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16 septembre 2012

Affaires étrangères : Réunion extraordinaire des ministres de la CEDEAO à Abidjan

L’hôtel Ivoire d’Abidjan-Cocody va accueillir ce lundi 17 septembre à 10 heures, « une session extraordinaire du Conseil de Médiation et de Sécurité  de la CEDEAO ». Dans un communiqué dont j’ai pu avoir copie, le Ministère ivoirien des Affaires étrangères indique qu’au cours de cette réunion, « les Ministres concernés de la Communauté » s’interesseront aux questions brûlantes de la Guinée Bissau et du Mali, qui jusque-là peinent à trouver des issues certaines.

Lire l’intégralité du Communiqué

06 juin 2012

Revue de presse du 6 juin: Les Policiers manifestent, le RHDP poursuit sa scène de ménage

Ils étaient nombreux dans les rues à réclamer leur argent investi dans un projet immobilier. Les policiers ont voulu se faire entendre. Mais pour l’heure, ce sont les voix du couple RHDP qui se font le plus entendre… avec polyphonie. (Extrait d'une revue de presse quotidienne disponible en Français et en anglais)

Des policiers se révoltent !

Marche-des-Policiers-12-300x1922.jpgInsolite !  Des «policiers marchent sur le Plateau », annonce Notre Voie.   Hier, ces policiers «  protestataires (…) ont commencé leur marche sur le boulevard Valery Giscard D’Estaing (VGE) avant d’achever leur mouvement par un sit-in devant la Sûreté au Plateau », renchérit Le Nouveau Courrier

Pourquoi donc cette «marche inédite des policiers» ?  Notre Voie répond.  C’est « pour réclamer leur argent prélevé depuis cinq ans, sur leurs salaires pour l’acquisition de terrains nus qu’ils n’ont jamais obtenus ni vus »  dans le cadre d’ « une opération immobilière (Azuréenne de promotion) » , font-ils savoir dans les colonnes du quotidien bleu. Les policiers crient donc à l’« arnaque », constate Le Nouveau Courrier... (Lire la suite sur Info Presse). 

RHDP, la tension monte !

La crise se poursuit au RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour le Développement et le Paix). Les attaques de part et d’autre aussi, qui aboutissent à des questionnements. « Le RDR (Rassemblement Des Républicains) voulait-il donc enterrer Bédié ? », se demande Le Nouveau Réveil. « Veut-on un Pdci aphone ? Voulait-on le voir disparaître ? », s’interroge avec insistance le journal du PDCI (Parti Démocratique de Côte d'Ivoire). Et comme pour confirmer la thèse de divergence au sein même du PDCI, le ministre Adjoumani se positionne en défenseur du président Ouattara et du RDR. « Sachons d’où nous venons avant de nous en prendre à Ouattara », lance t-il dans Le Patriote. « Disons le tout net. Notre parti, malgré les revers électoraux subis, n’est pas abandonné sur le quai de la gare quand bien même des militants estiment de nos jours que notre parti est sous représenté dans les instances de décision », rappelle le ministre et délégué départemental de Tanda. Lire la suite sur Info Presse. 

17 mai 2012

Comment je n’ai pas assisté aux JNTIC ?

J’ai pas grand-chose à dire sur les Journées des Tic qui étaient organisées du 15 au 18 mai au Palais de la Culture. J’ai voulu profiter de ce jeudi 17 mai, jour la célébration de l’ascension, jour férié, pour visiter les stands des Jntic et me faire une idée des conférences et autres rencontres. Surtout qu’on m’avait dit qu’il y aurait une compétition de Hackers…

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Je me pointe au troisième jour de l'évènement aux alentours de 11 heures et j’aperçois à l’entrée un long rang au soleil. J’use de ma « carte de presse » pour que le vigile à l’entrée après deux hésitations me laisse pénétrer dans la cour des JNTIC.

Grâce à des pôtes à l’intérieur j’arrive à obtenir deux badges. (Un pour mon épouse et l'autre pour moi). Je m’apprête à franchir les portes des stands d’exposition lorsque que je suis brusquement sommé de ne pas avancé. La raison : « il vous faut un badge avec sticker », me fait direle vigile à l’entrée. Je suis surpris. « Il faut vous rendre sous la tente d’inscription. Et payer 1000 francs », m'indique une autre dame également à l'entrée. Je n’ai pas chercher à savoir pourquoi l’entrée était payante ce jours-ci mais je pense qu’avec toute la campagne médiatique qu’il y a eu, ils auraient pu nous avertir et mieux s'organiser. 

En tout cas j’ai constaté qu’au stand des inscriptions, c’était la bagarre et le désordre. Qui pour payer, qui pour avoir un badge simple sans sticker. Et avec cette chaleur en dessous c'était une bonne raison d'atendre un jour encore. Je suis donc reparti sans avoir eu l’occasion de voir comment a été les JNTIC 2012. Si j’ai le temps, j’irai faire un tour le dernier jour, sinon à l’année prochaine ! 

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07 mai 2012

La victoire de Hollande vécue par des Ivoiriens à Tunis

J'ai eu beaucoup de plaisir à me plonger dans cette ambiance de soirée électorale ici à Tunis. Je vous propose cet article de Charles Didi, qui raconte cette soirée du 6 mai 2012

05 mai 2012

De nationalité « Africaine » !

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Je suis tombé sur ce «Plan de location » (liste des résidents) de l’Hotel El Mouradi de Tunis où je suis logé avec d’autres amis sénégalais, liberien etc. C’est un hôtel 5 étoiles. Mais ça ne change rien à des attitudes qui frise un racisme à peine camouflé.

En face de chaque nom de cette liste vous pourrez voir les nationalités «Américains », « Japonais » « Lybiens » « Anglais » « Marocains » ou même « résident Tunisien » pour bien indiquer que l’individu vit dans ce en Tunisie. Et en face du nom de « Israël Yoroba GUEBO » et de « Basile Niane»  c’est mentionné « AFRICAINS ». Ah bon ? Et depuis quand l’Afrique est un pays ? En plus les réservations ont été fait avec nos passeports.

Je vois que sur la même aire géographique certains ne se considèrent pas comme de la même race. Tout ce qui n'est pas "blanc" est... Africain. Mais bon, ça ne date pas d’aujourd’hui. Et puis, je vais pas trop me plaindre. Il y a des noms devant lesquels c'est écrit "Divers". 

12 décembre 2011

Journalistes et remise d'enveloppes

Depuis le temps qu'on traîne sur notre dos (nous journalistes ivoiriens et certainement africains de façon générale) la réputation de mendiants lors des reportages. Mais rien a changé. Je me souviens encore quand, jeune journaliste, je couvrais mes premiers reportages et que je constatais qu'à la fin des cérémonies, les confrères attendaient toujours un petit..."perdiem". Je vous invite à lire cet article de Slate Afrique qui décrit assez bien la situation de bons nombres de journalistes sous nos cieux. Extrait.

[les troisièmes responsables de cette situation sont les journalistes eux-mêmes. La plupart d’entre eux n’ont aucune formation de journaliste et ne cherchent pas à se former pour remédier à leurs lacunes. Par voie de conséquence, ils acceptent d’être sous payés, exploités et dévalorisent eux-mêmes leur profession par des pratiques qui n’honorent pas le journalisme en Afrique. Certains se sont spécialisés dans les articles élogieux et démagogiques des acteurs politiques et économiques pour arrondir les fins de mois toujours difficiles. La tendance actuelle est plus perverse. Il s’agit d’écrire des articles à charge contre des acteurs influents et susciter leur exacerbation. Ensuite, moyennant une enveloppe, l’auteur de l’article refait un autre papier beaucoup plus flatteur que le précédent. Ces journalistes mal payés sont peut-être maintenus ainsi volontairement dans ce système par ces remises d’enveloppe, à chacune de leur couverture médiatique par les institutions, les ministères ou les organismes qui les sollicitent. Ce qui était une habitude est devenu de fait, une « Obligation ». Aucune couverture médiatique ne peut se faire sans cette pratique étonnante.

De fait, à chaque évènement, on assiste à une ruée de « journalistes », parmi lesquels de nombreux « Rats » comme on les appelle dans le milieu de la presse en Côte d’Ivoire. C’est-à-dire, des « journalistes » ou se faisant passer pour « journaliste », qui s’invitent eux-mêmes dans l’espoir de recevoir une enveloppe. Si ces pratiques surprenantes ne sont pas dénoncées et combattues par les journalistes reconnus, elles finiront par compromettre l’ensemble de la profession et discréditer davantage tous ceux qui s’efforcent malgré toutes ces incertitudes de faire du journalisme une profession noble et respectable, en attendant d’être un jour peut-être, ce quatrième pouvoir que nous espérons tous].

Lire l'intégralité de l'article de Macaire Dagry sur SlateAfrique.com

14 octobre 2011

Chauffards, gare à vous !

accident.jpgBonne nouvelle (pour nous en tout cas)! Désormais tous les « chauffards » et ceux qui ne respectent rien (ni personne) sur les routes vont subir les représailles de la loi. Si on en croit le communiqué du district d’Abidjan paru dans plusieurs journaux ces derniers jours.

« La circulation automobile dans le district d’Abidjan est devenue préoccupante en raison du comportement de certains usagers de la route qui ne respectent pas les règles élémentaires de conduites et causent ainsi des dégâts corporels et matériels regrettables », se plaint le communiqué.

Et c’est vrai. Des wôrô-wôrôs (taxis communaux) et autres « gbaka » (minibus) qui utilisent les trottoirs pour circuler, des conducteurs de véhicules de l’état qui ne respectent pas les feux, des chauffeurs de voitures personnels qui parfois utilisent les sens interdit comme raccourcis…

Le « district d’Abidjan » semble être cette fois-ci être décidé (on espère) à mettre fin au désordre en invitant « impérativement tous les usagers de la route à l’observation desdites règles et particulièrement au respect strict des espaces et trottoirs réservés à la circulation (je vois d'ici la joie des piétons), des feux tricolores et permanentes signalisations, des lignes de conduites, des sens interdits, de la priorité à droite (pour l'heure c'est la loi du plus fort qui l'emporte), de l’obligation de circuler à droite sur la chaussée à multiples voies, de dépasser à gauche, de l’interdiction de stationner sur la chaussée».

Et pour ceux qui ne voudront pas respecter ces règles (qui ne sont pas nouvelles mais qui n’ont jamais été respectées) le district se veut menaçant : «Le non respect de ces règles expose le contrevenant à l’application de mesures coercitives conformément à la loi ». Mieux, « des actions vigoureuses seront bientôt menées à l’encontre des usagers (quand précisément ?) en ruptures avec les dites règles ».

Alors vous êtes prévenus…nous sommes prévenus.

19 juin 2011

Réponse d'une journaliste togolaise à ceux qui connaissent mieux l'Afrique que les Africains

Rarement sur ce blog je m'écarte des sujets de la Côte d'Ivoire. Mais voici un post que j'ai lu sur le blog d'une amie et collègue journaliste, Marthe Fare, qui a rédigé un gentil droit de réponse à Jacques Mouriquand (je ne le connaissais pas jusque-là), journaliste et auteur suisse de "QUE SAIS-JE SUR L'ECRITURE JOURNALISTE". L'histoire est simple. La journaliste africaine a posté un lien sur son profil twitter. Cela lui a valu injure et méprise de la part du grand "Savant Blanc Journaliste".

Cet incident comme que vous allez lire et comme le mentionne la journaliste Togolaise est monnaie courante. J'en ai vu des "spécialistes de l'Afrique" qui ignore tout de ce continent (bon mais ça c'est pas nouveau). Le pire c'est lorsqu'ils prétendent mieux connaitre un pays africain que les habitants de ce pays qui y sont nés et y ont vécu.

Voici son droit de réponse. Bonne lecture !

14 février 2011

Avec des mots (bien) de chez nous

mortderire.jpgCes dernières semaines de nouvelles expressions sont apparues sur facebook pour exprimer les joies, les rires, les étonnements et les colères. Avec cette mention en prime «mintnan la on fè en ivoirien, c bouclé sur les...» (Traduction : Maintenant on fait en version ivoirienne. Fini les…) lol, Mdr, vdr, ptdr...

Pour ceux qui ont raté le train il n’est pas tard. Je vous propose de vous abreuver de ces nouvelles lettres qui traduiront tout ce que vous ressentez. Avec des mots tirés des expressions quotidiennes et urbaines des Ivoiriens. Lool. Euh, je voulais dire ysvdrrrrrrr

YR = yé ri (je ris)

YRJYM = yé ri jikaaaa yé mourir (Je vais rire jusqu’à je vais mourir)

YRJYMOV = yé ri jikaaa yé mal o ventre (Je ris jusqu’à j’ai mal au ventre)

......TMD = ta me dja ou ta me douf (tu me tue)

TMK : ta me kill ou tu me kill (Tu vas me Kill, tu me tue)

YREF = ya rien en face (Il y a rien en face) à completer avec CM : cé maïs (C’est maïs, je sais pas comment traduire ça hein)

YRJYC = yé ri jikaaa yé chiéééé (Je ris jusqu’à je chie)

YRJYP= yé ri juska y péter (Je ris jusqu’à je pète)

YSV= yé si versé (Je suis versé, euh je crois que ça veut dire je suis dépassé non ?)

YSVDR = yé si versé de rire (Je suis versé de rire)

YSF = yé si fan - yé si fier (Je suis Fan, Je suis fier)

CPA = cé pa affaire (C’est pas affaire, à comprendre aussi par « C’est terrible ! »)

MD = Mal doux (Très intéressant)

CCS = Cè Cohan SAHé (C’est comme ça ça y est, on peut pas (le) changer)

RML= Rehade Mogo La (Regarde Môgô là, regarde ce gars là)

CR= Ca Roule (ça roule)

YSE= Ye sui enjailéé (Je suis enjaillé, je suis content)

CG= Cè Gatéé (C’est gâté, tout est mélangé ou C'est du bon selon les cas)

La liste n’est pas exhaustive et je laisse à votre imagination le soin de nous dénicher de nouvelles trouvailles que je completerai volontiers.

14 mai 2010

Zangalewa Vs Shakira...ça swing !

Je m'autorise aujourd'hui sur ce blog à sortir de mes post habituels et m'arrêter sur ce qui fait le buzz en moment sur la toile. Vous le savez certainement la chanteuse colombienne Shakira a composé l'hymne de la Coupe du monde. "Waka waka", c'est le titre de cette chanson qui va nous bercer pendant toute la coupe du monde. D'ailleurs le mot "composé" sonne mal à l'oreille de plusieurs personnes. Certains parlent de plagiat. D'autres d'inspirations. Quoiqu'il en soit la chanson originale Zangalewa (tube sorti dans les années 80 par des gendarmes camerounais) se reconnait fort bien dans cet hymne officiel.

"Les Camerounais se sont rendus compte que le refrain "Zamina mina éé waka waka éh éh zamina mina zangualewa a nawa ah ah!" leur disait quelque chose. Et pour les musiciens auteur du tube "Zangalewa", il n'y a aucun doute, la chanteuse a adapté leur succès sans leur en demander la permission", revèle France24.

Mohamadou Houmfa, un journaliste free-lance au Cameroun affirme que les Camerounais "sont au final extrêmement fiers de cette adaptation. Dans les cybercafés, les internautes regardent les deux versions en boucle".

"Le groupe a fait une conférence de presse pour calmer les esprits. D'après leurs dernières déclarations, ils ont trouvé un accord avec la chanteuse et seront probablement dédommagés".

Voici ce qu'en pense un juriste ivoirien.

"Super, si elle a l'honneté de reconnaitre et de proposer une transaction, afin que ce ne soit pas un procès qui tranche.... Car sur qu'elle allait perdre... En tant que spécialiste de la PI (propriété intellectuelle), je pus ainsi l'affirmer. Car les preuves requises un peu partout dans les legislations nationales et dans les conventions internationales sur le droit d'auteur et les droits connexes seront facilement reunies dans ce cas. L'exemple des USA est l'un des meilleurs... et elle en sait quelques choses...

 

Je serais le Groupe ZANGALEWA, que J'exigerai dans la transaction d,etre desormais cité dans le générique (C,est d'ailleurs la règle et la pratique générale )... Mais également demander à etre cité à la cérémonie d'ouverture en Afrique du Sud...

 

Leur manager , mais aussi le gouvernement camerounais, auront intéret a les faire partir en Afrique du Sud, profiter pour faire quelques concert qui seront très primés par le public..."

Pour ma part c'est une chanson que je connaissais mais ici en Côte d'Ivoire avec "Les oiseaux du monde". Un groupe d'enfants qui l'avait aussi repris. ça d'ailleurs été un franc succès. (à écouter à partir de 05mn)

 

Il y a eu aussi cette reprise brésilienne.

 

Et sur le web on fait ce Medley assez intéressant.

06 mai 2010

Polémique autour de la découverte d'un arsenal de guerre à Abidjan

 

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Dans un communiqué, le service de communication de la gendarmerie annonce que «Cet arsenal qui a été découvert dans une maison située au quartier RAN de cette commune est composé de 05 RPG (Roquettes Propulsées par Gaz), 05 fusils de type SIG, 02 fusils de calibre 12, 03 kalachnikovs, 03 fusils mitrailleurs, 01 arme automatique modèle 52 (AA52), 01 bande de munitions AA52, 18 charges propulsives, 04 roquettes anti personnel, 16 roquettes anti chars, 04 cartouches de fusil calibre 12, 11 chargeurs de fusil kalachnikov, 02 chargeurs de fusil SIG, 13 paquets de munitions de 7,62 mm, 10 munitions en vrac de 7,62 mm, 10 sacs de treillis différents et 04 cartons de treillis différents »
Toujours selon les sources de la gendarmerie, un individu répondant au nom de FOFANA BAYA né le 05 Septembre 1979 à DABAKALA a été interpellé.
notrvoie.jpgSi cette annonce est de nature à rassurer les populations abidjanaises, la presse a fait un échos avec des voix plutôt discordantes.
nouveaureveil.jpgNotre Voie le journal du FPI (Front populaire ivoirien, parti au pouvoir) écrit que«cette cache d’armes a été découverte à 10 jours de la marche du RHDP. Et avec les discours guerriers tenus ces jours-ci, cela donne froid dans le dos».
En effet le RHDP prévoit une grande marche le 15 mai prochain pour«réclamer l’organisation des élections». Et Anyama est indexé comme un bastion du Rassemblement des Républicains (RDR, principal parti d’opposition).
Du côté de l’opposition, on voit en la découverte de cette poudrière une manipulation. Le Nouveau Réveil, le journal du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ancien parti au pouvoir) titre à sa Unece jeudi 6 mai :
« A 10 jours de la marche du RHDP, le FPI invente un faux complot». Lire la suite de l'article ici

 

05 mai 2010

Que devient le blog des Forces armées ?

 

Armee drapeau.jpg

En 2005 alors qu’on ne parlait pas (à haute voix) de blog ou de blogosphère ivoirienne, les Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (Fanci aujourd’hui FDS, Forces de défense et de sécurité) avait déjà un blog qui leur était consacré. Un espace intéressant qui leur permettait de communiquer sur les actions de l’armée ivoirienne en période de paix ou même dans des climats d'hostilité.

Créé en septembre 2005, 3 ans après le début du la crise politico militaire, ce blog fournissait des informations intéressantes et utiles sur les sujets d'actualité de la vie des militaires en Côte d'Ivoire. Des projets sociaux aux attaques des camps militaires en passant par les nominations effectuées au sein des FDS, le blog balaie tous les sujets.

« Ce site est dédié aux Fanci c'est-à-dire aux Forces Armées Nationales de Côte D'iVoire qui depuis le 19 septembre ont vaillamment résisté face à l'agression de rebelles soutenus par une coalition régionale et internationale. Ce n'est point un site officiel ».

L’auteur affirme à cette époque que «c'est un blog de discussion sur la refondation de la nouvelle Armée ivoirienne, sur ses chefs les plus charismatiques ainsi que sur les défis qui lui seront imposés dans la décennie à venir..»

Pourtant, tout semble s’être arrêté depuis le 22 avril 2008. Un an après la signature des Accords politique de Ouaga. Alors que la Côte d’Ivoire a sa propre blogosphère . L’alimentation du blog s’arrête sur une question essentielle : «Doit on reformer ou réformer l'armée ivoirienne? »

Je pense que le blogueur (militaire ou non) aurait dû continuer. Surtout que le débat (militaire) est d’actualité. Et surtout qu’il ne faut pas attendre qu’il y ait des affrontements pour communiquer. J’ai cherché en vain sur le web un site ou un blog appartenant aux Forces armées ivoiriennes (quelqu’un pourrait-il m’aider ?) Soit.

Même si le blog a cessé d'être alimenté, son contenu mérite qu’on y fasse un détour.

J'ai fait une petite sélection pour vous.

 

- L’armement des Fanci (à cette époque)

- Les Fanci en chiffre

 

Bonne promenade sur ce blog !

 

 

 

01 février 2010

La CIE annonce qu'elle ne peut plus...

La Compagnie Ivoirienne d'électricité (CIE) avoue enfin que les jours prochains, nous allons vivre au rythme des coupures de courant... peut être doit-on se tourner vers l'energie solaire, non ?

« Nous enregistrons un déficit de 150 Mégawatts qui pourra nous conduire à un délestage de l`électricité », a déclaré Flore Konan, directrice de la CIE lors d`une rencontre avec des industriels, évoquant notamment une baisse de la pluviométrie affectant le fonctionnement des barrages hydro-électriques.

Lire la suite

11 janvier 2010

La Sir ferme ses portes

C'est une nouvelle qui ne réjouira personne et qui commence à semer la panique chez les Ivoiriens.

"Essoufflée et à bout, la Société ivoirienne de raffinage (SIR) a décidé de fermer ses portes le 26 janvier prochain dans l’espoir pour la raffinerie de re-oxygéner. Devant le déficit budgétaire de 50 milliards pour 2009, dû au contexte économique particulièrement rude du raffinage,  qui affecte bien des raffineries dans le monde depuis l’année dernière".

Lire l'article sur cette question

31 décembre 2009

Yoro vu depuis une "fenêtre"

Depuis sa "Fenêtre sur Cour", Jeanne Mercier regarde Yoro, son blog et ses projets. Elle proposait il y a quelques temps, un aperçu sur la blogosphère africaine.

01 décembre 2009

Le p'tit clin d'oeil d'Abidjanshow.com

Un portrait rediffusé par Abidjanshow.com à lire ici.

Le Web 2.0 à l’assaut du journalisme professionnel

 

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Un article intéressant du Mamadou Ndiaye, enseignant au CESTI de Dakar.

Extrait -
Le blog est un outil du Web 2.0 qui donne à la personne qui le tient, la possibilité de s’exprimer librement et d’échanger des idées ou des documents avec tous les internautes. En cela, il est un excellent outil d’expression. Il a permis à des citoyens ordinaires de donner leurs avis ou d’informer sur des questions qui les préoccupent.

Selon Reporters sans frontières, chaque jour, 120 000 blogs sont créés sur la Toile. Les blogueurs qu’on appelle également cyber journalistes, e-journalistes ou journalistes citoyens, équipés d’un téléphone portable ou d’un appareil photo numérique, arrivent à donner des informations très intéressantes. L’instantanéité qu’offre le Net aidant, les blogueurs commencent à devenir des acteurs incontournables dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information.

Dans les pays où la liberté d’expression n’est pas garantie, « les blogueurs inquiètent. Les gouvernements se méfient de ces hommes et des ces femmes qui, sans être journalistes de métier, publient des informations. Pire, les blogueurs abordent parfois des sujets sensibles que les médias désormais qualifiés de "traditionnels" n`osent pas traiter. Les blogs sont devenus, dans certains pays, une source d`informations à part entière ».

Au stade embryonnaire surtout en Afrique francophone, la pratique du blogging commence à séduire toutes les couches sociales. Au Sénégal, des hommes politiques, des intellectuels, des journalistes, des opérateurs économiques, des élèves ou étudiants tiennent des blogs.

Lire tout l'article

Crédit photo: Presse-Citron

18 novembre 2009

Basile Boli placé en garde à vue

 

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L`ex-footballeur international Basile Boli, auteur du but qui avait fait de l`OLymique Marseille le champion d`Europe en 1993, a été placé mardi matin en garde à vue à la BRDE, service de la sous-direction des affaires économiques et financières de la PJ parisienne.
Basile Boli, 42 ans, président de l`association "Entreprendre et réussir en Afrique" (ERA), est soupçonné d`abus de confiance et de recel d`abus de confiance dans le cadre d`une enquête préliminaire menée par le parquet de Nanterre, a-t-on appris de source judiciaire.
Selon la même source, la décision de prolonger la garde à vue a été prise en début de soirée, Basile Boli va donc passer la nuit dans les locaux policiers.

 

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28 octobre 2009

Incendie à la maison du PDCI (en photo)

 

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Tout un bâtiment annexe comprenant trois bureaux, deux salles de réunion du siège du Pdci-Rda à Cocody est parti en fumée hier soir. Ce bâtiment construit en bois n`a pu résister aux flammes dont l`origine reste à déterminer. C`est aux environs de 17H10mn, selon des témoignages recueillis sur place, que les premières flammes ont été aperçues. Informés, les jeunes du Pdci qui étaient en réunion ont suspendu leur rencontre pour tenter de maîtriser l`incendie.

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Munis de seaux d`eau et tout matériel utile ils tenteront en vain de circonscrire le feu. Les sapeurs pompiers militaires les rejoindront à 17h30mn. La première fourgonnette des pompiers a tout de suite été confrontée à une difficulté majeure: l`absence de bouche d`incendie dans la cour du siège du Pdci-Rda. Toute chose qui ne facilitera pas leur intervention. Et ce, malgré l'appui du second véhicule. Mais l'autre bâtiment jouxtant le bâtiment sinistré de 600m2 de superficie, a heureusement été sauvegardé.

feu7.JPGLe Capitaine Oulaï Serge Vital de la compagnie d'incendie de l'Indenié, répondant aux questions des journalistes, a indiqué : "Quand nous arrivions sur les lieux, toute la baraque était déjà consumée. Donc nous ne pouvons pas savoir l`origine de l`incendie. Seule une enquête de la police nous situera." Aucune perte en vie humaine n`a été déplorée.

Source Nouveau Réveil

Crédit photos: Abidjan.net

23 octobre 2009

Au sujet des nouveaux médias...

Un "Atalaku" de la Deutsche Welle AKADEMIE à lire ici.

Débat sur les (nouveaux) médias et le développement

"Nouveaux médias pour un monde nouveau: Démocratie et développement". Voici le thème autour duquel s'est déroulé le panel de ce vendredi matin. Toujours dans l'ambiance des Journées Européennes de développement. Il s'est agit de déterminer "le rôle des nouveaux médias pour le développement et la démocratie et leur impact sur le paysage médiatique".

A la table de discussion:

la Présidente liberienne Ellen Johnson Sirleaf, Raila Odinga, le Premier ministre kenyan , Les Sud Africains Pansy Tlakula, Rapporteur spécial sur la liberté d'expression de la CADHP et Fackson Banda, TI et des nouveaux médias expert de l'Université de Rhodes, ainsi que le Burkinabè Camille Sawadogo, directeur de CEMECA et directeur des médias communautaires Radio Salaki et l'Ivoirien Israël Yoroba.

Le compte rendu (en anglais) de cette rencontre à lire ici.

18 octobre 2009

Bédié répond à Gbagbo

1843.jpgL'opposant Henri Konan Bédié n'est pas allé par le dos de la cuillère pour réagir aux propos du président Gbagbo. Celui-ci avait ironisé sur le fait que l'existence politique de certains hommes et femmes en Côte d'Ivoire ne repose, selon lui, que sur des liens qu'ils ont avec l'étrange.

Au lendemain de la candidature du chef de l’Etat Laurent Gbagbo à la prochaine présidentielle, le candidat de l’ancien parti unique PDCI Henri Konan Bédié tenait meeting samedi à Port-Bouët, la commune aéroportuaire. L’occasion pour l’ex-président de la République de répondre aux attaques verbales du désormais candidat Gbagbo, qui avait dit vendredi : « Il y a des hommes et des femmes en Côte d’Ivoire dont l’existence politique ne repose que sur les liens qu’ils ont avec l’étranger », Au micro du correspondant de RFI, celui que l'on surnome "N'Zuéba" dénonce « l’irresponsabilité  et le peu de sérieux » de Laurent Gbagbo.


podcast

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Source RFI

24 septembre 2009

200 millions de dollars en moins

ckd.jpgLa Côte d'Ivoire a bénéficié jeudi d'une réduction de 208,7 millions de dollars (98,403 milliards de Francs CFA) de sa dette extérieure de la part des Etats-Unis, dans le cadre d'un accord bilatéral signé entre les deux pays, a constaté une journaliste de l'AFP.

Cette réduction s'inscrit dans le cadre de l'accord conclu avec le Club de Paris en mai 2009 à travers lequel des pays s'étaient "engagés en bilatéral à annuler la dette ivoirienne au fur et à mesure", a expliqué le ministre ivoirien de l'économie Charles Koffi Diby, lors de la cérémonie de signature.

M. Diby a également annoncé que près de 123,23 milliards de Francs CFA (188 millions d'euros) du stock de la dette seront annulés sur la période allant d'avril 2009 à mars 2012 pour atteindre un niveau final de 98 milliards de Francs CFA (149,5 millions d'euros).
Le ministre ivoirien a souligné que son pays avait déjà obtenu une annulation de dette de 400 milliards de Francs CFA (610 millions d'euros) du Club de Paris et un rééchelonnement de sa dette.

Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé, il y a une semaine que l'économie ivoirienne, qui vise une croissance de 3,5% en 2009, a atteint "un bon niveau" au premier semestre, mais les incertitudes sur l'élection présidentielle pèsent sur ces performances.
"Malgré la crise mondiale, l'activité économique ivoirienne au premier semestre s'est maintenue à un bon niveau et l'objectif de croissance de 3,5% en 2009 peut être atteint", avait dit Doris Ross, chef d'une mission d'évaluation du FMI et de la Banque mondiale, au terme d'une visite de deux semaines à Abidjan.

Cette visite s'inscrivait dans le cadre du suivi des efforts menés par la Côte d'Ivoire pour bénéficier d'une réduction de sa dette, après que le pays s'est qualifié en mars pour l'initiative pour les Pays pauvres très endettés (PPTE).

Source AFP

22 septembre 2009

Encore un trophée pour Magic Systèm

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Organisée lundi 21 septembre à Paris, la cérémonie des quatrièmes Trophées des arts afro-caribéens a respecté un certain équilibre en distinguant des artistes des Antilles, de l’océan Indien et de la Côte d’Ivoire.

Qu’est-ce qui réunit le maloya poétique du Réunionnais Ziskakan, la musique mandingue du Burkinabé Victor Démé, le zouk efficace du Guadeloupéen  Medhy Custos et le répertoire atypique de l’Ethiopien Mulatu Astatke ? Les Trophées des arts afro-caribéens.
Que ces quatre artistes se retrouvent dans une même catégorie, celle de Meilleur album de l’année remportée d’ailleurs par le père de l’éthio-jazz, donne une idée de l’éclectisme de cette manifestation. Moins que la musique, c’est finalement l’histoire qui rassemble tous les artistes nommés, car tous partagent un lien particulier avec l’Afrique qu’ils exploitent différemment selon qu’ils viennent des Antilles, de l’océan Indien, du continent africain ou qu’ils appartiennent à la communauté africaine en France.

Sans doute est-ce finalement une bonne chose que ce soit le vote du public qui les départage et non un jury. Devançant notamment le Réunionnais Meddy Gerville au nombre de SMS engrangés, le Guadeloupéen Erik s’est imposé dans la catégorie Révélation. Le chanteur de vingt-trois ans à la voix soul en a profité pour interpréter aussitôt un titre de son premier album intitulé Chayé Cow, et dévoiler son univers acoustique teinté de gwo ka et de jazz.

Meilleur groupe de l’année, Magic System figurait déjà à la même place au palmarès de la première édition des Trophées, alors appelés Césaire de la musique. Face à Rokia Traore, Tanya Saint-Val et Patrick Saint-Eloi, c’est Davy Sicard qui l’a emporté dans la catégorie Meilleur artiste. D’un pas lent, il va chercher sa statuette remise par une ancienne Miss France, Sonia Rolland. Au micro, il livre son sentiment : "Ce que je comprends, c’est que beaucoup de choses se sont passées depuis que je me suis tourné vers mes racines, mes traditions, ce que je suis."

Un peu plus tard, dans une brasserie voisine, tous les artistes de La Réunion nommés se retrouvent autour d’un verre. Debout, Davy Sicard, l’heureux gagnant de la soirée, tient à prendre la parole. Sans se défaire de sa retenue, plein d’humilité, il dit son bonheur et son envie de partager cette victoire avec les trois autres. Et de poursuivre en s’adressant plus particulièrement à Gilbert Pounia de Ziskakan et Thierry Gauliris de Baster, les aînés : "C’est vous qui m’avez montré la voie." Un hommage sincère et spontané.

Source RFI

21 septembre 2009

Des militaires français se préparent pour les élections ivoiriennes

crs.jpgLes gaz des grenades lacrymogènes se dissipent. De la fumée sortent des jeunes en sweat-shirt, foulard sur la bouche, capuche sur la tête et yeux piquants. En face d'eux, des hommes kaki portant bouclier, matraque, jambières, genouillères, coudières et casque à visière. Ils viennent de subir une attaque en règle, à grand renfort de projectiles divers et variés, après qu'une manifestation a dégénéré.

Cette scène d'émeute serait classique si elle n'avait eu lieu au camp des garrigues, si les "assaillants" n'étaient autres que des légionnaires et si les hommes qui leur faisaient face n'étaient ni des gendarmes ni des CRS, mais bien leurs copains du 2e Régiment étranger d'infanterie. Ensemble, ils s'exercent au contrôle de foule, avant leur prochain départ pour une mission de quatre mois en Côte-d'Ivoire.

Une période sensible qui verra se dérouler l'élection présidentielle (1 er tour le 29 novembre) dans un pays instable où la France est intervenue militairement au lendemain de la tentative de coup d'État du 19 septembre 2002 afin de protéger ses ressortissants et dont le rôle a évolué vers une interposition entre les forces armées du gouvernement ivoirien et la rébellion.

Mais l'infanterie, dédiée au combat et à l'engament armé, n'est pas formée à faire face à des manifestations. C'est pourquoi, grâce à un protocole avec l'armée de terre, des gendarmes mobiles, spécialistes et expérimentés en matière de contrôle de foule, sont venus instruire la 5 e compagnie du 2 e REI et ses 126 hommes avant qu'ils s'embarquent pour Abidjan. Et, même si leurs missions premières seront « de défendre l'entreprise de Port-Boué et de participer à toute opération pour sécuriser l'aéroport », comme l'explique le capitaine Devic, commandant de la 5 e compagnie, les légionnaires « se préparent à toutes les éventualités ».

Le lieutenant Hermignies et trois sous-officiers de l'escadron de gendarmerie mobile 25-6 de Dignes ont donc été dépêchés pour enseigner, en théorie puis en pratique sur le terrain, à partir de leur vécu et des retours d'expérience d'opérations similaires (Afrique, Kosovo...), les techniques et tactiques de contrôle de foule, l'utilisation des grenades lacrymogènes... selon différents scénarios et contextes urbains. Parmi les exercices pratiques : contenir et repousser des manifestants voulant interdire l'accès à un bureau de vote ou être confrontés à des barricades dans les rues.

« On insiste beaucoup sur la sécurité de la troupe et le contrôle de soi de chaque soldat. Il ne doit pas y avoir d'acte isolé. Dans un contrôle de foule, c'est le pire », avance le lieutenant Hermignies qui a trouvé à la Légion « une discipline qu'on ne voit pas dans d'autres régiments, ce qui permet de gagner du temps lors des exercices ». Et d'être plus efficace dans cette formation de quinze jours qui s'est achevée jeudi et qui constitue le dernier volet de l'entraînement de la 5 e compagnie, laquelle mettra le cap sur Abidjan à la mi-octobre.

Source Le Midi Libre

19 septembre 2009

On s'enjaille en Nouchi !

nouchi.jpgIls ne s'amusent pas, ils "s'enjaillent". Cette personne à la mode, ils la trouvent "choco". Eux, ce sont les adeptes du nouchi, un langage né dans les "glôglô" (quartiers précaires) d'Abidjan et qui a conquis jusqu'aux responsables politiques.

Prenant le français comme base, le nouchi y ajoute mots et expressions tirés des nombreuses langues parlées à travers la Côte d'Ivoire.
"Faut blè-blè", qui signifie "calme-toi", associe français et baoulé, langue d'une des principales ethnies du pays (centre). "Ya fohi" (pas de problème) puise dans le malinké (nord). Quant au néologisme "s'enjailler", il trouve son origine au-delà même des frontières, dans l'anglais "enjoy".

"C'est un langage qui s'autogénère, chaque jour il y a de nouveaux mots qui naissent", explique à l'AFP Jérémie Kouadio, professeur de linguistique à l'université de Cocody-Abidjan. "Il évolue d'une commune à une autre et d'une région à une autre"."Quand un mot d'une langue sonne bien, la rue se l'accapare", résume le percussionniste Julien Goualo.

Né au début des années 80 dans les "ghettos" de la capitale économique ivoirienne, le nouchi était alors "un langage codé" utilisé par les voyous, raconte-t-il. Dans ce monde de gangs, "on reconnaissait les nouchis à leur manière de marcher la poitrine bombée, comme si le monde leur appartenait".

Aujourd'hui encore, "le nouchi, c'est aussi et surtout les gestes qui accompagnent chaque mot", souligne la rappeuse Nash.
Visage juvénile et résolu, cette étudiante en anglais met à l'honneur à travers sa musique cette façon de parler, également illustrée par des artistes comme Magic System et des humoristes comme Adama Dahico. Loin de l'image du "gros bras" des débuts, Guillaume Bossé, employé bon chic bon genre, évoque un moyen de "s'identifier en tant qu'Ivoirien".

Source Angola Press

Lire aussi "Le Nouchi et nous"

16 septembre 2009

Nouveau report des l'élections ?

urne-1.jpgLa rumeur selon laquelle l’élection présidentielle, prévue le 29 novembre, "risque d'être encore une fois d'être ajournée", court à Abidjan, rapporte Le Potentiel de Kinshasa. Le 14 septembre, on a appris que la publication des listes électorales, qui était attendue pour le mois d'août, ne serait pas effective avant la mi-octobre, à cause de problèmes logistiques et financiers qui traînent en longueur.

"Si les conditionsne sont pas réunies pour une liste consensuelle et un scrutin transparent, le chef du gouvernement prendra ses responsabilités", a fait savoir le bureau du président Laurent Gbagbo. Pour beaucoup, il s’agit d’un nouveau prétexte pour reporter une élection que les Ivoiriens attendent depuis 2005.

La France pour sa part a demandé mercredi que les retards dans la confection de la liste électorale pour la présidentielle en Côte d`Ivoire soient résorbés afin de permettre une bonne tenue du scrutin le 29 novembre. (Lire le point sur les déclaration de Bernard Valéro, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères).

Lire l'article intégral de Le Potentiel ici

Source

10 septembre 2009

Un faux médécin ivoirien arrêté au Togo

 

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L’Ivoirien répondant au nom de Gnazou Aka a été accusé de pratique illégale de la médecine, escroquerie, faux et usage de faux et appréhendé par la police togolaise pour avoir effectué des prélèvements sanguins sur quelque 661 élèves togolais, a rapporté mardi la radio nationale.

Gnazou Aka est arrivé dans la capitale togolaise décembre dernier et s’est entouré dans sa pratique d’une équipe de revendeuses de tomates, de tailleurs et d’informaticiens.
Ils vont dans les établissements scolaires proposant de faire connaître aux élèves leur groupe sanguin contre 1.000 francs Cfa pour chaque prélèvement sanguin individuel, prétextant travailler en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine.

Après des traitements chez lui à la maison, Gnazou Aka retourne vers les élèves avec des "résultats imaginaires, des résultats faux, des résultats théoriques", a expliqué le Commissaire de Police, Akatao Babarime.
Le ministère de la Santé porte également plainte "pour pratique illégale de la médecine", selon le Commissaire de Police, Akatao Babarime qui précise que le faux médecin a été interpellé en flagrant délit de pratique sur 45 élèves.

Au total 661 élèves sont victimes de la manoeuvre, alors que Gnazou Aka est inconnu du Centre national de transfusion sanguine et du ministère de la Santé.

Source En-afrique.info

09 septembre 2009

Adama Dahico, un candidat... sérieux

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L'humoriste Adama Dahico, chef du "parti des ivrognes" en Côte d'Ivoire, a déposé  sa candidature à l'élection présidentielle prévue le 29 novembre et censée sortir le pays de la crise, se présentant en "candidat indépendant de la volonté du peuple".

En costume et tout sourire, il est arrivé à la Commission électorale indépendante (CEI) à Abidjan en compagnie de membres de son "parti", le "Doromikan" (parole d'ivrogne, en langue malinké), a constaté une journaliste de l'AFP. Ses partisans étaient vêtus de pagnes à son effigie, de même que son chargé de "protocole" qui portait l'imposante mallette contenant le dossier de candidature.

"Je suis candidat indépendant de la volonté du peuple", a lancé Dahico en remettant son dossier au secrétaire permanent de la CEI, Auguste Miremont. "C'est sérieux, nous avons décidé de prendre le pouvoir par le rire", a-t-il dit.
Célèbre à travers l'Afrique de l'Ouest, l'humoriste avait pris soin de réunir les documents exigés, à l'exception du reçu attestant du dépôt d'une caution de 20 millions FCFA (30.000 euros) auprès du Trésor.

Source Le Figaro

08 septembre 2009

La résidence du chef de l'Etat cambriolée

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C’est une histoire incroyable qui montre que personne n’est à l’abri des brigands. Une histoire qui inquiète quand même le commun des citoyens ivoiriens. La résidence ultra surveillée du chef de l’Etat Laurent Gbagbo dans son village à Mama, a été cambriolée par de petits délinquants venus du village voisin. Les jeunes se sont introduits sans peine rapporte un confrère et ont tranquillement fait le ménage dans les chambres du chef de l’Etat et de son épouse.


Les jeunes ont fouillé de fond en comble la villa présidentielle pourtant gardée par des éléments de la garde républicaine. Les voleurs ne se sont pas contentés de petits objets de valeurs faciles à transporter comme les bijoux et autres montres de grandes marques. Ils se sont permis en effet d’emporter quelques matelas.


Arrêtés et interrogés plus tard par la gendarmerie, les audacieux voyous vont surprendre plus d’un. Les forces de l’ordre apprendront des lascars que ce n’était pas la première fois qu’ils se faufilaient pour pénétrer le domicile du chef de l’Etat. L’un des bandits avouera même qu’il a pris son bain et s’est fait beau à plusieurs reprises dans la douche du couple présidentielle.


La facilité avec laquelle ces individus se sont introduits dans la chambre du Chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo montre à quel point l’insécurité n’épargne personne. Ces hommes dans la demeure du chef de l’Etat avaient à loisir s’il était tenaillé par les pires intentions, de poser par exemple une bombe.

Source Camer.ber

crédit photo

07 septembre 2009

Presidentielles 2009: faut-il y croire vraiment ?

Entre la certitude des politiciens et les craintes de la société civile, Fulgence Zamblé (Inter Press Service) se demande bien s'il faut continuer à croire à la date du 29 novembre.

"L’aspiration de tout Ivoirien est d’en finir avec la situation de ni paix ni guerre", affirme à IPS, Haïdara Koné, un sociologue ivoirien. "Il n’y a donc pas place à tergiverser à nouveau au moment où le processus est si près du but. Et à bien observer, même si la bonne foi n’y pas trop, la volonté d’aller aux élections est palpable à tous les niveaux"(...)
Mais, ces avis ne semblent pas être partagés par la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI, un regroupement de plusieurs ONG de défense des droits de l’Homme), basée à Abidjan, la capitale économique du pays. "Nous estimons qu’il y a encore de la confusion et un manque de transparence dans les activités de la CEI ", soutient Patrick N’Gouan, le coordonnateur national de la CSCI.

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