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02 juillet 2012

Canal+ Côte d'Ivoire, une offre à 10 000 francs CFA

canal+, canal sat, bouquet Canal, offre Canal, « 10 000 francs CFA par mois». C’est désormais le prix pour un abonnement Canal+. Après une grosse campagne-teasing à la télé et dans les rues d’Abidjan, l’information a été dévoilée ce lundi 2 juillet à l’Hôtel Pullman d’Abidjan-Plateau. C’était lors d’une conférence de presse.

Deux offres. Du Plus au Sat !

Désormais, vous pouvez décider de choisir uniquement les chaînes Canal+. Vous ne paierez que 10 000 francs. Cela vous donne droit à 5 chaînes au lieu de 4 comme dans le passé.  Canal + Centre, Canal + Ouest, Canal + Cinema, Canal + Sport et Canal + Family.

Une offre qui vient faire baisser les coûts des abonnements sur Canal Sat. Par exemple, si pour le pack Evasion vous payiez 21 900 francs, vous débourserez 20 000 francs désormais. Ce qui correspond à 10 000 francs pour le pack Canal+ et 10 000 pour l’offre évasion. En plus ce sont 15 nouvelles chaînes (reparties dans les différents packs) qui s’invitent.

canal+, canal sat, bouquet Canal, offre Canal, Dans cette nouvelle offre c'est désormais le choix entre 4 formules proposées. Les chaînes Canal+ à 10 000 francs CFA, Canal Sat Access à 15000  francs (56 chaînes, radios et services), Canal Evasion à 20 000 francs (74 chaînes, radios et services)et le Tout Canal à 40 000 francs (102 chaînes, radios et services).

le plus ? vous pouvez cous-même composer créer vos propres combinaisons pour une offre qui vous convient. Flexibilité ? Oui, et elle est perceptible également dans les durées d"abonnements et de réabonnement. C'est à dire , "1, 3, 6 ou 12 mois date à date, à tarif unique". 

Une lutte contre la piraterie ?

Ça en a tout l’air. « Canal +, selon Serge Agnero, Directeur Général de Canal + Côte d’Ivoire, ce sont 140 000 abonnés… déclarés et actifs ».  Selon le patron à Abidjan de la chaîne cryptée, ce chiffre est « largement en dessous de ce qu’est la réalité sur le terrain ». « Parfois vous avez quelqu’un qui prend un abonnement et qui le sous loue à des centaines d’autres », s'est plaint-il. Le phénomène est connu et il n’est pas nouveau.  Et Canal+  semble vouloir acquérir davantage d’abonnés en baissant le coût des abonnements.

Remise à jour de votre décodeur

« Pour continuer de profiter de vos chaînes et des évolutions futures de votre bouquet, il vous suffit de mettre votre décodeur en veille dans la nuit du 2 au 3 juillet et de le rallumer après 6h UTC  le 3 juillet.

Un message apparaîtra sur votre écran. Sélectionnez ‘‘MISE A JOUR’’ et suivez la marche à suivre ».

Si vous êtes un abonné Canal +, vous avez dû voir apparaître sur votre écran ce message depuis un moment. Alors, dépêchez-vous ce soir d’éteindre décodeur et de le rallumer après 6 heures du matin en temps universel.

Caravane Interville

Pour mieux communiquer sur cette nouvelle offre, Canal+ prévoit une caravane dans la capitale économique (Port Bouet, Koumassi, Treichville, Adjamé, Cocody, Abobo et Yopougon). A l’intérieur du pays, la caravane va visiter les villes d’Abengourou, de Yamoussoukro, de Bouaké, de Korhogo, de Daloa, de Man, de Gagnoa et de San Pedro.

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Info Service

CANAL+ HORIZONS COTE D'IVOIRE

Tél. : (225) 20 22 67 67

Fax : (225) 20 22 72 22

E-mail : abonne@canalhorizons.ci

Tour Alpha 2000 - 01 BP 1132

Abidjan 01 - Côte d'Ivoire

Les Agences agréées

29 juin 2012

Revue de presse du 29 juin : La réconciliation sur toutes les lèvres

infopresse, revue de presse, côte d'ivoire, abidjan« Réconciliation nationale plombée », conclut Notre Voie qui estime que « Banny (le Président de la Commission dialogue Vérité et Réconciliation) a été piégé ».

En choisissant Charles Konan Banny pour conduire le processus de réconciliation, soutient le journal proche de Laurent Gbagbo, Alassane Dramane Ouattara voulait donner de Banny « potentiel candidat à l’élection présidentielle de 2015 », l’image de quelqu’un qui ne peut pas rassembler les Ivoiriens ». Ce en créant « expressément » les conditions de l’échec, accuse-t-il.

Rien n’est encore perdu, à en croire L’Intelligent d’Abidjan selon qui « Jeannot Ahoussou Kouadio croit fermement à la réconciliation sans laquelle le PPTE ne servira à rien ». Le quotidien revient sur le discours du Premier Ministre lors du Conseil des Ministres du 27 juin 2012 en présence du Président Ouattara.

Le Premier Ministre, analyse le journal, a posé « un pas décisif pour la réconciliation » en citant « presque Laurent Gbagbo au nombre des chefs d’Etats avant le Président Ouattara, qui ont tracé la voie pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE ».

Phillipe Carter III, ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire s’est aussi prononcé, dans une interview accordée à la presse nationale sur « la réconciliation » qu’il juge « complexe », selon Nord Sud Quotidien.

« La réconciliation sociale sera la plus difficile », prévient-il dans Le Nouveau Courrier. Pour le diplomate « des gens posent des conditions irréalisables »  même s’il estime « que peut-être, le gouvernement peut faire plus ». Lire la suite sur Infopresse.net

26 juin 2012

Web'Actu au 4M de Montpellier

Comme je vous l’annonçais la semaine dernière, nous étions à Montpellier en France pour suivre le 4M, qui est un Atelier de formation au journalisme multiplateforme mais aussi un colloque sur les nouveaux médias, séminaire sur les nouvelles pratiques du journalisme… C'est là que j'ai rencontré Cheikh Fall, initiateur de Sunu2012. Il est mon invité. Bonne écoute radiophonique !

[Cette émission dure 52 minutes]

J’ai lu « Mon pays, ce soir » de Josué GUEBO

 

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Même s’il n’avait pas été mon père, j’en aurai parlé. J’ai lu presque tous les livres de mon « Oncle-idole ». Puisqu’il m’en donne un exemplaire chaque fois, renforçant l’héritage qu’il n’a cessé de m’offrir depuis ma tendre adolescence. Il ne m’a pas habitué au roman, même si ces chansons laissaient transparaitre parfois, ses histoires vécues, ressenties, ses amours et ses déboires. J’ai appris de lui la poésie. Et c’est ce que j’en garde d’ailleurs. La vie est poésie. Simple et complexe à la fois. Facile à parcourir, avec des codes pour la déchiffrer.  La vie qui part comme elle vient au rythme des vers et des rimes du destin.

J’ai donc reçu une copie de « Mon pays, ce soir ». L’un de ces derniers Opus. Un Livre qui s’ouvre comme le « Cahier d’un retour au pays natal » d’un homme choqué, d’un père meurtri, d’un fils déboussolé, et qui au loin sourit, en apercevant l’horizon. 

« À travers l’artère ouverte

De la ville

Le pays

A cette heure

N’est plus qu’un vaste bruit

Bruit d’heures

Bruit de jours

Bruit d’ombres

Rien qu’un vaste bruit

Où meurt

La quiétude du vaisseau ciselé »

J’ai lu « Mon pays, ce soir »  d’un trait, le doigt constamment humecté par ma langue, les yeux de gauche à droite, comme ce pays qui tangue. Je tourne les pages.  

Zone de turbulences. Nos ceintures sont bien attachées. La poésie résiste à l’histoire. Les ver(be)s de Josué, n’ont pas peur d’être étourdis par les nuages obscurcis. L’auteur se veut soft mais engagé. Poète à l’écriture feutrée mais tranchante dont les lignes épousent la prose, et dont l’épaisseur s’accouple aux vers. Rien de formel dans « ce pays, ce soir ». Mais des cris formés, des poings biens fermés. Des souvenirs entrelacés au rythme d’une justice difficile à délacer.

Josué GUEBO, dans son  « pays, ce soir »-là se rend compte que tout n’est que rêve… là où le cauchemar a du mal à trépasser.

« Cette race rêve

Rêve

De fers à ses

Pieds

Comme rêve

De ballerines

Un monceau de pierre

Auxiliaire

De prédation

(…)

Elle rêve

Rêve contremaitre

Du maître

Croyant contrer

Nos éveils… »

J’ai lu dans le silence, les 54 pages de rimes, dans la vitrine de sa mémoire. A 10 000 mètres d’altitude et 965 km/heure, je me souviens de cette saison inédite de l’histoire notre « pays »… ce soir-là. J’ai été poète, dans une vie pas très lointaine. Normal, Josué, mon père, en est un.  Depuis ma tendre enfance j’ai lu, relu et appris par cœur ces titres célèbres devenues aujourd’hui de belles chansons inconnues. Mais…« Mon pays, ce soir » tranche. Il a un goût amer. De gens qu’on sacrifie à la mer ; Des enfants arrachés « au nombril d’une mère ».  Où est passé l’amour ? Notre pays pourra-t-il survivre sans amour ? De Bouaké à Kinshasa, d’Abidjan à Gorée, Josué  trouve des correspondances.

« Un nègre qui

Tue un nègre

Le coupé décalé

Où ferme

Boutique

La parole

Larmoyante

De mémoires

En chaînes ! »

Le poète sanglote. Il sait que «les  mots s’en vont comme ils viennent » et que les maux sont têtus. Il faut une plume et de l’encre pour graver tout cela, pour nous, sa postérité...

 

« Bienvenu à Abidjan. Température 27 degrés ». Je viens d’arriver dans mon pays. Et ce soir :

« Je me ceins d’une main

De saccage

Et contre le fort de Joux

Je frappe

Frappe

D’une force d’ouragan

Délacée

La gueule du Fort-de-Joux ».

 

J’entends dans les baffles du Boeing, l’auteur chanter :

 «  Louverture

Ne mourra pas

Il ne mourra pas

Dans le cœur

De ma voix

Il ne mourra pas dans le sang

De ma foi ».

Je souris, tape des deux mains

Je regarde depuis mon hublot : « Il pleut », me dit la voisine qui s’était endormie le long du trajet. « Il pleut ». Je me le répète. Je comprends mieux pourquoi Josué GUEBO nous donne  « la plume d’un tel orage », pourquoi nous sonne t-il « l’index d’une tel audace ».

Il est 19h05… nous avons atterri dans ce pays. Il fait soir. Je referme le livre ce 25 juin 2012. Comme il y a un an,  Josué l’ouvrait. Il venait d’être édité.

 

Alors que je trimbale ma valise hors de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, je regarde les gens fuir la pluie et s’abriter sous des arbres perforés. Le décor est le même. Ce sont les mêmes taxis qui attendent un éventuel « Gaou à couper », les mêmes flics qui vous lancent « Eh, tu m’as envoyé quoi de là-bas », les mêmes douanières aux formes diversifiées qui vous sourient : « Papa choco, tu n’as des euros qui te gênent-là » ? Les mêmes escrocs qui prétendent travailler sur le tarmac, les mêmes speakerines qui vous accueillent dans un anglais appris à la volée. Et voilà qu’en moi, ce soir, surfe cette chanson célèbre : « Bonsoir ça va, bonne arrivée ! ». Je souris et laisse la pluie sur mon corps se prélasser. Je suis bien dans « mon Pays, ce soir ».

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Josué Guébo, Mon pays, ce soir

Editions Panafrika - Silex / Nouvelles du Sud

Première parution en 2011, 54 pages

Source photo - Jacques Kouao

D'autres en parle aussi

22 juin 2012

La Côte d’Ivoire à l’heure de la « Webolitique » (1)

 

4m.JPGJe suis à Montpellier, invité par CFI et l'ESJ-PRO, pour participer à des tables rondes et des ateliers autour du thème "E-Politique après les révolutions, les élections". Il est vrai que l'ombre des "révolutions arabes" plane encore sur ce colloque. Avec une nuance faite par la "révolution soft" du Sénégal. 

Au delà des débats enrichissant du 4M et des participants de qualité que j'ai pu rencontrer, un fort constat est ressorti. Désormais les pouvoirs politiques s'emparent des médias sociaux pour "contre-attaquer" les citoyens.

Le web est neutre, m'a lancé Pierre Haski, le fondateur de Rue89 lorsque de je lui ai demandé s'il ne craignait pas une récupération des réseaux sociaux par les pouvoirs politiques, qui ont bien pris conscience de la force de ses outils Online. Pour lui, tout le monde a le droit de les utiliser. Même les politiques. Et cela se voit de plus en plus en Côte d'Ivoire avec le nouveau régime. C'est comme s'ils s'étaient passés le mot. "Si tu n'est pas sur Facebook ou twitter tu peux être grillé"

Les élections de 2010 en Côte d’Ivoire et la crise post-électorale qui s’en est suivie a laissé des traces et des habitudes sur le web. On a encore en mémoire comment les différents groupes politiques – et leurs partisans – s’étaient affrontés par réseaux sociaux interposés. Au fil du temps, du web comme outil de guerre – et de guérilla – on est vite passé au web comme outils de débats en ligne.  Utile pour les citoyens, (désormais) nécessaire pour les hommes politiques qui ont (com)pris tout le poids de ces outils numériques. Le web qu’ils ne quittent d’ailleurs plus, depuis le sommet de l'Etat jusqu’aux ministres. Je me suis donc autorisé à faire une petite ballade sur la toile et voir ce que le régime en place fait du web en général et des réseaux sociaux en particulier. C'est l’ère de la « Webolitique » !

C'est la mode ! Et tout le monde la suit. Il y en a qui savent ce que s'est et comment s'en servir, et d'autres qui créent juste des profils ça et là pour juste pouvoir crier à haute voix: "facebook, je connais; Twitter, j'y suis". Pour l'heure, je vais me contenter de ce qui utilisent les nouveaux médias, parce mesurant effectivement la pertinence.

ados.JPGLe président de la république ivoirienne donne le ton avec un site web constamment mis à  jour. Une page Facebook et un compte twitter gérés bien entendu par son service de communication. [petite confidence qui ressort des bruits de couloir. Depuis qu’on l’a vu apparaître avec son Ipad, tous les ministres s’y sont mis].

Le plus (pro)actif est Alain Lobognon. Ministre de la promotion de la jeunesse et du service civique. Ipad à la main droite, Galaxy Note dans l’autre, le « jeune ministre » n’hésite pas à interagir quasi en temps réel surtout avec ses 3000 « abonnés » sur twitter. Initiant des débats, répondant aux questions. Il sait que les jeunes sont sur les réseaux. Et c’est là qu’il veut aller les « évangéliser ». Taguez-le, il vous répondra illico. Alain lobognon n'hésite pas parfois à s'érriger en "porte parole de l'actuel gourvenement" lorsqu'une question est soulevée. Ce fut le cas lors de mon article sur le pont de Bouaflé. 

Au parlement aussi

Les réseaux sociaux sont devenus un lieu de consultation pour les députés ivoiriens. Pour avoir le point de vue des citoyens les parlementaires n’hésite à poser des questions via twitter et Facebook. L’ancien premier ministre et désormais chef du parlement GUILLAUME SORO est de plus en plus actif sur la toile. Avec des grandes séances de discussions à tweets ouverts. Un compte twitter qu’il gère lui-même depuis (aussi) son Ipad. Un autre compte « piloté » par son service de Com’ vient appuyer ses discussions et parfois réagir quand il ne le fait pas aussitôt. Et pour chaque activité du « PAN » comme on le surnomme, un compte rendu multimédia est aussitôt disponible sur son « Blog officiel »

Les femmes politiques dans le bain

yasYes.JPGElles ne sont peut être pas très nombreuses mais elles font parler d’elles. MAH SOGONA BAMBA a été la porte parole du président ivoirien pendant la campagne. Elle c’est « Madame Facebook ». C’est son outil préféré d’expression Online. La député de Tafieré donne son point de vue sur les sujets d’actualité d’ici comme ailleurs. Sa page Facebook est un peu devenue son carnet de bord. Parfois les réactions sont violentes. Mais en générale la parlementaire préfère ne pas les supprimer et y répondre.

Elle est plutôt discrète. Yasmina Ouégnin, la jeune député de la commune de Cocody (commune présidentielle), a utilisé les réseaux sociaux surtout durant les élections législative. De l’outil de campagne Twitter et Facebook sont devenus son « espace perso » où ses électeurs peuvent suivre ses déplacements. Après elle... j'en oublie certainement. 

Un tel accaperement des réseaux sociaux par les pouvoirs politiques visent-ils réellement à ouvrir un VRAI débat politique sur la toile ? Je reste convaincu que de plus en plus de citoyens doivent se mettre on line. Qu'ils soient ici à Abidjan, ou ailleurs dans les villes de l'intérieur du pays ou dans la diaspora, les citoyens doivent participer à cet agora en ligne auquel se sont invités les hommes politiques. Car le gros risque réside dans l'unilatéralisation des idées, si les plus connectés et les plus réactifs sont ces pouvoirs publiques (ou leurs services de communication). 

Je le repère, il faut un vrai débat. C'est pour cela que s'impose la formation et l'évangélisation de toute la Côte d'Ivoire. Pour que les citoyens des villes réculées donnent leurs points de vue via twitter ou Facebook (on peut maintenant twitter via SMS). Et les autorités en place, ont le devoir de favoriser d'aider ces idées de formations. Ne pas le faire, serait donner raison à ceux qui disent que le pouvoir publique veut désormais rester seul maître de la parole sur la toile. Et ça, c'est inacceptable ! 

21 juin 2012

Et vous, comment twittez-vous ?

Qui ne connaît pas twitter ? Ce petit média de microbloging qui fait désormais partie de notre quotidien. Eh bien chacun à sa façon utilise twitter (et les réseaux sociaux en général). A sa guise, j'allais dire.

Personnellement, mon profil twitter (tout comme ma Page Facebook) me servent à tisser des liens. Dans un environnement où la mise en réseau s'avère plus que jamais nécessaire (surtout pour un jeune chef d'entreprise comme moi), les réseaux sociaux deviennent plus que de lieu de causeries simples. C'est aussi l'endroit où je croise des personnes idéales et avec qui je partage des liens, des idées, des tuyaux ou qui me conseillent. Les réseaux sociaux sont pour moi, la meilleure plateforme de rencontre, en attendant d'être invité à des conférences internationales et de voir des amis... en vrai.


Et vous vous twittez comment ? par F3languedocroussillon

18 juin 2012

Galaxy Tab Vs Ipad2: The Beatle !

galaxyVsipad.jpg

Peut-on les comparer ? Oui. Elles ont chacune un atout, un côté séduction mais aussi parfois une touche de déception. De l’Ipad2 à la Galaxy Tab, on reste tout de même sur une tablette. Avec des formes différentes et des fonctionnalités propres à chacune. De votre choix déterminera peut être votre personnalité. Alors êtes-vous « Ipad 2 » ou « Galaxy Tab » ?

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13:51 Publié dans Bigo Club, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ipad2, galaxy tab, abidjan

Web'Actu en mode femme et métiers du Web

yoro-aude guyot-ghislaine atta - alain djouty- webactu.jpg

A l’heure où toutes les entreprises investissent la toile, une mine d’opportunités professionnelles s’ouvre à ceux et celles qui sont à l’aise avec l’ordinateur. Chef de projet, webdesigner, développeur ou ingénieur développement, webmaster ou rédacteur Web, trafic manager, Community Manager… elles sont présentes sur tout. Elles, ce sont les femmes !
Les femmes qui ont donc décidé de ne plus laisser TOUTE la place aux hommes à qui les clichés ont longtemps fait de ces métiers du web, la chasse gardée des mâles. Qu’est ce qui poussent véritablement la gente féminine à embrasser ces nouveaux corps de métier On Line, quelles sont les difficultés qu’elles rencontrent, sont-elles aussi compétentes, sinon plus compétentes que leurs collègues hommes ? Ce dimanche soir je recevais deux dames, Aude Guyot, Web designer et developpeur, mais aussi Ghislaine Atta JOurnaliste Web. Bonne écoute radiophonique 

[NB: Cette émission dure une heure]

12 juin 2012

Yakro E-School 2012 : que retenir ?

IMG_2497.JPG

Et nous revoilà de retour à Abidjan après 3 ou 4 jours passés à Yamoussoukro, dans la capitale politique de Côte d’Ivoire. Fatigués, exténués, courbaturés, mais heureux d’avoir tenu le pari et d’avoir rencontré des personnes engagées et passionnées. Après deux (courtes nuits de sommeil) je ressasse encore les jours et les nuits passés dans les chambres, les salles, les couloirs de l’Institut National Polytechnique (INP) de la ville. C’est là que se tenait le YES 2012.

Le choix du thème « Le Web sur l’air du temps » était fait à dessein. L’idée derrière, était de montrer comment internet et les TIC en général pouvait soutenir et aider les étudiants, les futurs entrepreneurs ou les futurs étudiants. C’est pourquoi le choix d’une ville autres qu’Abidjan nous paraissait nécessaire. Les élèves et étudiants, ainsi les populations des autres villes de la Côte d’Ivoire ont besoin d’être informés et formés sur ce  qui se fait sur la toile. Sur les nouveaux outils des TIC, utiles pour eux. Nous avons voulu les sensibiliser. Et Yakro n’est que le départ de ce qui se prépare pour 2013. J’y reviendrai vers la fin de ce post.

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11 juin 2012

Web’Actu pour parler d’éducation et de TIC

Si vous n’avez pas eu l’occasion d’écouter le numéro de Web‘Actu de ce dimanche 10 juin 2012, en voici l’intégralité. Comme invité de cette semaine j’ai reçu Antoine Mian, Enseignant-Chercheur à l’ENS (Ecole Normale Supérieure) et passionné des TIC. Une émission radio diffusée sur Atlantique FM (chaque dimanche de 19 heures à 20 heures) et enregistrée (cette semaine) depuis l’Institut National Polyethnique de Yamoussoukro où se tenait le YES2012. [Attention. 3 minutes de jingle à la fin de l'émission] Bonne écoute !

06 juin 2012

Revue de presse du 6 juin: Les Policiers manifestent, le RHDP poursuit sa scène de ménage

Ils étaient nombreux dans les rues à réclamer leur argent investi dans un projet immobilier. Les policiers ont voulu se faire entendre. Mais pour l’heure, ce sont les voix du couple RHDP qui se font le plus entendre… avec polyphonie. (Extrait d'une revue de presse quotidienne disponible en Français et en anglais)

Des policiers se révoltent !

Marche-des-Policiers-12-300x1922.jpgInsolite !  Des «policiers marchent sur le Plateau », annonce Notre Voie.   Hier, ces policiers «  protestataires (…) ont commencé leur marche sur le boulevard Valery Giscard D’Estaing (VGE) avant d’achever leur mouvement par un sit-in devant la Sûreté au Plateau », renchérit Le Nouveau Courrier

Pourquoi donc cette «marche inédite des policiers» ?  Notre Voie répond.  C’est « pour réclamer leur argent prélevé depuis cinq ans, sur leurs salaires pour l’acquisition de terrains nus qu’ils n’ont jamais obtenus ni vus »  dans le cadre d’ « une opération immobilière (Azuréenne de promotion) » , font-ils savoir dans les colonnes du quotidien bleu. Les policiers crient donc à l’« arnaque », constate Le Nouveau Courrier... (Lire la suite sur Info Presse). 

RHDP, la tension monte !

La crise se poursuit au RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour le Développement et le Paix). Les attaques de part et d’autre aussi, qui aboutissent à des questionnements. « Le RDR (Rassemblement Des Républicains) voulait-il donc enterrer Bédié ? », se demande Le Nouveau Réveil. « Veut-on un Pdci aphone ? Voulait-on le voir disparaître ? », s’interroge avec insistance le journal du PDCI (Parti Démocratique de Côte d'Ivoire). Et comme pour confirmer la thèse de divergence au sein même du PDCI, le ministre Adjoumani se positionne en défenseur du président Ouattara et du RDR. « Sachons d’où nous venons avant de nous en prendre à Ouattara », lance t-il dans Le Patriote. « Disons le tout net. Notre parti, malgré les revers électoraux subis, n’est pas abandonné sur le quai de la gare quand bien même des militants estiment de nos jours que notre parti est sous représenté dans les instances de décision », rappelle le ministre et délégué départemental de Tanda. Lire la suite sur Info Presse. 

05 juin 2012

Guillaume Soro soutient le Yakro E-School 2012

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La nouvelle circulait déjà sur la toile. Cette fois elle est bien officielle. Le président de l'Assemblée Nationale (PAN) de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro a décidé d’être le parrain du YES 2012. C’est l’un des évènements majeurs de cette année 2012. En tout cas, pour ce qui concerne le web et les Tic. Après la première édition du (Summer) E-School, l’Agence E-Voir entend réitérer la rencontre. Cette fois à Yamoussoukro sous l’appellation Yakro E-School abrégé YES2012. L’E-School est une rencontre d’informations et de formations pratiques qui met en rapport le web et le quotidien des citoyens.

IMG_2067.JPGLe parrainage du PAN est apprécié à un double niveau. « D’abord de façon individuelle, c’est un citoyen, un jeune qui décide d’aider les jeunes dans leurs perspectives de sensibilisation autour des outils du web », indique Touré Moussa son responsable de Communication. « Ensuite, derrière Guillaume Soro, c’est toute l’institution qu’est l’Assemblée Nationale, qui accompagne le YES2012 », conclut-il.

Nous ne pouvons qu’applaudir des deux mains cette attitude du PAN. C’est bon signe. Car c’est bien le témoignage d’une prise de conscience de l’importance du web dans notre environnement aujourd’hui par les autorités, fussent-elles exécutives ou legislatives. A ce propos voici ce que dit, Guillaume Soro dans cette interview qu’il a bien voulu nous accorder.

Pour cette deuxième édition le « Yamoussoukro E-School » va s’articuler autour du thème : « la formation sur l’aire du Web ». Les conférences et ateliers pratiques qui vont meubler ce Yes 2012 vont permettre aux élèves et à toute la population de saisir les opportunités qu’offrent internet en termes de formation et de possibilités d’obtention de bourse d’études et de formation à l’étranger. (Voir le programme détaillé).

Pourquoi avoir choisi Yakro ?

La raison est toute simple. Tous les évènements relatifs au web et au TIC ont lieu à Abidjan. Et bien souvent les populations des villes de l’intérieur se sentent oubliées… abandonnées. Alors que nous crions sur tous les toits que nous voulons réduire la fracture numérique, il était temps et important de marquer faire un geste. Et Yamoussoukro constitue le centre de la Côte d’Ivoire. D’ailleurs, des blogueurs viendront d’un peu partout. Bouaké, Daloa, Abengourou et Abidjan, pour ne citer que ces villes là.

Et pour demain ?

Pourquoi pas un Bouaké E-School, un Korhogo E-School, un Daloa E-School, un Man E-School, un San- Pedro E-School, un Gagnoa E-School etc…

L’idée est que le concept fasse tâche d’huile et contamine toute la Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens et tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire ont le droit d’être informés et d’être formés aux outils des TIC et du Web en particulier. Et de plus en plus, nous sommes en train de passer de l’utopie à une VRAIE réalité.

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Yakro E-school 2012

Contact et inscriptions

Angré, Les Oscars - Abidjan

Tel: +225 (22 50 18 19)

Tel: +225 (02 50 39 32)

Tel: +225 (45 05 97 57)

contact@e-voir.net

http://e-voir.net/yes12/ 

04 juin 2012

J’ai reçu ma rémunération : un BlackBerry de PDASTORE

pdastore, blogueur, côte d'ivoire, abidjanPour ceux qui suivent mon blog, vous êtes certainement habitués à la rubrique “J’ai testé pour vous”. C’est l’espace où je teste des produits, des services  ou des appareils ou même des fonctionnalités. Et depuis quelques mois j’ai signé un partenariat de piges avec l’entreprise PDASTORE pour qui je teste des produits et je rends compte de mes manipulations.

Qu’est ce que je gagne en retour ? Beaucoup de choses. D’abord c’est toujours un plaisir d’écrire mais encore plus je suis un peu un « gadget boy ». Et donc pour moi c’est une opportunité de tester plusieurs services et appareils.

Mais aussi, il y a derrière une VRAIE rémunération. C’est d’ailleurs l'une des seules entreprises en Côte d’Ivoire (en ma connaissance) qui rémunèrent un blogueur. C’est encourageant et c’est un peu ce qui a motivé ce post.

Et donc en lieu et place de l’argent, j’ai opté pour prendre un téléphone portable. J’ai donc reçu un Blackberry  Curve 8520 neuf, blanc et beau. [Je souhaitais en avoir un depuis, puisque je suis en train de proposer à Orange Côte d’Ivoire de devenir « Testeur de leurs services ». Merci donc à PDASTORE pour cette collaboration].

Au-delà d’un simple « salaire », c’est bien la preuve que les choses sont en train de changer et que de plus en les blogueurs pourront vivre de leurs blogs, s’il est bien mené. (Prenez l’exemple de Eric Dupin de Presse-Citron). C’est sûr que ce n’est pas immédiatement. Mais au bout d’un certain temps vous devenez un bon espace de pub, ou un rédacteur de référence. Aujourd’hui, grâce à mon blog je signe des articles pour des sites ici et ailleurs et pour des médias étrangers. Et je suis rémunéré à la pige. Ce n’est pas énorme, mais ce n’est pas négligeable non plus.

 

Emission "Web'Actu", les tic sur les Ondes

Depuis ce dimanche 3 mai, j'ai l'honneur de présenter une émission sur la radio Atlantique FM à Abidjan. Une émission qui se veut être la plateforme pour toutes les activités liées aux Tic et aux Web en Côte d'Ivoire. 

Bien souvent nous manquons de formations et d'informations quand aux grandes avancées technologiques et des nouveaux médias. Or, nous disposons d'un outil puissant capable d'être ce canal d'information : La Radio. 

Chaque dimanche donc, de 19 heures à 20 heures, j'essaie de donner des infos utiles glanées ça et là sur la toile, lors de cérémonies ou d'évènements liés aux technologies de l'information et de la communication mais aussi des astuces relatifs aux outils des Tic que nous utilisons où que nous sommes susceptibles d'utiliser. Et pour ce premier numéro je reçois Manassé Dehe, qui avec la plus grande simplicité mais une prompte réactivité, a accepté de venir à l'antenne nous expliquer en des termes simples ce qu'est la 3G. Et pour ceux qui ont manqué le rendez-vous de ce dimanche voici l'intégralité de l'émission (56 minutes). Bonne écoute ! 

31 mai 2012

Samatiguila, ville aux trésors !

samatiguila, samory touré, mosquée du millenaire, mosquée de samatiguila

Une couche neuve de boue vient de rajeunir cet édifice vieux de plus de 700 ans. Il est 15 heures. La cour de mosquée est vide. Dehors des réverbères ont été installés pour embellir et « éclairer  l’extérieur lors de veillée ou de cérémonie les soirs » précise un Samatiguilaka. C’est l’une des attractions culturelles et religieuse de la petite cité malinké. Pour y pénétrer il faut être musulman et… homme. Les femmes et les non-musulmans n’y ont pas droit.

samatiguila, samory touré, mosquée du millenaire, mosquée de samatiguilaN’empêche, on peut observer de loin les nattes de prières alignées, superposées les unes sur les autres. « La mosquée du Millénaire » la plus ancienne du pays est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est d’ailleurs cet édifice que le conquérant Samory Touré a tenté d’investir.  L’histoire raconte qu’il a butté sur une résistance farouche des habitants de Samatiguila qui l’ont rendu aveugle, ont saisi ses armes et l’ont converti à l’Islam  De longs fusils qui sont encore disposés dans une case chez le vieux ''Baledjan'' considéré comme le gardien de ces objets.


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Un peu d’histoire

samatiguila, samory touré, mosquée du millenaire, mosquée de samatiguilaSamatiguila signifie littéralement ‘’maison ou village de samatigui’’. En effet si le village a été fondé par Souleymane Diaby, il doit son nom au grand chasseur Samatigui Koné, le maître des éléphants. Ce dernier occupait le territoire actuel où se trouve Samatiguila et sa grande générosité l’a poussé à accepter que d’autres familles partagent cet espace avec lui. En mémoire de cet acte de bonté, N’golodjan Koné (un autre chasseur d’éléphant) a suggéré le nom Samatiguila à Souleymane Diaby.

« La ville de Samatiguila est riche par son histoire » souligne Mr Hamza Diaby. « Vakaba Touré, le fondateur de la ville d’Odienné et l’Almamy Samory Touré ont une histoire avec cette cité. Des armes, vestiges de leurs conquêtes sont soigneusement conservées dans la mosquée. L’Almamy Samory Touré a reçu ici son enseignement coranique de la part de feu Karamôkô Diaby ». (Source)

Les « Douhahou » à ne pas manquer

samatiguila, samory touré, mosquée du millenaire, mosquée de samatiguilaSi vous arrivez à Samatiguila, faites un tour chez « Tata Tehi ». c’est le plus vieux du village. On raconte qu’il aurait presque 120 ans. Mais personne ne peut le confirmer ; même pas lui.

Du fond de sa case éclairé par le reflet de la lumière extérieur, il est étendu sur son lit de viellesse. L’air fatigué mais avec le sourire qui ne le quitte jamais. Et quand une horde de jeunes gens envahit ses « quartiers » iln s’en réjouit et n’hésite pas prononcer, pendant de longues minutes, des « Douhahou ». ces bénédictions si chères au peuple de Samatiguila. 






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[« Ce post fait partie d’une série d’articles qui illustrent ce que j’ai vu lors de mon voyage à Samatiguila. Carte postale d’une belle cité située à près de 870 kilomètres d’Abidjan et 35 kilomètres d’Odiénné, la capitale de la région du Denguélé. Samatiguila sur Wikipedia »]

29 mai 2012

Samatiguila, notre village !

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Il fait nuit. L’air est frais sur le chemin qui mène au village. 26 degrés ! Il n’y a pas beaucoup de poussières. Les pluies de la veille ont atténué la levée de sables, mais ont commencé à dégrader la route. Dans la nuit noire, notre voiture traverse la terre non bitumée. Parfois on entend des bruits de hiboux et des grillons, souvent des phares en face, nous indiquent que les motos sont « reines » sur la terre des Diaby. 869 kilomètres, 13 heures 30 de routes (depuis Abidjan) et  2 heures de pistes (depuis Odienné, la capitale de la région du Denguélé) à contempler les arbres et courts d’eau, les ponts de fortunes installés ça et là ; deux heures à croiser parfois des écureuils, des oiseaux de nuits… nous voici à Samatiguila.

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CivBlogs, mon coup d'coeur

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Lorsqu'on parle de web utile, il faut bien entendre et comprendre ces outils (ou ces infos) qui sont mises à la disposition des internautes gratuitement, mais surtout qui servent à quelque chose. Et en la matière j'ai trouvé un "objet de grandes valeurs": CivBlogs. (Pour ceux qui ne le savent pas "CIV" est le (Hash)Tag  sur Twitter pour retrouver le fil des infos en Côte d'Ivoire). Et c'est l'oeuvre de l'ONG Akendewa qui de toutes les façons a démontré à maintes reprises qu'elle est très utile pour la société ivoirienne. Et ce n'est pas uniquement dans le monde virtuel. Bref ! Pour revenir à CivBlog, retenons que c'est "est un annuaire qui indexe les billets provenant de la blogosphere ivoirienne". "CivBlogs vous permet de suivre vos blogs favoris et d'en découvrir de nouveaux". 

Je reçois souvent de nombreux mails, de journalistes ou de spécialistes de nouveaux médias qui s'intéressent au développement du web en Côte d'Ivoire. Ils veulent savoir qui blogue dans tel ou tel domaine. Là, ils sont servis.... gracieusement. Avec un bonus: Akendewa met à disposition le code source de cette application pour toutes les autres blogosphères. Merci les gars, j'ai (re)découverts des blogs vraiment intéressants.

25 mai 2012

Axe Bouaflé-Daloa, voici le pont de tous les dangers

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[Article mis à jour le 25 mai à 9h27] Suite au post ci-dessous, le ministre Alain lobognon, ministre de la jeunesse et de la promotion du service civique a réagi sur son compte twitter. "Le financement de ce pont est bouclé depuis 2011... Longtemps avant les Législatives. Appel d'Offres en coursLire l'appel d'offre. ]

bouaflé, daloa, pont, danger, catastrophe

Cela ne semble préoccuper personne. Ça fait des années que ça dure. Aucun drame n’a été signalé. Et donc on laisse (per)durer les choses. 16 ans après, je suis revenu sur le tronçon qui relie Bouaflé à Daloa, deux villes du Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire. J’ai été frappé par la même peur d’antan. Par les mêmes craintes d'alors. En fait, rien a changé depuis toutes ces années.

C'est un pont à voie unique dont le bitume aux deux extrémités s’est fortement dégradé. Une grande frayeur s’empare de vous lorsque votre voiture le traverse. C’est pire avec les cars de transport en commun. Les glissières de sécurité de part et d’autre de la voie ne tiennent que par miracle. Le risque d’un drame est imminent. En dessous du pont c’est un fleuve dont le courant est fort. Très fort. Je n’ose même pas imaginer un engin se renverser dans l’eau. Ça serait une catastrophe !

Dans ce pays on aime bien attendre les catastrophes avant de prendre les choses en main. Les autorités qui traversent ce « pont de la mort » attendent patiemment qu’un car de 70 places fasse le grand saut. On pourra alors décréter (tambour battant) 3 jours de deuil, et prendre en charge les parents de victimes. Alors qu’une simple décision politique peut nous éviter ces gymnastiques funéraires.

Je sais que toute notre attention est focalisée sur le « 3e Pont » à Abidjan. Mais n’oublions pas que quelque part au centre-ouest, il y a pont qui mérite d’être refait entièrement… au nom des promesses de campagnes électorales mais surtout au nom de la sécurité des usagers et du droit à la vie. 

20 mai 2012

Fesnami 2012, la cuisine ivoirienne célébrée

fesnami.jpgLa sauce Tchon de Katiola, le riz soumara de Séguéla, l’attiéké huile rouge de Dabou ou encore la sauce kôpè de Bongouanou ou même le Gouagouassou de Bodokro. Et pourquoi pas le Kedjénou de crabe poilu de San Pedro, le N’Douan (poisson avec écaille) pêché dans les eaux d’Adiaké, ou le foutou igname de Yamoussoukro ou même la sauce Avicam gambas de Grand Lahou.

Le menu était aussi varié que les régions représentées à la première édition du Festival National des Mets Ivoiriens, le FESNAMI. A l’initiative de jeunes ivoiriens – conduit par Paterne N’Zi. Une rencontre sur 3 jours; du 18 au 20 mai. Curieux par le caractère original de ces festivités et au vu des témoignages dont les échos me sont parvenus ça et là sur toile, je me suis rendu sur place au 2e jour à l’espace vert situé en face de SOLIBRA.

J’arrive donc le samedi autour de 11 heures. Les sièges sont renversés, quelques femmes s’activent ça et là sous des hangars, l’air est encore frais et la pelouse mouillée. La pluie est passée par là.

Cela n’enlève rien à la détermination du comité d’organisation et à l’optimisme de ses membres. Galvanisés par la première journée et le succès rencontré.

Vers midi, le soleil réapparait, la musique est de mise, le monde s’installe. Les plats sont dégustés avec délices par les visiteurs qui n’hésitent pas à passer un coup de fil à leurs connaissances pour partager leur satisfaction. J’en fais de même. Il n’y a pas très grand monde, mais c’est super bien organisé. Vous achetez un ticket à 1000 francs, cela vous donne droit à un repas dans la « région » de votre choix. Les quelques personnes interrogées après le repas ce jour, n’hésitent pas à jubiler.


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Quand aux organisateurs, le pari est réussi. On parle même déjà de la 2e édition en 2013.


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Personnellement, j’ai salué cette initiative qui vise à faire découvrir la richesse gastronomique de la Côte d’Ivoire. Il fallait y penser. Mais au-delà de cet aspect gastronomique c’est un bon moyen de rassembler les Ivoiriens. « La nourriture rassemble » lançait un des visiteurs, originaires du Nord et qui dégustait à pleine dent un plat de l’ouest. Dans cet élan de réconciliation, chacun y met du sien. Chacun apporte sa contribution. A sa façon, et selon son style. Le FESNAMI l’a fait. Et c’est à encourager.

Mauvais points.

Cet évènement a manqué de communication dans les canaux classiques. Cela est certainement dû aux faibles moyens des organisateurs et au manque de gros sponsors.

Le programme n’était pas clairement défini à l’avance. Au-delà du fait qu’on vient manger, on ne savait pas trop à l’avance ce qu’on ferait après. Autre mauvais point, il y avait des Mc improvisés qui ne maitrisaient pas le micro et dont les discours étaient mal préparés. (A corriger donc !)

Au regard de cette première édition, je reste convaincu que les échos de la réussite du Fesnami 2012 vont susciter beaucoup plus d’enthousiasme et d’engouement pour les années à venir.

Bravo aux organisateurs et rendez-vous est pris pour l’année prochaine. 

Voir toutes les photos du FESNAMI (tout en bas de cette page qui va s'ouvrir)

 Crédit (de ma) Photo: John James

 

18 mai 2012

SMS gratuit de Gmail à Orange, MTN et Moov

Je me demandais si envoyer des sms à partir de Gmail serait réservé à un seul opérateur.  Eh bien non ? Plus maintenant.

En tout cas depuis quelques jours les « 3 Grands » vont faire bénéficier de ce service à leurs clients. En clair  les utilisateurs de Gmail, peuvent envoyer gratuitement des SMS à des numéros « Orange », « MTN » et « Moov ». Bonne nouvelle donc et pour le faire c’est très simple.

Au préalable il faut être inscrit sur GMAIL.

Etape 1:  dans la partie "Chat et SMS" à gauche de votre compte Gmail, entrez le numéro de -téléphone de votre correspondant précédé de +225 puis validez

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Etape 2 : Enregistrez ensuite le nom et le numéro de votre correspondant (Orange, MTN ou Moov) puis Validez

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Etape 3 : Une boite de Dialogue va s'ouvrir et vous invite à démarrer le Chat avec votre correspondant. Écrivez le texto puis appuyez la touche « Entrée ».  Et c’est tout !

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Petite astuce : Vous disposez d’un crédit de « 50 sms » qui est débité à chaque message envoyé. Dès qu’un de vos correspondant vous répond à partir de son téléphone, votre crédit est remis à 50 sms. 

 

17 mai 2012

Comment je n’ai pas assisté aux JNTIC ?

J’ai pas grand-chose à dire sur les Journées des Tic qui étaient organisées du 15 au 18 mai au Palais de la Culture. J’ai voulu profiter de ce jeudi 17 mai, jour la célébration de l’ascension, jour férié, pour visiter les stands des Jntic et me faire une idée des conférences et autres rencontres. Surtout qu’on m’avait dit qu’il y aurait une compétition de Hackers…

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Je me pointe au troisième jour de l'évènement aux alentours de 11 heures et j’aperçois à l’entrée un long rang au soleil. J’use de ma « carte de presse » pour que le vigile à l’entrée après deux hésitations me laisse pénétrer dans la cour des JNTIC.

Grâce à des pôtes à l’intérieur j’arrive à obtenir deux badges. (Un pour mon épouse et l'autre pour moi). Je m’apprête à franchir les portes des stands d’exposition lorsque que je suis brusquement sommé de ne pas avancé. La raison : « il vous faut un badge avec sticker », me fait direle vigile à l’entrée. Je suis surpris. « Il faut vous rendre sous la tente d’inscription. Et payer 1000 francs », m'indique une autre dame également à l'entrée. Je n’ai pas chercher à savoir pourquoi l’entrée était payante ce jours-ci mais je pense qu’avec toute la campagne médiatique qu’il y a eu, ils auraient pu nous avertir et mieux s'organiser. 

En tout cas j’ai constaté qu’au stand des inscriptions, c’était la bagarre et le désordre. Qui pour payer, qui pour avoir un badge simple sans sticker. Et avec cette chaleur en dessous c'était une bonne raison d'atendre un jour encore. Je suis donc reparti sans avoir eu l’occasion de voir comment a été les JNTIC 2012. Si j’ai le temps, j’irai faire un tour le dernier jour, sinon à l’année prochaine ! 

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La BIAO expérimente le service EasyCollect comme moyen de payer ses factures

11_BIAO-CV.jpgSelon le directeur de la trésorerie et des institutions financières de la BIAO, qui donnait une conférence à la clôture du Salon de la monétique et des services bancaires (Simbank), les consommateurs (clients ou non clients BIAO) pourront payer leurs factures d'eau et d'électricité via les distributeurs automatiques de billets (DAB), les guichets automatiques de billets (GAB) et aux caisses BIAO via le système EasyCollect.

Le service est en test à Abidjan et dans trois villes de province. A l'issue du test, son déploiement généralisé est prévu pour juin 2012.

Le fonctionnement du service est simple. Pour le DAB, il suffit de se présenter au distributeur avec sa carte Visa BIAO, à insérer la carte et à entrer le code secret. Il faut ensuite sélectionner à l'écran le menu Paiement de factures puis choisir l'opérateur à régler (CIE ou SODECI). Le coût de la transaction est de 200 FCFA (0,4 dollar).

Source Agence EcoFinance

16 mai 2012

La RTI toujours dans la manip ?

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Elle a été fortement critiquée pendant la crise post-électorale. Accusée d’être à la solde d’un camp et de tirer sur un autre. "La RTI du mensonge, la RTI de la manipulation". Telles étaient ses tares révélées, indexées et décriées à côté de son manque de professionnalisme.

Les temps ont changé, le régime a changé, les têtes ont changé… mais la RTI surtout la 1ère renommée RTI1 semble ne pas avoir changé sa manière de travailler.
Pour les rares personnes comme moi qui ont suivi le JT de 20 heures de ce mardi 15 mai 2012, elles ont du être aussi choquées que moi par cette vidéo diffusée en plein cœur du Journal. L’idée était de montrer que François Hollande, le nouveau président français, ne soutient pas Gbagbo. Surtout que depuis l’élection de François Hollande, les pro-Gbagbo et les Pro-Ouattara se l’arrachent par presse interposée.

David Mobio le présentateur annonce dans son lancement « avant d'accéder à la Présidence, le nouveau président français s'est prononcé sur l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo ». Vient ensuite la vidéo.


Mais que veut dire « avant d’accéder à la présidence ? ». A quel moment le présentateur veut que le citoyen lambda se situe ? Pourquoi ne pas signifier clairement que cette vidéo a été faite le 22 décembre 2010 en pleine crise post-électorale ? Quel est le point de vue aujourd’hui de l’International Socialiste vis-à-vis de l’ancien parti au pouvoir ? Je me demande bien pourquoi avoir fait sortir cette vidéo de son époque pour la brandir de façon sournoise comme datant de juste avant l'élection du candidat du parti socialiste.

La Rédaction de ce 20 heures aurait pu trouver une autre parade que celle-ci pour indiquer que Hollande ne changera pas d’avis sur Laurent Gbagbo.
Je trouve cela maladroit, inopportun et peu honnête. Et qui au final vient démontrer le contraire de ce que la Maison Bleue voulait faire passer comme message.

Le rôle de la RTI n’est pas de prendre partie pour un camp dans cette bataille « Hollandaise ». Son rôle faut-il le rappeler, est de nous informer sur la vie des citoyens et des évènements qui les touchent. De nous donner une information dépourvue de toute attache politique au sens militant du terme.

Je reste convaincu que si la RTI le voulait, elle aurait pu obtenir une interview de François Hollande qui se serait prononcé sur ce qu’il pense de Gbagbo et du FPI à l’heure actuelle. Si la RTI le voulait, j’ai bien dit.

10 mai 2012

Hollande et la fin de la Françafrique, mes propositions

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"Que doit faire François Hollande pour mettre fin à la Françafrique ?", C'est la question qui m'a été posée par la rédaction des Observateurs de France 24. Personnellement la volonté (?) de Hollande est un remake des propos de Sarkozy lorsqu'il annonçait "LA RUPTURE" en 2007.  Rupture qui finalement n'a jamais eu lieu en ce qui concerne la Françafrique en tout cas. 

"La France répudiera sans regrets les miasmes de la Françafrique", a promis le candidat François Hollande le 22 octobre dernier. On attend de voir ce que ça donnera. Pour l'heure voici ce que j'en pense".

07 mai 2012

La victoire de Hollande vécue par des Ivoiriens à Tunis

J'ai eu beaucoup de plaisir à me plonger dans cette ambiance de soirée électorale ici à Tunis. Je vous propose cet article de Charles Didi, qui raconte cette soirée du 6 mai 2012

05 mai 2012

De nationalité « Africaine » !

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Je suis tombé sur ce «Plan de location » (liste des résidents) de l’Hotel El Mouradi de Tunis où je suis logé avec d’autres amis sénégalais, liberien etc. C’est un hôtel 5 étoiles. Mais ça ne change rien à des attitudes qui frise un racisme à peine camouflé.

En face de chaque nom de cette liste vous pourrez voir les nationalités «Américains », « Japonais » « Lybiens » « Anglais » « Marocains » ou même « résident Tunisien » pour bien indiquer que l’individu vit dans ce en Tunisie. Et en face du nom de « Israël Yoroba GUEBO » et de « Basile Niane»  c’est mentionné « AFRICAINS ». Ah bon ? Et depuis quand l’Afrique est un pays ? En plus les réservations ont été fait avec nos passeports.

Je vois que sur la même aire géographique certains ne se considèrent pas comme de la même race. Tout ce qui n'est pas "blanc" est... Africain. Mais bon, ça ne date pas d’aujourd’hui. Et puis, je vais pas trop me plaindre. Il y a des noms devant lesquels c'est écrit "Divers". 

03 mai 2012

Eynulla Fatullayev reçoit le prix Unesco de la liberté de la presse

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« Une minute de silence pour ceux et celles qui paient de leurs vies, le droit de nous informer ». C’est en ces termes que Irina Bokova, Directrice Générale de l’Unesco a honoré tous les journalistes du monde entier. Et il n’y avait pas meilleures occasions que celles de la journée de la liberté de la presse et de la cérémonie de remise du Prix Unesco/Guillermo de la liberté de la presse 2012 qui s’est tenue ce jeudi 3 mai au palais présidentiel de Carthage.

Tunis, « ce pays que a été utilisé comme une forteresse pour faire taire les voix du peuple et des médias» a rappelé le Président de la République de la Tunisie, Dr Moncef Marzouki. « L’organisation d’un tel événement ici chez nous, est la preuve que la démocratie est réellement en marche » s’est-il réjouit, rappelant à l’assemblée (constituée d’ambassadeurs et de journalistes venus du monde entier) que plus que jamais les pays ont besoin d’une presse libre, « responsable et professionnelle ». « Nous devons aider les journalistes pour que leur pouvoir soit prospère et puissant » a renchérit, la secrétaire d’Etat américain Hillary Clinton, dans une vidéo diffusée pour l’occasion. « Les Etats Unis restent les défenseurs de la presse dans le monde entier » s’est vantée Esther Brimmer, Secrétaire d’Etat adjointe des Etats Unis pour les organisations internationales. Pour elle il faut « que les blogueurs et les médias sociaux prospèrent ».

2010_Azerbaijan_Fatullayev_0.jpgLe prix mondial Unesco/Guillermo Cano de la liberté de la presse 2012 a donc été remis à Eynulla Fatullayev, journaliste en Azerbaïdjan « pour son courage et sa détermination à montrer la vérité » a indiqué Diana Senghor, directrice de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) et Présidente du Jury. « Eynulla est le symbole – comme de nombreux autres journalistes emprisonnés ou assassinés – d’une presse puissante qui dérange parfois » a-t-elle fait remarquer.

Qui est Eynulla Fatullayev ?

Eynulla Fatullayev, 35 ans, est l'ancien rédacteur en chef et fondateur de l'hebdomadaire populaire indépendant en langue russe Realny Azerbaijan (l'Azerbaïdjan réel) et du quotidien en langue azérie Gundalik Azarbaycan (Le quotidien d'Azerbaïdjan). Tout au long de sa carrière, il a défendu résolument et sans relâche la liberté de la presse et la liberté d'expression. Emprisonné en 2007, il a été libéré l'année dernière à la faveur d'une grâce présidentielle accordée à l'occasion du Jour de la République d'Azerbaïdjan, le 26 mai. Cette décision a été saluée par la communauté internationale. En juillet 2011, Eynulla Fatullayev a créé l'Union publique pour les droits de l'homme, une organisation non gouvernementale de défense des droits de l'homme.

27 avril 2012

Taylor reconnu coupable, à qui le tour ?

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 « Coupable de crime contre l’humanité et de crimes de guerre en Sierra Leone entre 1996 et 2002». C’est le verdict rendu hier jeudi 26 avril par le Tribunal Spécial pour la Sierra Leone à l’endroit de l’ancien président du Liberia Charles Taylor. Il devient ainsi le premier ex-chef d’Etat condamné par une justice internationale.

La condamnation de Charles Taylor, qui sera fixé sur sa peine le 30 mai, a été saluée par la communauté internationale et de nombreuses ONG qui y voient une «décision historique» dans la lutte contre l’impunité. C’est sûr, Taylor a du sang sur les mains et il doit payer pour les crimes qu’il a commis.

Cette « acclamation » internationale du verdict est le symbole d’une unanimité de la lutte contre les atteintes aux droits de l’homme. Pourtant, je reste convaincu que nous sommes ici dans le cas d’une justice à deux vitesses.

De quoi accuse-t-on Charles Taylor ?  Jai relu avec attention les « faits retenus » contre lui.

184451_vignette_charles-taylor1990bis.jpgIl « a exercé par le passé une énorme influence dans un pays voisin où des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, mutilées, violées, volées et déplacées à plusieurs reprises pendant des années ». Il a été aussi reconnu coupable d’avoir «aidé et encouragé» une campagne de terreur visant à obtenir le contrôle de la Sierra Leone, dans le but d’exploiter ses diamants, lors d’une guerre civile ayant fait 120 000 morts entre 1991  et 2001. Enfin, « M. Taylor n'était pas poursuivi pour avoir commis lui-même ces crimes mais il était accusé d'avoir soutenu deux groupes rebelles, l'Armée du Conseil des forces révolutionnaires et le Front uni révolutionnaire, en leur fournissant des armes et des munitions, du personnel militaire et un soutien opérationnel et moral lors de la longue guerre civile en Sierra Leone ».

C’est drôle, mais le cas Taylor ressemble étrangement aux agissements d’autres Chefs d’Etat ici en Afrique ou ailleurs dans le monde. Que faisons-nous de ces Chefs d’Etat des pays occidentaux, qui arment les rebellions, apportent appui financiers, logistiques et matériels aux groupes armés qui sèment terreurs et confusions dans les pays africains ? Je vois. Ce sont des chefs de « grandes puissances ». Donc intouchables.

Que faisons-nous donc de ces Chefs d’Etats africains, qui s’impliquent corps et âmes armes dans la déstabilisation de leurs voisins ?

J’ai encore en mémoire, la crise ivoirienne de 2002. Je revois encore d’ici des pays voisins aidant la rébellion (en hommes, en armes et en terrain d’entraînement etc…) pour jouir des trésors enfouis dans certaines régions du nord de la Côte d’Ivoire.

Je revois encore ces rebelles soutenus par ces Chefs d’Etat voisins, violer, tuer, piller les innocentes populations. Pourtant, rien n’a été fait. Aucune action n’a été entreprise par ces ONG internationales. Ces Chefs d’Etat sont intouchables. Ce sont les amis des grandes puissances.

Le cas de Charles Taylor va servir, je l’espère de jurisprudence pour épingler tous ceux qui ont commis des crimes de sang et des crimes contre l’humanité de façon directe, en agissant eux-mêmes, ou de façon indirecte en apportant un soutien. Pour ne pas donner l’impression que finalement, les grandes puissances en veulent systématiquement à l’ex-Président liberien.

NB: Deux faits à conserver dans notre mémoire: 

1- Taylor n'est pas jugé pour les crimes commis lors de la rébellion qu'il a créée au Liberia et qui a causé les mêmes (peut-être pires) crimes qu'en Sierra Leone.  

2- Taylor (du moins le criminel qu'il est) est le produit des USA. N'oublions pas que c'est la CIA qu'il l'a aidé à s'évader sous le Président Doe, à immigrer aux States, à revenir le combattre et à s'installer au pouvoir...

Pour en savoir davantage (avec l'aide TV5.org)

 Les tribunaux internationaux. Que font-ils ? Quelle est leur histoire ?

Qu'est-ce que le TSSL ?

Le 16 janvier 2002, l’ONU et l’Etat de la Sierra Leone signent un accord pour mettre en place leTribunal Spécial pour la Sierra Leone (TSSL). Il est chargé de juger tous ceux responsables de violations graves du droit international humanitaire et du droit national sierra-léonais depuis le 30 novembre 1996. Son statut est donc celui d’un tribunal hybride relevant du droit international et national sierra-léonais. Ainsi, parmi les onze juges de cette cour spéciale, sept dépendent du Secrétariat général des Nations Unies et quatre du gouvernement sierra-léonais. 
Le 30 juin 2006, Charles Taylor est transféré à La Haye au Pays-Bas sur décision du président du tribunal de délocaliser le TSSL loin de l'Afrique par mesure de sécurité. 

Charges retenues contre Charles Taylor

Crimes de guerre : 
- Actes de terrorisme 
- Violence en particulier meurtre 
- Violence en particulier traitement cruel 
- Outrage à la dignité humaine 
- Pillage 

Crimes contre l’humanité : 
- Meurtre 
- Esclavage sexuel et violence 
- Viol 
- Autres actes inhumains 
- Esclavage 

Violation du droit humanitaire international : 
- Utilisation et enrôlement d’enfants soldats 

26 avril 2012

Moov replonge ses abonnés dans la Flotte

Moov, abonné flotte, Flotte Moov, côte d'ivoire, Abidjan, téléphonie mobileBonne nouvelle ! Moov a décidé de se racheter. Vous vous souvenez certainement je me plaignais ici lorsque La compagnie de téléphonie mobile avait décidé de changer les règles de jeu sans avertir ses clients.

Une attitude qui a suscité de nombreux mécontentements et de désabonnements de clients (à commencer par moi). Moov a dû commencer à ressentir cela. Surtout que ses conccurents directes « Orange » et « Mtn » ont passé le temps à gâter leur abonnés en cadeau et à attirer de nouveaux membres (dont moi). Mais encore, une sixième maison de téléphonie mobile a pris ses quartiers dans la capitale ivoirienneCafé Mobile

Moov l'a bien compris. Le risque de perdre davantage de clients est grand si la politique de "censure" persite à l'endroit des abonnés « Flotte ».

Retour à la raison; bonjour la flotte

Depuis le 17 avril dernier, les clients Moov ont dû recevoir ce message.

« CHER ABONNE, DESORMAIS APPELEZ GRATUITEMENT TOUS LES MEMBRES DE VOTRE FLOTTE ET PROFITEZ DES APPELS VERS LES No MOOV A 70F/MIN DE 20H A 06H. INFO 1011”

Si vous êtes dans une flotte, vous n’aurez simplement qu’à payer vos “5000” ou “10 000” francs par mois et parler en toute liberté avec vos proches. Cette fois, voici une action qui devrait reconquérir le cœur des clients Moov. Pas moi... pour l’instant. Il est trop tôt pour revenir à eux. Je vais observer encore pendant un mois ou deux. Je ne sais pas si vous avez constaté le retour dans la flotte. Tenez-moi informé. 

24 avril 2012

Casting payant, la grosse arnaque

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Hier encore, j’ai reçu un autre message d’un ami. Je vous en donne le contenu :

« ivoircasting, le numero 1 des casting de Côte d’Ivoire est désormais représenté au studio Dana aux 2 plateaux... Tu Rêves de faire de la publicité, le cinéma, le mannequinat, nous sommes là. Contacte-nous au 01 XX XX XX. Passe le sms à tes amis ».

Voici le genre de message qui fait courir les jeunes sous nos tropiques. Quand leur passion rencontre le chômage, les opportunités de faire carrière dans le cinema, la publicité ou le mannequinat restent leurs principaux rêves. Les promoteurs de ce genre d’appels le savent. Et ils n’hésitent pas à y mettre un prix. Pour cette annonce ci-dessus présentée, il faut payer 10 000 F CFA pour l’inscription. Ensuite 10 000 francs supplémentaires. « Cela va servir à la formation des jeunes talents », indiquent les responsables de cette structure joints au téléphone. Bien entendu, pour ceux qui seront sélectionnés. Pour le reste, les frais ne sont pas remboursés. (Avec des risques que personnes ne soient retenus).

Il y a un mois, une amie avait répondu à une annonce d’une « Agence de mannequinat ». La structure en question recrutait des jeunes filles (uniquement) qui participeraient (une fois retenue) à des films, des clips et des publicités. 20 000 F CFA ! C’était le tarif demandé par personne. Cette somme devait servir à :

-          - Payer la location du studio photo

-          - Acheter des clés USB

J’ai eu l’occasion de travailler il y a quelques semaines avec le célèbre réalisateur Belge, Benoit Mariage qui était à Abidjan pour du repérage. Nous avions alors lancé un grand casting sur plusieurs jours. « Combien faut-il payer pour participer », n’ont pas arrêté de nous demander de nombreuses filles qui souhaitaient participer à cette aventure. Au moins 500 personnes ont pris part à ce casting. Plusieurs d’entre-elles, n’étaient pas à leurs premières fois. « Ça fait la quatrième fois que je participe à un casting. Et j’ai toujours payé », se lamentait une demoiselle, à peine la vingtaine.

L’équipe belge était chaque fois choquée d’entendre des gens leur demander à combien s’élevait la participation au casting. « Chez nous, c’est gratuit », lançaient-ils encore étonnés. Pendant nos semaines de travail, j’ai vu que non seulement aucun sou n’était pris, mais en plus pour les profils intéressants, un chauffeur était chargé de les prendre de chez eux au lieu du casting et les redéposer par la suite, lorsque les moyens de déplacements faisaient défaut. « Ils ont beaucoup plus de moyens » (me) diront certains. Eh bien oui, quand on n’a pas d’argent on ne se lance pas dans ce genre de business.

On paie en cash sexe aussi

Tous les moyens de paiement sont acceptés. En liquide ou en ébats. Certains « Agents » eux préfèrent « offrir plus de chances d’être retenues ». Celles qui n’ont pas peur de poser nue… devant le « sélectionneur ». Celles qui veulent bien passer quelques minutes de plaisir avec le directeur du casting, savent qu’elles augmentent leurs chances de succès( ?).

Le pire, c’est que sous nos cieux, les filles ne sont (bien souvent) jamais rappelées. Elles auront offerts gracieusement leurs corps et leurs argents.

Les « Casteurs » eux, continuent de se remplir ainsi les poches (et leurs lits) toutes les semaines, convaincus qu’il y aura toujours des jeunes filles prêtes à tout pour réaliser leurs rêves : Vendre leurs images.