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22 juin 2009

Vers une nouvelle dévaluation du CFA ?

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Quelle valeur doit-on désormais accorder à notre cher CFA sur l’échiquier monétaire international ? Combien pèse encore ce franc ouest africain dans la balance du change à l’extérieur de la zone ?
Je sais, certains me diront que depuis la dévaluation de 1994 (et même peut être avant) le CFA n’avait déjà pas de grande valeur. Pourtant, jusqu’à un passé très proche, notre monnaie adorée pouvait être "injectée" sans crainte dans le circuit de change (surtout) dans certains pays comme la France. La France justement où j’ai fait une découverte qui n’a rien de rassurant sur l’avenir du CFA.

Au cours de mon récent séjour à Marseille, j’ai rencontré Benjamin Sia un ami Burkinabé, qui travail sur la formation à distance dans son pays. Nous avons tous les deux – avec d’autres Africains – été invités au Lift France 2009 sur l’innovation dans les TIC. Mais à notre arrivée à Marseille nous avons eu droit à une innovation monétaire de taille qui donne à s’inquiéter et devrait nous interpeller.
(Pour la petite histoire), Benjamin n’a pas eu le temps de changer  ‘‘ses’’ CFA à Ouagadougou (la capitale du Burkina Faso) et avait espéré pouvoir le faire à son arrivée à Marseille. «J’ai l’habitude d’échanger mon argent lors de mes voyages en France», m’avait-il assuré alors que nous arrivions à notre hôtel à la Rue Sylvabelle en plein cœur de Marseille.
Cap est donc mit sur la première banque en vue. «Nous ne prenons pas de CFA», nous a-t-on laissé entendre. Et puis une deuxième, une troisième banque (ainsi de suite). Le refrain était harmoniquement le même. Nous avons alors essayé les maisons de change, puis les bijouteries qui achètent de l’or et changent aussi les devises. IM-PO-SSI-BLE !
Pourtant, quelqu’un nous souffle une piste qui nous donne une lueur d’espoir. «Allez voir à la Banque de France ; là-bas, vous échangerez votre argent sans problème», assure notre interlocuteur.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous franchissons le grand portail électronique de la Banque de France de Marseille. Une fois à la caisse, on nous apprend que le CFA ne s’échange plus en France. Et ce, depuis quelques mois. Pourquoi ? Aucune réponse ne nous a été donnée.

Plusieurs Africains de la zone ouest de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africain (UEMOA) présents à Marseille – pour la conférence – nous ont assuré qu’ils avaient été victime de cette situation pour le moins inattendue. Cela m’emmène donc à réitérer ma question. Quelle valeur doit-on désormais accorder à notre cher CFA sur l’échiquier monétaire international ?
Surtout qu’il semble même que dans nos pays, il y a de plus en plus d’endroit où on préfère que le client paie en Euro plutôt qu’avec la monnaie locale.

Supermarchés, pharmacies, stations d’essence, banques, hôtels (et j’en passe)… En Côte d’Ivoire, je connais plusieurs de ces endroits où l’Euro est le bienvenu pour faire des opérations.
Enfin de compte, une chose est sûre. Il y a quelque chose qui cloche. Mais quoi ? Pour l’heure aucune information n’est donnée à ce sujet. Et le voyageur imprudent est mit devant le fait accompli. Mais personnellement, je suis inquiet après l’expérience que je viens de vivre. Parce qu’en tout  état de cause cela ressemble à des signes annonciateurs d’une prochaine dévaluation du Franc CFA. Cela expliquerait pourquoi, les Caisses françaises ne souhaitent pas avoir dans leurs fonds des billets de banques sans valeurs que l’on pourrait utiliser comme papier peint pour la déco… pour ne m’en tenir qu’à cela. 
En attendant, changez vos CFA en Euro, pendant qu’il est encore temps !

 

Un autre blogueur s'inquitétait déjà ici

16 octobre 2008

Abidjan et "son" usine de faux Euro

Faux_billets161008275.jpgDes coupures de 50 € imprimées à Abidjan par des Chinois, arrivées la semaine passée à Bruxelles. La crise boursière, en ce qu'elle provoque une forte demande de cash, favoriserait la mise en circulation de fausse monnaie : c'est ce que nous apprenons, hier, d'un contact dans le milieu criminel bruxellois. Selon la source, la crise est déjà actuellement exploitée par des milieux mafieux qui injectent de faux euros en Belgique. De façon précise, un test a en tout cas été effectué la semaine passée sur Bruxelles, une livraison limitée de faux 50 € imprimés en Côte d'Ivoire.

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29 juin 2008

Adjugé ! 7,5 millions d`euros

420fa15fafff2f31ac68f949fbb8b115.jpgLa vente aux enchères par la République de Côte d'Ivoire de meubles, objets d'art et toiles de maîtres, d'un hôtel particulier qu'elle possède à Paris, a rapporté 7,5 millions d'euros (hors les frais) dimanche à Fontainebleau, a indiqué la maison de vente Osenat.
Parmi les plus belles pièces, une toile de Renoir, "La femme au fagot", a été adjugée 1,8 million d'euros au marteau. Un tableau de Pierre Bonnard, "Arbre en fleurs dans le Dauphiné", a été enlevé à 144.000 euros et un Van Dongen, "Bouquet de fleurs", à 234.000 euros.
Au total, une centaine de lots issus de l'Hôtel de Masseran, datant du XVIIIè siècle, étaient mis en vente. Cet hôtel particulier de 3.000 m2, situé près des Invalides, était la propriété personnelle du président Felix Houphouët-Boigny qui l'a légué à sa mort en 1993 à la Côte d'Ivoire. Resté inoccupé depuis, l'hôtel doit être restauré grâce au produit de la vente, pour servir de résidence officielle aux présidents ivoiriens de passage à Paris.
Une paire de bas d'armoire (XVIIIè) s'est vendue 1,2 million d'euros, un canapé et six fauteuils Louis XVI 485.000 euros et une commode Riesener 470.000 euros. Une paire de coupes en agathe fin du règne de Louis XV a atteint 320.000 euros, record mondial pour ce type de pièces, a précisé Osenat.
Selon la maison de vente, les enchères ont connu une grande affluence, avec notamment des acheteurs turcs, russes, américains, belges et suisses.

Avec AFP