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02 novembre 2012

Mon soutien au Journaliste Trésor Kibangula

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C’est une histoire qui risque de faire grand bruit dans la presse et dans la justice française. Trésor Kibangula, 29 ans, jeune diplômé de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille s'est installé à Paris cet été pour y travailler. Il a fait une demande auprès de la préfecture pour que son titre de séjour étudiant évolue en titre de séjour professionnel, avec à l'appui, une promesse d'embauche à Jeune Afrique, pour un CDD de 7 mois.

Malheureusement, le 17 septembre, il apprend que son changement de statut est refusé, au motif que « dans la profession de journaliste rédacteur code ROME E1106, les statistiques du marché du travail de la région Ile de France font apparaître au 31 juillet 2012, 4494 demandeurs d’emploi inscrits, 391 offres d’emploi collectées et un indicateur de tension de 0,06% ». Pour le soutenir, Jeune Afrique lui a fourni une avocate. Une procédure de recours a été entamée et elle sera examinée fin novembre.

Trésor est un jeune congolais que j’ai rencontré dans les couloirs de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille. J’étais en dernière année et lui, venait d’arriver. Nous nous côtoyions déjà sur internet car je lisais ces écrits sur Congoblog. A l’époque où il était encore au Congo, jeune blogueur. J’avais déjà été frappé par sa plume simple et limpide.

J’avais surtout été impressionné par sa capacité à s’adapter assez facilement à son environnement nouveau. La France.

Je l’ai vu apprendre avec fougue. Je l’ai vu parfois en hiver avec son grand manteau noir sonné chez moi pour des explications. Parfois mon téléphone sonnait. C’était lui au bout du fil. Il voulait avoir des astuces liées au Web.

J’ai été réjoui quand il a lancé CongoLol. Ce site satirique qui arrive à nous faire comprendre la République démocratique du Congo avec un angle décalé.

J’étais à Abidjan, quand il m'a annoncé qu'il était en stage à France24. Chez les observateurs. J’étais heureux de voir la facilité avec laquelle il avait pu intégrer France24. Et puis, quand il m’a annoncé qu’il était à Jeune Afrique, je lui ai dit « Félicitation ! ». Il m’interviewait ce jour-là.

Trésor fait partie de cette génération de jeunes journalistes qui vont certainement révolutionner et améliorer le journalisme en Afrique. C’est d’ailleurs pour cela qu’il se donne à fond dans tous les médias français qui veulent bien l’accueillir. Il me disait sans hésiter : « Je veux tout apprendre. Je veux bien apprendre pour être utile à mon pays demain ».

Mais sur ce chemin d’apprentissage, il risque d’être freiné par une simple décision préfectorale. Car si la préfecture ne revient pas sur sa décision, il sera sans papiers et devra quitter la France s'il est arrêté, laissant travail, petite copine, amis, appart et tout le reste...

J’ose croire que toute la mobilisation faite autour de lui portera ses fruits. Trésor n’est pas un de ces gars parti à l’aventure. Il n’est pas un sans papier. Il est diplômé de l’une des meilleures écoles journalismes en Europe. Il a une adresse, un compte bancaire, paie des impôts en France. Que faut-il de plus pour avoir le droit d’y travailler ?

Israël Yoroba

Directeur Général de l’Agence E-Voir Abidjan – 85e ESJ

Sur ce site vous trouverez toutes les infos sur l'affaire, pourrez signer une pétition de soutien et si vous le souhaitez. Vous pouvez partager la pétition sur Facebook et Twitter. Faîtes la tourner, parlez-en autour de vous. Vous pouvez adresser vos messages à l'adresse : pourtresor@gmail.com

26 juin 2012

Web'Actu au 4M de Montpellier

Comme je vous l’annonçais la semaine dernière, nous étions à Montpellier en France pour suivre le 4M, qui est un Atelier de formation au journalisme multiplateforme mais aussi un colloque sur les nouveaux médias, séminaire sur les nouvelles pratiques du journalisme… C'est là que j'ai rencontré Cheikh Fall, initiateur de Sunu2012. Il est mon invité. Bonne écoute radiophonique !

[Cette émission dure 52 minutes]

21 juin 2012

Et vous, comment twittez-vous ?

Qui ne connaît pas twitter ? Ce petit média de microbloging qui fait désormais partie de notre quotidien. Eh bien chacun à sa façon utilise twitter (et les réseaux sociaux en général). A sa guise, j'allais dire.

Personnellement, mon profil twitter (tout comme ma Page Facebook) me servent à tisser des liens. Dans un environnement où la mise en réseau s'avère plus que jamais nécessaire (surtout pour un jeune chef d'entreprise comme moi), les réseaux sociaux deviennent plus que de lieu de causeries simples. C'est aussi l'endroit où je croise des personnes idéales et avec qui je partage des liens, des idées, des tuyaux ou qui me conseillent. Les réseaux sociaux sont pour moi, la meilleure plateforme de rencontre, en attendant d'être invité à des conférences internationales et de voir des amis... en vrai.


Et vous vous twittez comment ? par F3languedocroussillon

09 avril 2011

Chœurs unis pour la Paix en Côte d'Ivoire

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L’objectif était de réunir des jeunes ivoiriens qui vivent à l’extérieur, épris de paix et qui voulaient poser leurs voix sur le projet : Un Chœur pour la Paix. Un véritable Coeur à Choeur... avec des jeunes de divers pays de résidence, mais surtout sans considération religieuse, ni ethnique ou sociale.

Le jour même où l’idée a germé, j’ai lancé un appel sur Facebook. J’ai automatiquement reçu une dizaine de réponses d’au moins 5 pays différents et 3 continents différents. Amérique, Europe, Asie. 10 jeunes ivoiriens en tout ont particpé de façon bénévole mais avec leur cœur à ce projet.

L’idée était aussi de réussir avec des moyens amateurs à faire passer le message de paix. Les arrangements ont donc été fait sur un Yamaha MM3 avec comme logiciel le basic Audacity. La table de mixage qui a servie a capter le son est un Behringer Xenyx 1204USB avec une option USB. Je prenais donc directement les sons comme dans un vrai studio.

J’ai écris le texte et j’y ai mis la mélodie. J'ai voulu les paroles simples et la mélodie facile à retenir.

Refrain:

Tu es mon frère, prends-moi dans tes bras

Tu es ma soeur, j'ai besoin de toi

d'un même accord, cultivons la paix

d'un même choeur (ou choeur) préparons demain

Après un premier jet, chaque participant a reçu la chanson mais aussi le script avec les parties où chacun devait intervenir. Selon leur sensibilité mais avec talents, ils m’ont renvoyé leur voix (sans la musique). J’ai donc simplement collé sur ce qui existait au fur et à mesure que ça tombait.

En une semaine, on avait tous les éléments en place. Puis, deux longues nuits pour le mixage, histoire d’ajuster les sons et voilà !

Le clip !

Faire le clip était un autre challenge. J’ai donc décidé de prendre des vidéos amateurs de chaque chanteur. Les films ont été faits parfois avec des téléphones portables, souvent avec des webcams parfois aussi avec des appareils photos numériques ou des caméscopes.

L’une des difficultés étaient de rassembler ces vidéos parfois très lourdes. Nous avons donc utilisé deux services. Sendspace.com ou, pour les fichiers plus lourds, sendbox.fr.

Une fois rassemblés, les éléments ont été mis sur Dvd puis envoyé par la Poste à Paris pour le Mastering et la conception du clip par les soins de Sotty.

La conception de l’Affiche a été faite à Abidjan par mon p’tit frère qui me sert d’infographe (Son blog) et m'a été envoyée par mail via Gmail.

Voici donc le résultat de tout ce processus qui aura duré un peu plus de 15 jours et qui au final m’a été envoyé de la France à Abidjan via Internet grâce à Free..

C’est quoi la suite ?

Le Chœur unis pour la Paix avait souhaité au-delà d’une large diffusion sur Internet vendre le Dvd qui sera conçu et de reverser les bénéfices des ventes à une bonne œuvre. Finalement, nous mettrons cette vidéo en Open Source pour une plus large diffusion. Mais l'idée est de réaliser plus tard un bien meilleur clip et arriver à réunir tous ces jeunes qui ont participé à ce projet. Alors pour ceux qui voudraient contribuer à notre action nous accepterons vos dons. (Contacter le + 225 02 50 39 32 ) ou isyoroba@gmail.com

Crédit :

C’est l’occasion pour moi de remercier

Joelle Coulibaly, à Bangalore en Inde

Prisca Toti à Paris en France

Joas Adou à Bangalore en Inde

Tanguy Anegbele Indianapolis aux Usa

Armel Zadi à Fès au Maroc

Gerarld Kouassi à Rabat au Maroc

Le Chœur Zélikazé à Paris en France

Dany Assounh à Lyon en France

Landry Kouakou à Bruxelles en Belgique

Edja Marius à Paris en France

Israël Yoroba à Lille en France

Samuel G, pour la belle affiche

Guyguy pour les longues nuits à travailler sur le mastering et le Clip

Valerie pour ses encouragements

01 mai 2010

La Côte d'Ivoire de 1893 à 2007

un petit document chronologique qui permet de retrouver des dates importantes depuis la Côte d'Ivoire "Colonie française" jusqu'à l'Accord politique de Ouagadougou, en passant par l'indépendance de 1960, au coup d'Etat de 1999 et à la naissance de la deuxième république. Des données que chacun devrait avoir, (parfois) corriger et même compléter.

Lire cette documentation

22 avril 2010

Le ciel se dégage, les habitudes reprennent

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Ce mercredi soir j’ai pris mon vol d’Abidjan à Paris via Tripoli en Libye. Pourtant, jusqu’à la veille rien ne laissait prévoir que mon voyage aurait effectivement lieu. L’épisode du volcan islandais avait créé la panique chez de nombreux voyageurs qui craignaient d’être bloqués à Abidjan. Moi en premier. Jusqu’au Mardi matin, l’agence de la compagnie que je devais emprunter ne pouvait me confirmer l’effectivité du vol.

Finalement, tout semble rentré dans l’ordre. Mon avion décolle d'Abidjan avec quelques heures de retard (comme d'habitude). Je retrouve les fouilles intempestives de l’aéroport de Tripoli, les longues files d’attentes, les questions dans un français avec une dose d’arabe. Je retrouve la même ambiance dans les files d’attente. Des voyageurs énervés qui se crient dessus...

Je survole comme d’habitude le désert puis la mer. Je ne sais pas si nous avons emprunté un de ces couloirs aériens pour atterrir enfin à l’aéroport Roissy Charles De Gaulle de Paris. Là, tout est normal. Comme s’il n’y avait jamais eu cette semaine difficile. L’effet du volcan semble s’être dissipé. L’ambiance est la même. Avec des voyageurs qui arrivent et d’autres qui sont sur le point d’embarquer. Avec des quidams qui cherchent des voyageurs « légers » pour leur confier des colis à transporter vers l'Afrique. La « vie aéroportuaire » a bien repris.

 

 

07 avril 2010

Un sms pour sauver le "soldat" Yves

 

 

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Il tient au cœur des Ivoiriens. Yves Zogbo Junior. Le célèbre animateur-télé ivoirien a disparu des écrans depuis un bon nombre d’années. Au départ annoncé en exil puis rongé par la maladie. Une infection pulmonaire, nous a-t-on dit.

Depuis plusieurs mois, une vague de solidarité s’était déjà levée par les confrères journalistes des organes de presse écrite et de la presse en ligne.

Mais avec l’opération « l`Opération "1 million de sms à Junior" » cet élan de solidarité est boosté. L’opération a été lancée le samedi 3 avril dernier. Les artistes et hommes de médias présents à cette cérémonie ont décidé de se donner la main pour soutenir Yves Zogbo Junior, traité depuis des mois dans un hôpital parisien, en France.

Sur l’affiche, un message choc et incitatif : «Je mourrai certainement un jour, mais pas sans vous avoir revu ».

200 francs CFA c’est le prix du sms que vous enverrai au 98111.

Vous aussi faites parler votre cœur.

 

01 mars 2010

"Notre" cinquantenaire (fait) par des REINES

reines.JPGAu moment où toute la sphère africaine est en émoi, préparant activement la célébration du cinquanténaire des Etats africains, Reines de Femmes fait parler d'elle.

C'est une association basée à Lille qui à l'origine a pour objet d’accompagner les femmes et les jeunes en situation de précarité à s’insérer économiquement. Elle travaille pour cela dans les pays du Nord et ceux du Sud, autour de projets d’intégration et de développement par l’économique.

Mais voilà. Elle est plus que jamais déterminée à faire du cinquanténaire un réél succès. Des choses intéressantes se trament en Off, et vous en entendrez parler très vite. Nous y reviendrons.

Suivre déjà le buzz sur Facebook et sur twitter ou leur écrire à reinesdefemmes@yahoo.fr

09 février 2010

Le Blog de Yoro à Oxford University Press

capture blog.jpgÇa fait toujours plaisir de voir comment son espace peut servir d'une façon ou d'une autre.

La maison d'édition, Oxford University Press d’Espagne va inclure, dans un manuel scolaire de langue française pour les étudiants espagnols de l'enseignement secondaire, quelques captures d'écran de mon blog.

Cela pour illsutrer "Mon Blog pour la Classe " un chapitre réservé à « qu’est ce qu’un blog et comment en créé un ».

L'annonce a été faite la semaine dernière par Somolinos Angel Estevez, documentaliste au département éditorial.
Le manuel devrait être disponible pour la rentrée prochaine au plus tard.

04 février 2010

Comment j'ai vécu cette "explosion"

explosion.JPGMardi 02 février. 22 heures 40. Je suis au téléphone avec ma femme. Soudain, une explosion se fait entendre. Ma chambre vibre. La détonation est tellement forte que je sursaute. Je marque un arrêt le temps d’écouter et de me rendre compte de ce qui se passe. Mais rien. ..

C’est le matin à l’école, que j’entends les étudiants murmurer (quelque fois avec un air amusé) quelques choses du genre «il y a eu une explosion ». Je n’y prête pas vraiment attention. Pourtant quelques instants après je reçois un texto de ma coloc’. « tu te rappel hier soir, la chambre avai vibré, on dirai un coup d feu. C dan jrnal Nd éclair, P5. Rubrik insolite ». Je me précipite sur le « Nord Eclair » du jour. Et je lis : « Une puissante explosion a retenti hier soir vers 23h au-dessus de la métropole lilloise et jusqu'à Mouscron, en Belgique. La déflagration a surpris de nombreux Nordistes et Belges, qui se sont rués sur le téléphone pour prévenir les services de secours : du côté du «18», on a reçu une centaine d'appels en quelques instants.

Alors que sur Twitter les internautes s'interrogeaient, les pompiers ont cherché pendant de longues minutes à savoir ce qui s'était passé. Et il n'y avait a priori pas d'explosion industrielle à signaler. Des équipes ont été envoyées en patrouille pour découvrir l'origine du bruit. Finalement, l'hypothèse d'un franchissement du mur du son semblant probable, le Codis a contacté le centre national du contrôle aérien. D'où il ressort que le tohu-bohu a été causé par des manœuvres militaires, effectuées à 10000m d'altitude, au cours desquelles un avion aurait un peu trop appuyé sur le champignon. Aux dernières nouvelles, le pilote n'a pas été flashé».

Je comprend alors ce qui s’est passé. Mais je comprend surtout le "choc" que cela produit chez les Lillois. Dans les restaurants, dans les banques et même dans la rue, c’est le sujet du jour (pareil au délire sur le web). On passe des hypothèses les plus sérieuses au plus inimaginables. Une amie africaine m'a sortie cette phrase: "Les Lillois n'entendent quasiment jamais ce genre de bruits. C'est normal qu'ils soient alarmés à ce point. Chez nous c'est le quotidien. Les tirs d'obus et autres armes lourdes, ont les entend très souvent".

Le soir tout est redevenu calme. Mais sur Facebook le groupe Toi aussi t'as entendu un gros boom aux alentour de lille ? le 2/02 a 22h40 continu de "glaner" des membres : plus de 10 000 en 48 heures.

 

07 décembre 2009

De la musique dans la web émission

Quatrième numéro de Radio Avenue Web. Au sommaire de cette web émission qui durera 19 minutes 13.

- Roland N’Dokploman le premier BD-Blogueur parle de son nouvel héro «Boubouman»

-  Angelo De Badi est un artiste en herbe qui vit en France. Ses chansons sont une ballade à la lisière des chansons traditionnelles et des rythmes modernes.

- Comme chaque semaine dans IvoireBuzz, Lydie Betyna rapporte ce qui a fait le buzz dans les médias internationaux au sujet de la Côte d’Ivoire.

-  Dans Le Plus, l’ancien international Camerounais, Joseph Antoine Bell juge la poule de la Côte d’Ivoire pour le mondial 2010

Ecouter l'émission

18 novembre 2009

Basile Boli placé en garde à vue

 

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L`ex-footballeur international Basile Boli, auteur du but qui avait fait de l`OLymique Marseille le champion d`Europe en 1993, a été placé mardi matin en garde à vue à la BRDE, service de la sous-direction des affaires économiques et financières de la PJ parisienne.
Basile Boli, 42 ans, président de l`association "Entreprendre et réussir en Afrique" (ERA), est soupçonné d`abus de confiance et de recel d`abus de confiance dans le cadre d`une enquête préliminaire menée par le parquet de Nanterre, a-t-on appris de source judiciaire.
Selon la même source, la décision de prolonger la garde à vue a été prise en début de soirée, Basile Boli va donc passer la nuit dans les locaux policiers.

 

Lire la suite

23 octobre 2009

Au sujet des nouveaux médias...

Un "Atalaku" de la Deutsche Welle AKADEMIE à lire ici.

Débat sur les (nouveaux) médias et le développement

"Nouveaux médias pour un monde nouveau: Démocratie et développement". Voici le thème autour duquel s'est déroulé le panel de ce vendredi matin. Toujours dans l'ambiance des Journées Européennes de développement. Il s'est agit de déterminer "le rôle des nouveaux médias pour le développement et la démocratie et leur impact sur le paysage médiatique".

A la table de discussion:

la Présidente liberienne Ellen Johnson Sirleaf, Raila Odinga, le Premier ministre kenyan , Les Sud Africains Pansy Tlakula, Rapporteur spécial sur la liberté d'expression de la CADHP et Fackson Banda, TI et des nouveaux médias expert de l'Université de Rhodes, ainsi que le Burkinabè Camille Sawadogo, directeur de CEMECA et directeur des médias communautaires Radio Salaki et l'Ivoirien Israël Yoroba.

Le compte rendu (en anglais) de cette rencontre à lire ici.

22 octobre 2009

Invité à Stockholm !

 

 

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A l'invitation de la Deutsche Welle AKADEMIE, je suis à Stockholm afin de participer à la 4e édition des Journées Européennes de Développement. Un rendez-vous à caractère mondial qui se tient dans la capitale suédoise.

edd-logo-section panel.pngAu milieu de cette ambiance qui rassemble près de 4000 personnes qui viennent des quatre coins du monde, un panel de discussion aura lieu ce vendredi 23.

« Média et développement ». C’est à ce panel que je suis invité à intervenir aux côtés de personnalités telles que la Présidente liberienne Ellen Johnson Sirleaf, Raila Odinga, le Premier ministre kenyan , Les Sud Africains Pansy Tlakula, Rapporteur spécial sur la liberté d'expression de la CADHP et Fackson Banda, TI et des nouveaux médias expert de l'Université de Rhodes, ainsi que le Burkinabè Camille Sawadogo, directeur de CEMECA et directeur des médias communautaires Radio Salaki .

Le public de ce panel est composé de membres de gouvernements, d’organismes institutionnels, des sciences et des praticiens des médias de médias classiques et des nouveaux médias.

Vous pourrez suivre en live (vidéo) ce panel.

 

Le live dans la salle des plénières

 

21 septembre 2009

Des militaires français se préparent pour les élections ivoiriennes

crs.jpgLes gaz des grenades lacrymogènes se dissipent. De la fumée sortent des jeunes en sweat-shirt, foulard sur la bouche, capuche sur la tête et yeux piquants. En face d'eux, des hommes kaki portant bouclier, matraque, jambières, genouillères, coudières et casque à visière. Ils viennent de subir une attaque en règle, à grand renfort de projectiles divers et variés, après qu'une manifestation a dégénéré.

Cette scène d'émeute serait classique si elle n'avait eu lieu au camp des garrigues, si les "assaillants" n'étaient autres que des légionnaires et si les hommes qui leur faisaient face n'étaient ni des gendarmes ni des CRS, mais bien leurs copains du 2e Régiment étranger d'infanterie. Ensemble, ils s'exercent au contrôle de foule, avant leur prochain départ pour une mission de quatre mois en Côte-d'Ivoire.

Une période sensible qui verra se dérouler l'élection présidentielle (1 er tour le 29 novembre) dans un pays instable où la France est intervenue militairement au lendemain de la tentative de coup d'État du 19 septembre 2002 afin de protéger ses ressortissants et dont le rôle a évolué vers une interposition entre les forces armées du gouvernement ivoirien et la rébellion.

Mais l'infanterie, dédiée au combat et à l'engament armé, n'est pas formée à faire face à des manifestations. C'est pourquoi, grâce à un protocole avec l'armée de terre, des gendarmes mobiles, spécialistes et expérimentés en matière de contrôle de foule, sont venus instruire la 5 e compagnie du 2 e REI et ses 126 hommes avant qu'ils s'embarquent pour Abidjan. Et, même si leurs missions premières seront « de défendre l'entreprise de Port-Boué et de participer à toute opération pour sécuriser l'aéroport », comme l'explique le capitaine Devic, commandant de la 5 e compagnie, les légionnaires « se préparent à toutes les éventualités ».

Le lieutenant Hermignies et trois sous-officiers de l'escadron de gendarmerie mobile 25-6 de Dignes ont donc été dépêchés pour enseigner, en théorie puis en pratique sur le terrain, à partir de leur vécu et des retours d'expérience d'opérations similaires (Afrique, Kosovo...), les techniques et tactiques de contrôle de foule, l'utilisation des grenades lacrymogènes... selon différents scénarios et contextes urbains. Parmi les exercices pratiques : contenir et repousser des manifestants voulant interdire l'accès à un bureau de vote ou être confrontés à des barricades dans les rues.

« On insiste beaucoup sur la sécurité de la troupe et le contrôle de soi de chaque soldat. Il ne doit pas y avoir d'acte isolé. Dans un contrôle de foule, c'est le pire », avance le lieutenant Hermignies qui a trouvé à la Légion « une discipline qu'on ne voit pas dans d'autres régiments, ce qui permet de gagner du temps lors des exercices ». Et d'être plus efficace dans cette formation de quinze jours qui s'est achevée jeudi et qui constitue le dernier volet de l'entraînement de la 5 e compagnie, laquelle mettra le cap sur Abidjan à la mi-octobre.

Source Le Midi Libre

05 septembre 2009

"Les Classes Moyennes" selon Bardeletti

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J'ai eu l'occasion de participer au 21e "Festival Visa pour l'Image de Perpignan". Dans le "Off" de cet évènement international du photojournalisme, j'ai vu sur des murs d'un vernissage les travaux faits sur la "Classe moyenne" en Côte d'Ivoire. C'est l'oeuvre du photographe français Joan Bardeletti. Il est allé à la rencontre de cette catégorie de citoyens en Afrique. Des photos qui mettent en lumière «cette population concentrée dans les pays dit pauvres alors qu’elle est le symbole du mode de vie occidentale». Entre les très riches et les très pauvres, "les classes moyennes" font le pont. Mais qui sont-ils en Côte d'Ivoire. Pour répondre à cette question, Joan va parcourir pendant plus d’un an (début 2009 à mi 2010) différents pays africains à commencer par la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Mozambique. «J’ai voulu travailler dans des régions distinctes avec une histoire et une culture très différentes pour faire apparaitre la diversité des situations, mais aussi ce qui les rapproche». Joan reste convaincu que «comprendre l’Afrique d’aujourd’hui et de demain passe par la compréhension de ses classes moyennes».

 

22 août 2009

Le calvaire des passagers de la R.A.M

Dur dur aujourd'hui d'effectuer un voyage par avion avec certaine compagnie telle que la Royale Air Maroc (R.A.M). J'en ai vécu l'expérience lors de mes différents déplacement hors de la Côte d'Ivoire. C'est une compagnie que plusieurs préfèrent parce qu'elle offre des tarifs très intéressants.

Pourtant les passagers qui empruntent cette compagnie gardent toujours de très mauvais souvenirs de leurs voyages à bord des avions de la R.A.M. bJ'en veux pour preuve le témoignage d'un de mes amis qui a fait le parcours Paris-Abidjan en 24 heures de vol.

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"En route vers Abidjan pour une dizaine de jours, j'ai cru que je n'y arriverais jamais. Tout commence le 19 août vers 12H au métro château d'eau à Paris. La Compagnie Royal Air Maroc m'appelle pour m'annoncer que le vol de 19H30 est annulé. 2 choix s'offrent à moi.

Tenter celui de 15H15 ou attendre celui de 21H. J'opte pour la première option. Un taxi me lâche à Roissy. 24 euros. Tout ça pour entendre que le vol de 15H15 a été finalement annulé. On nous annonce que le vol de 21 heures est aussi compromis. La raison: une grêve importante des pilotes de la RAM.

Direction Orly en bus pour attendre celui de 21H. Là, une hôtesse de l'air de la RAM nous informe très tranquillement qu'un avion pour Casablaca va décoller dans 20 min. "Mais vous êtes en retard messieurs", nous dit elle.
Je lui deverse toute la rage que j'ai en moi. Histoire de me défouler même rien n'est régler. J'aurais pu lui faire une version Joey Starr, sans problème.

Finalement, on embarque à 22H30 pour Casa. Le temps passe plus vite. On arrive à 00H30 à Casablanca. Un douanier nous apprend que la liaison est assurée sur Abidjan. Un vol est prévu pour 5H30. Ceux qui doivent aller à Brazzaville (Congo) devront attendre 3 jours ici.

Les passagers d'Abidjan reprennent le sourire. FOUTAISE !!! Il est 7H00 rien a bougé. Nous sommes toujours là à dormir, écouter les annonces, fumer des clopes, boire des cafés ( à nos propres frais). Tout est figé. Avec nous 400 pèlerins qui doivent s'envoler pour Médine.

Les esprits s'échauffent. Un des passagers pour Abidjan, motive les troupes et appel au rassemblement. Une course à l'interlocuteur de la RAM est lancée. On s'unit. Ensuite, on commence à menacer les quelques petits pions envoyés au charbon pour l'occasion. Ils sont pris en otages.
Au bout du compte, vers 9H00 nous décollons enfin.

Je pensais que nous avions tout vécu mais..arrivé à Abidjan, nous sommes 20 personnes à qui il manque des Bagages.

Pendant ces 24 heures de transit, pas de communication de la part de la RAM. Des hotesses qui racontent des choses contradictoires. 3 pauvres tranches de pains saumonnés et une gazzouze pas fraiches. Aucun ravitaillement d'eau.
Pas un sourire d'encouragement, les enfants des passagers laisser pour compte à même le sol. Pas un remboursement opéré pour ces longues heures d'attentes. RIEN !

C'est certain. La prochaine fois j'irai voir ailleurs...

Le problème c'est que cette compagnie à le monopole des destinations vers l'Afrique de l'ouest. Un autre problème!"

29 juin 2009

L’empire des démarcheurs de coiffures

 

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Paris Saint Denis dans le 10°. Le soleil est inhabituellement brulant cette journée du 29 juin. L’ambiance pourtant dans ce quartier n’a pas varié.
C’est dans ce secteur de la capitale française que se "réfugie" une race particulière de commerciaux.
Venant d’Afrique de l’Ouest en général, ces jeunes ont choisi une méthode toute simple d’intéresser le client au salon de coiffure qui pullulent le long des rues.
Un premier groupe est installé sur les quais de métros interpellant ceux dont la cheuvelure semble un peu trop touffue à leurs goûts. «Monsieur c’est pour vous coiffer ?», vous demandent-ils. En général en groupe de trois ou de quatre, ils effraient parfois les voyageurs qui les prennent pour des «délinquants». «Les gens préfèrent remonter sur la voie pour chercher eux même un coiffeur», témoigne «Mouss» (c’est comme cela qu’on le surnomme), il est originaire de Bamako au Mali.
Pourtant, si vous croyez échapper à ces démarcheurs vous êtes accueillis à la sortie de la station de métro par un autre groupe. Ils vous attendent en haut de l’escalier. Chaque client est accosté par un démarcheur.

En effet, le client est sélectionné dès son apparution. «Dès que tu aperçois quelqu’un il faut le signaler en criant à haute voix soit la couleur de son habit par exemple», explique Johsonn B, un nigérian d’environ 30 ans. Ainsi, le premier à identifier le client à le droit de lui proposer son service-coiffure. "C'est plus pratique et ça évite qu el'on se bagarre sur une même tête", justifient-ils

 

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Pas de frontières

Dans leurs métiers, les démarcheurs de coiffures se réjouissent du fait qu’il n’y a pas de distinction entre les nationnalités. Même si par moment  certains préfèrent se mettre entre eux pour des questions de langue. «Les Nigérians par exemple préfèrent rester ensemble afin de mieux discuter en anglais» , revèle un jeune Ivoirien qui préfère garder l’anonymat. Côte à côte donc, les uns à côté des autres, le travail se fait dans une bonne ambiance.

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Travailler pour les autres.
S’ils ne sont pas coiffeurs (pour la plupart), ils s’y connaissent bien en coupes de cheuveux. Et ils ont de bonnes adresses pour n’importe qu’elle fantaisie que vous souhaitez avoir sur votre tête. Que vous soyez un homme ou une femme. «Nous avons de petites fiches (avec des modèles de coiffures) que nous présentons à l’intéressé», explique un autre de ces commerciaux. Et si cela vous convient, ils vous conduisent dans des salons de coiffures qu’ils connaissent très bien. Mais que gagnent-ils ?
Rien pour certains. Il sont de mèche avec les coiffeurs ou les propriétaires de salon de coiffures. «Moi c’est le salon de mon grand frère. C’est grâce à lui que je suis arrivé ici en France. Donc je travaille pour lui. Et mon rôle est d’apporter des clients», explique Hervé A, Ivoirien il est agé de 26 ans. Comme lui, ils sont nombreux, à avoir des liens de parenté (ou d’amitié) avec les coiffeurs.
D’autres par contre vivent de ce "métier". «Je peux gagner un ou deux Euros sur chaque client que j’envois à un salon. Et mon gain peut augmenter quand ce sont des femmes (blanche ou noire)», se réjouit Abdoul K. En moyenne, il peut avoir entre 20 et 30 euros à la fin de la journée. Un bon business qui profite à tous.

21 novembre 2017

L'épouse de Dindané craint une guerre civile en Côte d'Ivoire

Hawa aruna.jpgLa femme de l'International ivoirien Aruna Dindané, a affirmé dans une interview accordée à la Voix du Nord, que l'ombre d'une guerre civile plane encore sur la Côte d'Ivoire. "Dans mon pays d'origine (...), la situation est instable. Le risque de guerre civile est important et notre sécurité est menacée", a-t-elle affirmé lors d'une cérémonie organisée à la préfecture. Hawa Haidara était venue chercher les documents attestant de la nouvelle nationalité française de ses enfants et de son mari. Pour elle, la France représente la paix. "Mes enfants pourront bénéficier d'une éducation et d'une bonne qualité de vie à Arras", a dit Hawa Haidara.

Soit. Cependant, il n'est pas utile d'indexer la Côte d'Ivoire comme une zone à grand risque de guerre civile. Nous savons tous que ce risque n'existe même pas. Dans un pays où les multiples ethnies (60) sont unies les unes aux autres par des alliances historiques ou par des mariages contemporains.