l'étudiant l'image d'un être inintelligent, violent, violeur, voleur et casseur (...) Je n'accepterai pas de m'humilier devant un commissaire de police pour demander la libération d'un étudiant qui a violé ou violé», lance t-il. Pour Mian, la Fesci doit redevenir correcte mais également il faut que les étudiants aient les moyens pour être épanouis. C'est pourquoi il ne manque pas de dénoncer les lacunes qui subsistent sur le grand «U» (Campus universitaire). «À peine 5 milliards de F CFA de bourses et seulement 9600 lits pour 250 000 étudiants... les bibliothèques universitaires sont vides (...) tandis que les professeurs vendent des fascicules et que le ''photocopillage'' fait florès...».
Le nouveau ''Général'' n'y va pas avec le dos de la cuillère : c'est le temps de la rupture. «... il n'est plus question que la Fesci soit financée par les hommes de pouvoir», assure t-il. Quant à savoir d'où viendra l'argent qui fera vivre l'organisation, Augustin Mian répond : «nous bénéficions de dons, de legs et des cotisations des membres».
Cette annonce d'indépendance de la Fesci intervient alors que - sans que le ton ne soit donné -, les campagnes électorales ont démarré. Et cette atmosphère ne rassure pas les ivoiriens sur la crédibilité de ce qu'avance le nouveau Secrétaire Général de la Fesci.
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Avec ses 522 sections, 10 000 adhérents (officiels) et plus d'un million de membre de facto, la Fesci fait peur. Car, elle est une organisation puissante. Une force de mobilisation.
Depuis 18 ans elle a toujours fait ''danser'' le pouvoir en place et la classe politique en général à son rythme. En plus, ce syndicat s'est dignement présenté comme une milice, mieux, une mafia. Longtemps la chasse gardée du Front populaire ivoirien (FPI, Parti au pouvoir), la Fesci (version Augustin Mian) semble vouloir s'affranchir de «ses maîtres» et devenir indépendante. Mais à quelles fins ? Serait-ce pour faire monter les enchères à l'occasion des prochaines élections ?. Car libre, elle pourra juger les offres et choisir celle qui lui convient. Seulement espérons que cette convenance sera à l'avantage des étudiants et élèves de Côte d'Ivoire. Et que Augustin Mian et son bureau ne vont pas se bâtir un empire riche et puissant avec l'argent des politiques, la faim des étudiants et le sang d'innocents.
Les souvenirs des barbaries ''fescites'' sont encore trop vivaces dans les esprits pour que les déclarations du nouveau «patron» de cette organisation trouvent des oreilles crédules.