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18 octobre 2012

Attaques à répétition : qui sont les coupables ?

Le blogueur Cyriac Gbogou a repris la chronologie des différentes attaques qui surviennent de façon récurrente presque tous les mois. « A ce jour, 12 attaques depuis le début de l’année 2012 », précise t-il.

Les scénarios de ce « film western en Live » sont sensiblement les mêmes. La nuit. Un petit groupe armé. Quelques assaillants tués, blessés ou capturés (mais jamais montrés). Des mesures de sécurité « désormais renforcées ( ?) ». Et rendez vous pour la prochaine attaque.

Finalement qui sont ceux qui attaques et pourquoi le font-ils ?

Dans les premiers épisodes de cette série d’attaque, les « Pro-Gbagbo en exil » ou au sein de l’armée étaient montrés du doigt. Lida Kouassi, Alphonse Douati, Laurent Akoun. Ces « troubleurs d’ordre » ont donc été mis hors d’état de nuire aux arrêts. Mais rien n’y fit.

Chaque mois qui passe a son lot de nouveau commissariat ou camp militaire attaqué.  Et de moins en moins, les autorités se précipitent pour accuser les partisans de l’ancien Chef d’Etat. De moins en moins les regards du pouvoir en place s’orientent vers le Ghana, pays voisin, lui aussi accusé de servir de base arrière de déstabilisation.

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02 juin 2008

Méthode (d'Ange) pour lutter contre la corruption

D'après une interview reprise par Henri Gossé

"Pour schématiser, je vous présente trois cas. Le premier, un véhicule arrive à un barrage ou à un corridor. L’agent ne siffle pas, mais l’automobiliste s’arrête, se dirige vers lui et lui remet de l’argent. Pour faciliter la compréhension, nous prenons le cas d’un chauffeur de gbaka. Dans ce cas précis, il n’y a pas d’infraction. Dans le deuxième cas, l’agent siffle, le chauffeur s’arrête, se dirige vers l’agent et lui remet les pièces qui, malheureusement, ne sont pas au complet. Le chauffeur remet de l’argent et on lui remet ses pièces et il repart sans être contrôlé. Vous constatez que là, l’agent n’a pas fait son travail. Il a reçu de l’argent en contrepartie du travail qu’il devrait faire. C’est comme vous journaliste, vous avez à faire un article et quelqu’un estime que l’article en question ne fait pas son affaire et vous demande de ne pas le faire en vous donnant en contrepartie de l’argent. Et alors vous ne faites pas l’article ou vous en faites un qui se détache complètement de la réalité des faits. Ça, c’est la corruption. Dans le 3ème cas, l’agent siffle et l’automobiliste s’arrête. Je précise que cette fois-ci, le chauffeur est en règle, il a toutes ses pièces. Comme le prescrivent les dispositions en la matière, il attend que l’agent vienne vers lui. Je précise ici que c’est l’agent qui va vers l’automobiliste et les passagers pour procéder au contrôle.
(...)
Avant de remettre les pièces à un agent, exigez qu’il vous remette un papillon. C’est un échange. Vous lui donnez les pièces et lui, il vous remet un papillon, c’est obligatoire. Et si l’agent refuse de vous remettre un papillon?
Dans ce cas, vous ne lui remettez pas vos pièces. Et s’il refuse de vous restituer vos pièces, vous le suivez partout où il va. Et s’il s’agit d’agents en patrouille, suivez-les. Ecoutez ! Il faut avoir une dose de courage pour aller jusqu’au bout. Moi-même, je sais qu’à tout moment, à cause de mon engagement, je peux être abattu. Mais, je fais mon travail."


l'intégralité de l'interview ici

Petit constat

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C'est aujourd'hui 02 juin que débute l'opération «Stop au racket des FDS». Ce qui avait été annoncé comme une situation difficile pour les policiers - et autres corps des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire -, l'a été pour certains transporteurs, mais surtout pour les usagers.

Le constat a été fait ce matin dans la commune de Cocody. En effet, les taxis communaux (Wôrô wôrô) ont déserté les lieux vers 8 heures 30. La raison ?

«Dès 7 heures, les policiers se sont mis sur la route pour réclamer les pièces des véhicules. Ceux qui n'en avaient pas, ou qui avaient leurs pièces incomplètes ont vu leurs véhicules prendre la direction de la fourrière», témoigne Y. Sangaré chauffeur de wôrô wôrô. «Etant donné que la majorité des véhicules n'est pas en règle, les chauffeurs ont décidé ne pas ''rouler'' aujourd'hui», explique t-il.

Les usagers de la commune de Cocody qui paient les frais de cette perturbation routière sont pourtant (pour la plupart) d'un même avis. «Il faut que les chauffeurs se mettent en règle afin que l'ordre revienne en sur nos routes», lance Mme Dépri, caissière dans une banque. Elle attend depuis une trentaine de minutes un Wôrô wôrô pour se rendre à son lieu de travail situé au centre de ladite commune.

Pourtant, certains estiment que pour un premier jour «c'est trop sévère !». «Les policiers doivent procéder de façon progressive. Ils doivent donner des avertissements aux chauffeurs durant les premiers jours. Comme ça les jours suivants ils pourront mettre en fourrière les voitures de ceux qui n'auront été en règle», souhaite Jerôme Kouamé, mécanicien.

Apparemment, les FDS semblent déterminés à mettre en exécution les nouvelles dispositions de lutte contre le racket.

Pour une première journée «c'est pas mal». Attendons les jours suivants pour voir !

14 mai 2008

La garde républicaine se prononce sur le syndicat des FDS

aa96f1a188552b9fa6aae2b6c3fd8c92.jpgL'affaire "syndicat des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire" continu de faire des vagues.
Anicet Gnali Dogba, "président des hommes de troupes de la garde républicaine", dans une interview diffusée dans le quotidien "Le nouveau Réveil", s'insurge contre un tel mouvement qu'il qualifie de "dangereux". Estimant que le secrétaire général provisoire dudit syndicat (ONFDSCI, qui n'a pas encore vu le jour), le MDL Akaï, est également un élément "dangereux" et certainement étranger au corps des FDS.

"(...) je dis que cet homme n'a jamais fait le front. Ce n'est donc pas sa faute. Est-ce qu'il fait partie de l'Elite de la gendarmerie qu'on connaît ? C'est cela d'abord le problème. Et est-ce qu'il respecte ses chefs hiérarchiques ? Le Général Kassaraté c'est un homme que je sais trop courtois, il aime bien s'amuser avec les gens. Et un homme se lève gaillardement disant qu'il veut créer un syndicat. Mais, est-ce qu'il crée un syndicat avec sa famille ou avec nous les vrais militaires ? C'est cela la question qui est posée. C'est un syndicat qui est créé pour les FDS ?
Non, je suis vraiment désolé. Moi, je suis des FDS, mais je suis de la garde républicaine. Certes, les patrons ont donné leur point de vue. Mais en tant que militaire et responsable d'une petite troupe, je vais vous dire ce que j'en pense. Nous, on n'est pas concerné. La Garde républicaine n'a rien à voir avec le problème de ce monsieur. On ne l'a jamais rencontré, on ne le connaît même pas. Et on prie Dieu pour ne jamais le rencontrer. Parce que je ne peux pas comprendre qu'un homme puisse tenir de tels propos avec tous les problèmes que nous avons eus. Et il dit qu'il a perdu des amis. Mais c'est faux. Quelqu'un qui a perdu des amis ne peut pas avoir un tel langage.
(...)
Lui, qui est-il ? Il est de quel service ? Personne ne sait d'où il vient. Et je crois que les autorités doivent mener une enquête pour savoir de quel service il est. Moi je ne peux pas comprendre qu'un homme ne respecte pas ses supérieurs hiérarchiques et parte créer un syndicat. (...) Cet élément est très dangereux".


Lire l'intégralité de l'interview ici.

12 mai 2008

Les FDS auront-il leur syndicat ?

8e423c2dff8653bdb0ba59e24d7f23db.jpgJ'ai lu de fond en comble - avec attention - dans le quotidien ''L'Inter'', l'interview «exclusive» du MDL Akaï Mambo, secrétaire général provisoire du nouveau syndicat des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de Côte d'Ivoire dénommé «Organisation nationale des forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (ONFDSCI)».
Dans la forme c'est une interview qui soulève beaucoup d'interrogations. Car, à y lire de près elle ressemble plus à un document de propagande rédigé en vue d'être publié pour inciter les militaires et autres forces de l'ordre à la désobéissance envers certains officiers supérieurs de l'armée. Une interview sur cinq pages (2 à 7) dont le niveau de langue (élevé) ne semble pas coller avec l'interviewé.

Autre remarque. Les réponses données par le MDL sortent souvent du cadre des questions. Mais bien plus, l'interviewé laisse des contacts à la fin d'un appel lancé sans qu'aucune question dans ce sens n'ait été posée.

«Frères d'armes, l'appel est lancé aux sous Officiers Terre, Air, Mer, de la Gendarmerie et de la Police, pour que vous vous mobilisiez en de mettre en place très prochainement cette organisation qui nous permettra de porter nous-mêmes nos doléances à la table des décideurs, au lieu qu'elles le soient par la hiérarchie. Ce projet rencontrera à n'en point douter des obstacles majeurs (...) Pour cela organise-toi en coordination dans ta caserne, dans ton bureau, dans ton commissariat, dans ton service, dans ta brigade. Communique le bureau de ta coordination et son adresse à l'adresse suivante : onfdsci@yahoo.fr. Des fiches sont disponibles au N° 06 47 00 11 (...)», peut-on lire dans la conclusion de l'interview.


Il y a encore plus à (re)dire sur le fond.
La justification légale du droit de se constituer en syndicat
L'on a toujours su que des lois et règlements interdisent aux militaires de se mettre en syndicat. Pourtant, le MDL Akaï s'en défend. Même s'il reconnait que le «code de la fonction militaire, loi n° 95.695 du 07/09/1995 en ces articles 38, 39 et 41 et le règlement de discipline générale, décret n°68.440 du 17/09/1968 en ces articles 50 et 62, interdisent ou déconseillent l'activité syndicale et/ou politique aux militaires de tout grade», le MDL estime que ces dispositions sont dépassées. «Les textes auxquels vous vous référez date d'avant 2000. (...) Or depuis 2000, le constituant ivoirien a décidé que le droit de syndiquer, bien plus de se mettre en grève soit reconnu aux travailleurs du secteur public (article 18 de la constitution, précise t-il.
Pour Akaï Mambo, «toutes les dispositions anciennes contraires, qui tendent à restreindre les libertés de quels que Ivoiriens que ce soit, doivent être corrigées et ramenées à la norme de la loi fondamentale».
Pourtant, à la lecture dudit article 18 de la constitution ivoirienne qui stipule que «le droit syndical et le droit de grève sont reconnus aux travailleurs des secteurs public et privé qui les exercent dans les limites déterminées par la loi». Or en l'espèce, le régime militaire tel que définie par les normes légales est soumit à des dispositions particulières comme les diplomates et les magistrats. «Le droit de grève est strictement interdit». Mais pour le MDL, ces dispositions spéciales ne viennent que pour régir et «assainir l'usage du droit de grève ; mais pas pour arracher aux Ivoiriens ce que la constitution leur a donné».

Dans son interview, le MDL Akaï prétend que la création de ''son syndicat'' est motivée par plusieurs raisons essentielles.
D'abord, une «absence de réflexion interne sur la marche de l'armée ivoirienne».
Pour l'interviewé, «l'armée ivoirienne dans son ensemble est une armée à construire (...) mais c'est elle qui rechigne les réflexions». Pour lui, il faut une «réflexion profonde», estimant «qu'ils» ( ?) n'ont pas encore été associés à pareille cogitation.
Ensuite, la question du «fonctionnement» des «unités et l'exécution du service». «Sur cette question nous allons beaucoup nous faire entendre», affirme le MDL, en décriant plusieurs situations de «dysfonctionnements chroniques» de leurs unités qui selon lui, justifient en «grande partie la persistance et l'ampleur du racket». Et de se dire «fatigués d'être hypocritement appelés racketteurs alors qu'on ne fait rien véritablement pour circonscrire le racket».
Le racket qui justement est une autre raison de la création de l'ONFDSCI. Selon Akaï Mambo, l'éradication de ce fléau sera «l'un des chevaux de bataille de l'ONFDSCI». «Quand l'Etat de Côte d'Ivoire et nous, nous serons mis d'accord sur nos nouvelles conditions de vie et de travail, il nous faudra montrer notre bonne foi en nous attaquant de front au racket», soutien le MDL.
Au titre des conditions de vie, le secrétaire général provisoire de l'ONFDSCI estime que «les militaires ivoiriens ne sont pas rémunérés à la hauteur des risques qu'ils prennent». «Nous allons donc négocier une nouvelle grille salariale avec le gouvernement», prévient-il.
L'une des questions qui est constamment revenue dans cette interview - et qui semble être la raison principale de la création du syndicat des FDS - est «la représentation des militaires». Selon Akaï Mambo, «les militaires ivoiriens vont aux audiences du Tribunal Militaire d'Abidjan (TMA), poings et mains liés, sans défense pour la plupart». Dans ce paragraphe, c'est le TMA et ses responsables qui sont pris à charge par le SG provisoire de l'ONFDSCI. «Nos chefs ont installé le débat dans la presse, eh bien nous allons les rejoindre», entend-il faire. Et de poursuivre : «Nous sommes décidés à donner la réplique à ceux qui nous salissent (...) nous voulons leur donner la réplique par une démarche intellectuelle et de droit. Dans le cas de Ange Kessi (commissaire du gouvernement qui a en charge les enquêtes et les affaires militaires et qui a décidé depuis peu de combattre vigoureusement le racket des forces de l'ordre), nous voulons l'empêcher d'utiliser le Tribunal Militaire pour brimer nos camarades», menace le MDL dans son interview. «Quand quelqu'un parle seul, il croit qu'il est dans la vérité. Nous allons parler avec lui désormais», ajoute t-il.
Derrière cette interview, on peut le constater, se cachent des mains obscures qui tirent les ficelles de leur marionnette qu'est le MDL.
Si certaines revendications sont vraies, plusieurs ne sont pas opportunes. Et il faut avouer qu'à la lecture de ces pages mon sentiment est que les motivations de ce syndicat ne sont pas saines.

25 mars 2008

Manifestation de militaires à Duekoué: Un témoin dénonce

«Des éléments des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (FDS-CI) ont tiré des coups de feux toute la journée de lundi à Duékoué (ouest), paralysant la ville, suite au décès d'un militaire dans un braquage à son domicile». C'est l'information majeure qui fait la "Une" de la quasi-totalité de la presse mardi.
Selon des témoignages entendus par voie de presse les tirs ont duré toute la journée du lundi (08H à 20HGMT).
Même si le calme semble être revenu, les populations sont encore sous le choc, comme l'affirme ce témoin (qui a requis l'anonymat).

podcast

La ville de Duékoué est l'une des régions fortement touchées par la guerre en Côte d'Ivoire. Elle a été à plusieurs reprises le théâtre d'affrontements.

(Source Audio: Rfi)

25 janvier 2008

Requiem pour Marcoussis

0a76f14ded842162ad870ff3db9936bf.jpg25 janvier 2003 - 25 janvier 2008. Voilà cinq ans que tous les protagonistes (visibles comme invisibles) de la crise ivoirienne et les représentants de la communauté internationale apposaient, à Paris, leur paraphe au bas d'un document qui restera dans l'Histoire à la fois comme un «médicament» inefficace et le modèle d'un accord – étrange et étranger(ment) – inapplicable.
Avions-nous tord à cette époque de descendre dans les rues pour condamner le même soir, l'accord de Marcoussis ?
C’est vrai qu'en ce temps là, nous étions en colère d’apprendre que les ex-rebelles devaient «entrer au gouvernement et y détenir les portefeuilles stratégiques de la défense et de l'intérieur». «Quelle injure !», disions-nous à cette époque.
Pourtant, 5 années se sont bien éc(r)oulées et bien d’autres accords (Accra I, II, III, Pretoria I, II) ont été paraphés…signés…acceptés – à contre cœur – rejetés… foulés au pied…ignorés.
5 ans que nous découvrions le vrai visage – hideux, haineux, perfide et cupide – des ‘’sorciers bien-aimés’’.
Marcoussis, où les signatures se bousculaient au pied du document. Marcoussis, où le monde entier voulait avoir son empreinte (sa marque...son em(tre)prise) sur la Côte d’Ivoire.
Marcoussis, où la souveraineté de l’Etat a été salie…bafouée.
Non, nous n’avions pas tord de descendre dans les rues…
Et depuis, Marcoussis est mort. Et même bien mort. Et ça il faut l’admettre.
417915aa22dabfd46c25e25ed1b2e7dc.jpgLe temps a passé et voici qu’au décès de Marcoussis, un dernier accord inter-ivoirien nous est né.
«Signé le 4 mars 2007 à Ouagadougou, il a ouvert une nouvelle perspective pour la réunification de la Côte d'Ivoire, divisée en deux depuis cinq ans, et est censé de conduire vers l'organisation de l'élection présidentielle en juin prochain, seul moyen de sortir le pays de la crise amorcée à la guerre civile».
Pour les ivoiro-pessimistes et ennemies de la Côte d’Ivoire, il faut reconnaître que ‘’Ouaga’’ a des limites.
Mais ils doivent admettre que Ouaga aura eu le mérite de nous faire avancer…de quelques pas. – La Paix n’était pas forcément loin pour que nous lui courrions après !

‘’Ouaga’’ avance... doucement

Pour Mémoire…
Signé sous la médiation du président burkinabé Blaise Compaoré, à l'issue d'un dialogue direct initié par le président Laurent Gbagbo avec l'ex-rébellion, l'accord de Ouagadougou trace pour la côte d’Ivoire, le chemin définitif de la paix.

Dès le 16 avril, la zone de confiance, bande démilitarisée qui consacrait la partition du pays entre le sud gouvernemental et le nord rebelle, est démantelée. L'adoption d'une nouvelle loi d'amnistie a permis la mise en liberté d'une soixantaine de prisonniers civils et militaires à Bouaké (centre, fief des FN) et Abidjan (capitale économique et siège du gouvernement).

En mai le Président de la République, Laurent Gbagbo, a signé deux décrets de nomination de magistrats et d'affectation du corps préfectoral qui permettent, d'une part, le lancement des audiences foraines en prélude à l'identification de la population et, d'autre part, le redéploiement de l'administration sur l'ensemble du territoire.

En juillet, pour la première fois depuis le déclenchement de la crise en septembre 2002, Gbagbo s'est rendu à Bouaké, où il a participé, en présence de huit chefs d'Etats africains, à la cérémonie de destruction des armes de guerre.

Fin novembre, le président Gbagbo a effectué une "visite d'Etat " dans cinq localités du département de Korhogo, dans le nord sous contrôle de l'ex-rébellion, où il a insisté sur la marche " irréversible" du pays vers la paix, grâce à l'accord de Ouagadougou.
"Cette visite d'Etat est un acte de pouvoir, un acte de gouvernement", a-t-il déclaré, en réponse à l'opposition politique ivoirienne qui dénonçait le non respect du chronogramme de l'accord de Ouagadougou, dont elle résumait la mise en oeuvre en des "actes symboliques" en lieu et place d'actes concrets sur le terrain.

Prévue pour s'achever en 10 mois, l’accord de Ouaga a été prolongé pour six mois par des accords complémentaires signés le 29 novembre. Et ce, afin de favoriser la mise en oeuvre des points essentiels que sont le désarmement et la réunification de l'armée, l'identification et l'organisation des élections.
Par ailleurs, ces accords complémentaires prévoient pour les ex-combattants une "allocation forfaitaire mensuelle" en attendant leur réinsertion ou leur intégration dans la nouvelle armée ivoirienne ou dans le vie civile.

Le 22 décembre, le président de la république et ‘‘son’’ premier ministre ont assisté à la cérémonie du retrait officiel de 300 ex-combattants gouvernementaux et rebelles des lignes de front à Tiébissou et Djébonoua (centre), ce qui marque la relance du processus de désarmement.

Le jeudi 24 janvier s’achevait le retrait des Forces de défense et de sécurité (FDS, loyalistes) de Côte d'Ivoire des lignes de fronts et leur retour dans les casernes, en vue du désarmement.

Hier encore, la réunion du CPC prenait l’engagement d’accélérer le processus électoral en Côte d’Ivoire.

«Peut-on encore dire que rien a été fait ?», s’interrogeait à juste titre, le premier ministre Guillaume Soro.
Ceux qui croient encore à Marcoussis devraient l’oublier. Parce que 5 ans après, Marcoussis est mort et même bien enterré. Amen !

17 janvier 2008

Tenues militaires

177e093f97bd5ec429f98036210adc4a.jpg3 200 000 et 1 600 000 francs. Telles sont les sommes réclamées par les forces de défense et de sécurité (FDS) de Côte d’Ivoire pour respectivement, les primes de ceux qui ont «gardé les fronts» et ceux qui ont «assuré les arrières».
Voilà, une histoire d’argent qui revient et qui occasionne des grognes dans les casernes. Obligeant les hautes autorités militaires ivoiriennes à faire des tournées – interminables.
Combien de tournées le Chef d’état major des armées (CEMA), le Gl Philippe Mangou a-t-il effectué ? Je ne m’en souviens même plus. Peut être le fait-il tous les jours pour calmer les poches trop souvent vides de nos (chers) FDS.
Si il faut saluer leurs bravoures pendant toute cette période de guerre, il faut faire attention à ne pas tomber dans le piège d’un perpétuel chantage de la part de nos ‘‘milos’’. Qui dès qu’ils ont un quelconque besoin menacent de frapper la terre avec leurs bottes pour faire du bruit. Et s’ils ne sont pas entendus (ou écoutés – c’est selon), ils tirent en l’air …et puis on sait quelles sont les tournures que prennent les choses «vers la fin du film».
Certainement que si les consommateurs avaient des armes autres que leurs bouches, les prix des denrées alimentaires baisseraient sur le marché. Peut être que si les médecins pouvaient tirer avec leurs seringues, ils n’auraient pas «été obligés» de trahir le serment d’hypocrate et favoriser la mort de nombreux innocents.

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C’est peut être parce que les enseignants n’ont pas d’autres armes que leurs craies et leurs (détestables) stylos rouges, qu’ils sont obligés d’abandonner les classes afin de se faire entendre. Peut être…peut être, je n’en sais peut être trop rien. Une chose est avérée, il y a une force dans les armes. Mais nos FDS doivent comprendre qu’il ne faut pas cultiver l’habitude de dialoguer les armes à la main. C’est le genre d’attitude qu’on pourrait imputer à d’autres groupes armés, installés sur nos terres.
Aujourd’hui encore, le Général Mangou est en tournée dans les casernes pour la ixièmes fois. Et cette fois-ci, les «hommes en armes ont exigé la totalité de leurs primes de guerre». Alors que le ministre de la défense, Michel Amani N’guessan, au sortir d’une rencontre aurait proposé «la somme de 90 000 francs par soldat comme prime mensuelle jusqu’à l’épongement total de tous les arriérés».
C’est pour faire face à ce refus catégorique que le CEMA va courir dans toutes les casernes. Un exercice qu’il recommencera d’ici quelques temps encore. Jusqu’à ceux que certainement, nos actuelles FDS n’aient plus de revendications.