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01 mai 2010

La Côte d'Ivoire de 1893 à 2007

un petit document chronologique qui permet de retrouver des dates importantes depuis la Côte d'Ivoire "Colonie française" jusqu'à l'Accord politique de Ouagadougou, en passant par l'indépendance de 1960, au coup d'Etat de 1999 et à la naissance de la deuxième république. Des données que chacun devrait avoir, (parfois) corriger et même compléter.

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28 juillet 2008

A l'assaut du "Garbadrôme"

Une maison de fortune, de l’huile (de couleur sombre) sur le feu, des serviettes élimées et surtout noircies (ou jaunies) par la crasse et les mains, des assiettes en plastiques mal lavées, des poissons trop salés, des feuilles naturelles qui servent d’emballages et surtout un homme (un Haoussa) … pour servir.
Voilà, le décor est planté pour un vrai «garbadrôme». Et c’est comme ça qu’on l’aime, notre Garba.

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(photo prise dans un quartier huppé d'Abidjan où les riverains se bousculent de plus en plus pour se faire servir notre garba. Les choses changent.
Fini donc les "p'tit déj" avec pain, beurre, confiture, omelette, jambon, café, lait (ou chocolat) chaud, croissant, fromage etc.

Un humoriste ivoirien disait qu'avant la crise on pouvait lire sur les duplex et autres châteaux les inscriptions suivantes: "Attention chien(s) (très) méchant(s)". Aujourd'hui on lit "Ici vente de jus, Glaçon, l'eau...)

Le Garbadrôme est le lieu de vente d’un mets typiquement ivoirien appelé Garba)

18:10 Publié dans Paparazz'voire | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : garba, crise, photo, yoro

25 janvier 2008

Requiem pour Marcoussis

0a76f14ded842162ad870ff3db9936bf.jpg25 janvier 2003 - 25 janvier 2008. Voilà cinq ans que tous les protagonistes (visibles comme invisibles) de la crise ivoirienne et les représentants de la communauté internationale apposaient, à Paris, leur paraphe au bas d'un document qui restera dans l'Histoire à la fois comme un «médicament» inefficace et le modèle d'un accord – étrange et étranger(ment) – inapplicable.
Avions-nous tord à cette époque de descendre dans les rues pour condamner le même soir, l'accord de Marcoussis ?
C’est vrai qu'en ce temps là, nous étions en colère d’apprendre que les ex-rebelles devaient «entrer au gouvernement et y détenir les portefeuilles stratégiques de la défense et de l'intérieur». «Quelle injure !», disions-nous à cette époque.
Pourtant, 5 années se sont bien éc(r)oulées et bien d’autres accords (Accra I, II, III, Pretoria I, II) ont été paraphés…signés…acceptés – à contre cœur – rejetés… foulés au pied…ignorés.
5 ans que nous découvrions le vrai visage – hideux, haineux, perfide et cupide – des ‘’sorciers bien-aimés’’.
Marcoussis, où les signatures se bousculaient au pied du document. Marcoussis, où le monde entier voulait avoir son empreinte (sa marque...son em(tre)prise) sur la Côte d’Ivoire.
Marcoussis, où la souveraineté de l’Etat a été salie…bafouée.
Non, nous n’avions pas tord de descendre dans les rues…
Et depuis, Marcoussis est mort. Et même bien mort. Et ça il faut l’admettre.
417915aa22dabfd46c25e25ed1b2e7dc.jpgLe temps a passé et voici qu’au décès de Marcoussis, un dernier accord inter-ivoirien nous est né.
«Signé le 4 mars 2007 à Ouagadougou, il a ouvert une nouvelle perspective pour la réunification de la Côte d'Ivoire, divisée en deux depuis cinq ans, et est censé de conduire vers l'organisation de l'élection présidentielle en juin prochain, seul moyen de sortir le pays de la crise amorcée à la guerre civile».
Pour les ivoiro-pessimistes et ennemies de la Côte d’Ivoire, il faut reconnaître que ‘’Ouaga’’ a des limites.
Mais ils doivent admettre que Ouaga aura eu le mérite de nous faire avancer…de quelques pas. – La Paix n’était pas forcément loin pour que nous lui courrions après !

‘’Ouaga’’ avance... doucement

Pour Mémoire…
Signé sous la médiation du président burkinabé Blaise Compaoré, à l'issue d'un dialogue direct initié par le président Laurent Gbagbo avec l'ex-rébellion, l'accord de Ouagadougou trace pour la côte d’Ivoire, le chemin définitif de la paix.

Dès le 16 avril, la zone de confiance, bande démilitarisée qui consacrait la partition du pays entre le sud gouvernemental et le nord rebelle, est démantelée. L'adoption d'une nouvelle loi d'amnistie a permis la mise en liberté d'une soixantaine de prisonniers civils et militaires à Bouaké (centre, fief des FN) et Abidjan (capitale économique et siège du gouvernement).

En mai le Président de la République, Laurent Gbagbo, a signé deux décrets de nomination de magistrats et d'affectation du corps préfectoral qui permettent, d'une part, le lancement des audiences foraines en prélude à l'identification de la population et, d'autre part, le redéploiement de l'administration sur l'ensemble du territoire.

En juillet, pour la première fois depuis le déclenchement de la crise en septembre 2002, Gbagbo s'est rendu à Bouaké, où il a participé, en présence de huit chefs d'Etats africains, à la cérémonie de destruction des armes de guerre.

Fin novembre, le président Gbagbo a effectué une "visite d'Etat " dans cinq localités du département de Korhogo, dans le nord sous contrôle de l'ex-rébellion, où il a insisté sur la marche " irréversible" du pays vers la paix, grâce à l'accord de Ouagadougou.
"Cette visite d'Etat est un acte de pouvoir, un acte de gouvernement", a-t-il déclaré, en réponse à l'opposition politique ivoirienne qui dénonçait le non respect du chronogramme de l'accord de Ouagadougou, dont elle résumait la mise en oeuvre en des "actes symboliques" en lieu et place d'actes concrets sur le terrain.

Prévue pour s'achever en 10 mois, l’accord de Ouaga a été prolongé pour six mois par des accords complémentaires signés le 29 novembre. Et ce, afin de favoriser la mise en oeuvre des points essentiels que sont le désarmement et la réunification de l'armée, l'identification et l'organisation des élections.
Par ailleurs, ces accords complémentaires prévoient pour les ex-combattants une "allocation forfaitaire mensuelle" en attendant leur réinsertion ou leur intégration dans la nouvelle armée ivoirienne ou dans le vie civile.

Le 22 décembre, le président de la république et ‘‘son’’ premier ministre ont assisté à la cérémonie du retrait officiel de 300 ex-combattants gouvernementaux et rebelles des lignes de front à Tiébissou et Djébonoua (centre), ce qui marque la relance du processus de désarmement.

Le jeudi 24 janvier s’achevait le retrait des Forces de défense et de sécurité (FDS, loyalistes) de Côte d'Ivoire des lignes de fronts et leur retour dans les casernes, en vue du désarmement.

Hier encore, la réunion du CPC prenait l’engagement d’accélérer le processus électoral en Côte d’Ivoire.

«Peut-on encore dire que rien a été fait ?», s’interrogeait à juste titre, le premier ministre Guillaume Soro.
Ceux qui croient encore à Marcoussis devraient l’oublier. Parce que 5 ans après, Marcoussis est mort et même bien enterré. Amen !