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10 septembre 2012

A nos si chers frais de dossiers

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A la fin de l’offre de recrutement de l’ESATIC, on peut lire les pièces à fournir.

« • Une demande de candidature manuscrite adressée au Ministre de l’enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique.

• Un Curriculum Vitae.

• Une photocopie légalisée du diplôme, du certificat du diplôme, ou de l’attestation du diplôme.

• Un exemplaire de la thèse pour les titulaires du Doctorat, plus le résumé de la thèse.

• Une photocopie du dernier acte administratif pour les fonctionnaires.

• Une photocopie de la CNI.

Le reçu du paiement des frais d’analyse de dossier (20 000 frs) »

Cette liste de dossiers me rappelle une histoire que j’ai vécue ici à Abidjan. C’était en 2008. Une école qui dépend d’un ministère recrutait, entre autre, un « responsable de la communication ». A la liste des pièces à fournir, il fallait y joindre « 40 000 Francs CFA pour des frais de dossiers ». Et cette fois, il n’y avait pas de reçu.

Gombo* après gombo, j’ai obtenu mes sous, rassemblés mes dossiers et je suis allé déposer. Et 4 ans plus tard, on na m’a jamais rappelé ou même donné de suite. Je suis retourné de nombreuses fois, on m’a toujours dit de revenir. Peut être que mon dossier n'était pas convaincant. J'en convient ! Mais finalement, combien de personnes comme moi ont postulé, 40 000 francs à l'appui. 

4 ans après, je revois une telle annonce avec (cette fois-ci) des « frais d’analyse des dossiers ». Pour quoi faire ? Et le mot « reçu de paiement » n’enlève rien à mon étonnement.

A quoi va servir cet argent ? Surtout que le comité de sélection est composé de fonctionnaires de l’Etat. A priori en tout cas. Pourquoi alors c’est aux candidats de cotiser pour que leurs dossiers soient analysés ? Le ministère de la Poste et TIC, n’a-t-il pas plus les moyens ? 

On a critiqué les structures qui recrutent et qui font payer des frais de dossiers aux postulants. Et venant d’un Etablissement Public National (EPN), c’est vraiment gênant. Ou alors, c’est moi qui n’y comprend rien à la procédure de recrutement ?  

*Mot tiré du langage de rue ivoirien signifiant débrouillardise, petit métier pour arrondir ces fins de mois. 

Crédit photo

21 juin 2012

Et vous, comment twittez-vous ?

Qui ne connaît pas twitter ? Ce petit média de microbloging qui fait désormais partie de notre quotidien. Eh bien chacun à sa façon utilise twitter (et les réseaux sociaux en général). A sa guise, j'allais dire.

Personnellement, mon profil twitter (tout comme ma Page Facebook) me servent à tisser des liens. Dans un environnement où la mise en réseau s'avère plus que jamais nécessaire (surtout pour un jeune chef d'entreprise comme moi), les réseaux sociaux deviennent plus que de lieu de causeries simples. C'est aussi l'endroit où je croise des personnes idéales et avec qui je partage des liens, des idées, des tuyaux ou qui me conseillent. Les réseaux sociaux sont pour moi, la meilleure plateforme de rencontre, en attendant d'être invité à des conférences internationales et de voir des amis... en vrai.


Et vous vous twittez comment ? par F3languedocroussillon

14 avril 2011

Quand Paypal "sabote" #civsocial

 

paypal.jpgL'opération #civsocial lancé par l'Ong Akendewa risque de prendre un sacré coup. Et si tel est le cas, ce sont des milliers de personnes en detresses qui souffriront encore plus dans ce climat de crise humanitaire aigue. A l'origine du frein de cette action humanitaire, Paypal.

Depuis ce matin de nombreux messages circulent sur la toile, nous invitant à signer une pétition, mieux à demander à paypal de débloquer les fonds d'Akendewa qu'ils retiennent. Pour mieux comprendre ce qui se passe, j'ai demandé à Jean Patrick Ehouman, président de l'Ong, de m'éclairer. Je partage avec vous l'état des lieux et les conséquences si rien n'est fait.

Combien avez vous "entre les mains" de Paypal ?

"Nous n'avons pas grand chose. Il reste environs 3 000€ lorsqu'on enleve les taxes et aussi les premiers achats que j'ai réussi à faire juste avant qu'ils ne bloquent le compte"

Paypal n'était-il pas au courant du fait qu'Akendewa n'est pas une association française quand vous les sollicitiez pour ce projet ?

Comme mentionné dans la pétition, Akendewa n'est pas de droit français. Mais en attendant de créer une asso affiliée, dans l'urgence, j'ai utilisé mon compte et je les ai eu au téléphone lors d'un premier blocage pour leur expliquer le problème. Car nous ne pouvions pas créer un compte pour Akendewa vu que le système bancaire ivoirien est hors service. J'ai eu paypal au téléphone hier (mardi 12 avril, ndb) qui m'avait assuré que compte tenu de la situation bancaire en Côte d'Ivoire et de l'urgence humanitaire, les fonds seraient débloqués dans les heures qui suivaient. Et aujourd'hui, je les appelle ils me disent qu'en fait non".

Peux-tu expliquer aux internautes ce à quoi devrait servir cet argent ?

Oui. Avant que nous commençions la collecte, nous avions utilisé notre propre argent (qui n'appartient pas à Akendewa car les banques ivoiriennes fermées) pour acheter les premiers téléphones + 2 ordinateurs + 600 cedis d'unité téléphonique pour commencer. Mais les dons qui ont été octroyés par des personnes de bonnes volontés (et je les en remercie) servent à payer des unités téléphoniques. C'est avec ces unités que nous arrivons à (re)contacter les personnes qui ont besoin de secours soit pour les localiser ou pour trouver quelqu'un qui peut les aider. Les dons servent aussi à acheter des denrées de premières nécessité tels que le lait, le pain que nous donnons aux victimes lorsque nous arrivons sur place".

En conclusion, tant que Paypal bloque cet argent, ce sont de nombreuses personnes victimes de balles perdues, de manques de médicaments, en attente d'accouchement, qui meurent de faim ou de soif etc... qui seront livrées à elles-mêmes dans un environnement d'insécurité digne d'un film western. Je nous exhorte à signer la pétition et pour ceux qui le peuvent à harceler Paypal, au nom de toutes ces vies que cette entreprise va mettre en danger.

 

02 mai 2009

Jour férié raté !

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Dans son édito du numéro 4 de Objectifs Hebdo, Théophile Kouamouo s’interrogeait : «Et s’il y avait trop de jours fériés ? Affirmant plus loin que «l’inflation des jours fériés que nous connaissons est aggravée par la culture bien particulière que l’administration publique semble avoir transmise aux grandes entreprises du secteur privé (…)». En Côte d’Ivoire, l’on cherche le bon prétexte pour rester à la maison. Décès d’une personnalité, victoire d’une équipe nationale, anniversaire de décès, anniversaire de naissance et… journée internationale.
C’est la dernière trouvaille qu’avait souhaité faire passer au plus haut sommet, un groupe de femmes lors de la cérémonie qui s’est tenue le 1er Mai dernier au palais présidentiel à l’occasion de la fête de travail (jour férié également). Ces femmes ont sans honte ni gène, demandé au Président de la République de faire de la « Journée internationale » de la femme, un jour férié en Côte d’Ivoire. Le Chef de l’Etat a été (heureusement) catégorique sur la question. «On peut mieux célébrer cette journée, mais ne comptez jamais sur moi pour trouver un autre jour férié… nous en avons déjà trop», a-t-il affirmé en réponse à cette doléance.
ab5d6503.jpgLà où certains demandaient la revalorisation du SMIG, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, d’autres trouvaient juste de porter publiquement  et officiellement - devant les médias internes et internationaux – leur désir de trouver un autre jour de repos.
«Nous ne travaillons pas assez», n’a pas manqué de souligner le Président ivoirien. Chose vraie. Je vous épargnerai le mode de travail dans l’Administration publique et qui tend à gagner le secteur privé.
La situation est grave. Grave parce que c’est marqué dans notre éducation que nous devons plus nous reposer au détriment du travail… et espérer gagner beaucoup d’argent. Grave parce que ce genre de mentalité appelle la facilité. La corruption s’offre alors à nous comme raccourci.
Travaillons plus pour gagner plus ! Comme ironise Kouamouo, cette formule pourrait être adaptée à notre contexte. Et j’ajoute cette phrase inspirée de la version originale biblique : «Que celui qui travaille peu mange peu également !».

17 août 2008

1000 voitures, pas de routes

c446beeb337c0ffddb9a3936d62cbc84.jpg«1000 voitures à écouler», pour l’année 2008 ! Tel est l’objectif que s’est donné le constructeur (d’automobile) iranien Siepa, après avoir signé un partenariat de distribution avec la Compagnie ivoirienne d’entretien et de réparation d’automobiles (Ciera).
Dans un article paru dans «la semaine de l’Ecofinance» de l’hebdomadaire «Jeune Afrique n° 2482», Hubert Nassa Kotchi, Directeur général de la Ciera, indique que leur objectif «est de permettre aux Ivoiriens d’acquérir des véhicules neufs à moindre coût, avec une garantie constructeur de douze».
Voilà ce que j’appelle une opportunité qu’il faudra saisir le moment venu.
Pourtant, je trouve que cette offre n’est pas du tout adaptée à une ville (Abidjan) où il n’existe presque plus de routes (digne de ce nom). «Abidjan est saturé», disent les gens de la rue. Et pourtant c’est vrai.
«Les voitures sont plus beaucoup que les hommes de ce pays», pour emprunter l’expression du célèbre rappeur ivoirien Billy Billy.
Dans une ville où les rues et avenues sont encombrées, où les embouteillages sont de plus en plus kilométriques, où l’on a rangé au placard le projet du troisième pont, je pense qu’il faudrait accorder la priorité à la réfection – et à la construction – des voiries plutôt qu’à l’acquisition de voitures. A moins que ces engins soient prévus pour servir de décors pour nos garages.
Parce qu’il n’y aura bientôt plus de routes pour circuler. C’est ce que je crois ! Pas vous ?

16 juillet 2008

Ce qui doit arriver

Le président Gbagbo doit annoncer des mesures pour réduire le prix du carburant. Il doit avoir également un remaniement ministériel.
Bon c’est en tout cas ce qu’il y a mieux à faire en ces heures.
C’est ce qu’on espère de toutes les façons.

29 mai 2008

Petit exercice de syllogisme

Dans l'affaire "avion présidentiel en panne", qui sera la victime à sanctionner.
Si pour une échelle (trop courte) le commandant de l'aéroport de Yamoussoukro a été "châtié", qui subira donc le châtiment pour une panne dans l'avion présidentiel dont le chef de l'Etat n'a pas été informé. Un désagrément qui l'a obligé à faire le chemin du retour par la route.

01 avril 2008

Nianmien Konan est-il victime d’un piège politique ?

8c55bca20629bf8ce8aaa1162cffee54.jpgL’information est confirmée. Et ce n’est pas un poisson d’avril : «le Directeur général de la Douane ivoirienne, Gnamien Konan a été limogé». Il sera certainement la grande victime (politique) des évènements de ces deux derniers jours à Abidjan.
Lui qui annonçait ce matin dans les colonnes du journal ivoirien le Quotidien, qu’il ne démissionnerait pas de son poste de DG.
«Je vous le redis, c’est six mois avant les élections qu’un fonctionnaire doit démissionner de son poste. (…) Je suis préoccupé par ce que la douane va devenir après mon départ. Je ne veux pas que l’Etat ait des difficultés après mon départ. (…) Sachez qu’une démission ne se traite pas comme vous le voulez», pouvait-on lire.
Pourtant, il avait donné l’impression qu’il savait que quelque chose allait lui arriver. Et il semblait prêt à l’affronter. «J’ai déjà annoncé que j’ai fini mon travail à la douane. Mes valises et cartons sont déjà prêts. Mon ministre de tutelle est au courant de la situation», annonçait-il.
Aujourd’hui, Nianmien Konan vient d’être débarqué par un communiqué lu à la télévision nationale.
Cette situation appelle réflexion. J’ai l’impression qu’on «l’attendait au tournant». En effet, le «néophyte» de la politique (comme il se fait appeler) a peut être été victime d’un coup de ses adversaires politiques. Qui sait ? Peut être que les manifestations ''anti-chèreté de lavie" visaient à l’incriminer et à destabiliser ses premiers pas en politique.
Du reste, il m'est difficile de comprendre cette mesure du gouvernement ivoirien.
Vous avez certainement votre propre lecture!
En tous cas, ce limogeage n’est pas fait pour l’aider. Lui, Nianmien Konan, qui voulait peser de tout son (jeune) poids sur l’échiquier politique national.

31 janvier 2008

Et si on cessait d’être muet

91c7133c52378b54fb0f43123ebfb770.jpgEntre deux causeries de femmes, j’ai ouï dire que bientôt «les prix des denrées alimentaires vont (encore) augmenter». Après le pain, le lait, l’huile et la viande, d’autres produits comestibles seront désormais ‘‘attaqués’’.
Cette situation n'est pas nouvelle. Et elle produira les mêmes effets et les mêmes réactions. «Chez nous, se plaignait un ami, quand on augmente les prix, on se plaint dans nos salons et puis après, on fini par l'accepter».Pour preuve, il y a quelques temps en arrière, le prix du carburant avait augmenté de 10f sur le litre. Le coût du transport a subi du coup une hausse allant de 25 à 100 f sur les prix habituels. Et puis, on a grogné, on a menacé de marcher, de casser, de ne plus acheter, et puis...rien. Et pourtant le prix de l'essence quelques mois après a légèrement baissé, mais pas les frais de transport.
C'est une (mauvaise) habitude que nous avons cultivée de toujours nous taire et subir les "intempéries" des hausses faramineuses des prix sur les denrées.
Il semblerait que les organisations et associations de consommateurs sont pléthores, mais ô combien inactives, à la limite, invisibles. Dommage !
Dommage aussi pour nous consommateurs, qui ne mangeons plus à notre faim. Dommage pour nous consommateurs qui ne voyons pas nos salaires (devenus désormais insuffisants) grimper. Mais Dommage surtout pour notre mutisme légendaire.
Je sais qu'après lecture de ce post on dira «Bof, il n'est pas le premier à en parler et il ne sera pas non plus le dernier». Dommage! Parce qu'un jour, nous nous lèverons pour parler tous ensemble et d'une seule voix. Mais il sera peut-être trop tard. L'heure ne sera plus à la parole, mais aux achats. Et il n'y aura plus de places pour nous (autres) qu'ils ont rendu pauvres.

21 janvier 2008

L’Administration ivoirienne au rythme de la Can

20114742038179c402ad798753ef5b5d.jpgLundi 21 janvier. Une date à laquelle s’ouvrent (pour nous) les ‘’hostilités’’ footballistiques à Sekondi, au Ghana. Et ce dans le cadre de la 26ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).
C’est une date où l’Administration ivoirienne va aussi «jouer» au ralenti.
Au lieu de 17 ou 18 heures, les bureaux fermeront à 13 heures. Non parce que l'Etat en a décidé ainsi, mais «parce qu’il ne faut rater aucuns des matchs», diront certains paresseux.
Le jour où l’équipe ivoirienne jouera, certainement ce sera (implicitement) un jour férié.

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La CAN semble être le prétexte tout trouvé pour ne plus faire tourner l’Administration.
Pendant 22 jours, les services publics vont s'assoupir au rythme de la CAN, l’Administration va s’endormir aux clameurs des supporters. Les médecins abandonneront leurs malades, les militaires seront plus vigilants à commenter et à analyser les matchs, les professeurs déserteront les classes – et si ce n’est pas eux, les élèves le feront. Cependant, les maquis, les bars et autres salons ne désempliront point.
En Côte d’Ivoire, toutes les situations sont bonnes pour ‘‘fuir’’ les bureaux et faire la fête. Enfin…
Vivement, que je me trompe sur toute la ligne !

11 janvier 2008

Amalgames ou sorcellerie ?

eb514bcee0a624f50e9a9fb9c0d60eec.jpgJ’ai lu avec beaucoup d’attention une «enquête express» parue dans le N° 12947 du quotidien Fraternité-matin. Une enquête de Marie Chantal Obinde sur la crise du journal ''Le Courrier d'Abidjan''. Titré «Presse : Les journalistes dans l’impasse», cet article révèle beaucoup d’incohérences et d’amalgames.
Entre autre, ce morceau d’article : «(…)à peine installé, Alan Aliali licencie le nouveau rédacteur en chef pour insuffisance de production alors que ce dernier venait d’être nommé.
Sylvestre Konin donne la réplique à son associé et licencie à son tour Koffi Firmin pour avoir écrit sur Miss Dorcas qui aurait fraudé à l’examen du BTS session 2007. Suivront Sylvain Agnéro, William Varlet Azia et Robert Kra (2ème Ebony presse écrite 2004) licenciés par le DP. Face donc à ces renvois en cascade sans raison valable et aux conditions difficiles de travail (manque de voitures de reportage), une partie du personnel prend attache avec Guillaume Gbato, secrétaire général du Syndicat national de la presse privée, pour l’installation d’une section au sein du journal»
.
Déjà, il faut le rappeler, l’article écrit par Firmin Koffi (alors correcteur dans ledit quotidien) – et son licenciement qui a suivi – remonte à juillet-août 2007. En plus, selon des informations sûres, il semblerait que Sylvain Agnéro, William Varlet et Robert Kra, soient partis de ‘‘Le Courrier d’Abidjan’’ pour certains depuis 2005 et d’autres en 2006. Pourquoi alors mélanger les deux évenements ?

Deux choses. Ou bien, l’auteur de l’article ne sait pas de quoi il parle (et ça dans une certaine mesure on peut le lui concéder, car c'est juste être ignorant...et ça peut se corriger), ou alors il est l’envoyé d’une main obscure qui veut brouiller les pistes et embrouiller ceux qui suivent de bout en bout la crise du «Courrier» (ça, c'est de la sorcellerie! Et on n'en guérit pas).
Mais tout ceci à quelles fins ?