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31 octobre 2011

Amédée Pierre, le « Dopé » ne chantera plus

C’est une nouvelle bien triste. Celle du décès de Amédée Pierre, artiste chanteur que nous autres jeunes (de cette génération) avons connu seulement ces dernières années. Le « Dopé national » (Dopé signifie en langue Bété rossignol) s’est éteint ce dimanche à l’âge de 74 ans.

Je garde de lui la célèbre chanson « Moussio Moussio » qui a bercé mes pères et ma génération. Je suis sûr que ceux qui l’ont connu plus jeune ont de lui des souvenirs encore plus grands et plus vivaces. Lire la biographie du « doyen de la musique ivoirienne ».

Je me souviens l’avoir vu chanter en live au « Nandjelet », un restaurant de la commune de COcody. C’était en 2009. Ça voix n’avait pris aucun ride. Malgré son corps fatigué, il chantait avec la force et la justesse qu’on lui connaissait à son jeune âge.

C’est drôle cette mauvaise manie qu’ont les artistes de s’en aller les week-ends et de nous laisser un mauvais goût en début de semaine. Ce n’est pas cool du tout. Le monde des artistes est encore en pleurs. Et nous aussi.

 

12 septembre 2008

Quand Amédée Pierre inspire...

Zouglou10C.jpgRéagissant à l'émission Blog et Voix qui pour sa première sortie a parlé du Zouglou, "Autour de nous" (avec l'oeil du Pr Yacouba Koné) estime que c'est Amédée Pierre qui est l'inspirateur du zouglou.

«Très probablement, les mélodies qui tapissent le sol et le plafond du répertoire zouglou procèdent des premiers efforts engagés par les premières générations d'instituteurs ou de missionnaires africains et africanistes, pour tropicaliser le répertoire des cours de chants des programmes scolaires. Les langues qui parlent dans ses chansons ne sont pas toujours évidentes et souvent les refrains des chansons font signe sans nécessairement signifier(...)
Des déperditions dans la transmission ont pu déformer les mots mais pas la forme qui survit dans des mélodies qui finissent par sonner comme des hymnes de ralliement. Pour le commun des Ivoiriens, le refrain Zomaman ne veut rien dire. Mais chacun sait qu'à l'entendre, il est en devoir de répondre et de participer en poussant : « Zo ! » Il s'agit bien d'un rite d'interaction. C'est cette fonction phatique et conviviale qui explique que les groupes précurseurs de la forme zouglou sont en fait les petits groupes de performances qui, dans les quartiers, se partageaient le marché de l'animation des plages d'attentes dans les funérailles, les meetings politiques, les matchs de foot, de handball ou de basket(...).»

Lire l'intégralité de son point de vue ici