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15 novembre 2012

A quoi nous invite "Life" ?

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C’est une bien curieuse invitation qui m’a été remise en début de cette semaine. Elle est ainsi libellée :

« Life t’invite à un évènement execeptionnel, le novembre 2012 à partir de 19 heures au siège de Voodoo Group (Riviera 2) ».

Sur le carton trois images : Un violon, un microphone et une coupe de cocktail. Et le mot « Invitation ». Rien d’autre.

J’ai demandé qu’est ce qu’on va y faire ? On m’a répondu : « Tu le découvriras le jour-J ». Demain vendredi donc, je serai au premier rang pour être témoin de ce à quoi le magazine people « Life » nous convie. Et connaissant les promoteurs de cette rencontre ça devrait être quelque chose de génial. Dans tous les cas, rien que pour assouvir ma curiosité et pour vous en rendre compte je ne le manquerai pas.

09:30 Publié dans On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : life, voodoo

16 septembre 2012

Affaires étrangères : Réunion extraordinaire des ministres de la CEDEAO à Abidjan

L’hôtel Ivoire d’Abidjan-Cocody va accueillir ce lundi 17 septembre à 10 heures, « une session extraordinaire du Conseil de Médiation et de Sécurité  de la CEDEAO ». Dans un communiqué dont j’ai pu avoir copie, le Ministère ivoirien des Affaires étrangères indique qu’au cours de cette réunion, « les Ministres concernés de la Communauté » s’interesseront aux questions brûlantes de la Guinée Bissau et du Mali, qui jusque-là peinent à trouver des issues certaines.

Lire l’intégralité du Communiqué

30 août 2012

Etats Généraux de la Presse en Côte d’Ivoire. La phase finale !

C’est l’Hôtel-Président de Yamoussoukro qui accueille dès ce matin du 30 aout, la phase finale des Etats Généraux de la presse de Côte d’Ivoire. Deux mois après un travail acharné et collaboratif entre les cinq commissions et les acteurs de la presse ivoirienne. Un travail qui a accouché d'un pré-rapport et un rapport bilan. Des documents qui ont été remis le mardi 29 aout à  Diakité Coty Souleimane, ministre de la communication. « Nous espérons que Yamoussoukro permettra à la presse de prendre un nouvel envol », a espéré en ce moment-là Samba Koné, président du comité scientifique.

A Yamoussoukro donc, les journalistes (toutes tendances confondues) vont "courir un marathon'' de 48 heures pour tenter de donner une nouvelle orientation à la presse ivoirienne au cours de cet atelier de « restitution des travaux ».

Lire tout le dossier Etats Généraux de la Presse en cliquant sur

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21 août 2012

Fête de génération à Agbabou [Photos]

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J’ai assisté il y a quelques semaines à une fête de génération dans un village ébrié : Agbabou. Une fête de génération est une cérémonie au cours de laquelle une  classe d’âge, passe le flambeau à une autre classe pour la gestion des affaires du village.

Agbabou est situé à quelques centaines de mètres de l’aéroport d’Abidjan.  On y accède soit par la lagune soit par la route en passant par la commune de Port Bouet.

Je vous livre en image l’ambiance qui a régné durant cette célébration où la liesse populaire rencontre des situations insolites.

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15 août 2012

CivRoute, le citoyen au coeur du trafic routier

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"Vous souhaitez informer les autres automobilistes de l’état du traffic routier à votre dernier passage ? Vous souhaitez profiter des avantages d’un réseau d’informations routières constamment mises à jour par ses utilisateurs ?" s'interroge ce matin la blogueuse Edith Brou. Voici CivRoute : le nouveau service web et mobile qui va définitivement résoudre ces problématiques. En quoi cela va t-il consister? 

Loin de se substituer à la Brigade de régulation routière, « Civroute » se veut être la première plateforme collaborative d’informations routières en Côte d’Ivoire.  Elle a pour objectif principal de donner des informations sur ce qui se fait sur la route. Sur l’état de nos voies.

« Civroute » vise également à géolocaliser en temps réel le trafic et les activités qui pourraient s’y tenir.

Aussi, « CivRoute » va servir d’indicateur sur le trafic ivoirien de façon générale mais aussi de plateforme d’alerte pour les forces de l’ordre (Police, Gendarmerie et Pompiers) et pour les citoyens.

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06 août 2012

Ma ballade ce 6 août dans Abidjan

Lundi 6 août2012. J’ai été réveillé vers 5 heures 45 ce matin par un coup de fil. «Le camp militaire d’Akouédo est attaqué à l’arme lourde. Ne sortez pas », me prévient-on. Je me lève en sursaut. Je n’ai rien entendu. Alors que je n’habite pas loin de ce camp. J’arrête le bruyant ventilateur. J’entends alors de fortes détonations. Cela ressemble plutôt à des armes automatiques.

Sur la toile, twitter et Facebook sont envahis d’informations pas très précises. Une chose est sûre : « quelque chose se passe à Akouédo ». Mais quoi ? s’interroge t-on.

Au fur et à mesure que les heures passent on en sait un peu plus. Le camp Akouédo aurait été attaqué par des « assaillants avec la complicité de militaires à l’intérieur du camp » entend t-on sur les chaînes étrangères.

Je reçois de nombreux Sms me prévenant que la voie Bingerville-Abidjan serait barrée surtout au "carrefour Faya".

Vers 10 heures, je décide de faire la route pour constater par moi-même. Je vous livre à chaud en son et en image le témoignage de ma ballade.

 
podcast

Route de Bingerville

 

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Route Camp Akouedo

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Carrefour après barrage

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Route de la  Riviera Palmeraie

 

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10 juillet 2012

Webolitique : Cyberactivistes Pro-Gbagbo, la bataille sur le Web (2)

Cet article fait est la suite de la serie "Webolitique" dont le premier épisode portait sur "comment le pouvoir en place utilise le Web". sitegbagbo.JPG

Un an après l'arrestation de leurs mentors, les membres de l’opposition ivoirienne n’ont pas baissé les bras sur les réseaux sociaux. Même si par moment, les sites web et les réseaux sociaux de l’ancien président ivoirien semblent en agonie, ceux de ces partisans se vivifient. Coupés des médias locaux et ne jouissant pas de plages dans la presse internationale (comme ceux du pouvoir en place) les « Pro-Gbagbo » se trouvent un espace plus large et plus instantané : les réseaux sociaux. Face à un pouvoir qui veut prendre du terrain sur le Web, l’opposition organisent la « résistance » sur le web. Parcourons, les couloirs des plus actifs sur Internet. C'est une liste non exhaustive  

 

Les comptes de Laurent Gbagbo abandonnés ? 

laurent gbagbo,alain toussaint,cybercactiviste,opposition,fpi,lmp,politique,webolitiqueLaurent Gbagbo même s’il reste enfermé, est toujours présent sur la toile. C’est vrai, l’ancien site officiel de la présidence n’est plus fonctionnel. Mais son espace personnel est régulièrement mis à jour. On y retrouve toute l’actualité sur les différents exilés ou emprisonnés politiques. Mais aussi des infos sur l’état de Laurent Gbagbo lui-même. Et sur les réseaux sociaux aussi, le patron du FPI est bien vivant. Deux pages « Facebook Officiel ». Laurent Gbagbo qui compte plus de 7200 fans ou Gbagbo Laurent qui totalise plus de 9700 « j’aime ». Deux comptes « Twitter » aussi qui, pour l’heure, sont au point mort. Le premier qui a arrêté d’être alimenté depuis le 15 mars (plus de 1000 abonnés) et le second est à plus de 1700 abonnés avec le dernier « tweet » qui remonte au 13 avril. Tout comme le site Web Lgconnect qui lui-même est en berne. Le deuxième compte « Twitter » s’est arrêté le 13 avril. 2 jours après l’arrestation de Laurent Gbagbo. Il totalise un peu plus de 3000 abonnés.

Alain Toussaint et les autres… sur tous les fronts

Il est certainement le plus actif de la “résistance” dans les manifestations qu’il initie ou auxquelles il participe. Mais également, sur la toile. Alain Toussaint est fortement présent. Son compte « Twitter » qui compte plus de 2000 « followers » est son média personnel. Il y met les photos, des liens sur ses activités. Pour le porte-parole de Gbagbo en Europe,  c’est aussi le lieu pour débattre. Idem pour son compte « Facebook ». 17 882 Fans. Véritable média en ligne. Où sont déposés textes, photos, vidéos etc.  Sur cet espace, Alain Toussaint livre les comptes-rendus de ses tournées, mais aussi des activités des partisans de Laurent Gbagbo en Europe ou ailleurs dans le monde. [NB: Mise à jour par Alain Toussaint sur Twitter. 2 700 followers sur Twitter / 5 203 Amis et 17 895 abonnés sur Facebook au 10 juillet 2012.]

laurent gbagbo,alain toussaint,cybercactiviste,opposition,fpi,lmp,politique,webolitiqueAutre hyperactiviste engagé sur la toile : Steve Beko.  C’est son surnom. Il est perçu comme «celui qui se positionne, aujourd’hui, comme l’un des grands défenseurs, sur le réseau social Facebook, des idées de l’ancien président, Laurent Gbagbo ». Son profil « Facebook » mais également sa page « Twitter » ou minutes après minutes les idées, pour galvaniser les troupes, sont émises. http://twitter.com/#!/stevybeko. Et il n’est pas seul à mobiliser.

Abel Naki, est l’Initiateur de « FACEBOOKERS POUR GBAGBO », "Directeur de Campagne Adjoint du Président Laurent GBAGBO" en France chargé de la communication. Sa page « Facebook » lui sert également de lieu de promotion des évènements organisés et des idées pour « continuer la lutte ».

Avec Abel NakiMande Massa ou en encore Wazi Guepié ou encore le journaliste Théophile Kouamouo investissent la toile de fond en comble. Le patron du journal (désormais en ligne) « Le Nouveau Courrier » marque sa présence sur « Facebook » ou sur « Twitter » sur lequel plus de 3000 comptes sont abonnés au sien. Mais son espace de prédilection reste son blog où ses idées anticolonialistes restent à la page. C’est là qu’il diffuse ses éditos, ses coups d’gueule. C’est là aussi qu’il fait la promotion de ses voyages ou de ses ouvrages.

Et si on parlait des groupes de pression !

laurent gbagbo,alain toussaint,cybercactiviste,opposition,fpi,lmp,politique,webolitiqueLe plus dynamique reste le « ACC ». Action Concrète de Communication. Sur cette page « Facebook » la plupart du temps, ce sont des vidéos et des photos qui sont mises en valeur. Rassemblement, reportage, émission… Ce groupe est un relais de toutes les activités des partisans de l’ancien Chef de l’Etat. 

Il y aussi et surtout « La majorité présidentielle ». Avec ses 31260 fans, elle est certainement la plus célèbre page « Facebook » des cyberactivistes Pro-Gbagbo. Constamment mis à jour, cette page suit de près l’actualité en Afrique tout en indexant ouvertement la « Françafrique » et en mettant en avant leur poulain : Laurent Gbagbo

Mon point de vue

De cette ballade, je retiens que depuis avril 2011, l’offensive des partisans de Laurent Gbagbo a baissé. Cela est certainement dû au fait que la plupart des cyberactivistes qui résistaient pendant la crise post-électorale sont en exil, emprisonnés ou séquestrés. Je ne revois plus, par exemple, le célèbre Facebooker pour Gbagbo (et mon ami personnel) Claudus. Si les Cyberactivistes de l'opposition se font discrets sur « Twitter », ils sont bruyants sur « Facebook » qu'ils ont décidé d'investir de fond en comble. Il leur faut, à mon sens, mieux synchroniser leurs actions pour plus d'efficacité dans la communication On Line. Quoiqu’il en soit, et comme je l’avais affirmé lors de mon premier article, le Web reste incontestablement l’aire de bataille politique en Côte d’Ivoire aujourd’hui. C’est là que tout ce gagne. « Tweet » après « tweet », « post » après « post » sur « Facebook » et/ou sur les blogs. 

 

09 juillet 2012

Besoin de vous pour le Projet Mekooa !

A la suite de Philippe Couve (dont je reprends l'article intégralement depuis Samsa et) avec qui je  lance l'idée (il n'y a pas que nous deux), je voudrais sollicter vos voix. Il s'agit du projet Mekooa que nous lançons à l’occasion de l’African News Innovation Challenge.

Mekooa, c’est quoi ?

Mekooa est une plateforme d’information communautaire et locale conçue pour la Côte d’Ivoire dans un premier temps et pour l’ensemble de l’Afrique ensuite. Sur un continent où l’exode rural se poursuit chaque jour et où les migrations intra-africaines sont massives (bien plus que les migrations en direction de l’Europe), Mekooa offre un service d’alertes via SMS concernant tous les événements de sa communauté/village d’origine (naissances, décès, événements culturels ou autres). Les informations peuvent être mises en ligne également via SMS. Pour assurer la qualité de l’information recueillie, le réseau Avenue225 qui compte déjà une cinquantaine de journalistes en Côte d’Ivoire sera mobilisé pour sillonner le pays et former des correspondants dans chaque village.

Mekooa, c’est qui ?

Mekooa est un projet initié par

Mekooa, ça vient d’où ?

Le nom lui-même vient de Côte d’Ivoire. En attié (langue parlée au sud de la Côte d’Ivoire), ça signifie « ici » ou « chez moi ». On peut aussi l’entendre comme « Mais quoi ? », interpellation largement utilisée en Afrique francophone pour savoir ce qu’il y a de nouveau.

L’idée vient du parcours et des expériences des partenaires qui sont convaincus, comme en témoigne Francis Pisani dans son tour du monde de l’innovation, que les développements les plus intéressants des nouvelles technologies dans les prochaines années viendront des pays en développement.

L’African News Innovation Challenge, c’est quoi ?

african challenge.JPGCe concours est directement inspiré du Knight News Challenge américain qui détecte et appuie depuis plusieurs années aux États-Unis les projets les plus prometteurs dans la perspective d’un renouvellement du journalisme, de ses moyens et de ses méthodes.
L’African News Innovation Challenge a récolté un million de dollars auprès de donateurs privés (Bill et Melinda Gates Foundation, Google, IFCJ, Knight Foundation Omidyar Network, Konrad Adenauer Stiftung, Wan-Ifra) et également auprès du Département d’État américain.
Les lauréats de cette première édition se verront attribuer des bourses de 12 000 à 100 000 dollars pour développer leur projet.

Comment nous aider ?

Pour l’instant, il suffit de vous rendre sur la page qui décrit le projet Mekooa et de cliquer sur le coeur en haut à gauche (mais pour cela, il faudra vous connecter avec votre compte Tumblr). Pour la suite, et si tout se passe bien, nous aurons sans doute besoin de renforts, mais nous vous tiendrons au courant. Les résultats de la première phase de sélection devrait être connus le 10 août 2012.

 

05 juin 2012

Guillaume Soro soutient le Yakro E-School 2012

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La nouvelle circulait déjà sur la toile. Cette fois elle est bien officielle. Le président de l'Assemblée Nationale (PAN) de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro a décidé d’être le parrain du YES 2012. C’est l’un des évènements majeurs de cette année 2012. En tout cas, pour ce qui concerne le web et les Tic. Après la première édition du (Summer) E-School, l’Agence E-Voir entend réitérer la rencontre. Cette fois à Yamoussoukro sous l’appellation Yakro E-School abrégé YES2012. L’E-School est une rencontre d’informations et de formations pratiques qui met en rapport le web et le quotidien des citoyens.

IMG_2067.JPGLe parrainage du PAN est apprécié à un double niveau. « D’abord de façon individuelle, c’est un citoyen, un jeune qui décide d’aider les jeunes dans leurs perspectives de sensibilisation autour des outils du web », indique Touré Moussa son responsable de Communication. « Ensuite, derrière Guillaume Soro, c’est toute l’institution qu’est l’Assemblée Nationale, qui accompagne le YES2012 », conclut-il.

Nous ne pouvons qu’applaudir des deux mains cette attitude du PAN. C’est bon signe. Car c’est bien le témoignage d’une prise de conscience de l’importance du web dans notre environnement aujourd’hui par les autorités, fussent-elles exécutives ou legislatives. A ce propos voici ce que dit, Guillaume Soro dans cette interview qu’il a bien voulu nous accorder.

Pour cette deuxième édition le « Yamoussoukro E-School » va s’articuler autour du thème : « la formation sur l’aire du Web ». Les conférences et ateliers pratiques qui vont meubler ce Yes 2012 vont permettre aux élèves et à toute la population de saisir les opportunités qu’offrent internet en termes de formation et de possibilités d’obtention de bourse d’études et de formation à l’étranger. (Voir le programme détaillé).

Pourquoi avoir choisi Yakro ?

La raison est toute simple. Tous les évènements relatifs au web et au TIC ont lieu à Abidjan. Et bien souvent les populations des villes de l’intérieur se sentent oubliées… abandonnées. Alors que nous crions sur tous les toits que nous voulons réduire la fracture numérique, il était temps et important de marquer faire un geste. Et Yamoussoukro constitue le centre de la Côte d’Ivoire. D’ailleurs, des blogueurs viendront d’un peu partout. Bouaké, Daloa, Abengourou et Abidjan, pour ne citer que ces villes là.

Et pour demain ?

Pourquoi pas un Bouaké E-School, un Korhogo E-School, un Daloa E-School, un Man E-School, un San- Pedro E-School, un Gagnoa E-School etc…

L’idée est que le concept fasse tâche d’huile et contamine toute la Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens et tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire ont le droit d’être informés et d’être formés aux outils des TIC et du Web en particulier. Et de plus en plus, nous sommes en train de passer de l’utopie à une VRAIE réalité.

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Yakro E-school 2012

Contact et inscriptions

Angré, Les Oscars - Abidjan

Tel: +225 (22 50 18 19)

Tel: +225 (02 50 39 32)

Tel: +225 (45 05 97 57)

contact@e-voir.net

http://e-voir.net/yes12/ 

17 mai 2012

Comment je n’ai pas assisté aux JNTIC ?

J’ai pas grand-chose à dire sur les Journées des Tic qui étaient organisées du 15 au 18 mai au Palais de la Culture. J’ai voulu profiter de ce jeudi 17 mai, jour la célébration de l’ascension, jour férié, pour visiter les stands des Jntic et me faire une idée des conférences et autres rencontres. Surtout qu’on m’avait dit qu’il y aurait une compétition de Hackers…

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Je me pointe au troisième jour de l'évènement aux alentours de 11 heures et j’aperçois à l’entrée un long rang au soleil. J’use de ma « carte de presse » pour que le vigile à l’entrée après deux hésitations me laisse pénétrer dans la cour des JNTIC.

Grâce à des pôtes à l’intérieur j’arrive à obtenir deux badges. (Un pour mon épouse et l'autre pour moi). Je m’apprête à franchir les portes des stands d’exposition lorsque que je suis brusquement sommé de ne pas avancé. La raison : « il vous faut un badge avec sticker », me fait direle vigile à l’entrée. Je suis surpris. « Il faut vous rendre sous la tente d’inscription. Et payer 1000 francs », m'indique une autre dame également à l'entrée. Je n’ai pas chercher à savoir pourquoi l’entrée était payante ce jours-ci mais je pense qu’avec toute la campagne médiatique qu’il y a eu, ils auraient pu nous avertir et mieux s'organiser. 

En tout cas j’ai constaté qu’au stand des inscriptions, c’était la bagarre et le désordre. Qui pour payer, qui pour avoir un badge simple sans sticker. Et avec cette chaleur en dessous c'était une bonne raison d'atendre un jour encore. Je suis donc reparti sans avoir eu l’occasion de voir comment a été les JNTIC 2012. Si j’ai le temps, j’irai faire un tour le dernier jour, sinon à l’année prochaine ! 

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26 avril 2012

Moov replonge ses abonnés dans la Flotte

Moov, abonné flotte, Flotte Moov, côte d'ivoire, Abidjan, téléphonie mobileBonne nouvelle ! Moov a décidé de se racheter. Vous vous souvenez certainement je me plaignais ici lorsque La compagnie de téléphonie mobile avait décidé de changer les règles de jeu sans avertir ses clients.

Une attitude qui a suscité de nombreux mécontentements et de désabonnements de clients (à commencer par moi). Moov a dû commencer à ressentir cela. Surtout que ses conccurents directes « Orange » et « Mtn » ont passé le temps à gâter leur abonnés en cadeau et à attirer de nouveaux membres (dont moi). Mais encore, une sixième maison de téléphonie mobile a pris ses quartiers dans la capitale ivoirienneCafé Mobile

Moov l'a bien compris. Le risque de perdre davantage de clients est grand si la politique de "censure" persite à l'endroit des abonnés « Flotte ».

Retour à la raison; bonjour la flotte

Depuis le 17 avril dernier, les clients Moov ont dû recevoir ce message.

« CHER ABONNE, DESORMAIS APPELEZ GRATUITEMENT TOUS LES MEMBRES DE VOTRE FLOTTE ET PROFITEZ DES APPELS VERS LES No MOOV A 70F/MIN DE 20H A 06H. INFO 1011”

Si vous êtes dans une flotte, vous n’aurez simplement qu’à payer vos “5000” ou “10 000” francs par mois et parler en toute liberté avec vos proches. Cette fois, voici une action qui devrait reconquérir le cœur des clients Moov. Pas moi... pour l’instant. Il est trop tôt pour revenir à eux. Je vais observer encore pendant un mois ou deux. Je ne sais pas si vous avez constaté le retour dans la flotte. Tenez-moi informé. 

23 avril 2012

Yamoussoukro aux couleurs de la Rentrée parlementaire

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La capitale politique se prépare à vivre la rentrée parlementaire prévue pour ce mercredi 25 avril. Depuis le dimanche 14 avril, des banderoles annonçant l’évènement sont visibles. « Tous les transporteurs, voyageurs, commerçants, bref toutes les personnes qui emprunteront l’axe Abidjan-Yamoussoukro sont informées largement sur cet événement à travers l’affichage des grandes banderoles », prévient Moussa Touré, président de la cellule de communication du président de l’Assemblée Nationale.

hotel presidence.JPGDu Pont avant Atingué, en passant par les ponts d’Elibou et Kilomètre 40  jusqu’à la rentrée de Yamoussoukro, la présence de ces affiches de grandes dimensions attirent l’attention.

Les grands édifices de la capitale politique sont également parés aux couleurs de cette première rentrée post-crise des députés. L’aéroport international, la Fondation Félix Houphouët Boigny pour la Recherche de la Paix, l’Hôtel Président, l’Hôtel des députés, les grandes artères de la ville. Tous un pris un coup de neuf.

A coup sûr, cette session des "honorables" ne passera pas inaperçue au regard de toute l’énergie déployée pour réussir cet événement. « Nous voulons restituer son caractère officiel » souhaite les membres de la cellule de communication.

Route de Bouaké

 

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Fondation FHB

 

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Sur la route d'Abidjan, carrefour Hotel Président

 

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04 avril 2012

DJ Arafat, 8500 volts de lâcheté et de stupidité

Il se nomme Dj Arafat. Surnommé aussi commandant Zabra. Lui, l'icône de certains jeunes ici comme ailleurs. (Je me demande bien pourquoi). Ils lui copient sa coiffure, son accoutrement, ses pas de danses. Il est adulé.

C'est cet homme qui s'est illustré (une fois de trop) de la manière la plus lâche dans une vidéo diffusée sur internet. Le "Commandant" a décidé de mettre au pas une demoiselle (qu'il dit être sa copine) de façon sauvage et inhumaine. On le voit sur cette vidéo, briser des assiettes en porcelaine sur le crâne de sa "dulcinée"(?). La raison de cette torture : Elle l'aurait trompé. (Ah bon ?)

Preuve que le courage est une qualité qui manque à l'individu, Arafat est obligé de boire quelques gorgées de liqueurs avant de la battre à nouveau. Quel lâche !

Et c'est cet individu-là, qui est écouté, célébré, applaudi et copié à longueur de journée ! Ne soyons pas étonnés que ce (mauvais) modèle déteigne sur ses suiveurs. Bientôt le taux de femmes et filles battues va augmenter. "On va faire comme Arafat"... Peut être aura-t-on droit à un nouveau concept né de cette frasque : "Le Cassé cassé" ou encore "le Kpatra Kpatra*"

Je n'ai pas encore entendu les nooombreuses associations de défenses des droits de l'Homme (et des Femmes) lever la petite voix pour dénoncer de tels agissements. Pourquoi le ferait-elle ? Après tout, c'est le Commandant Zebra. Celui qui nous fait bouger. Celui qui nous donne des volts d'ambiances dans des chansons des cris et des singeries vides de sens. Que voulez-vous ? On l'aime comme ça. Même s'il doit battre nos filles et nos soeurs. Shame on You !

 

10 février 2012

Abidjan: 8 nouvelles communes bientôt créées

Yopougon-la-plus-grande-commune-dAbidjan-et-de-Côte-dIvoire.jpg

Sur « proposition du ministre de l’intérieur » Hamed Bakayoko,  un projet décret squatte depuis quelques jours la table du président de la république qui devrait « sauf changement de dernière minute » le signer. Un décret qui aura pour principal objet la création de 8 nouvelles communes à Abidjan.

Cocody, Abobo et Yopougon, sont les trois communes qui vont subir des changements géographiques majeurs.

La commune (classique) d’Abobo sera découpée en 3  nouvelles localités : Abobo, Anankoua, Akeikoua.

La (nouvelle) « Commune d’Abobo » comprendra les territoires, d’Abobo-Baoulé, Abobo-Té ainsi que le Centre-Ville.

La Commune d’Anankoua sera composée de Zoussoukoua, Sagbé et PK18

Quant à la « Commune Akeikoua » elle est composée du quartier Sogefia, communément appelé « Habitat » et de la zone comprenant le village d’Akeikoua.

Cocody pour sa part sera découpée en deux tranches. Angré et Cocody-Lagune

La nouvelle « Commune de Angré » sera composée des territoires du zoo et des quartiers 7e, 8e, et 9e tranche mais aussi des Rosiers 4, 5 et 6. « Anono 89 hectares, Djotogobité 1, Bessikoi, Djibi, Angré, Dokoui et la Cité Forest ainsi que leurs zones d’extention ferot également partie de « Angré Commune ».

La « Commune de Cocody-Lagune » rassemblera les « territoires de l’ancien Cocody ». Mais aussi ceux de la Riviera 1, Riviera 2, Riviera 3 et Riviera 4, y compris les zones de Anono village, Anono 35 hectares, M’Pouto et M’Badon.  Cette zone qui semble la plus fournie en territoire va prendre en compte aussi Akouédo Village, Nouveau Camp, Akouédo 19 hectares, Blokhauss, ATCI, Triangle, Palmeraie, Bounoumin, Rosier 1, 2 et 3, Genie 2000, Ephrata, 2 plateaux, CHU et toutes leurs zones d’extension.

La zone de Yopougon comprendra 3 communes: "Communes de Yopougon", "Commune de Niangon" et "Banco Commune".

Du côté de la nouvelle « Commune de Yopougon » les zones de Andokoua, Yopugon Attié et Yopougon-Kouté feront partie de ce territoire communal.

La « Commune de Niangon » sera composée, elle, de Niangon Nord (à droite), Niangon sud (à gauche), de la zone industrielle et ses extensions. Il faudra également y ajouter la partie ouest de l’île Boulay, des urbanisations situées à l’Ouest de PK17 et de celles situées le long de la route de Dabou.

Enfin dernière commune qui sera créé est celle de « Banco ». Elle comprendra le parc du Banco, les urbanisations situées le long de Banco (Santé, Lokodjoro, Abobo-Doumé) ainsi que les lotissements et zones résidentielles de Banco Nord et de Banco Sud.

Compositions et partage des biens du domaine public

Pour l’heure, aucune information précise, sur la composition numérique des Conseils Municipaux et des Municipalités de nouvelles Communes. Mais tout porte à croire qu’elle sera « fixée par décret en Conseil des Ministres ».

Le projet de décret précise que « la dévolution des biens meubles et immeubles ainsi que des bines incorporels appartenant aux anciennes Communes d’Abobo, de Cocody et de Yopougon sera reglée suivant le principe de la territorialité ». Autrement dit, les bureaux, espaces verts, marchés et tous les biens du domaine public qui se trouvent sur un territoire donné, appartiendront à la nouvelle Commune à laquelle est rattaché ce territoire.

Pour les biens meubles notamment les véhicules, « il serait indiquée de définir des critères d’affectation afin d’éviter des prises de bec », prévient un expert en droit public. Heureusement que le projet de décret précise que « les dettes seront prises en charge par l’Etat » et que les « les personnels des anciennes Communes seront redeployées dans les nouvelles entités créées ».

 

02 janvier 2012

Nady Rayess (Groupe Olympe) meurt dans un crash d'un avion

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Le président directeur général du Groupe Olympe, société éditrice des quotidiens ivoiriens L’inter, Soir Info et Star Magazine, Nady Rayess, a été tué lundi dans un crash d’avion à Vitré 1, une localité située à 80 km au sud d’Abidjan, alors qu’il revenait dans la capitale économique après un week-end à d’Assini (sud).

M. Rayess était tout seul à bord de son avion, un aéronef de quatre places, qui selon des témoins du village de Vitré 1, avait survolé de très près des habitations avant de s’enliser dans des palétuviers.

 

 

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23 décembre 2011

Scènes de tortures dans une école à Treichville

Je suis tombé sur cette vidéo qui fait le buzz sur la toile depuis ce matin et qui m'a choqué. D'abord pour le traitement réservé à ces élèves, mais surtout pour la suite. Selon certains commentaires, il s'agirait d'élèves "sanctionnés pour avoir mis des pétards dans la cour d'une autre école". On voit très bien un des responsables de l'école Voltaire (à laquelle les jeunes appartiennent) - aider de membres des FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire) - infliger de nombreux coups violents aux malheureux élèves à l'aide d'un tuyau en plastique. Le commentaire qui accompagne la vidéo sur Youtube indique que c'est au collège Voltaire (de Treichville). Pour l'heure, je n'ai aucune confirmation des circonstances de ces évènements. Mais en me limitant à la vidéo, j'ai pu reccueillir les propos du responsable de l'établissement auquel appartiennent les deux élèves torturés.

"Je vous informe que ceux là, ont lancé des « Bangers » (pétards) pour déloger leurs camarades du lycée moderne de Treichville… nous venons de les prendre au lycée moderne de Treichville. Je vous informe, la seule personne qui va oser avoir un seul banger dans cette école, jusqu’aux congés de Noël, il va subir ce que vous êtes en train de voir.

Ça c’est un. Et on va le renvoyer définitivement. Je vous préviens ! Et le sort qu’ils sont en train de subir, ils vont continuer ça à la Garde Républicaine, où on va encore les ‘‘chicotter’’ (frapper avec la chicotte). Méfiez-vous, Méfiez-vous, après ce que vous venez de voir, disparaissez et allez-y manger et je ne veux plus vous voir".

Je trouve que c'est ihnumain, dégrandant, cynique et honteux de se déchaîner sur ces gosses. On a tous lancé des pétards à la veille des congés de noël. C'est un peu une tradition. ça nous a valu des sanctions disciplinaires (des notes en moins sur la conduite, ou des retenus), mais jamais autant de violences n'ont été observées. Je ne permettrai jamais qu'on torture, mon fils ou mon frère de cette sorte. En plus, je ne vois pas très bien le rôle que viennent jouer les FRCI dans cette torture ni la nécessité de "tranférer" ces pauvres gamins au camp militaire de la Garde républicaine. C'est dommage ! Je suis dégouté.

04 novembre 2011

Inscription en ligne via Celpaid, galère et rumeur au rendez vous

celpaid.jpgCette année les responsables de l’éducation nationale ont décidé d’installer une nouvelle donne concernant les inscriptions. Elles se feront en ligne. « Cette procédure permettra d’avoir des données fiables sur le nombre des élèves, mais aussi d’avoir une gestion transparente de la gestion du fonds que constituent les frais d’inscription », indiquait Kouyaté Abdoulaye, chef de cabinet du ministre de l’Education nationale Kandia Camara. C’était durant le mois d’octobre lors de la signature dune convention entre le ministère et une entreprise de paiement en ligne. (Nous y reviendrons). Concrètement, l'Etat dit vouloir avoir une idée sur le nombre d'élèves, mieux gérer les fonds que constituent les frais d'inscription. Bref, lutter contre les recrutements parallèles.

Personnellement je trouve que la procédure d’inscription en ligne est une gymnastique de trop pour les parents d’élèves ou les élèves eux-mêmes, pas forcément habituez à ces nouveaux moyens de paiment. Jugez-en vous-même ce que j’ai pu lire sur le site de Celpaid.

 

Pour les villes ou communes où il n'existe pas d'établissement financier partenaire de CELPAID.

Etape1:

Le parent d'élève ou l'élève fait le versement des 6.000 F à l'économat de l'étabissement. Un reçu CELPAID d'une valeur de 6.000 f lui sera remis.

Etape2:

Le parent d'élève muni du reçu de versement + le numéro matricule de l'enfant se rend chez le Représentant CELPAID de sa localité:

Mlle/Mme/Mr:.................................................................

Contact:..........................................................................

Pour procéder à l'inscription en ligne de son enfant.

Etape3:

A la fin de l'opération d'inscription, le Représentant CELAPID imprime le reçu électronique qu'il remet au parent d'élève ou à l'élève pour faire les formalités administratives à la scolarité de son établissement.

Pour les villes ou communes où il existent la COOPEC et la CECP.

Etape1:

Le parent d'élève ou l'élève fait le versement des 6.000 F sur le compte bancaire de CELPAID.

Compte COOPEC N°............................................

Compte Caisse d'Epargne de Côte d'Ivoire (CECP): 01201 10952990001 48

Etape2:

Le parent d'élève muni du reçu de versement + le numéro matricule de l'enfant se rend chez le Représentant CELPAID de sa localité:

Mlle/Mme/Mr:.................................................................

Contact:..........................................................................

Pour procéder à l'inscription en ligne de son enfant.

Etape3:

A la fin de l'opération d'inscription, le Représentant CELAPID imprime le reçu électronique qu'il remet au parent d'élève ou à l'élève pour faire les formalités administratives à la scolarité de son établissement.

Et l’entreprise de préciser que :

« Toute inscription qui ne se fera pas selon les prescriptions ci-dessus ne sera pas prise en compte ».

Celpaid se fait de la pub. La galère pour les utilisateurs

"S’il y a une structure qui n'a plus besoin de publicité depuis l'annonce de la rentrée scolaire, c'est bien la Celpaid. Cette maison spécialisée dans les transferts d'argent et achats électroniques vient de décrocher un gros marché" écrivait un journal de la place. Et elle marque le coup. Affiche publicitaire, branding, insertion dans les jounaux, spot radio et télé, bannière sur le web…

Mais finalement, est ce que la procédure d’inscription en ligne a été admise par les concernés ? Et si oui, ont-ils bien perçu la procédure ? Pas si sûr.

Les écoles non concernées sont celles de la Dren1 à savoir Cocody, Adjamé, Williamsville qui s'inscrivent aussi en ligne mais via MTN money à raison de 5500 Fcfa. Par Celpaid, l'inscription s'élève à 6000 Fcfa. Pourtant, l’insuffisance d’agence d'agences Celpaid dans les communes est sû de tous.

Quelques exemples :

« A Koumassi Prodomo, la seule agence assez exigüe d'ailleurs, recevait tous les élèves de la zone. Désormais, elle est transférée au Lycée municipal de la même commune. Une situation qui n'arrange les élèves du Lycée moderne de Koumassi obligés de parcourir de longues distances pour pouvoir s'y inscrire. Cela occasionne des bousculades, de longues attentes devant les guichets qui ont souvent des problèmes de réseaux. Toute chose qui a provoqué un début tardif des inscriptions le jeudi 27 octobre 2011 au lycée municipal. La rentrée scolaire prévue pour le 24 octobre 2011 devient alors une illusion. Car plus de 70% des élèves passent deux à trois jours devant les guichets sans pouvoir s'inscrire. C'est le cas de T. Ali, élève admis en classe de 1ère A dans le semi-privé. Il affirme être dans le rang depuis trois jours sans être reçu. Car habitant un peu loin du lieu d'inscription, il est fréquemment confronté à des rangs kilométriques ». (Source Nouveau Navire)

« A Daloa, la rentrée tarde à être effective une dizaine de jours après la date officielle, suite à, explique-t-on au niveau des responsables administratifs, des difficultés pour effectuer le paiement des frais d’inscription en ligne.

Si au plan purement administratif tout est prêt (les personnels, les enseignants sont en place et disposent les emplois du temps), les élèves tardent à prendre le chemin des classes en raison, a soutenu un chef d’établissement, de la non maîtrise du système d’inscription en ligne.

A ce sujet, le proviseur du lycée 2 de Daloa, M. Diomandé Zibo Sopoudé, a évoqué des insuffisances d’information tant chez les parents que sur la procédure.

Il est reproché aux structures chargées de l’opération une certaine lenteur, a-t-il ajouté (…) » (Source AIP)

Un deal de « gré à gré » ?

Les rumeurs fusent de partout. Accusant le ministère de l’éducation national d’avoir offert ce marché à Celpaid, alors que les marchés de l’Etat devraient faire l’objet d’appel d’offre. Sans doute avec des ristournes et retro-commissions conséquentes.

Vrai ou faux, le journal français la lettre du continent met les pieds dans le plats.  « Le ministre ivoirien de l’Education nationale, Kandia Camara, vient de confier à la société Celpaid le marché du paiement en ligne des frais d’inscription de quelque 5 millions d’élèves ivoiriens », révèle le journal en ligne (et en PDF). Le journal continue pour écrire que « (.) le principal actionnaire de Celpaid n’est autre que son collègue, le ministre de la Construction et de l’Urbanisme Mamadou Sanogo », précisant que « ce contrat, obtenu de gré à gré, fait déjà grincer des dents au sein de la Banque mondiale », toujours selon La Lettre du Continent.

31 octobre 2011

Amédée Pierre, le « Dopé » ne chantera plus

C’est une nouvelle bien triste. Celle du décès de Amédée Pierre, artiste chanteur que nous autres jeunes (de cette génération) avons connu seulement ces dernières années. Le « Dopé national » (Dopé signifie en langue Bété rossignol) s’est éteint ce dimanche à l’âge de 74 ans.

Je garde de lui la célèbre chanson « Moussio Moussio » qui a bercé mes pères et ma génération. Je suis sûr que ceux qui l’ont connu plus jeune ont de lui des souvenirs encore plus grands et plus vivaces. Lire la biographie du « doyen de la musique ivoirienne ».

Je me souviens l’avoir vu chanter en live au « Nandjelet », un restaurant de la commune de COcody. C’était en 2009. Ça voix n’avait pris aucun ride. Malgré son corps fatigué, il chantait avec la force et la justesse qu’on lui connaissait à son jeune âge.

C’est drôle cette mauvaise manie qu’ont les artistes de s’en aller les week-ends et de nous laisser un mauvais goût en début de semaine. Ce n’est pas cool du tout. Le monde des artistes est encore en pleurs. Et nous aussi.

 

11 octobre 2011

Nouveaux bacheliers, bienvenus dans la galère !

echecbac.jpeg

Il y a des jours comme ça où l’optimisme fout le camp. Surtout quand on parle d’éducation nationale et quand les résultats du baccalauréat sont à 80% d’échec. Les raisons d’une telle contre-performance ? On peut en trouver des tonnes et des tonnes toutes aussi fondées les unes que les autres. On peut rejeter la faute sur les élèves eux-mêmes qui préfèrent les maquis et autres loisirs aux études. On peut accuser le système éducatif d’être mal construit. On peut s’en prendre à la crise post-électorale qui a fait de nos élèves des traumatisés, qui les a empêché d’étudier, qui a obligé certains à devenir des « élèves-déplacés » ou « élèves-exilés ». La liste des raisons qu’on voudra trouver et imaginer est longue.

Pourtant, il faut bien se rendre à l’évidence, jamais des résultats n’avaient été aussi catastrophiques pour les élèves en classe de terminale. Et pour emprunter la « Une » de « Fraternité matin » (le journal gouvernemental) de ce jour : « BAC, la débâcle ». Le mal est là. De plus en plus profond au fil des années. Touchant même les classes du cycle primaire.

« Les résultats de la session 2011 de l’examen du Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires (CEPE) ont été proclamés le mardi 20/09/2011 et ont donné un taux d’admission de 58, 22%. Selon Madame le Ministre de l’Education Nationale, Kandia CAMARA, ces résultats ne sont pas fameux comparés à ceux de la session 2010 qui étaient de 68, 90%. » (Source site du ministère de l’éducation nationale)

Je me demande bien ce qu’il en sera pour les résultats prochains du BEPC (Brevet d'étude du premier cycle) et du BTS (Brevet de Techniciens supérieurs) ? Certainement, dans la même mouvance.

Pourtant, les nouveaux bacheliers ne sont pas forcément les plus heureux. Vers qu’elles universités iront-ils ? Certainement pas vers celles de Cocody ou d’Abobo-Adjamé. Elles sont (officiellement) fermées pour rénovation. Pour combien de temps ? Nul ne le sait. De nombreux étudiants, sont donc là, à attendre impatiemment qu’une date leur soit communiquée. « C’est une année blanche qui ne dit pas son nom » me lançait un étudiant en communication avant de tenter de me démontrer que « pour les tenants du pouvoir actuel, annoncer une année blanche est mauvais pour leur communication et pour leur image. Eux qui ont voulu montrer et prouver qu’en dépit de tout il pouvait sauver l’école ivoirienne ».

Je demandais à un de mes jeunes amis son année d’étude. Il m’a répondu avec un éclat de rire : « Je suis année de maitrise, si l’université ouvre. Sinon considérons que je suis en Licence de droit ». Derrière ce rire, se cachait une grosse angoisse. Celle d’un avenir académique incertain.

Pour les nouveaux bacheliers donc, rien de rassurant les attends. « A part ceux dont les parents ont les moyens pour une université privée –dont la scolarité est au bas mot à 700 000 Francs CFA (un peu plus de 1000 euros) - ou pour les envoyer à l'étranger ».

Il est donc temps de se poser un peu pour que tous les acteurs du système éducatif ivoirien fassent un vrai diagnostic. COGES, Parents d’élèves, associations estudiantine et scolaire, ministère de l’éducation nationale, partenaires de notre système éducatif. Et qu'à ce diagnostic on y apporte de vraies réponses et des solutions durables. Parce qu’avec de tels scores ne soyons pas étonnés qu’à l’extérieur nos diplômes perdent de la valeur.

21 septembre 2011

Yoro, Lauréat Harubuntu 2011

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En ce matin pluvieux sur Abidjan voici une nouvelle qui me réjouit et me rend fier des jeunes avec lesquels je travaille.
Je viens d’être désigné Lauréat par le jury du concours Harubuntu dans la catégorie « Communication ».

Pour, l'ONG belge, Echos Communication organisatrice dudit concours, il s’agit de repenser l’acte de coopération en mettant en lumière, d’une part, la réciprocité qui existe entre le Nord et le Sud et en promouvant, d’autre part, les potentialités de chacune des parties. « C’est pour cela, affirment les initiateurs, qu’un réseau de partenaires euro-africains composé d’ONG, de médias et de personnes indépendantes s’est levé pour lancer ensemble ce projet ».
« Parce que nous croyons qu’il est temps de réinventer la relation entre l’Afrique et l’Europe,... Que l’Afrique recèle de trésors humains, de savoir faire, de manières de vivre, de compétences, de cultures et de ressources naturelles. Et que si les ressources naturelles sont connues, les trésors humains sont encore souvent cachés... » peut-on lire sur le site du concours

.
IMG_6181.JPGC'est sur ce post de la blogueuse Yehni Djidji, que j'ai vu l'annonce de la compétition. En avril donc j’ai soumis ma candidature avec en main tous les projets que j’ai initiés (Avenue225, Ouest Afrika Blog et l’Agence E-voir ). J’ai été présélectionné en juillet et une mission s’est rendu à Abidjan pour une évaluation de ce que j’ai avancé dans mon dossier de candidature. Pendant 3 jours (du 5 au 7 septembre), les deux membres du jury ont suivit mon équipe et moi-même dans nos différentes activités et actions.

Pour remporter il fallait : « être porteurs d’espoir et créateurs de richesses africains, Etre une personne qui ouvre de nouveaux horizons et mettent en place des projets pour le développement de l’Afrique ».

Et comme préréquis il fallait "être d’origine africaine, résider en Afrique, être porteur d’un projet déjà mis en oeuvre concrètement (plus de 6 mois). Enfin, être issus d’une des catégories suivantes : entreprenariat, autorité locale, société civile, communication".

Merci donc au comité d’organisation et le jury pour son choix mais aussi et surtout à toutes les Teams des Avenants (anciens comme nouveaux, d’ici et d’ailleurs) et des "Voyeurs" pour le soutien en tout temps.
Bientôt je vous donnerai la suite du programme concernant le prix.
Les lauréats des années antérieurs. En 2009, une ivoirienne avait été désigné coup d’cœur du Jury.

ça me rapelle où j'ai été désigné "Meilleur Blogueur Francophone 2008" et "Meilleur blog de journaliste d'Afrique de l'Ouest".

20 septembre 2011

Petit constat dans un centre du BAC 2011

bac2011.JPGEt c’est parti pour les écrits du baccalauréat 2011 en Côte d’Ivoire. Le moins que l’on puisse dire au regard de ce que j’ai pu observer dans quelques centres à Cocody et à Yopougon, c’est que les dispositions ont été prises pour que cela se fasse dans le calme et dans la sérénité mais surtout loin des fraudes.

Une petite visite ce matin au Collège Koné Idrissa à Yopougon pétro ivoire, histoire de voir comment les choses se déroulent. [Il y a certaines années où dans certains centres c'étaient des ambiances surchauffées dehors, des va-et-vient des élèves et parents d’élèves entre la cour (et parfois même les classes) et l’extérieur du centre].

Un impressionnant dispositif (dissuasif) de sécurité assuré par des policiers. Les élèves entrent en rang dans la cour de l’école en présentant la convocation et une pièce d’identité. Dehors, les quelques rares parents venus accompagner et encourager leurs enfants repartent aussitôt. « Je ne cherche pas affaire je rentre chez moi. Je viendrai chercher ma fille le soir », lance ce père de famille avec un éclat de rire.

Sur les 660 élèves prévus 130 manquent à l’appel. « Sinon dans l’ensemble tout s’est bien déroulé » se réjouit, Seka Aka, le chef de centre en ajoutant « la ministre (de l’éducation nationale) a été ferme sur les mesures à prendre. Nous appliquons ».

Les quelques élèves interrogés à la pause de midi ont sorti l’habituel « c’était abordable » en parlant de la première épreuve de philosophie.

Au collège moderne de Cocody. Le dispositif de policiers est un peu plus impressionnant qu’à Yopougon. L’ambiance dehors aussi. De nombreux vendeurs ambulants ont envahi la voie qui passe devant ledit collège. Attendant impatiemment les premiers élèves à finir les épreuves de cette première journée.

Le moins qu’on puisse dire est que cette journée était celle de l’enseignement. Dans la foulée, débutaient les oraux du BTS (Brevet de Technicien Supérieur). Il y a avait également les réultats du CEPE (certificat d’étude primaire) avec un résultat global de 58,22%.

Lire aussi le reportage complet d'un Avenant dans le Centre de Yopougon.

07 mai 2011

Maintenant allons de l’avant

Hier vendredi 6 mai 20111, Alassane Ouattara a prêté serment comme « Président de la république de Côte d’Ivoire ». Au nombre des invités présent à cette cérémonie brève mais « pleine d’émotions » (selon les participants), on a aperçu le président de l’Assemblée Nationale, Mamadou Koulibaly, le président du Conseil constitutionnel, Yao Paul N'dré, le président du Conseil économique et social, Laurent Donat Fologo, le président de la Cour suprême, TIa Koné, le Grand Chancelier, le Chef d’Etat Major des armées (et tous les généraux), le doyen des diplomates, le Nonce Apostolique, (une partie de) la presse nationale et internationale.

Désormais, je l’espère en tout cas, le film d’horreur « crise Post-électoral » doit être loin derrière nous. Quelqu’un me disait au téléphone, « si on aime ADO, on doit se mettre au travail pour l’accompagner dans son programme. Et si on ne l’aime pas, on doit lui accorder le bénéfice du doute et si c’est trop dur pour nous, alors vengeons-nous dans le travail en travaillant plus ». J’en ai rit. Mais je trouve que mon interlocuteur avait raison.

Il nous faut nous mettre rapidement au travail. Nous avons perdu trop de vies humaines, trop de temps, trop d’argent et surtout trop de confiance réciproque entre Ivoiriens. Et tout ça « grâce » au Conseil constitutionnel. Pendant 4 mois les deux camps (LMP Vs RHDP) se sont bagarrés à coup de médias, de menaces et d’armes (très souvent ) lourdes.

Aujourd’hui avec cette prestation de serment, Ouattara prend officiellement la fonction suprême de la Côte d’Ivoire. Qu’on le veuille ou pas, il va falloir faire avec. Et c’est dans l’intérêt de la Cöte d’Ivoire que nous avancions tous les mains dans les mains. Sinon, on peut choisir de continuer encore de se bagarrer et de faire davantage reculer la Côte d’Ivoire. Ou alors on peut décider de mettre tout en œuvre (chacun à son niveau et dans son domaine) pour que l’éléphant d’Afrique se remette sur ces pattes.

C’est sûr Ouattara tout comme Gbagbo ont beaucoup de chose à nous expliquer. J’espère que la plateforme « Vérité & réconciliation » nous permettra de mieux comprendre ces quatre mois de crises profondes, dont on en garde encore les stigmates.

La pensée de la semaine : "Satan nous a possédé", Yao Paul N'dré, président du conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire, à propos de la crise.

02 mai 2011

Western Union de retour en Côte d'Ivoire

trans_western.jpgCe matin sur mon mobile je reçois ce message du 10044 (je suis abonné à la newsletter de Western Union): "Flash Info Western Union: Le service transfert d'argent vers  la Côte d'Ivoire est de nouveau disponible!". Très heureux donc, je porte le message à la connaissance de tous via mon profil Facebook et Twitter. Mais les commentaires et autres interrogations sur la véracité de cette info m'emmènent à rechercher confirmation.

[Un ami m'a dit inbox: "Yoro, pardon, il y a trop rumeurs maintenant à Abidjan. Donc confirme-moi s'il te plait"].

J'appelle donc le siège de Western Union en France au 08 00 900 407. J'ai au bout du fil le sevice client à qui je demande confirmation de l'information. "Pour quelle(s) ville(s) Monsieur ?", me demande la dame au bout du fil. Je lui indique que je voudrais savoir s'il est possible d'envoyer de l'argent à Abidjan, où à partir d'Abidjan. Elle me repond que oui en ajoutant "pour Abidjan, mais aussi Yamoussoukro et quelques villes du pays".

C'est une assez bonne nouvelle. Bientôt donc, ce sera l'ensemble des (Plus de) 570 points de vente en Côte d'Ivoire qui seront disponibles "pour envoyer et recevoir de l'argent rapidement et avec fiabilité".

18 avril 2011

Abidjan retrouve ses lundis

Abidjan_normale.JPG

La vie est en train de reprendre, on ne peut plus en douter. Ce matin j’ai entendu les nombreux klaxons des taxis et autres wôrôs wôrôs (taxis communaux). J'ai vu les gbakas (mini bus) et leur apprentis-accrobates. J'ai revu la vendeuse de "pain-condiments". Oui, elle aussi est de retour. Sur les trottoirs, des personnes attendaient patiemment des taxis pour certainement se rendre au travail. Dans les véhicules, les discussions sont bonne enfant. On revient sur les derniers évènements en Côte d’Ivoire, le changement de régimes, les peurs, les craintes mais aussi les espoirs pour demain.

woro woro.jpg

Pour certains, c’est leur première sortie après 3 semaines de « réclusions » rythmées de tirs, de bombardements, de rumeurs et de souffrances. «ça chauffé ici on dirait », s’exclame une dame à bord d’un véhicule qui l’emmène de Treichville à Bassam en montrant du doigt un bâtiment littéralement saccagé.. «Ce sont les bureaux de Côte d'Ivoire télécom», rétorque le chauffeur du véhicule.

Par moment j'aperçois à certains arrêts de bus des gens adossés sur les bords de l’abri. «Ils attendent le bus », lance quelqu’un. Dans la rue j'en vois très peu d’ailleurs. Mais il y en a quand même. La vie à Abidjan est en train de reprendre on ne peut pas plus en douter. Désormais, il faut que les banques ouvrent et il faut que le Plateau (centre administratif et des affaires) se mette en marche.

Finalement, je pense qu’il est important de se (re)mettre rapidement au travail. Laissons aux politicienx de régler les questions politiques, aux militaires et policiers de s’occuper de l’aspect militaire et sécuritaire. Mais nous, réconcilions-nous avec le travail et mettons de côté nos rancœurs car comme on aime bien le dire ici à Abidjan « Nous sommes obligés de vivre ensemble ». Si pour une fois de plus, nous avons l’occasion de relever la Côte d’Ivoire, n’hésitons pas. La vie continue et elle peut être meilleure pour tous, si et seulement nous décidons de mettre fin à tout sorte de belligérance.

Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !

Crédit photo 1: Abidjan.net

 

14 avril 2011

Quand Paypal "sabote" #civsocial

 

paypal.jpgL'opération #civsocial lancé par l'Ong Akendewa risque de prendre un sacré coup. Et si tel est le cas, ce sont des milliers de personnes en detresses qui souffriront encore plus dans ce climat de crise humanitaire aigue. A l'origine du frein de cette action humanitaire, Paypal.

Depuis ce matin de nombreux messages circulent sur la toile, nous invitant à signer une pétition, mieux à demander à paypal de débloquer les fonds d'Akendewa qu'ils retiennent. Pour mieux comprendre ce qui se passe, j'ai demandé à Jean Patrick Ehouman, président de l'Ong, de m'éclairer. Je partage avec vous l'état des lieux et les conséquences si rien n'est fait.

Combien avez vous "entre les mains" de Paypal ?

"Nous n'avons pas grand chose. Il reste environs 3 000€ lorsqu'on enleve les taxes et aussi les premiers achats que j'ai réussi à faire juste avant qu'ils ne bloquent le compte"

Paypal n'était-il pas au courant du fait qu'Akendewa n'est pas une association française quand vous les sollicitiez pour ce projet ?

Comme mentionné dans la pétition, Akendewa n'est pas de droit français. Mais en attendant de créer une asso affiliée, dans l'urgence, j'ai utilisé mon compte et je les ai eu au téléphone lors d'un premier blocage pour leur expliquer le problème. Car nous ne pouvions pas créer un compte pour Akendewa vu que le système bancaire ivoirien est hors service. J'ai eu paypal au téléphone hier (mardi 12 avril, ndb) qui m'avait assuré que compte tenu de la situation bancaire en Côte d'Ivoire et de l'urgence humanitaire, les fonds seraient débloqués dans les heures qui suivaient. Et aujourd'hui, je les appelle ils me disent qu'en fait non".

Peux-tu expliquer aux internautes ce à quoi devrait servir cet argent ?

Oui. Avant que nous commençions la collecte, nous avions utilisé notre propre argent (qui n'appartient pas à Akendewa car les banques ivoiriennes fermées) pour acheter les premiers téléphones + 2 ordinateurs + 600 cedis d'unité téléphonique pour commencer. Mais les dons qui ont été octroyés par des personnes de bonnes volontés (et je les en remercie) servent à payer des unités téléphoniques. C'est avec ces unités que nous arrivons à (re)contacter les personnes qui ont besoin de secours soit pour les localiser ou pour trouver quelqu'un qui peut les aider. Les dons servent aussi à acheter des denrées de premières nécessité tels que le lait, le pain que nous donnons aux victimes lorsque nous arrivons sur place".

En conclusion, tant que Paypal bloque cet argent, ce sont de nombreuses personnes victimes de balles perdues, de manques de médicaments, en attente d'accouchement, qui meurent de faim ou de soif etc... qui seront livrées à elles-mêmes dans un environnement d'insécurité digne d'un film western. Je nous exhorte à signer la pétition et pour ceux qui le peuvent à harceler Paypal, au nom de toutes ces vies que cette entreprise va mettre en danger.

 

08 avril 2011

Abidjan : tragédie humanitaire à l’ombre de la guerre

Depuis quelques mois, je savais la situation difficile en Côte d’Ivoire et plus particulièrement à Abidjan. Aujourd’hui, elle est plus que jamais alarmante. C’est peu de le dire. Dans la cacophonie des bombardements aériens, à l’ombre de la bataille entre les deux camps, ce sont des centaines voire des milliers de victimes qu’on dénombrera quand tout redeviendra calme. Si bien sûr tout redevient calme.

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«Diallo, je voudrais deux litres d’huile et du riz », ai-je demandé il y a quelques jours au seul « boutiquier mauritanien » qui avait osé ouvrir. «C’est fini », m’a-t-il lancé. Les prix des seuls produits que j’ai pu acheter ont quasiment triplés de prix. Dans de nombreux quartiers comme le mien, les denrées alimentaires commencent à manquer. Les supermarchés et autre surface qui ont pu ouvrir ont été pris d’assaut par les clients ou même par des pillards. «On a pris ce qu’on pouvait. On espère que ça va suffire pour les jours à venir », me lance Adou un de mes amis que j’ai eu au téléphone. Il venait de faire ses provisions. Dans sa maison à la riviera, en plus de sa femme et de ses deux enfants, ce sont ajoutés deux familles. «Nous sommes 20 dans la maison, un deux chambres salon ».

Aujourd’hui, à Abidjan, chaque famille est déplacée ou accueille des familles déplacées. Il faut donc doubler les rations alimentaires qui se font de plus en plus rares.

Dans certains quartiers, il n’y a plus d’eau ni d’électricité. «Le courant est revenu seulement hier après plus d’une semaine de coupure », m’apprend Stéphane, un ami qui habite la Riviera 2. «Chez nous il n’y a plus d’eau. On se demande comment on va faire », s’interroge Dramane qui habite lui un quartier de la commune de Yopougon.

 

La santé au point mort !

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« Nous sommes débordés. Il y a des blessés par balles, des morts, des femmes enceintes. Mais le pire c’est qu’il n’y a pas de médecins », déplore N’Goran A. Il est l’un des rares médecins au CHU de Cocody. Les derniers bombardements de l’armée française ont aggravé les choses. Des maisons ont été détruites, des écoles aussi. Des hôpitaux aussi. «On a pas encore de bilan, mais croyez moi j’ai pu voir de nombreux corps à terre », raconte Partick S, sans pouvoir donner plus de précisions sur leurs nombres. « Je n’ai pas pu prendre des photos, moi aussi je fuyais », raconte t-il. Il fait partie de ceux qui ont voulu braver les bombardements aériens et qui sont sortis dans les rues. «L’un des dangers, craint-il, c’est qu’il y a encore des cadavres dans les rues et qui sont là depuis plusieurs jours. Bonjour l’épidémie de choléra ». Un autre ami qui, lui, habite Koumassi, m’a envoyé une photo d’un corps en putréfaction. «Ça fait 5 jours qu’il est là », précise t-il dans son mail. Dans les rues de la capitale désormais, cadavres et tas d’ordures se disputent les voies et trottoirs.

«Nous sommes débordés », lance Mohamed Diaby qui, avec d’autres blogueurs gèrent un « Call Center » pour les urgences. « Les appels à l’aide sont telles que sur notre échelle de crise, un blessé par balle est un incident mineur », témoigne t-il. Le manque de médicaments est criard. Quelques pharmacies ont ouvert. Mais il n’y a pas tous les médicaments. «Et même quand il y en a, combien sont ceux qui ont encore les moyens de se payer un médicament. Les banques sont fermées depuis plus d’une semaine », rappelle en colère Dr Blé, pharmacien.


L’insécurité est partout, la mort aussi

Cocody, Adjamé, Abobo, Marcory etc. Aucune commune n’est épargnée par ce climat d’insécurité grandissante. «Dans notre parking, ils ont fait coucher tous ceux qu’ils rencontraient avant de les dépouiller de tous leurs biens », raconte une habitante de la riviera Golf. Selon elle, les voitures étaient tâtées au fur et à mesure et certaines emportées par des hommes armés. «Surtout les 4×4 » précise t-elle.

Il y a quelques semaines des milliers de prisonniers ont été libérés des prisons. Certains se sont retrouvés avec des armes à la main. Abidjan a désormais encore plus peur. C’est désormais la porte ouverte à l’insécurité avec des braquages et pillages à l’arme lourde et à l’arme automatique. «C’est devenu la jungle », lance craintif un de mes collègues journalistes. «Moi j’évite de sortir. Parce qu’on raconte que les hommes en armes tirent sur les passants. C’est grave », s’indigne t-il.

Sur ce blog j’ai pu lire ce témoignage :

«Lorsque des coups de feu, souvent à l’arme lourde, ont commencé à tonner dans notre zone jeudi dernier, ma famille et moi avons choisi de nous enfermé dans la maison le temps que la situation redevienne normale. Le samedi, dans la matinée, nous avons reçu une visite de cinq hommes armés qui ont réussi à forcer notre portail. Ils ont ensuite fait irruption au salon et ont pu emporter tout ce qui était à leur porté, après m’avoir intimé l’ordre de leur remettre la clé des deux véhicules stationnés dans la cour», témoigne cet habitant du sous quartier Angré les Arcades. »

Abidjan perle des lagunes, est devenue délétère. Catastrophe humanitaire ? Oui. Je ne parle même pas de ces quartiers où désormais, être un homme valide c'est être une proie idéale à l’enrôlement dans une milice. Je ne parle même pas de tous ces nouveaux-nés qui naissent chaque jour et qui voient leur espérance de vie raccourcie. Je ne parle même pas de ces vieux et des malades qui n’attendent (ou n’appellent) que la mort.

A Abidjan, aujourd’hui c’est un climat de guerre. Le silence fait encore plus peur. « Car on ne sait pas si c’est le calme avant la tempête ». Et chaque jour on s’éloigne de plus en plus d’une voie de sortie pacifique. Et en arrière plan, les victimes commencent à se compter par milliers.

01 novembre 2010

Les élections présidentielles ivoiriennes à l'heure du WEB 2.0

Les élections présidentielles ivoiriennes ont bien eu lieu. Après des mois d'agitations et tergiversations, les Ivoiriens ont pris part au premier tour du scrutin qui s’est déroulé le dimanche 31 Octobre 2010.
La tenue du premier tour dans climat général apaisé a été salué par la plupart des commentateurs de la presse traditionnelle internationale et des observateurs. Une présence des internautes ivoiriens sur les réseaux sociaux et les outils de diffusion de contenus en ligne a aussi été observée.

Une nouveauté cette année, la participation en ligne de nombreux citoyens de Côte d’Ivoire qui ont organisé une couverture de la journée électorale en utilisant la palette d’outils Internet à disposition.

"Réglons tous nos problèmes dans la paix"

A noter surtout cette initiative de Diaby Cheik Mohamed qui traduit bien l’ambiance générale de la rue ivoirienne cette semaine : la volonté de transformer cette période électorale en moment de réconciliation. Le projet Peacevote incite les visiteurs du site à laisser des messages pacifiques pour la Côte d’Ivoire. La promotion du site a été assurée par de nombreuses voix de la culture en Côte d'Ivoire: Aïcha Koné, Ismaël Isaac ...

CoverItLive sur le site d'Avenue225


Israël Yoroba, étudiant en journalisme et bloggeur et son équipe d’Avenue225, site d’information ivoirien, ont fait le récit des opérations de vote et du climat général prévalent en divers lieux de Côte d’Ivoire. La couverture en dehors des grandes métropoles apportait notamment une richesse d’information supplémentaire. Pendant toute la journée, l’information en temps réel des évènements était assurée grâce à l’application coveritlive.

Le Buzz des élections sur Twitter.

Sur le réseau social Twitter, les hashtag #civ2010, #wonzomai et #peacevote, repris plusieurs centaines de fois, sont également une source d’information permettant d’obtenir en temps réel l’actualité électorale vue par les citoyens ivoiriens : Pour preuve, les incidents survenus dans les bureaux de vote en Région Parisienne ont été immédiatement signalés par des abonnés Twitter via leurs téléphones portables. L'utilisatrice @MaryMary225 a signalé les bousculades et les dégradations effectués dans son bureau de vote à Créteil.


La plateforme Wonzomai

La plateforme mise en place par Akendewa et Internet sans Frontières, Wonzomai, est une expérience inédite en Afrique Francophone. Plus d'un milier de visiteurs uniques se sont ainsi connectés le jour du scrutin, moins d’une semaine après son lancement. Elle a surtout permis au citoyen ivoirien de l’extérieur d’avoir un apperçu des informations capitales récoltées via Twitter.

Une difficulté cependant est apparue pour cette prmière utilisation : la réplication automatique des informations reçues via SMS n’a pas correctement fonctionné le jour du scrutin pour des raisons techniques. Cependant, une retranscription manuelle des incidents importants et vérifiés reçus a été opérée par l'équipe d'Akendewa et d'Internet Sans Frontières. La nécessité également de mettre en réseau les différentes organisations d’observation électorale présentes sur le terrain et les équipes chargées de faire fonctionner la plateforme est devenue évidente.

Lire l'intégralité de l'article sur Internet sans Frontière

03 septembre 2010

Gbagbo à Agboville, internet non plus

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Les populations d’Agboville qui pratiquent internet sont en colère. Depuis le jeudi 2 août la connexion internet a disparu. Et cela dans toute la ville. «Au départ je pensais que c’était juste une coupure momentanée, mais jusqu’à 23 heures il n’y avait toujours pas d’accès au web », raconte Wenceslas Achi, un habitant de la ville.

Une situation qui a occasionné une baisse des bénéfices dans les cybercafés. « Je me suis rabattu sur le traitement de texte et l’impression. Mais ça ne nous arrange pas », se plaint un gérant de cybercafé.

Les journalistes « handicapés »

Ceux qui ont le plus souffert de cette coupure sont les journalistes et autres agents de médias qui ont fait nombreux le déplacement dans l’Agnéby à la faveur de la visite du chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, dans la région.

16 heures les cybercafés sont bondés de monde. Pour la plupart des journalistes qui souhaitent saisir leurs comptes rendus et les envoyer par mail à leurs rédactions respectives. A leur grande surprise, «internet ne fonctionne pas ». C’est la panique. Certains appellent leurs rédactions pour les tenir informées. Il faut se dépêcher si l’information doit passer dans le journal du lendemain. D’autres improvisent. Ils saisissent leurs textes puis le dictent par téléphone à un autre journaliste resté à Abidjan. Ils sont tous dépités. Dégoutés. Tous sauf certains « grands médias » qui ont prévus des « clés internet ». Pour eux, c’est la quiétude et la sérénité. Les textes et les photos sont envoyés en quelques heures.

Un des correspondants d’un organe de presse écrite qui n’a pu transmettre ses photos et ses textes est amer et accuse. «Je ne crois pas en une coïncidence. Ce n’est pas la première fois. Lorsqu’il y a un grand évènement dans la région, c’est comme si les grands groupes de presse et la télévision font tout pour être les seuls à avoir l’exclusivité ».

« Quel pouvoir avons-nous pour suspendre la connexion dans toute une ville juste pour avoir la primeur de l’infos ? », se demande un journaliste de la première chaîne en rigolant.

Dans tous les cas, ce matin du vendredi 3 août, seul Fraternité Matin, le journal gouvernemental a pu faire un large compte rendu (avec photos) sur la première étape de la visite du président. La télévision également a diffusé de larges extraits de cette première journée de la tournée.

Simple coupure ou acte de sabotage ? Voilà deux jours que ça dure. Et les commentaires vont bon train pendant que le président poursuit paisiblement sa tournée dans l’Agneby.

 

17 août 2010

L'aventure continue pour Notre Avenue

logo_avenue225.pngAprès un long mois de "vacances" je reviens pour vous donner quelques news. Après avoir relancé la machine "Avenue223" à Bamako en juin dernier, le cap a été mis sur Abidjan où nous avons lancé un concours. Il visait à choisir 20 correspondants dans toutes les 19 régions de la Côte d'Ivoire.

Nous avions beaucoup d'inquiétudes parce que la fracture numérique est grande et profonde en Côte d'Ivoire. Il y a encore des villes où l'accès à internet relève du luxe. Il y a encore des contrées où on ignore qu'il existe à côté de notre monde réel un autre monde...virtuel. Il existe des citoyens qui n'ont pas d'adresse mail. Ne leur parlez même pas de réseaux sociaux du style Facebook, twitter et j'en passe.

Dans ce décor un peu "analphabète" nous avions pour challenge de trouver dans chaque région des Avenants qui auraient pour mission de rapporter et de raconter le quotidien de leur population. Des Avenants dont le rôle premier serait d'être des médiateurs entre les populations et le monde extérieur via le web. Avenue225 servirait donc de plateforme pour véhiculer leurs petites histoires à travers des textes, des photos, des vidéos etc...

Au total, nous avons reçu une centaine de candidatures. Parmi eux, 22 correspondants (dont une fille) ont été sélectionnés. Sur 19 régions 15 ont répondu à l'appel. C’est encourageant ! Voir la liste des séléctionnés.

Pour nous c'est un grand pas dans la démocratisation et la décentralisation de l'information en Côte d'Ivoire. Avenue225, veut enraciner et confirmer son statut de premier site ivoirien d'informations de proximité. Mais nous entendons le faire avec les citoyens, premiers témoins de tous les évènements. Ces Avenants régionaux recevront une formation et du matériel de base qui leur permettra de mener à bien leur mission.

Et pour la suite...

Ceci fait, ce n'est qu'une première étape. Bientôt nous irons dans les régions pour former d'autres citoyens à la pratique du web et à la découverte de nouveaux outils (utiles) sur la toile. Une caravane sera organisée dans les mois à venir pour renforcer les "troupes" des Avenants régionaux, mais aussi pour en susciter dans les zones non couvertes.

C'est l'occasion pour nous de remercier le Président de l'Union internationale de la presse Francophone, l'Ivoirien Alfred Dan Moussa, qui n'a pas hésité à présider cette formation et la cérémonie de remise de diplôme. Mais aussi, l'Instittut Universitaire d'Abidjan (IUA) qui a mis à notre disposition ses locaux pour la formation.

14 mai 2010

Faites votre buzz au JNTIC

 

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Dans le cadre des JNTIC 2010 qui auront lieu du 01 ou 04 Juin au Palais de la Culture (Abidjan), Akendewa a été choisie pour animer le STAND INNOVATION. Un stand que cette structure ouvre à toutes les Start-up dans le domaine du web ou les entrepreneurs ayant un projet innovant dans le domaine des TIC. De même, ceux qui ont développé un service web novateur ou un site de e-commerce génial.

Vous pouvez avoir l’opportunité d’être l'invité spécial sur le stand INOVATION pendant ces 4 jours. C’est la garantie de présenter votre produit ou votre projet-maquette à plus de 5000 professionnels et participants. Faites-vous connaitre en envoyant un mail à contact@akendewa.org en expliquant votre projet ou votre concept (fini ou maquette).

En plus, en marge des activités des différentes start-up du STAND INNOVATION au JNTIC 2010, un concours de la Meilleure Start-up de Côte d'Ivoire sera initié et les 3 meilleures d'entre elles seront récompensées au cours du Gala de Clôture des JNTIC, le 4 juin 2010.

Voici les éléments que vous devez fournir rapidement par mail (contact@akendewa.org)

*un dossier de présentation de maximum 2 pages de votre concept ou projet-maquette
*un brief résumant en 5 lignes maxi, votre concept ou projet
*un ou des visuels présentant votre concept ou projet-maquette
*une présentation de l'équipe de votre start-up, de votre entreprise High-tech ou de votre web-entreprise
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