10 février 2012
Abidjan: 8 nouvelles communes bientôt créées
Sur « proposition du ministre de l’intérieur » Hamed Bakayoko, un projet décret squatte depuis quelques jours la table du président de la république qui devrait « sauf changement de dernière minute » le signer. Un décret qui aura pour principal objet la création de 8 nouvelles communes à Abidjan.
Cocody, Abobo et Yopougon, sont les trois communes qui vont subir des changements géographiques majeurs.
La commune (classique) d’Abobo sera découpée en 3 nouvelles localités : Abobo, Anankoua, Akeikoua.
La (nouvelle) « Commune d’Abobo » comprendra les territoires, d’Abobo-Baoulé, Abobo-Té ainsi que le Centre-Ville.
La Commune d’Anankoua sera composée de Zoussoukoua, Sagbé et PK18
Quant à la « Commune Akeikoua » elle est composée du quartier Sogefia, communément appelé « Habitat » et de la zone comprenant le village d’Akeikoua.
Cocody pour sa part sera découpée en deux tranches. Angré et Cocody-Lagune
La nouvelle « Commune de Angré » sera composée des territoires du zoo et des quartiers 7e, 8e, et 9e tranche mais aussi des Rosiers 4, 5 et 6. « Anono 89 hectares, Djotogobité 1, Bessikoi, Djibi, Angré, Dokoui et la Cité Forest ainsi que leurs zones d’extention ferot également partie de « Angré Commune ».
La « Commune de Cocody-Lagune » rassemblera les « territoires de l’ancien Cocody ». Mais aussi ceux de la Riviera 1, Riviera 2, Riviera 3 et Riviera 4, y compris les zones de Anono village, Anono 35 hectares, M’Pouto et M’Badon. Cette zone qui semble la plus fournie en territoire va prendre en compte aussi Akouédo Village, Nouveau Camp, Akouédo 19 hectares, Blokhauss, ATCI, Triangle, Palmeraie, Bounoumin, Rosier 1, 2 et 3, Genie 2000, Ephrata, 2 plateaux, CHU et toutes leurs zones d’extension.
La zone de Yopougon comprendra 3 communes: "Communes de Yopougon", "Commune de Niangon" et "Banco Commune".
Du côté de la nouvelle « Commune de Yopougon » les zones de Andokoua, Yopugon Attié et Yopougon-Kouté feront partie de ce territoire communal.
La « Commune de Niangon » sera composée, elle, de Niangon Nord (à droite), Niangon sud (à gauche), de la zone industrielle et ses extensions. Il faudra également y ajouter la partie ouest de l’île Boulay, des urbanisations situées à l’Ouest de PK17 et de celles situées le long de la route de Dabou.
Enfin dernière commune qui sera créé est celle de « Banco ». Elle comprendra le parc du Banco, les urbanisations situées le long de Banco (Santé, Lokodjoro, Abobo-Doumé) ainsi que les lotissements et zones résidentielles de Banco Nord et de Banco Sud.
Compositions et partage des biens du domaine public
Pour l’heure, aucune information précise, sur la composition numérique des Conseils Municipaux et des Municipalités de nouvelles Communes. Mais tout porte à croire qu’elle sera « fixée par décret en Conseil des Ministres ».
Le projet de décret précise que « la dévolution des biens meubles et immeubles ainsi que des bines incorporels appartenant aux anciennes Communes d’Abobo, de Cocody et de Yopougon sera reglée suivant le principe de la territorialité ». Autrement dit, les bureaux, espaces verts, marchés et tous les biens du domaine public qui se trouvent sur un territoire donné, appartiendront à la nouvelle Commune à laquelle est rattaché ce territoire.
Pour les biens meubles notamment les véhicules, « il serait indiquée de définir des critères d’affectation afin d’éviter des prises de bec », prévient un expert en droit public. Heureusement que le projet de décret précise que « les dettes seront prises en charge par l’Etat » et que les « les personnels des anciennes Communes seront redeployées dans les nouvelles entités créées ».
08:31 Publié dans Abidjan de maintenant, Bon à savoir, On dit quoi ?, Tout nouveau tout beau! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : commune, abidjan, nouvelle commune, yopougon, commune de angré
02 janvier 2012
Nady Rayess (Groupe Olympe) meurt dans un crash d'un avion
Le président directeur général du Groupe Olympe, société éditrice des quotidiens ivoiriens L’inter, Soir Info et Star Magazine, Nady Rayess, a été tué lundi dans un crash d’avion à Vitré 1, une localité située à 80 km au sud d’Abidjan, alors qu’il revenait dans la capitale économique après un week-end à d’Assini (sud).
M. Rayess était tout seul à bord de son avion, un aéronef de quatre places, qui selon des témoins du village de Vitré 1, avait survolé de très près des habitations avant de s’enliser dans des palétuviers.
17:37 Publié dans Coup d'larmes, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : groupe olympe, nady rayess, soir info, l'inter, star magazine, crash, avion
23 décembre 2011
Scènes de tortures dans une école à Treichville
Je suis tombé sur cette vidéo qui fait le buzz sur la toile depuis ce matin et qui m'a choqué. D'abord pour le traitement réservé à ces élèves, mais surtout pour la suite. Selon certains commentaires, il s'agirait d'élèves "sanctionnés pour avoir mis des pétards dans la cour d'une autre école". On voit très bien un des responsables de l'école Voltaire (à laquelle les jeunes appartiennent) - aider de membres des FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire) - infliger de nombreux coups violents aux malheureux élèves à l'aide d'un tuyau en plastique. Le commentaire qui accompagne la vidéo sur Youtube indique que c'est au collège Voltaire (de Treichville). Pour l'heure, je n'ai aucune confirmation des circonstances de ces évènements. Mais en me limitant à la vidéo, j'ai pu reccueillir les propos du responsable de l'établissement auquel appartiennent les deux élèves torturés.
"Je vous informe que ceux là, ont lancé des « Bangers » (pétards) pour déloger leurs camarades du lycée moderne de Treichville… nous venons de les prendre au lycée moderne de Treichville. Je vous informe, la seule personne qui va oser avoir un seul banger dans cette école, jusqu’aux congés de Noël, il va subir ce que vous êtes en train de voir.
Ça c’est un. Et on va le renvoyer définitivement. Je vous préviens ! Et le sort qu’ils sont en train de subir, ils vont continuer ça à la Garde Républicaine, où on va encore les ‘‘chicotter’’ (frapper avec la chicotte). Méfiez-vous, Méfiez-vous, après ce que vous venez de voir, disparaissez et allez-y manger et je ne veux plus vous voir".
Je trouve que c'est ihnumain, dégrandant, cynique et honteux de se déchaîner sur ces gosses. On a tous lancé des pétards à la veille des congés de noël. C'est un peu une tradition. ça nous a valu des sanctions disciplinaires (des notes en moins sur la conduite, ou des retenus), mais jamais autant de violences n'ont été observées. Je ne permettrai jamais qu'on torture, mon fils ou mon frère de cette sorte. En plus, je ne vois pas très bien le rôle que viennent jouer les FRCI dans cette torture ni la nécessité de "tranférer" ces pauvres gamins au camp militaire de la Garde républicaine. C'est dommage ! Je suis dégouté.
21:27 Publié dans Abidjan de maintenant, Coup d'larmes, Fatigué de parler..., On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : torture, frci, abidjan, pétard, côte d'ivoire.
04 novembre 2011
Inscription en ligne via Celpaid, galère et rumeur au rendez vous
Cette année les responsables de l’éducation nationale ont décidé d’installer une nouvelle donne concernant les inscriptions. Elles se feront en ligne. « Cette procédure permettra d’avoir des données fiables sur le nombre des élèves, mais aussi d’avoir une gestion transparente de la gestion du fonds que constituent les frais d’inscription », indiquait Kouyaté Abdoulaye, chef de cabinet du ministre de l’Education nationale Kandia Camara. C’était durant le mois d’octobre lors de la signature dune convention entre le ministère et une entreprise de paiement en ligne. (Nous y reviendrons). Concrètement, l'Etat dit vouloir avoir une idée sur le nombre d'élèves, mieux gérer les fonds que constituent les frais d'inscription. Bref, lutter contre les recrutements parallèles.
Personnellement je trouve que la procédure d’inscription en ligne est une gymnastique de trop pour les parents d’élèves ou les élèves eux-mêmes, pas forcément habituez à ces nouveaux moyens de paiment. Jugez-en vous-même ce que j’ai pu lire sur le site de Celpaid.
Pour les villes ou communes où il n'existe pas d'établissement financier partenaire de CELPAID.
Etape1:
Le parent d'élève ou l'élève fait le versement des 6.000 F à l'économat de l'étabissement. Un reçu CELPAID d'une valeur de 6.000 f lui sera remis.
Etape2:
Le parent d'élève muni du reçu de versement + le numéro matricule de l'enfant se rend chez le Représentant CELPAID de sa localité:
Mlle/Mme/Mr:.................................................................
Contact:..........................................................................
Pour procéder à l'inscription en ligne de son enfant.
Etape3:
A la fin de l'opération d'inscription, le Représentant CELAPID imprime le reçu électronique qu'il remet au parent d'élève ou à l'élève pour faire les formalités administratives à la scolarité de son établissement.
Pour les villes ou communes où il existent la COOPEC et la CECP.
Etape1:
Le parent d'élève ou l'élève fait le versement des 6.000 F sur le compte bancaire de CELPAID.
Compte COOPEC N°............................................
Compte Caisse d'Epargne de Côte d'Ivoire (CECP): 01201 10952990001 48
Etape2:
Le parent d'élève muni du reçu de versement + le numéro matricule de l'enfant se rend chez le Représentant CELPAID de sa localité:
Mlle/Mme/Mr:.................................................................
Contact:..........................................................................
Pour procéder à l'inscription en ligne de son enfant.
Etape3:
A la fin de l'opération d'inscription, le Représentant CELAPID imprime le reçu électronique qu'il remet au parent d'élève ou à l'élève pour faire les formalités administratives à la scolarité de son établissement.
Et l’entreprise de préciser que :
« Toute inscription qui ne se fera pas selon les prescriptions ci-dessus ne sera pas prise en compte ».
Celpaid se fait de la pub. La galère pour les utilisateurs
"S’il y a une structure qui n'a plus besoin de publicité depuis l'annonce de la rentrée scolaire, c'est bien la Celpaid. Cette maison spécialisée dans les transferts d'argent et achats électroniques vient de décrocher un gros marché" écrivait un journal de la place. Et elle marque le coup. Affiche publicitaire, branding, insertion dans les jounaux, spot radio et télé, bannière sur le web…
Mais finalement, est ce que la procédure d’inscription en ligne a été admise par les concernés ? Et si oui, ont-ils bien perçu la procédure ? Pas si sûr.
Les écoles non concernées sont celles de la Dren1 à savoir Cocody, Adjamé, Williamsville qui s'inscrivent aussi en ligne mais via MTN money à raison de 5500 Fcfa. Par Celpaid, l'inscription s'élève à 6000 Fcfa. Pourtant, l’insuffisance d’agence d'agences Celpaid dans les communes est sû de tous.
Quelques exemples :
« A Koumassi Prodomo, la seule agence assez exigüe d'ailleurs, recevait tous les élèves de la zone. Désormais, elle est transférée au Lycée municipal de la même commune. Une situation qui n'arrange les élèves du Lycée moderne de Koumassi obligés de parcourir de longues distances pour pouvoir s'y inscrire. Cela occasionne des bousculades, de longues attentes devant les guichets qui ont souvent des problèmes de réseaux. Toute chose qui a provoqué un début tardif des inscriptions le jeudi 27 octobre 2011 au lycée municipal. La rentrée scolaire prévue pour le 24 octobre 2011 devient alors une illusion. Car plus de 70% des élèves passent deux à trois jours devant les guichets sans pouvoir s'inscrire. C'est le cas de T. Ali, élève admis en classe de 1ère A dans le semi-privé. Il affirme être dans le rang depuis trois jours sans être reçu. Car habitant un peu loin du lieu d'inscription, il est fréquemment confronté à des rangs kilométriques ». (Source Nouveau Navire)
« A Daloa, la rentrée tarde à être effective une dizaine de jours après la date officielle, suite à, explique-t-on au niveau des responsables administratifs, des difficultés pour effectuer le paiement des frais d’inscription en ligne.
Si au plan purement administratif tout est prêt (les personnels, les enseignants sont en place et disposent les emplois du temps), les élèves tardent à prendre le chemin des classes en raison, a soutenu un chef d’établissement, de la non maîtrise du système d’inscription en ligne.
A ce sujet, le proviseur du lycée 2 de Daloa, M. Diomandé Zibo Sopoudé, a évoqué des insuffisances d’information tant chez les parents que sur la procédure.
Il est reproché aux structures chargées de l’opération une certaine lenteur, a-t-il ajouté (…) » (Source AIP)
Un deal de « gré à gré » ?
Les rumeurs fusent de partout. Accusant le ministère de l’éducation national d’avoir offert ce marché à Celpaid, alors que les marchés de l’Etat devraient faire l’objet d’appel d’offre. Sans doute avec des ristournes et retro-commissions conséquentes.
Vrai ou faux, le journal français la lettre du continent met les pieds dans le plats. « Le ministre ivoirien de l’Education nationale, Kandia Camara, vient de confier à la société Celpaid le marché du paiement en ligne des frais d’inscription de quelque 5 millions d’élèves ivoiriens », révèle le journal en ligne (et en PDF). Le journal continue pour écrire que « (.) le principal actionnaire de Celpaid n’est autre que son collègue, le ministre de la Construction et de l’Urbanisme Mamadou Sanogo », précisant que « ce contrat, obtenu de gré à gré, fait déjà grincer des dents au sein de la Banque mondiale », toujours selon La Lettre du Continent.
16:42 Publié dans (Petit) Constat, Abidjan de maintenant, Ce que je crois, Education, Fatigué de parler..., On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : celpaid, inscription en ligne, éducation nationale, côte d'ivoire, abidjan, dren, kandia camara
31 octobre 2011
Amédée Pierre, le « Dopé » ne chantera plus
C’est une nouvelle bien triste. Celle du décès de Amédée Pierre, artiste chanteur que nous autres jeunes (de cette génération) avons connu seulement ces dernières années. Le « Dopé national » (Dopé signifie en langue Bété rossignol) s’est éteint ce dimanche à l’âge de 74 ans.
Je garde de lui la célèbre chanson « Moussio Moussio » qui a bercé mes pères et ma génération. Je suis sûr que ceux qui l’ont connu plus jeune ont de lui des souvenirs encore plus grands et plus vivaces. Lire la biographie du « doyen de la musique ivoirienne ».
Je me souviens l’avoir vu chanter en live au « Nandjelet », un restaurant de la commune de COcody. C’était en 2009. Ça voix n’avait pris aucun ride. Malgré son corps fatigué, il chantait avec la force et la justesse qu’on lui connaissait à son jeune âge.
C’est drôle cette mauvaise manie qu’ont les artistes de s’en aller les week-ends et de nous laisser un mauvais goût en début de semaine. Ce n’est pas cool du tout. Le monde des artistes est encore en pleurs. Et nous aussi.
07:51 Publié dans A l'honneur, Coup d'larmes, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amédée pierre, mort, décédé, côte d'ivoire, artiste, burida
11 octobre 2011
Nouveaux bacheliers, bienvenus dans la galère !
Il y a des jours comme ça où l’optimisme fout le camp. Surtout quand on parle d’éducation nationale et quand les résultats du baccalauréat sont à 80% d’échec. Les raisons d’une telle contre-performance ? On peut en trouver des tonnes et des tonnes toutes aussi fondées les unes que les autres. On peut rejeter la faute sur les élèves eux-mêmes qui préfèrent les maquis et autres loisirs aux études. On peut accuser le système éducatif d’être mal construit. On peut s’en prendre à la crise post-électorale qui a fait de nos élèves des traumatisés, qui les a empêché d’étudier, qui a obligé certains à devenir des « élèves-déplacés » ou « élèves-exilés ». La liste des raisons qu’on voudra trouver et imaginer est longue.
Pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence, jamais des résultats n’avaient été aussi catastrophiques pour les élèves en classe de terminale. Et pour emprunter la « Une » de « Fraternité matin » (le journal gouvernemental) de ce jour : « BAC, la débâcle ». Le mal est là. De plus en plus profond au fil des années. Touchant même les classes du cycle primaire.
« Les résultats de la session 2011 de l’examen du Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires (CEPE) ont été proclamés le mardi 20/09/2011 et ont donné un taux d’admission de 58, 22%. Selon Madame le Ministre de l’Education Nationale, Kandia CAMARA, ces résultats ne sont pas fameux comparés à ceux de la session 2010 qui étaient de 68, 90%. » (Source site du ministère de l’éducation nationale)
Je me demande bien ce qu’il en sera pour les résultats prochains du BEPC (Brevet d'étude du premier cycle) et du BTS (Brevet de Techniciens supérieurs) ? Certainement, dans la même mouvance.
Pourtant, les nouveaux bacheliers ne sont pas forcément les plus heureux. Vers qu’elles universités iront-ils ? Certainement pas vers celles de Cocody ou d’Abobo-Adjamé. Elles sont (officiellement) fermées pour rénovation. Pour combien de temps ? Nul ne le sait. De nombreux étudiants, sont donc là, à attendre impatiemment qu’une date leur soit communiquée. « C’est une année blanche qui ne dit pas son nom » me lançait un étudiant en communication avant de tenter de me démontrer que « pour les tenants du pouvoir actuel, annoncer une année blanche est mauvais pour leur communication et pour leur image. Eux qui ont voulu montrer et prouver qu’en dépit de tout il pouvait sauver l’école ivoirienne ».
Je demandais à un de mes jeunes amis son année d’étude. Il m’a répondu avec un éclat de rire : « Je suis année de maitrise, si l’université ouvre. Sinon considérons que je suis en Licence de droit ». Derrière ce rire, se cachait une grosse angoisse. Celle d’un avenir académique incertain.
Pour les nouveaux bacheliers donc, rien de rassurant les attends. « A part ceux dont les parents ont les moyens pour une université privée –dont la scolarité est au bas mot à 700 000 Francs CFA (un peu plus de 1000 euros) - ou pour les envoyer à l'étranger ».
Il est donc temps de se poser un peu pour que tous les acteurs du système éducatif ivoirien fassent un vrai diagnostic. COGES, Parents d’élèves, associations estudiantine et scolaire, ministère de l’éducation nationale, partenaires de notre système éducatif. Et qu'à ce diagnostic on y apporte de vraies réponses et des solutions durables. Parce qu’avec de tels scores ne soyons pas étonnés qu’à l’extérieur nos diplômes perdent de la valeur.
08:51 Publié dans (Petit) Constat, Ce que je crois, Education, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : baccalauréat 2011, bac 2011, côte d'ivoire, abidjan examen
21 septembre 2011
Yoro, Lauréat Harubuntu 2011
En ce matin pluvieux sur Abidjan voici une nouvelle qui me réjouit et me rend fier des jeunes avec lesquels je travaille.
Je viens d’être désigné Lauréat par le jury du concours Harubuntu dans la catégorie « Communication ».
Pour, l'ONG belge, Echos Communication organisatrice dudit concours, il s’agit de repenser l’acte de coopération en mettant en lumière, d’une part, la réciprocité qui existe entre le Nord et le Sud et en promouvant, d’autre part, les potentialités de chacune des parties. « C’est pour cela, affirment les initiateurs, qu’un réseau de partenaires euro-africains composé d’ONG, de médias et de personnes indépendantes s’est levé pour lancer ensemble ce projet ».
« Parce que nous croyons qu’il est temps de réinventer la relation entre l’Afrique et l’Europe,... Que l’Afrique recèle de trésors humains, de savoir faire, de manières de vivre, de compétences, de cultures et de ressources naturelles. Et que si les ressources naturelles sont connues, les trésors humains sont encore souvent cachés... » peut-on lire sur le site du concours
.
C'est sur ce post de la blogueuse Yehni Djidji, que j'ai vu l'annonce de la compétition. En avril donc j’ai soumis ma candidature avec en main tous les projets que j’ai initiés (Avenue225, Ouest Afrika Blog et l’Agence E-voir ). J’ai été présélectionné en juillet et une mission s’est rendu à Abidjan pour une évaluation de ce que j’ai avancé dans mon dossier de candidature. Pendant 3 jours (du 5 au 7 septembre), les deux membres du jury ont suivit mon équipe et moi-même dans nos différentes activités et actions.
Pour remporter il fallait : « être porteurs d’espoir et créateurs de richesses africains, Etre une personne qui ouvre de nouveaux horizons et mettent en place des projets pour le développement de l’Afrique ».
Et comme préréquis il fallait "être d’origine africaine, résider en Afrique, être porteur d’un projet déjà mis en oeuvre concrètement (plus de 6 mois). Enfin, être issus d’une des catégories suivantes : entreprenariat, autorité locale, société civile, communication".
Merci donc au comité d’organisation et le jury pour son choix mais aussi et surtout à toutes les Teams des Avenants (anciens comme nouveaux, d’ici et d’ailleurs) et des "Voyeurs" pour le soutien en tout temps.
Bientôt je vous donnerai la suite du programme concernant le prix.
Les lauréats des années antérieurs. En 2009, une ivoirienne avait été désigné coup d’cœur du Jury.
ça me rapelle où j'ai été désigné "Meilleur Blogueur Francophone 2008" et "Meilleur blog de journaliste d'Afrique de l'Ouest".
10:20 Publié dans A l'honneur, Affairage, Blog, Collaboration, Coup d'coeur, De la part de..., On dit quoi ?, Rencontre, Web | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : harubuntu, concours, harubutun 2011, côte d'ivoire, lauréat, israël yoroba
20 septembre 2011
Petit constat dans un centre du BAC 2011
Et c’est parti pour les écrits du baccalauréat 2011 en Côte d’Ivoire. Le moins que l’on puisse dire au regard de ce que j’ai pu observer dans quelques centres à Cocody et à Yopougon, c’est que les dispositions ont été prises pour que cela se fasse dans le calme et dans la sérénité mais surtout loin des fraudes.
Une petite visite ce matin au Collège Koné Idrissa à Yopougon pétro ivoire, histoire de voir comment les choses se déroulent. [Il y a certaines années où dans certains centres c'étaient des ambiances surchauffées dehors, des va-et-vient des élèves et parents d’élèves entre la cour (et parfois même les classes) et l’extérieur du centre].
Un impressionnant dispositif (dissuasif) de sécurité assuré par des policiers. Les élèves entrent en rang dans la cour de l’école en présentant la convocation et une pièce d’identité. Dehors, les quelques rares parents venus accompagner et encourager leurs enfants repartent aussitôt. « Je ne cherche pas affaire je rentre chez moi. Je viendrai chercher ma fille le soir », lance ce père de famille avec un éclat de rire.
Sur les 660 élèves prévus 130 manquent à l’appel. « Sinon dans l’ensemble tout s’est bien déroulé » se réjouit, Seka Aka, le chef de centre en ajoutant « la ministre (de l’éducation nationale) a été ferme sur les mesures à prendre. Nous appliquons ».
Les quelques élèves interrogés à la pause de midi ont sorti l’habituel « c’était abordable » en parlant de la première épreuve de philosophie.
Au collège moderne de Cocody. Le dispositif de policiers est un peu plus impressionnant qu’à Yopougon. L’ambiance dehors aussi. De nombreux vendeurs ambulants ont envahi la voie qui passe devant ledit collège. Attendant impatiemment les premiers élèves à finir les épreuves de cette première journée.
Le moins qu’on puisse dire est que cette journée était celle de l’enseignement. Dans la foulée, débutaient les oraux du BTS (Brevet de Technicien Supérieur). Il y a avait également les réultats du CEPE (certificat d’étude primaire) avec un résultat global de 58,22%.
Lire aussi le reportage complet d'un Avenant dans le Centre de Yopougon.
19:02 Publié dans (Petit) Constat, Abidjan de maintenant, On dit quoi ?, Reportage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : baccalauréat 2011, bac 2011, côte d'ivoire, abidjan examen
07 mai 2011
Maintenant allons de l’avant
Hier vendredi 6 mai 20111, Alassane Ouattara a prêté serment comme « Président de la république de Côte d’Ivoire ». Au nombre des invités présent à cette cérémonie brève mais « pleine d’émotions » (selon les participants), on a aperçu le président de l’Assemblée Nationale, Mamadou Koulibaly, le président du Conseil constitutionnel, Yao Paul N'dré, le président du Conseil économique et social, Laurent Donat Fologo, le président de la Cour suprême, TIa Koné, le Grand Chancelier, le Chef d’Etat Major des armées (et tous les généraux), le doyen des diplomates, le Nonce Apostolique, (une partie de) la presse nationale et internationale.
Désormais, je l’espère en tout cas, le film d’horreur « crise Post-électoral » doit être loin derrière nous. Quelqu’un me disait au téléphone, « si on aime ADO, on doit se mettre au travail pour l’accompagner dans son programme. Et si on ne l’aime pas, on doit lui accorder le bénéfice du doute et si c’est trop dur pour nous, alors vengeons-nous dans le travail en travaillant plus ». J’en ai rit. Mais je trouve que mon interlocuteur avait raison.
Il nous faut nous mettre rapidement au travail. Nous avons perdu trop de vies humaines, trop de temps, trop d’argent et surtout trop de confiance réciproque entre Ivoiriens. Et tout ça « grâce » au Conseil constitutionnel. Pendant 4 mois les deux camps (LMP Vs RHDP) se sont bagarrés à coup de médias, de menaces et d’armes (très souvent ) lourdes.
Aujourd’hui avec cette prestation de serment, Ouattara prend officiellement la fonction suprême de la Côte d’Ivoire. Qu’on le veuille ou pas, il va falloir faire avec. Et c’est dans l’intérêt de la Cöte d’Ivoire que nous avancions tous les mains dans les mains. Sinon, on peut choisir de continuer encore de se bagarrer et de faire davantage reculer la Côte d’Ivoire. Ou alors on peut décider de mettre tout en œuvre (chacun à son niveau et dans son domaine) pour que l’éléphant d’Afrique se remette sur ces pattes.
C’est sûr Ouattara tout comme Gbagbo ont beaucoup de chose à nous expliquer. J’espère que la plateforme « Vérité & réconciliation » nous permettra de mieux comprendre ces quatre mois de crises profondes, dont on en garde encore les stigmates.
La pensée de la semaine : "Satan nous a possédé", Yao Paul N'dré, président du conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire, à propos de la crise.
09:10 Publié dans Abidjan de maintenant, Ce que je crois, les 5 grands - 1, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : alassane ouattara, côte d'ivoire, abidjan, prestation de serment, conseil
02 mai 2011
Western Union de retour en Côte d'Ivoire
Ce matin sur mon mobile je reçois ce message du 10044 (je suis abonné à la newsletter de Western Union): "Flash Info Western Union: Le service transfert d'argent vers la Côte d'Ivoire est de nouveau disponible!". Très heureux donc, je porte le message à la connaissance de tous via mon profil Facebook et Twitter. Mais les commentaires et autres interrogations sur la véracité de cette info m'emmènent à rechercher confirmation.
[Un ami m'a dit inbox: "Yoro, pardon, il y a trop rumeurs maintenant à Abidjan. Donc confirme-moi s'il te plait"].
J'appelle donc le siège de Western Union en France au 08 00 900 407. J'ai au bout du fil le sevice client à qui je demande confirmation de l'information. "Pour quelle(s) ville(s) Monsieur ?", me demande la dame au bout du fil. Je lui indique que je voudrais savoir s'il est possible d'envoyer de l'argent à Abidjan, où à partir d'Abidjan. Elle me repond que oui en ajoutant "pour Abidjan, mais aussi Yamoussoukro et quelques villes du pays".
C'est une assez bonne nouvelle. Bientôt donc, ce sera l'ensemble des (Plus de) 570 points de vente en Côte d'Ivoire qui seront disponibles "pour envoyer et recevoir de l'argent rapidement et avec fiabilité".
12:15 Publié dans (Petit) Constat, Bon à savoir, Coup d'main, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : western union, côte d'ivoire, abidjan, transfert d'argent










