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10 juillet 2012

Webolitique : Cyberactivistes Pro-Gbagbo, la bataille sur le Web (2)

Cet article fait est la suite de la serie "Webolitique" dont le premier épisode portait sur "comment le pouvoir en place utilise le Web". sitegbagbo.JPG

Un an après l'arrestation de leurs mentors, les membres de l’opposition ivoirienne n’ont pas baissé les bras sur les réseaux sociaux. Même si par moment, les sites web et les réseaux sociaux de l’ancien président ivoirien semblent en agonie, ceux de ces partisans se vivifient. Coupés des médias locaux et ne jouissant pas de plages dans la presse internationale (comme ceux du pouvoir en place) les « Pro-Gbagbo » se trouvent un espace plus large et plus instantané : les réseaux sociaux. Face à un pouvoir qui veut prendre du terrain sur le Web, l’opposition organisent la « résistance » sur le web. Parcourons, les couloirs des plus actifs sur Internet. C'est une liste non exhaustive  

 

Les comptes de Laurent Gbagbo abandonnés ? 

laurent gbagbo,alain toussaint,cybercactiviste,opposition,fpi,lmp,politique,webolitiqueLaurent Gbagbo même s’il reste enfermé, est toujours présent sur la toile. C’est vrai, l’ancien site officiel de la présidence n’est plus fonctionnel. Mais son espace personnel est régulièrement mis à jour. On y retrouve toute l’actualité sur les différents exilés ou emprisonnés politiques. Mais aussi des infos sur l’état de Laurent Gbagbo lui-même. Et sur les réseaux sociaux aussi, le patron du FPI est bien vivant. Deux pages « Facebook Officiel ». Laurent Gbagbo qui compte plus de 7200 fans ou Gbagbo Laurent qui totalise plus de 9700 « j’aime ». Deux comptes « Twitter » aussi qui, pour l’heure, sont au point mort. Le premier qui a arrêté d’être alimenté depuis le 15 mars (plus de 1000 abonnés) et le second est à plus de 1700 abonnés avec le dernier « tweet » qui remonte au 13 avril. Tout comme le site Web Lgconnect qui lui-même est en berne. Le deuxième compte « Twitter » s’est arrêté le 13 avril. 2 jours après l’arrestation de Laurent Gbagbo. Il totalise un peu plus de 3000 abonnés.

Alain Toussaint et les autres… sur tous les fronts

Il est certainement le plus actif de la “résistance” dans les manifestations qu’il initie ou auxquelles il participe. Mais également, sur la toile. Alain Toussaint est fortement présent. Son compte « Twitter » qui compte plus de 2000 « followers » est son média personnel. Il y met les photos, des liens sur ses activités. Pour le porte-parole de Gbagbo en Europe,  c’est aussi le lieu pour débattre. Idem pour son compte « Facebook ». 17 882 Fans. Véritable média en ligne. Où sont déposés textes, photos, vidéos etc.  Sur cet espace, Alain Toussaint livre les comptes-rendus de ses tournées, mais aussi des activités des partisans de Laurent Gbagbo en Europe ou ailleurs dans le monde. [NB: Mise à jour par Alain Toussaint sur Twitter. 2 700 followers sur Twitter / 5 203 Amis et 17 895 abonnés sur Facebook au 10 juillet 2012.]

laurent gbagbo,alain toussaint,cybercactiviste,opposition,fpi,lmp,politique,webolitiqueAutre hyperactiviste engagé sur la toile : Steve Beko.  C’est son surnom. Il est perçu comme «celui qui se positionne, aujourd’hui, comme l’un des grands défenseurs, sur le réseau social Facebook, des idées de l’ancien président, Laurent Gbagbo ». Son profil « Facebook » mais également sa page « Twitter » ou minutes après minutes les idées, pour galvaniser les troupes, sont émises. http://twitter.com/#!/stevybeko. Et il n’est pas seul à mobiliser.

Abel Naki, est l’Initiateur de « FACEBOOKERS POUR GBAGBO », "Directeur de Campagne Adjoint du Président Laurent GBAGBO" en France chargé de la communication. Sa page « Facebook » lui sert également de lieu de promotion des évènements organisés et des idées pour « continuer la lutte ».

Avec Abel NakiMande Massa ou en encore Wazi Guepié ou encore le journaliste Théophile Kouamouo investissent la toile de fond en comble. Le patron du journal (désormais en ligne) « Le Nouveau Courrier » marque sa présence sur « Facebook » ou sur « Twitter » sur lequel plus de 3000 comptes sont abonnés au sien. Mais son espace de prédilection reste son blog où ses idées anticolonialistes restent à la page. C’est là qu’il diffuse ses éditos, ses coups d’gueule. C’est là aussi qu’il fait la promotion de ses voyages ou de ses ouvrages.

Et si on parlait des groupes de pression !

laurent gbagbo,alain toussaint,cybercactiviste,opposition,fpi,lmp,politique,webolitiqueLe plus dynamique reste le « ACC ». Action Concrète de Communication. Sur cette page « Facebook » la plupart du temps, ce sont des vidéos et des photos qui sont mises en valeur. Rassemblement, reportage, émission… Ce groupe est un relais de toutes les activités des partisans de l’ancien Chef de l’Etat. 

Il y aussi et surtout « La majorité présidentielle ». Avec ses 31260 fans, elle est certainement la plus célèbre page « Facebook » des cyberactivistes Pro-Gbagbo. Constamment mis à jour, cette page suit de près l’actualité en Afrique tout en indexant ouvertement la « Françafrique » et en mettant en avant leur poulain : Laurent Gbagbo

Mon point de vue

De cette ballade, je retiens que depuis avril 2011, l’offensive des partisans de Laurent Gbagbo a baissé. Cela est certainement dû au fait que la plupart des cyberactivistes qui résistaient pendant la crise post-électorale sont en exil, emprisonnés ou séquestrés. Je ne revois plus, par exemple, le célèbre Facebooker pour Gbagbo (et mon ami personnel) Claudus. Si les Cyberactivistes de l'opposition se font discrets sur « Twitter », ils sont bruyants sur « Facebook » qu'ils ont décidé d'investir de fond en comble. Il leur faut, à mon sens, mieux synchroniser leurs actions pour plus d'efficacité dans la communication On Line. Quoiqu’il en soit, et comme je l’avais affirmé lors de mon premier article, le Web reste incontestablement l’aire de bataille politique en Côte d’Ivoire aujourd’hui. C’est là que tout ce gagne. « Tweet » après « tweet », « post » après « post » sur « Facebook » et/ou sur les blogs. 

 

12 décembre 2011

RTI. Aka Sayé Lazare sur le départ ?

aka saye lazare.jpg

L’actuel Directeur général de la radio télévision ivoirienne compte t-il ses jours à la tête du plus grand média d'Etat ? Tout porte à le croire. En effet, un « appel à candidature pour le poste de Directeur Général de la RTI » circule depuis quelques temps sur la toile. Celui qui a succédé à Brou Aka Pascal, devra certainement céder son fauteuil dans les semaines à venir, à moins de soumettre sa candidature à cet appel.

Les missions du futur directeur seront entre autre de "viabiliser la RTI et d’assurer son efficacité de l’action commerciale". Au niveau des opérations, le futur patron de la maison bleue devra « structurer l’ensemble des chaînes (programmes et prestations), fixer les objectifs de chacune, allouer les ressources (budget, ressources humaines et moyens techniques) et améliorer les méthodes, l’organisation et la performance en matière de qualité et de productivité".

Pour être l’heureux élu, il faudra au-delà d'un BAC +5 en école de commerce ou d'un BAC + 4 en communication ou en journalisme, disposer d’au moins « 15 années d’expérience professionnelles pertinente dans la gestion  d’entreprises publiques ou privées… ».

Visiblement, il y a une volonté d’avoir du sang neuf et de finir définitivement avec les « DG » de la crise post électoral qui ont été bien récompensés en « fauteuil de direction ».

Une question me chiffonne cependant. Où va atterrir Aka Saye Lazare s’il quitte son poste ? La chaise de PCA est déjà prise par son prédécesseur. Il sera peut être "conseillé du président", non ?

Le poste vous intéresse ? cliquez  ici pour davantage d’informations

 

08 décembre 2011

Ils sortent d’où ces candidats ?

campagne.jpg

La campagne pour les élections législatives en Côte d'ivoire bat son plein. Timidement, mais elle se tient néanmoins. Mais ce n’est pas ce qui me frappe. C’est plutôt la tronche des candidat(e)s. Ces INCONNUS. Pour moi qui suis dans la commune de Cocody, je vois des visages que je n’ai jamais connus auparavant. J’ai demandé à quelques amis s’ils en connaissaient. Peu d’entre eux savent quelques choses sur ces prétendants à la députation.

Mais alors sur quelle base veulent-il qu’on les choisissent ? Sur quels critères doit-on désigner celui qui parlera en notre nom ?

Je ne vous connais pas, je ne vous ai jamais vu à l’œuvre nulle part et vous débarquez à travers les rues de mon quartier pour balancer des tee-shirts, nous parler par affiches et pancartes interposés. Je ne sais pas de quoi vous êtes capables. Pendant 10 ans, je ne vous ai pas aperçu vous rapprocher des populations que vous courtisez tant aujourd’hui. Et subitement, vous arrivez à la tête de longs cortèges pour quémander ma voix.

Désolé, je ne suis pas dupe. Deux semaines, c’est trop court pour que j’aie confiance en vous. Votre belle affiche et votre campagne bruyante (avec fanfare et majorette) sont trop insuffisantes pour que vous me représentiez à l’assemblée nationale. Ce dimanche, je ne voterai pour personne.

 

23 septembre 2011

Un point de + pour Facebook

timelinefb.JPG

Je ne sais pas si Google s'en remettra, mais je suis bluffé par le nouveau visage de Facebook. Le Géant Google - en ouvrant son réseau social à tout le monde - avait cru courcicuiter la conférence du patron de Facebook (qui s'est tenu hier). Comme me l'indiquait un de mes collaborateurs ce matin, nous sommes en train de tendre inexorablement vers le "Livre de notre Vie"... Notre LifeBook. Une idée qui je crois, a guidé et conduit Marck Zuckerberg et sa troupe jusqu'à présent. Mais cette fois en plus grand. Avec ce que les spécialistes appellent "L'arme Fatale": l'Open Graph.

J'ai donc testé. J'ai une "Timeline". Pas mal du tout. Pas du tout compliqué à installer. J'ai utilisé le "tuto" mis à dispositon par Presse-citron (Merci Eric DUppin!).

Mais qu'est ce que ça change ?

Beaucoup. D'abord j'ai un archivage (et un visuel) plus vaste mais bien précis de mes "activités" sur Facebook. Par exemple, je peux revoir des anciens post en me souvenant de la date. Plus besoin de passer des heures à cliquer sur "Publication plus ancienne" avant d'espérer trouver l'article recherché. Je peux aussi voir dans le même temps sur la même page ce que font mes amis (avant il fallait cliquer au préalabre sur "Accueil"). POur la confidentialité, vous pouvez choisir de montrer votre "nouveau visage" à tout le monde ou de le garder pour vous seul ou pour vos "amis".

Mais ce qui m'enchante le plus, c'est le design. je le trouve plus... chic. En plus, je peux choisir (comme sur un blog) le type d'affichage que je veux, où je veux disposer mes colonnes etc...

En attendant les (Noooombreuses) mises à jour qui vont suivre, je me plais à explorer cette nouveauté.

L'orgueil de Facebook semble avoir été touché depuis le lancement de Google+. La tactique de "l'armée" Facebook semble avoir été de faire semblant de copier les applications de leur "nouveau" rival et de provoquer une riposte sur ce terrain. Et pendant ce temps, des "snipers" bossaient librement pour sortir ce "truc de Ouf". A la guerre comme à la guerre, je me demande bien quel coup Google pourrait donner de PLUS ?

05 mai 2011

On aurait donc pu éviter la guerre ?

Côte-dIvoire_Présidentielle_Cérémonie-dinvestiture-du-nouveau-Président-de-la-République-Laurent-Gbagbo-au-palais-présidentiel-à-Abidjan-Plateau-le-samedi-04-décembre-2010_V2.jpgJe cherche une explication logique à l'attitude du président du Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire, Yao Paul N'Dré, sans en trouver. Finalement, je crois fondamentalement que "Pablo" a commis un grave péché. Celui d'avoir laisser la situation pourrir alors qu'il avait les clés entre ses mains pour stopper tout ça. Je ne vais pas revenir sur le débat "de se dire et se dédire". La dessus, je suis formel, il aurait dû se taire et démissioner. En tout cas pas l'ouvrir aujourd'hui. Ce temps là est passé.

Après cinq mois, après tant de morts, après tant de destructions de biens, après tant de d'exilés, le président du Conseil Constitutionnel reconnait que "les normes et dispositions internationales acceptées par les organes nationaux compétents ont une autorité supérieure à celle des lois et aux décisions juridictionnelles internes sous réserve de leur application par l`autre partie".

Après avoir laisser les deux camps (LMP/RHDP) en arriver aux armes, "Pablo" se souvient soudain que "M Alassane Ouattara est déclaré président de la République de Côte d'Ivoire". Mais de qui se moque t-on finalement ? Des Ivoiriens qui ont cru bien faire en allant voter à deux reprises ?

Le 10 mars 2011 le panel des chefs d'Etat de l'Union africaine rendait son avis à Addis-Abéba lors d'un mini sommet de l'organisation. Alassane Ouuattara était, selon eux, "le seul président de la Côte-d'Ivoire". Le panel demandait même à la cour constitutionnelle "d'organiser son investiture". C'était le 10 mars. Un mois jour pour jour avant la capture de Laurent Gbagbo.

ADO_Yaondre_21avr11 (1).JPGCe jour-là, Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (fondé par Gbagbo) s'interrogeait: "sur quelle base peut-on dire que Monsieur Alassane Ouattara a été élu, cette question est restée sans réponse ou du moins avec des réponses insatisfaisantes". En ce temps-là, qu'est ce qui empêchait le président du Conseil constitutionnel de répondre en donnant les Considérations qu'il a évoquées en grande pompe dans sa déclaration de ce 5 mai 2011. Lui, le même Paul Yao N`Dré qui avait proclamé "Laurent Gbagbo réélu président avec 51,45% des suffrages au scrutin de novembre", invalidant les résultats de la commission électorale indépendante, certifiés par l'ONU, qui donnait M. Ouattara vainqueur avec 54,1% des votes. Lui ce professeur de droit (précisement de relations internationales) "invite 'aujourd'hui, ndb) le président Alassane Ouattara à prêter serment en audience solennelle dans les meilleurs délais".

"Habituellement la prestation de serment se fait lors de la cérémonie d`investiture, mais dans ce cas précis (...) le Conseil constitutionel va jouer son rôle demain", vendredi, a déclaré Paul Yao N`Dré après avoir présenté à M. Ouattara la décision du Conseil le proclamant chef de l`Etat. [extrait dépêche AFP]

Aujourd'hui, après une crise de 3000 morts et des millions de déplacés, "Pablo" arrive (littéralement) comme un médécin après la mort. On aurait donc pu éviter tout cela. Yao Paul N'dré aurait donc dès le 11 mars faire cette déclaration qui approuve la décision de l'UA.

Heureusement, que nous sommes là pour la voir et la vivre. Parce que cette histoire là, personne ne viendra la falsifier. Trop de morts et de dégâts qu'on aurait pu éviter et qui pèsent aujourd'hui sur la mémoire de la Côte d'Ivoire et sur les mains de Laurent Gbagbo et son "frère" Alassane Ouattara. Quel gachis, Pablo. Quel gâchis !

Décembre 2010

 

Mai 2011

05 mars 2011

Et si on sortait de la crise par cette porte

J’ai retourné la situation ivoirienne dans tous les sens. Avec toutes les données (internes et internationales). Je me demande bien par quelles solutions pacifiques on pourrait sortir. Les médiations ont quasi échoué. Le Panel des Chefs est d’Etat est obligé de jouer les prolongations parce que le match est difficile. La fin semble infernale. Jamais en Côte d’Ivoire on n'avait atteint un tel niveau de violence. Jamais on n’avait été aussi divisé. JAMAIS ! Aujourd’hui, ce n’est plus le Nord contre le Sud, ni les musulmans contre les chrétiens, comme veulent le faire croire les charognards. La fissure est partout. Dans les bureaux, dans les communautés, dans les foyers chez les religieux. C’est grave !

jeveuxlovelapaix.pngC’est encore plus grave parce que chaque jour des personnes meurent de façons atroces. Et les spécialistes des calculs macabres ne sont pas loin. Attendant de nouveaux morts, de nouveaux blessés, ou de nouveaux réfugiés pour noircir leurs feuilles de rapports et incriminer tel ou tel camp. J’ai suivi avec attention les débats, les échanges qui se font lors des rencontres, et sur internet plus généralement. Je constate combien certaines mentalités sont profondément pourries par la haine, la rancœur et la vengeance. Tout çà pourquoi ? Tout ça pour qui ? La Côte d’Ivoire ? De toute part on prétend qu’on lutte pour les Ivoiriens. De parts et d’autres c’est « l’intérêt de la Côte d’Ivoire » qui est mis en avant. Mais alors, si on aime tant la Côte d’Ivoire, pourquoi on ne réussi pas à trouver une voie de dialogue afin d’épargner à ce pays cette flambée de violence et d’être l’objet de raillerie des gens d’à côté. Voulons-nous que l’on retienne de la Côte d’Ivoire un épisode atroce. Et qu’on parle de « massacre ivoirien », «génocide ivoirien » « meurtre à l’ivoirienne ».

Je le disais quelque part d’autre, c’est parce que nous avons lavé notre linge sale en publique que les « Kpakpatos » ont « mis leurs bouches dans nos affaires ». Et aujourd’hui, parce qu’on estime qu’on a des soutiens par-ci ou par-là alors on campe sur sa position : « Moi pas bouger ! ». Pendant ce temps ceux qui se déplacent en masse ce sont les populations qui fuient les affrontements, la faim et les épidemies.

Je crois pour ma part que si la situation n’a pas encore totalement explosé, c’est simplement parce qu’ils sont nombreux ces Ivoiriens qui veulent dépasser tout ceci et continuer à (sur)vivre. Mais alors comment sortir de cette crise appelée affectueusement «Post-électorale » ?

Quoiqu’il en soit, Le président Gbagbo sur la base des résultats du Conseil Constitutionnel qui s’appuie sur la Constitution croit dur et fer qu’il a gagné et qu’il contrôle une administration, une armée et des médias. Un point de vue partagé par une partie de la population ivoirienne. Le premier ministre Alassane Ouattara est convaincu d’être le nouveau président de la Côte d’Ivoire parce que la Commission électorale indépendante l’a dit et que l’Onu l’a certifié et qu’enfin la communauté internationale ( ?) le reconnait comme tel. Il croit à son tour qu’il contrôle une administration, une armée et des médias. Et cette vision des choses, une partie des Ivoiriens la partage. J’en viens à la conclusion (évidente donc ) que ce sera difficile de faire accepter à l’une ou l’autre partie un résultat défavorable à son camp. En plus, les deux parties sont allées trop loin pour faire machine arrière.

Le débat aujourd’hui, n’est donc plus de savoir qui a gagné et qui a perdu. Mais comment on stoppe l’hémorragie. Comment on n’arrête tout ça ? Et nous pouvons choisir de sortir par le sang ou par le bon sens.

Je pense pour ma part, qu’il faut un troisième homme. Et en le disant, je pense à Mamadou Koulibaly, le président de l’Assemblée nationale. Pour moi, c’est sur lui que le (fameux) Panel des Chefs d’Etat africains devait s’appuyer pour une issue pacifique.

1222694817.jpgAu plan ethnico-socio-géographique (pour satisfaire ceux qui aiment voir la Côte d’ivoire en mode ‘‘Nord-Sud’’), le président de l’Assemblée nationale est originaire du nord. Mais ce musulman est né à Azaguié dans le sud. Mam’Cool, comme on aime bien le surnommer est le deuxième homme fort du Front populaire ivoirien (Fpi) le parti de Laurent Gbagbo. Mais c’est aussi, la voix d’opposition de ce parti. C’est celui qui dénonce sans état d’âme les mauvaises pratiques de son parti. Il ne poserait donc aucun problème au Rhdp (rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, coalition d’Alassane Ouattara), qui d’ailleurs ne s'en prend pas à lui.

Mamadou Koulibaly est économiste comme Alassane Ouattara. C’est l’un des meilleurs de sa génération en matière économique et monétaire. Mais c’est également un très grand politicien comme Laurent Gbagbo. Mamadou Koulibaly sait parler aux hommes de « en haut de en haut », mais aussi on l’a déjà vu convaincre les foules de « en bas de en bas ».

A plusieurs reprises Mam’Cool a montré qu’il est un vrai patriote et un rassembleur. D’ailleurs son silence depuis l’éclatement de la crise le met dans une posture de (ré)conciliateur. Il pourrait entrer et sortir de l’Hôtel du Golf sans en être inquiété. Il pourrait parler aux « jeunes patriotes » et les convaincre. Pour moi, il est donc l’homme de la situation. En plus, constitutionnellement, les deux parties pourraient lui accorder le pouvoir, le temps d’une transition.

Regardons de près l’article 40 de notre constitution :

«En cas de vacance de la Présidence de la République par décès, démission, empêchement absolu, l'intérim du Président de la République est assuré par le Président de l'Assemblée nationale. Pour une période de quarante cinq jours à quatre vingt dix jours au cours de laquelle il fait procéder à l'élection du nouveau Président de la République.
L'empêchement absolu
est constaté sans délai par le Conseil Constitutionnel saisi à cette fin par une requête du Gouvernement, approuvée à la majorité de ses membres. ».

En l’état actuel des choses, je pense les gouvernements mis sur pied devraient saisir le Conseil Constitutionnel et faire la requête de « l’empêchement absolu ». Au moins les deux parties se seraient entendues sur ce point.

Une fois au pouvoir, Mamadou Koulibaly aurait un cahier de Charge sur une période de 3 ans maximum :

Faire un gouvernement de technocrates qui ne sont pas affiliés à un parti politique. Il aura les mains plus libres pour travailler.

Favoriser la levée des embargos économiques

Poursuivre et achever le désarment et reformer l’armée.

Réconcilier les Ivoiriens entre eux.

Réconcilier les bailleurs de fond à la Côte d’Ivoire

Renouer les contacts diplomatiques

Reformer les médias de Côte d’Ivoire

Nommer un Conseil constitutionnel fait de juristes qui ne sont affiliés à un parti politique

Créer un comité de réflexion autour de certains codes. Notamment électoraux. Pour que soit défini clairement qu’elle organe désigne le vainqueur d’une élection et qui la valide, dans quelles normes.

Dissoudre l’actuelle Commission électorale indépendante (Cei) et mettre une autre sur pied exempte de toutes personnes affiliées à un parti politique.

(enfin) organiser des élections libres, justes et transparentes. Elections auxquelles il ne se présenterait pas, ni Laurent Gbagbo, ni Alassane Ouattara, ni Henri Konan Bédié, ni Guillaume Soro, ni Charles Blé Goudé.

Pendant ces trois ans donc, les Ivoiriens devraient profiter pour reconstruire leurs rapports, se réconcilier, changer leurs mentalités et se mettre réellement au travail.

Voilà pour ma part les propositions que je peux faire. Et si vous en avez d’autres. Faites-les savoir. Privilégions le dialogue à l’affrontement. Parce qu’enfin de compte, sur le chemin de la guerre, c’est la Côte d’Ivoire qui perd.

Dieu Bénisse notre Nation !

03 septembre 2010

Gbagbo à Agboville, internet non plus

desjournalistes.JPG

Les populations d’Agboville qui pratiquent internet sont en colère. Depuis le jeudi 2 août la connexion internet a disparu. Et cela dans toute la ville. «Au départ je pensais que c’était juste une coupure momentanée, mais jusqu’à 23 heures il n’y avait toujours pas d’accès au web », raconte Wenceslas Achi, un habitant de la ville.

Une situation qui a occasionné une baisse des bénéfices dans les cybercafés. « Je me suis rabattu sur le traitement de texte et l’impression. Mais ça ne nous arrange pas », se plaint un gérant de cybercafé.

Les journalistes « handicapés »

Ceux qui ont le plus souffert de cette coupure sont les journalistes et autres agents de médias qui ont fait nombreux le déplacement dans l’Agnéby à la faveur de la visite du chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, dans la région.

16 heures les cybercafés sont bondés de monde. Pour la plupart des journalistes qui souhaitent saisir leurs comptes rendus et les envoyer par mail à leurs rédactions respectives. A leur grande surprise, «internet ne fonctionne pas ». C’est la panique. Certains appellent leurs rédactions pour les tenir informées. Il faut se dépêcher si l’information doit passer dans le journal du lendemain. D’autres improvisent. Ils saisissent leurs textes puis le dictent par téléphone à un autre journaliste resté à Abidjan. Ils sont tous dépités. Dégoutés. Tous sauf certains « grands médias » qui ont prévus des « clés internet ». Pour eux, c’est la quiétude et la sérénité. Les textes et les photos sont envoyés en quelques heures.

Un des correspondants d’un organe de presse écrite qui n’a pu transmettre ses photos et ses textes est amer et accuse. «Je ne crois pas en une coïncidence. Ce n’est pas la première fois. Lorsqu’il y a un grand évènement dans la région, c’est comme si les grands groupes de presse et la télévision font tout pour être les seuls à avoir l’exclusivité ».

« Quel pouvoir avons-nous pour suspendre la connexion dans toute une ville juste pour avoir la primeur de l’infos ? », se demande un journaliste de la première chaîne en rigolant.

Dans tous les cas, ce matin du vendredi 3 août, seul Fraternité Matin, le journal gouvernemental a pu faire un large compte rendu (avec photos) sur la première étape de la visite du président. La télévision également a diffusé de larges extraits de cette première journée de la tournée.

Simple coupure ou acte de sabotage ? Voilà deux jours que ça dure. Et les commentaires vont bon train pendant que le président poursuit paisiblement sa tournée dans l’Agneby.

 

14 mai 2010

Zangalewa Vs Shakira...ça swing !

Je m'autorise aujourd'hui sur ce blog à sortir de mes post habituels et m'arrêter sur ce qui fait le buzz en moment sur la toile. Vous le savez certainement la chanteuse colombienne Shakira a composé l'hymne de la Coupe du monde. "Waka waka", c'est le titre de cette chanson qui va nous bercer pendant toute la coupe du monde. D'ailleurs le mot "composé" sonne mal à l'oreille de plusieurs personnes. Certains parlent de plagiat. D'autres d'inspirations. Quoiqu'il en soit la chanson originale Zangalewa (tube sorti dans les années 80 par des gendarmes camerounais) se reconnait fort bien dans cet hymne officiel.

"Les Camerounais se sont rendus compte que le refrain "Zamina mina éé waka waka éh éh zamina mina zangualewa a nawa ah ah!" leur disait quelque chose. Et pour les musiciens auteur du tube "Zangalewa", il n'y a aucun doute, la chanteuse a adapté leur succès sans leur en demander la permission", revèle France24.

Mohamadou Houmfa, un journaliste free-lance au Cameroun affirme que les Camerounais "sont au final extrêmement fiers de cette adaptation. Dans les cybercafés, les internautes regardent les deux versions en boucle".

"Le groupe a fait une conférence de presse pour calmer les esprits. D'après leurs dernières déclarations, ils ont trouvé un accord avec la chanteuse et seront probablement dédommagés".

Voici ce qu'en pense un juriste ivoirien.

"Super, si elle a l'honneté de reconnaitre et de proposer une transaction, afin que ce ne soit pas un procès qui tranche.... Car sur qu'elle allait perdre... En tant que spécialiste de la PI (propriété intellectuelle), je pus ainsi l'affirmer. Car les preuves requises un peu partout dans les legislations nationales et dans les conventions internationales sur le droit d'auteur et les droits connexes seront facilement reunies dans ce cas. L'exemple des USA est l'un des meilleurs... et elle en sait quelques choses...

 

Je serais le Groupe ZANGALEWA, que J'exigerai dans la transaction d,etre desormais cité dans le générique (C,est d'ailleurs la règle et la pratique générale )... Mais également demander à etre cité à la cérémonie d'ouverture en Afrique du Sud...

 

Leur manager , mais aussi le gouvernement camerounais, auront intéret a les faire partir en Afrique du Sud, profiter pour faire quelques concert qui seront très primés par le public..."

Pour ma part c'est une chanson que je connaissais mais ici en Côte d'Ivoire avec "Les oiseaux du monde". Un groupe d'enfants qui l'avait aussi repris. ça d'ailleurs été un franc succès. (à écouter à partir de 05mn)

 

Il y a eu aussi cette reprise brésilienne.

 

Et sur le web on fait ce Medley assez intéressant.

18 février 2010

48 heures Chrono pour Soro Guillaume

soro.jpg
Le Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a déclaré jeudi avoir obtenu du président Laurent Gbagbo "48 heures supplémentaires" pour former le nouveau gouvernement, attendu depuis la dissolution vendredi du précédent cabinet par M. Gbagbo.
"Le chef de l'Etat a montré sa bonne volonté et a bien voulu accorder les
48 heures supplémentaires (demandées) pour que le Premier ministre puisse finaliser le gouvernement", a affirmé M. Soro à la presse, après une séance de travail avec M. Gbagbo dans la capitale politique Yamoussoukro.
"Nous ferons tout ce qu'il faut pour que personne ne soit laissé de côté, pour que la Côte d'Ivoire renoue avec la tranquillité", a-t-il lancé, insistant sur son objectif d'"un compromis, un consensus dans la mise en place du gouvernement".
"Nous allons continuer les discussions et je demande aux Ivoiriens de garder non seulement la sérénité mais l'espoir", a ajouté M. Soro.
La formation du cabinet achoppe sur la question de la participation de l'opposition, qui a conditionné son retour à un "rétablissement" de la Commission électorale indépendante (CEI) également dissoute.
Des manifestations d'opposants, parfois émaillées de violences, se sont poursuivies jeudi dans plusieurs villes du pays.

Source AFP

13 février 2010

Dissolution du gouvernement en vidéo

Lire le script chez Théo

18 octobre 2009

Bédié répond à Gbagbo

1843.jpgL'opposant Henri Konan Bédié n'est pas allé par le dos de la cuillère pour réagir aux propos du président Gbagbo. Celui-ci avait ironisé sur le fait que l'existence politique de certains hommes et femmes en Côte d'Ivoire ne repose, selon lui, que sur des liens qu'ils ont avec l'étrange.

Au lendemain de la candidature du chef de l’Etat Laurent Gbagbo à la prochaine présidentielle, le candidat de l’ancien parti unique PDCI Henri Konan Bédié tenait meeting samedi à Port-Bouët, la commune aéroportuaire. L’occasion pour l’ex-président de la République de répondre aux attaques verbales du désormais candidat Gbagbo, qui avait dit vendredi : « Il y a des hommes et des femmes en Côte d’Ivoire dont l’existence politique ne repose que sur les liens qu’ils ont avec l’étranger », Au micro du correspondant de RFI, celui que l'on surnome "N'Zuéba" dénonce « l’irresponsabilité  et le peu de sérieux » de Laurent Gbagbo.


podcast

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Source RFI

27 mai 2008

Comment Soro voit-il Gbagbo aujourd'hui ?

"Guillaume Soro a t-il réellement changé à l'égard de Laurent GBAGBO ? " s'interroge Brice NDONG - il est le seul journaliste à qui SORO Guillaume avait accordé une interview durant son séjour au Gabon - qui a diffusé cette vidéo. Il ajoute par ailleurs qu'"En politique les faits sont tétus".
En 2004 donc, Soro traitait Gbagbo de menteur et indigne (incapable) à diriger la Côte d'Ivoire.
C'est peut être pour cela qu'il (Soro) est venu lui donner un coup d'main en tant que Premier ministre.
Cependant, les points de vue de Guillaume Soro ont-il changé à l'égard du Président de la République depuis les accords (sacrés) de Ouaga ?



Précision: "Cette video a été enregistrée en 2004 à Libreville. Le chef des Forces Nouvelles s'adressait à la Communauté ivoirienne. Il s'agit d'une video de 3 heures exclusivement la propriété de Coopération Internationale".

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25 janvier 2008

Requiem pour Marcoussis

0a76f14ded842162ad870ff3db9936bf.jpg25 janvier 2003 - 25 janvier 2008. Voilà cinq ans que tous les protagonistes (visibles comme invisibles) de la crise ivoirienne et les représentants de la communauté internationale apposaient, à Paris, leur paraphe au bas d'un document qui restera dans l'Histoire à la fois comme un «médicament» inefficace et le modèle d'un accord – étrange et étranger(ment) – inapplicable.
Avions-nous tord à cette époque de descendre dans les rues pour condamner le même soir, l'accord de Marcoussis ?
C’est vrai qu'en ce temps là, nous étions en colère d’apprendre que les ex-rebelles devaient «entrer au gouvernement et y détenir les portefeuilles stratégiques de la défense et de l'intérieur». «Quelle injure !», disions-nous à cette époque.
Pourtant, 5 années se sont bien éc(r)oulées et bien d’autres accords (Accra I, II, III, Pretoria I, II) ont été paraphés…signés…acceptés – à contre cœur – rejetés… foulés au pied…ignorés.
5 ans que nous découvrions le vrai visage – hideux, haineux, perfide et cupide – des ‘’sorciers bien-aimés’’.
Marcoussis, où les signatures se bousculaient au pied du document. Marcoussis, où le monde entier voulait avoir son empreinte (sa marque...son em(tre)prise) sur la Côte d’Ivoire.
Marcoussis, où la souveraineté de l’Etat a été salie…bafouée.
Non, nous n’avions pas tord de descendre dans les rues…
Et depuis, Marcoussis est mort. Et même bien mort. Et ça il faut l’admettre.
417915aa22dabfd46c25e25ed1b2e7dc.jpgLe temps a passé et voici qu’au décès de Marcoussis, un dernier accord inter-ivoirien nous est né.
«Signé le 4 mars 2007 à Ouagadougou, il a ouvert une nouvelle perspective pour la réunification de la Côte d'Ivoire, divisée en deux depuis cinq ans, et est censé de conduire vers l'organisation de l'élection présidentielle en juin prochain, seul moyen de sortir le pays de la crise amorcée à la guerre civile».
Pour les ivoiro-pessimistes et ennemies de la Côte d’Ivoire, il faut reconnaître que ‘’Ouaga’’ a des limites.
Mais ils doivent admettre que Ouaga aura eu le mérite de nous faire avancer…de quelques pas. – La Paix n’était pas forcément loin pour que nous lui courrions après !

‘’Ouaga’’ avance... doucement

Pour Mémoire…
Signé sous la médiation du président burkinabé Blaise Compaoré, à l'issue d'un dialogue direct initié par le président Laurent Gbagbo avec l'ex-rébellion, l'accord de Ouagadougou trace pour la côte d’Ivoire, le chemin définitif de la paix.

Dès le 16 avril, la zone de confiance, bande démilitarisée qui consacrait la partition du pays entre le sud gouvernemental et le nord rebelle, est démantelée. L'adoption d'une nouvelle loi d'amnistie a permis la mise en liberté d'une soixantaine de prisonniers civils et militaires à Bouaké (centre, fief des FN) et Abidjan (capitale économique et siège du gouvernement).

En mai le Président de la République, Laurent Gbagbo, a signé deux décrets de nomination de magistrats et d'affectation du corps préfectoral qui permettent, d'une part, le lancement des audiences foraines en prélude à l'identification de la population et, d'autre part, le redéploiement de l'administration sur l'ensemble du territoire.

En juillet, pour la première fois depuis le déclenchement de la crise en septembre 2002, Gbagbo s'est rendu à Bouaké, où il a participé, en présence de huit chefs d'Etats africains, à la cérémonie de destruction des armes de guerre.

Fin novembre, le président Gbagbo a effectué une "visite d'Etat " dans cinq localités du département de Korhogo, dans le nord sous contrôle de l'ex-rébellion, où il a insisté sur la marche " irréversible" du pays vers la paix, grâce à l'accord de Ouagadougou.
"Cette visite d'Etat est un acte de pouvoir, un acte de gouvernement", a-t-il déclaré, en réponse à l'opposition politique ivoirienne qui dénonçait le non respect du chronogramme de l'accord de Ouagadougou, dont elle résumait la mise en oeuvre en des "actes symboliques" en lieu et place d'actes concrets sur le terrain.

Prévue pour s'achever en 10 mois, l’accord de Ouaga a été prolongé pour six mois par des accords complémentaires signés le 29 novembre. Et ce, afin de favoriser la mise en oeuvre des points essentiels que sont le désarmement et la réunification de l'armée, l'identification et l'organisation des élections.
Par ailleurs, ces accords complémentaires prévoient pour les ex-combattants une "allocation forfaitaire mensuelle" en attendant leur réinsertion ou leur intégration dans la nouvelle armée ivoirienne ou dans le vie civile.

Le 22 décembre, le président de la république et ‘‘son’’ premier ministre ont assisté à la cérémonie du retrait officiel de 300 ex-combattants gouvernementaux et rebelles des lignes de front à Tiébissou et Djébonoua (centre), ce qui marque la relance du processus de désarmement.

Le jeudi 24 janvier s’achevait le retrait des Forces de défense et de sécurité (FDS, loyalistes) de Côte d'Ivoire des lignes de fronts et leur retour dans les casernes, en vue du désarmement.

Hier encore, la réunion du CPC prenait l’engagement d’accélérer le processus électoral en Côte d’Ivoire.

«Peut-on encore dire que rien a été fait ?», s’interrogeait à juste titre, le premier ministre Guillaume Soro.
Ceux qui croient encore à Marcoussis devraient l’oublier. Parce que 5 ans après, Marcoussis est mort et même bien enterré. Amen !