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16 septembre 2009

Report des élections : ce que gagnent les partis

big_gbagbosoro.jpgChez les citoyens ivoiriens, le doute s’installe de plus en plus sur la tenue effective des élections présidentielles à la date du 29 novembre.
Une chose est sûre. S’il y a des personnes qu’un report ne déplaira pas, ce sont les acteurs comédiens politiques de quelques bords qu’ils soient.

Pour le Président Gbagbo, un report (à 2010 ?) serait le couronnement de 10 années de pouvoir auquel il s’est fortement attaché agrippé. «Je reste à la barre», disait-il quelques années en arrière. La constitution lui sert d’appui et la guerre d’excuse. Plus elle dure, la loi fondamentale lui donne le droit de rester (aussi longtemps) au pouvoir.

A ses côtés, le premier ministre (ex-chef rebelle), Guillaume Soro. Ennemie de Gbagbo qu’il était, on assimile désormais l’ancien SG de la Fesci à son «bon petit !» (expression ivoirienne signifiant "son bedieado.jpgprotégé"). En plus, l’une des missions que s’est assignée le Chef du Gouvernement ivoirien, est d’aider à sortir de la crise par les élections. Lui aussi est accroché. Il ne veut rien lâcher.

Il sera encore premier ministre (avec tous les honneurs et les avantages) jusqu’à ce qu’on «sorte par les élections». Pas question pour lui, on imagine, de passer la main si sa mission n’est pas achevée.

Du côté de l’opposition, on fait fi de ne pas apprécier la posture de ce tamdem mariage Gbagbo-Soro. Pourtant, tous les partis politiques sont heureux d’avoir (au moins) un poste dans ce «gouvernement de consensus réconciliation». Et cette "salade" ministérielle va continuer à fonctionner avec ses tares et ses scandales. En attendant, les élections effectives et la formation d’un nouveau gouvernement par celui qui aura remporté.

Gbagbo bedie ado table.jpg

2010 semble être pour tous ceux-là, une bonne année. Gbagbo fera "ses" 10 ans de pouvoir (avec à son actif, la victoire des éléphants à la Can et au Mondial). Et le pouvoir aura lui-même été partagé avec tous les partis (qui en auront tiré de très grands profits)… ceux qui le haissent, ceux qui l’aiment, ceux qui rasent les murs de la présidence.
En plus, 2010 sonnera (mieux dans les oreilles) «50 ans de la Côte d’Ivoire». Ça pourrait être un beau créneau et une belle période pour célébrer (en grande pompe, avec plus de jours fériés à l’appui) la sortie définitive de la crise. On pourra faire des «Giga fêtes» jumelées…trimelées, quadrimelées etc.

Mais au fond, qu’en est-il de ces populations qui sont fatiguées des conséquences de cet état de stagnation qui ne sert qu’à engraisser les politiques…

On organise des pseudos campagnes électorales, des semblants de cérémonies d’investitures, on se précipite pour déposer les candidatures, on reste aussi chez soi dans les salons présidentiels à raffiner peaufiner des blocages… et au finish, on va nous annoncer dans quelques jours le report des élections avec comme excuse «des élections propres». Et toutes les parties vont se rendre à l’évidence (en chœur) qu’«effectivement, c’est la meilleure chose à faire». De qui se moque-t-on ?

Nouveau report des l'élections ?

urne-1.jpgLa rumeur selon laquelle l’élection présidentielle, prévue le 29 novembre, "risque d'être encore une fois d'être ajournée", court à Abidjan, rapporte Le Potentiel de Kinshasa. Le 14 septembre, on a appris que la publication des listes électorales, qui était attendue pour le mois d'août, ne serait pas effective avant la mi-octobre, à cause de problèmes logistiques et financiers qui traînent en longueur.

"Si les conditionsne sont pas réunies pour une liste consensuelle et un scrutin transparent, le chef du gouvernement prendra ses responsabilités", a fait savoir le bureau du président Laurent Gbagbo. Pour beaucoup, il s’agit d’un nouveau prétexte pour reporter une élection que les Ivoiriens attendent depuis 2005.

La France pour sa part a demandé mercredi que les retards dans la confection de la liste électorale pour la présidentielle en Côte d`Ivoire soient résorbés afin de permettre une bonne tenue du scrutin le 29 novembre. (Lire le point sur les déclaration de Bernard Valéro, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères).

Lire l'article intégral de Le Potentiel ici

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