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19 octobre 2012

Ricardo Xama, star par la langue française

Ricardo xama, sport, rti1

A l’issue du match Côte d’Ivoire/Sénégal, le journaliste ivoirien Ricardo Xama est devenu une véritable star sur la toile. La raison : son vocabulaire utilisé pour commenter ledit match. Des mots, des verbes, des expressions, qui ont surpris plus d’un. Pour ne pas dire qui ont fait rigoler le grand nombre. Et pour ce grand nombre, le commentateur distillait des néologismes ou déformait des mots que certainement il ne connaissait pas ou dont il avait oublié l’orthographe. On l’a même surnommé « le Petit Ricardo », pour faire allusion au « Petit Robert », dictionnaire de langue française. Je me suis amusé à vérifier l’existence de "ses" mots et leurs sens. Voici ce que ça donne.

1- L’Attaque Rustaude : Rustaude signifie qui a une allure paysanne, des manières gauches ou grossières, qui ignore la politesse et les usages. (Source)

2- « Quelque peu dubitatif ». Dubitatif signifie qui exprime le doute. Incrédule, sceptique. (Source)

3- « Il s’était laissé plutôt prendre dans un schéma trapézoïdal … ». l’adjectif trapézoïdal signifie tout simplement En forme de trapèze. (Source)

4- « ça va être une mission difficultueuse ». (J'en vois encore qui en rient). L’adjectif "difficultueuse" signifie qui présente des difficultés . Synonyme : pointilleuse, incommode, susceptible, ardu, malaisé, exigeante, laborieux, difficile, rude, vétilleuse, pénible . (Source)

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04 octobre 2012

Red Bull Stratos : Un homme va réaliser un saut de 36 000 mètres et 1110 km/h

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Un saut de saut 36 576 mètres de haut. C’est le record Red Bull Stratos que va battre ce lundi 8 octobre 2012, Felix Baumgartner. Felix Baumgartner s’envolera dans l’espace à bord de sa capsule tractée par un ballon gonflé à l’hélium jusqu’à 120.000 pieds d’altitude (un avion de ligne vol en moyenne à 33.000 pieds). Le ballon gonflé à l’helium sera plus haut que la Statue de la Liberté.

Si l’Autrichien réussi cet exploit, il battra ainsi le record de saut de 102.800 pieds réalisé en 1960 par Joe Kittinger.

Baumgartner n'est pas à son premier saut spectaculaire, mais il s'agira sans doute du plus dangereux de sa carrière.  « L’une des inconnues de cette mission est la manière dont mon corps va réagir à l’approche de la vitesse supersonique. Nous ne connaissons pas les effets du passage à la vitesse supersonique et du retour à la vitesse subsonique », a confié Baumgartner  dans une interview. Le «sportif extrême» tentera donc, à partir de l’espace, de devenir le premier être humain à franchir la vitesse du son, tout en réalisant le plus haut saut de l'histoire. Son saut de 36 576 mètres lui permettra d'atteindre la vitesse de 1110 km/h.

Des défis au service de la Science

«J'adore les défis et tenter de devenir le premier être humain à dépasser la vitesse du son en chute libre est quelque chose de vraiment unique », avoue t-il. Mais au-delà, est motivé par ce que son saut peut apporter à la science. «Cela ressemble à un scénario de science-fiction mais l’aéronautique évolue clairement en ce sens. Par conséquent, les données montrant les réactions de mon organisme tout au long de la mission seront des informations précieuses pour les chercheurs », se réjouit-il fièrement avant  de poursuivre : «Red Bull Stratos nous offre l'opportunité de recueillir des informations qui pourraient contribuer au développement de mesures de survie pour les astronautes, les pilotes et, pourquoi pas, les touristes de l'espace de demain. Prouver que l'homme est capable de dépasser la vitesse du son dans la stratosphère et de revenir sur Terre serait une étape vers la création de procédures de sauvetage dans l'espace qui n'existent pas pour le moment », rappelle t-il.

La peur pour amie !

«Cela fait longtemps que je réalise des exploits extrêmes, j'ai appris à utiliser ma peur à mon avantage », se vante Baumgartner en ajoutant :  « La peur est devenue mon amie. C'est elle qui m'empêche d'aller trop loin ». Si le sportif-extrême est aussi serein, c’est parce qu’il sait qu’il peut compter sur l’équipe Red Bull Stratos. «Je suis entouré d'une équipe incroyable et je sais que ces gens ne participeraient pas à cette mission s'ils pensaient qu'elle était vouée à l'échec» se rassure t-il.

L'événement sera diffusé en direct sur la chaîne TVA Sports, lundi matin, dès 7h

Crédit photo: RedBull.Fr

 

12 septembre 2012

Une soirée « Chez Ali » à Marrakech

20120911_204709.jpg4 kilomètres et 15 minutes du centre ville de Marrakech. Notre colonie s’ébranle dans un endroit esseulé, loin des bruits des voitures ou des immeubles géométriques de la Ville rouge (surnom donnée à la ville de Marrakech à cause de ses nombreux bâtiments peints en rouge). Bienvenue Chez Ali. Où se croisent ceux qui ont envie de vivre un instant magique. Des moments uniques.

21 heures. Nous sommes accueillies par une haie de colonnes de cavaliers. Déjà, les premiers arrivants posent pour des photos souvenirs. « La soirée ne fait que commencer » me lance quelqu’un d’un air moqueur, indexant ces touristes qui ne savent pas que meilleur est à l’intérieur.

Chez Ali, où se mélangent le Marrakech d’antan et une vision futuriste de la ville. Où s’entrelacent les rythmes traditionnels et les musiques urbaines. Chez Ali où marchent côte à côte, les générations d’hier et d’aujourd’hui.

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Nous visitons les cavernes sobrement éclairées. Mais aussi, la « pièce de Ali ». Le fondateur de ce musée vivant. « Il est mort. Mais aujourd’hui ce sont ces fils qui gèrent l’espace », précise notre guide. Pourtant, les trophées, médailles et autres tableaux d’honneur rappellent que le « Grand Ali » est toujours présent dans les esprits. Sur les murs on aperçoit des photos de lui, mais aussi des mots gentils des poèmes que lui ont envoyés des visiteurs reconnaissant.

Dans  la cour d’entrée, des hôtesses en tenue de mariée vous souhaitent la bienvenue. « Salam Salam» vous lancent-elles en vous invitant à faire des photos en leurs compagnies. Tout ceci au son des premiers musiciens qui vous entrainent encore plus loin dans ce ranch.

Diner, ça nous tente !

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Plus loin donc. Plusieurs tentes sont dressées, apprêtées et équipées pour que votre diner soit lui aussi inoubliable. Méchoui, couscous, brochette, poulet… on salive déjà. Même le plateau de dessert vous fait oublier toutes la nourriture que vous avez ingurgitées. Et pour bien digérer, rien de tel qu’un bon verre chaud de thé à la menthe. De temps en temps, sous la tente, des troupes artistiques font des apparitions, afin de préparer les esprits à la Grande Fantasia.

Magique Fantasia !

22 heures. Tous les invités se dirigent vers la grande arène. Dans les hauts parleurs, la musique est tantôt douce, tantôt bruyante. Autour du terrain de sable, des gradins ont été construits pour que les visiteurs soient des témoins privilégiés du spectacle à venir.

Les lumières s’allument. C’est le début du spectacle. Toutes les troupes défilent en chantant, et en tapant des mains sous les airs des musiciens. Un, puis… deux tours. Les musiciens, les chanteurs et les danseuses quittent la scène. Place aux cavaliers !

A vive allure, fusils à la main, ils galopent d’un bout à l’autre du terrain dans un grand nuage de poussières. Et Boum ! Leurs fusils crépitent en chœur dans un grand flash. Les spectateurs sursautent. Ils ne s’attendaient pas à ça. L’écho des coups de feu s’éloigne. L’odeur de la poudre se mêle à la poussière et envahie tout l’espace. Tout le monde applaudi.

Vient la parade des cavaliers. Acrobaties des hommes comme des chevaux. Les invités sont stupéfaits. Mêmes les habitués se régalent encore et encore. 

Une heure et demie plus tard, c’est le tour de fin avec tous les acteurs de ce spectacle unique. Alors qu’ils passent devant le public, au dessus du terrain un homme et une femme sur un tapis volant, saluent l’assemblée. En dessous, un grand feu s’allume derrière eux laissant découvrir des lettres, des mots : « MAA SALAMA » ! Rentrez en paix ! C’est la fin du spectacle. 

15 août 2012

CivRoute, le citoyen au coeur du trafic routier

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"Vous souhaitez informer les autres automobilistes de l’état du traffic routier à votre dernier passage ? Vous souhaitez profiter des avantages d’un réseau d’informations routières constamment mises à jour par ses utilisateurs ?" s'interroge ce matin la blogueuse Edith Brou. Voici CivRoute : le nouveau service web et mobile qui va définitivement résoudre ces problématiques. En quoi cela va t-il consister? 

Loin de se substituer à la Brigade de régulation routière, « Civroute » se veut être la première plateforme collaborative d’informations routières en Côte d’Ivoire.  Elle a pour objectif principal de donner des informations sur ce qui se fait sur la route. Sur l’état de nos voies.

« Civroute » vise également à géolocaliser en temps réel le trafic et les activités qui pourraient s’y tenir.

Aussi, « CivRoute » va servir d’indicateur sur le trafic ivoirien de façon générale mais aussi de plateforme d’alerte pour les forces de l’ordre (Police, Gendarmerie et Pompiers) et pour les citoyens.

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11 juillet 2012

Difficile d'être blogueur à Gao

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Le Mali n’a pas fini de faire la Une des journaux radio, télévisé et d’alimenter les grandes discussions dans les forums sur internet ou même dans les salons. Au milieu d’une situation jugée chaotique, il y a ceux qui continuent de rester sur place afin d’informer l’opinion internationale. Oumarou fait partie de ceux-là. Oumarou Mohamed Lamine est animateur, producteur et journaliste en langue songhoï à la Radio AADAR-FM KOÏMA de GaoIl est depuis un an blogueur sur la plateforme Ouest Afrika Blog. Il raconte sa vie, son quotidien et ce qu’il voit à Gao. Et la crise ne l’a pas fait changé. Toujours en poste, s’intéressant au sort des populations. Oumarou continue de bloguer avec frénésie. « Je veux que le monde entier sache ce qui se passe ici à Gao ». Au milieu d’une chariat de plus en plus dure, d’une ville de plus en plus vide, Oumarou court le risque de rester. Muni de son dictaphone et de son appareil photo. La situation n’est pas du tout rose.


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Le jeune blogueur, ne veux pas rater une seule seconde de qui se fait dans sa région. Il ose même faire les voyages entre Gao et Bamako.


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Si Oumarou parvient à rédiger des articles, il ne peut cependant plus les illustrer par de la photo. C’est interdit ! D’ailleurs sont appareil photo à subi les affres des islamistes. Dans ces conditions, difficiles d’écrire sur tous les sujets.


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Mais alors comment, ce jeune blogueur arrive à alimenter le blog ? Où trouve t-il la connexion Internet ?


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La situation est difficile. Et pour le jeune blogueur, au-delà des conditions de travaille pénible, sa vie est constamment en danger.  


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Témoignage émouvant qui en même temps montre que les blogueurs ont toute leur place en tant de paix comme en période de guerre. Là où les médias classiques fuient, ce sont les citoyens via leurs blogs et les réseaux sociaux qui restent en place pour informer le monde. Même quand la connexion est défaillante. Même quand l’électricité se fait rare.

Tous les articles de Oumarou. 

26 juin 2012

J’ai lu « Mon pays, ce soir » de Josué GUEBO

 

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Même s’il n’avait pas été mon père, j’en aurai parlé. J’ai lu presque tous les livres de mon « Oncle-idole ». Puisqu’il m’en donne un exemplaire chaque fois, renforçant l’héritage qu’il n’a cessé de m’offrir depuis ma tendre adolescence. Il ne m’a pas habitué au roman, même si ces chansons laissaient transparaitre parfois, ses histoires vécues, ressenties, ses amours et ses déboires. J’ai appris de lui la poésie. Et c’est ce que j’en garde d’ailleurs. La vie est poésie. Simple et complexe à la fois. Facile à parcourir, avec des codes pour la déchiffrer.  La vie qui part comme elle vient au rythme des vers et des rimes du destin.

J’ai donc reçu une copie de « Mon pays, ce soir ». L’un de ces derniers Opus. Un Livre qui s’ouvre comme le « Cahier d’un retour au pays natal » d’un homme choqué, d’un père meurtri, d’un fils déboussolé, et qui au loin sourit, en apercevant l’horizon. 

« À travers l’artère ouverte

De la ville

Le pays

A cette heure

N’est plus qu’un vaste bruit

Bruit d’heures

Bruit de jours

Bruit d’ombres

Rien qu’un vaste bruit

Où meurt

La quiétude du vaisseau ciselé »

J’ai lu « Mon pays, ce soir »  d’un trait, le doigt constamment humecté par ma langue, les yeux de gauche à droite, comme ce pays qui tangue. Je tourne les pages.  

Zone de turbulences. Nos ceintures sont bien attachées. La poésie résiste à l’histoire. Les ver(be)s de Josué, n’ont pas peur d’être étourdis par les nuages obscurcis. L’auteur se veut soft mais engagé. Poète à l’écriture feutrée mais tranchante dont les lignes épousent la prose, et dont l’épaisseur s’accouple aux vers. Rien de formel dans « ce pays, ce soir ». Mais des cris formés, des poings biens fermés. Des souvenirs entrelacés au rythme d’une justice difficile à délacer.

Josué GUEBO, dans son  « pays, ce soir »-là se rend compte que tout n’est que rêve… là où le cauchemar a du mal à trépasser.

« Cette race rêve

Rêve

De fers à ses

Pieds

Comme rêve

De ballerines

Un monceau de pierre

Auxiliaire

De prédation

(…)

Elle rêve

Rêve contremaitre

Du maître

Croyant contrer

Nos éveils… »

J’ai lu dans le silence, les 54 pages de rimes, dans la vitrine de sa mémoire. A 10 000 mètres d’altitude et 965 km/heure, je me souviens de cette saison inédite de l’histoire notre « pays »… ce soir-là. J’ai été poète, dans une vie pas très lointaine. Normal, Josué, mon père, en est un.  Depuis ma tendre enfance j’ai lu, relu et appris par cœur ces titres célèbres devenues aujourd’hui de belles chansons inconnues. Mais…« Mon pays, ce soir » tranche. Il a un goût amer. De gens qu’on sacrifie à la mer ; Des enfants arrachés « au nombril d’une mère ».  Où est passé l’amour ? Notre pays pourra-t-il survivre sans amour ? De Bouaké à Kinshasa, d’Abidjan à Gorée, Josué  trouve des correspondances.

« Un nègre qui

Tue un nègre

Le coupé décalé

Où ferme

Boutique

La parole

Larmoyante

De mémoires

En chaînes ! »

Le poète sanglote. Il sait que «les  mots s’en vont comme ils viennent » et que les maux sont têtus. Il faut une plume et de l’encre pour graver tout cela, pour nous, sa postérité...

 

« Bienvenu à Abidjan. Température 27 degrés ». Je viens d’arriver dans mon pays. Et ce soir :

« Je me ceins d’une main

De saccage

Et contre le fort de Joux

Je frappe

Frappe

D’une force d’ouragan

Délacée

La gueule du Fort-de-Joux ».

 

J’entends dans les baffles du Boeing, l’auteur chanter :

 «  Louverture

Ne mourra pas

Il ne mourra pas

Dans le cœur

De ma voix

Il ne mourra pas dans le sang

De ma foi ».

Je souris, tape des deux mains

Je regarde depuis mon hublot : « Il pleut », me dit la voisine qui s’était endormie le long du trajet. « Il pleut ». Je me le répète. Je comprends mieux pourquoi Josué GUEBO nous donne  « la plume d’un tel orage », pourquoi nous sonne t-il « l’index d’une tel audace ».

Il est 19h05… nous avons atterri dans ce pays. Il fait soir. Je referme le livre ce 25 juin 2012. Comme il y a un an,  Josué l’ouvrait. Il venait d’être édité.

 

Alors que je trimbale ma valise hors de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, je regarde les gens fuir la pluie et s’abriter sous des arbres perforés. Le décor est le même. Ce sont les mêmes taxis qui attendent un éventuel « Gaou à couper », les mêmes flics qui vous lancent « Eh, tu m’as envoyé quoi de là-bas », les mêmes douanières aux formes diversifiées qui vous sourient : « Papa choco, tu n’as des euros qui te gênent-là » ? Les mêmes escrocs qui prétendent travailler sur le tarmac, les mêmes speakerines qui vous accueillent dans un anglais appris à la volée. Et voilà qu’en moi, ce soir, surfe cette chanson célèbre : « Bonsoir ça va, bonne arrivée ! ». Je souris et laisse la pluie sur mon corps se prélasser. Je suis bien dans « mon Pays, ce soir ».

 ____________________________

Josué Guébo, Mon pays, ce soir

Editions Panafrika - Silex / Nouvelles du Sud

Première parution en 2011, 54 pages

Source photo - Jacques Kouao

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29 mai 2012

CivBlogs, mon coup d'coeur

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Lorsqu'on parle de web utile, il faut bien entendre et comprendre ces outils (ou ces infos) qui sont mises à la disposition des internautes gratuitement, mais surtout qui servent à quelque chose. Et en la matière j'ai trouvé un "objet de grandes valeurs": CivBlogs. (Pour ceux qui ne le savent pas "CIV" est le (Hash)Tag  sur Twitter pour retrouver le fil des infos en Côte d'Ivoire). Et c'est l'oeuvre de l'ONG Akendewa qui de toutes les façons a démontré à maintes reprises qu'elle est très utile pour la société ivoirienne. Et ce n'est pas uniquement dans le monde virtuel. Bref ! Pour revenir à CivBlog, retenons que c'est "est un annuaire qui indexe les billets provenant de la blogosphere ivoirienne". "CivBlogs vous permet de suivre vos blogs favoris et d'en découvrir de nouveaux". 

Je reçois souvent de nombreux mails, de journalistes ou de spécialistes de nouveaux médias qui s'intéressent au développement du web en Côte d'Ivoire. Ils veulent savoir qui blogue dans tel ou tel domaine. Là, ils sont servis.... gracieusement. Avec un bonus: Akendewa met à disposition le code source de cette application pour toutes les autres blogosphères. Merci les gars, j'ai (re)découverts des blogs vraiment intéressants.

03 mai 2012

Eynulla Fatullayev reçoit le prix Unesco de la liberté de la presse

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« Une minute de silence pour ceux et celles qui paient de leurs vies, le droit de nous informer ». C’est en ces termes que Irina Bokova, Directrice Générale de l’Unesco a honoré tous les journalistes du monde entier. Et il n’y avait pas meilleures occasions que celles de la journée de la liberté de la presse et de la cérémonie de remise du Prix Unesco/Guillermo de la liberté de la presse 2012 qui s’est tenue ce jeudi 3 mai au palais présidentiel de Carthage.

Tunis, « ce pays que a été utilisé comme une forteresse pour faire taire les voix du peuple et des médias» a rappelé le Président de la République de la Tunisie, Dr Moncef Marzouki. « L’organisation d’un tel événement ici chez nous, est la preuve que la démocratie est réellement en marche » s’est-il réjouit, rappelant à l’assemblée (constituée d’ambassadeurs et de journalistes venus du monde entier) que plus que jamais les pays ont besoin d’une presse libre, « responsable et professionnelle ». « Nous devons aider les journalistes pour que leur pouvoir soit prospère et puissant » a renchérit, la secrétaire d’Etat américain Hillary Clinton, dans une vidéo diffusée pour l’occasion. « Les Etats Unis restent les défenseurs de la presse dans le monde entier » s’est vantée Esther Brimmer, Secrétaire d’Etat adjointe des Etats Unis pour les organisations internationales. Pour elle il faut « que les blogueurs et les médias sociaux prospèrent ».

2010_Azerbaijan_Fatullayev_0.jpgLe prix mondial Unesco/Guillermo Cano de la liberté de la presse 2012 a donc été remis à Eynulla Fatullayev, journaliste en Azerbaïdjan « pour son courage et sa détermination à montrer la vérité » a indiqué Diana Senghor, directrice de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) et Présidente du Jury. « Eynulla est le symbole – comme de nombreux autres journalistes emprisonnés ou assassinés – d’une presse puissante qui dérange parfois » a-t-elle fait remarquer.

Qui est Eynulla Fatullayev ?

Eynulla Fatullayev, 35 ans, est l'ancien rédacteur en chef et fondateur de l'hebdomadaire populaire indépendant en langue russe Realny Azerbaijan (l'Azerbaïdjan réel) et du quotidien en langue azérie Gundalik Azarbaycan (Le quotidien d'Azerbaïdjan). Tout au long de sa carrière, il a défendu résolument et sans relâche la liberté de la presse et la liberté d'expression. Emprisonné en 2007, il a été libéré l'année dernière à la faveur d'une grâce présidentielle accordée à l'occasion du Jour de la République d'Azerbaïdjan, le 26 mai. Cette décision a été saluée par la communauté internationale. En juillet 2011, Eynulla Fatullayev a créé l'Union publique pour les droits de l'homme, une organisation non gouvernementale de défense des droits de l'homme.

09 janvier 2012

Un portrait de moi dans "Le ligueur"

J'ai lu cet article portrait de moi du journal Belge "Le Ligueur". Je vous propose un extrait et tout l'article à télécharger.

"Israël Guebo, blogueur porteur d’espoir

 

Portrait- Grand-Place de Bruxelles, début décembre. Les illuminations de Noël balaient les façades gothiques pour les Plaisirs d’Hiver. Et des yeux. Les touristes déambulent dans une atmosphère de fête. Parmi eux, cinq Africains débarqués de leur lointain continent. Pour recevoir le Prix Harubuntu, prix des porteurs d’espoir et créateurs de richesses africains".

Télécharger l'article en PDF.

 

27 décembre 2011

Moi, en documentaire

A l’occasion du Prix Harubuntu que j’ai reçu à Bruxelles en décembre 2011 dernier, ce documentaire a été fait sur mon parcours, ce(ux) qui me passionne(nt) et les projets qui m’ont ramené en Côte d’Ivoire après 2 ans d’études en France. Notamment Avenue225.

Pour Olivier et Olivier (oui, ils portent le même prénom, et ils sont Belges comme les Duponts) les deux réalisateurs de ce film c’était un challenge. Réaliser un PAD de 3 minutes après 3 jours passés avec moi à Abidjan. Et je trouve qu’ils l’ont bien réussi. Ils ont opté pour un « Sans commentaire » un « Tout image ». Et ça donne ceci.

24 octobre 2011

Bocanda, début de restauration ?

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«Absence de pressing et de supermarché. Aucune trace d’une banque commerciale. Manque totale ou partielle d’infrastructures de première nécessité dans la ville. Et celles qui existent ne sont que l’ombre d’elles mêmes », c’est en ces mots que le 9 janvier 2011, notre Avenant (rédacteur du site Avenue225) décrivait le « Coma » de Bocanda, cette localité du centre de la Côte d’Ivoire.

«Pourtant, écrivait-il cette ville qui fut dans le temps un pôle économique de l’ancienne boucle du cacao ».

Ceux comme Alain Richard Koffi qui ont lu l’article et qui connaissent la souffrance de Bocanda, en témoignent avec des commentaires.

«Quand je résidais dans la ville, c’était très difficile de pouvoir mener une activité rentable. Les cadres de cette localité se foutent pas mal de son développement », se lamentait Alain Koffi un internaute.

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D’autres sont nostalgiques : «J’y ai vécu de 1960 à 1963 certainement. Je n’avais que 2 ans à l’époque mais j’en ai gardé de très bons souvenirs : le défilé de l’indépendance, la fête chez le sous-préfet. Nous avions même ce que je voyais comme un supermarché ‘’la chaine avion’’ ».

Et voilà que le 9 août 2011 un autre commentaire est laissé en bas de l’article. Annonçant de bonnes nouvelles.

« Un container de 40′ préparé par notre association SERVI INUTILI (Italie) est prévu arriver demain à Abidjan. Une grand partie du matériel est destiné à l’hôpital de Bocanda, au village de Goli pour mettre les membres de la coopérative constituée la bas en condition de mieux cultiver le riz et aux écoles de Goli et du village a coté ».

 

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Chose annoncée, chose faite. Le lundi 10 octobre dernier, «un important don de matériel médical dont un échographe et une couveuse ont été remis aux autorités de la ville des mains de Roberto Mantovani, représentant/résident de l’ONG ASI-CI (Association des serviteurs inutiles-Côte d’Ivoire) à l’Hôpital Général de Bocanda ».

Espérons que cette action va susciter d’autres pour le bonheur des populations de Bocanda.

Personnellement, je reste convaincu que l'information de proximité n'a pas seulement pour but de témoigner des réalités de nos régions mais de susciter des actions et des réactions comme ce fut le cas à Bocanda. Merci encore à l'ONG ASI-CI.

 

12 octobre 2011

Anne Schumann, eine Leidenschaft für Zouglou Musik

Sie ist 33 Jahre alt, charmant und hat eine große Liebe zur Côte d’Ivoire – vor allem für ivorische Musik, und ganz besonders für die Musikrichtung Zouglou. Sie erzählt von den grossen Namen der Geschichte dieses Musikstils: Didier Bilé, „Les Poussins Chocs“, „Espoir 2000“... Mit ihrem gemischt deutsch-englisch- und ivorischem Akzent erhält Zouglou den Status von „Weltmusik“.

Weltmusik, so sieht Anne Schumann diese ivorische Musikrichtung in 20 Jahren. „Dann gibt es vielleicht Zouglou-Jazz, Zouglou-Zouk oder ähnliches“, überlegt sie. Anne redet von Zouglou als ein Musikstil, der die kulturellen Entwicklungen weltweit beeinflussen könnte.

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09 octobre 2011

Si le BarcampAbidjan 2011 m’était compté…

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Un, deux, et … TROIS ! le Barcamp Abidjan 2011 a tenu toutes ses promesses. Pour cette troisième édition l’équipe d’Akendewa que préside JP Ehouman, n’a pas lésiné sur les moyens, ni sur les speakers encore moins sur l’organisation de façon globale. On a des entendu des rires, on vu des larmes, on a senti des silences, on a touché des stars, on a goûté de bons plats (au sens réel comme intellectuel). On a vécu tout simplement à ce BArcamp.

De 1 ! choix d’un "directeur-araignée"

Je reste convaincu que le choix de Cyriac Gbogou (le Chef du village #kpakpatoya) n’était pas fortuit ni le fruit d’un hasard. C’est un homme à 6 bras et à 6 pieds. Véritable chef d’orchestre, il ne manque pas de se mettre lui-même à la tâche quand il le faut. Au four et au moulin, « Krikri » (ou Siriki) a été la pièce maîtresse de la réussite de cette 3e édition du Barcamp Abidjan. Tantôt en pagne traditionnel, tantôt en tee shirt, c’était lui, l’homme de la situation. Le capitaine du bateau. A l’écoute de certains et au secours des autres.

De 2 ! Des Speakers de qualité…

…venus d’ici et (parfois de très) loin, les intervenants tous aussi intéressants les uns que les autres ont enseigné, conseillé, orienté et souvent évangélisé. Pour ma part, ici en Côte d’Ivoire, je retiens la participation du ministre de la jeunesse, Alain Lobognon, qui les jours ouvrables était sous le costume de ministre et le samedi dans son jean de geek. Il n’a pas manqué de suivre physiquement ou on line les différentes articulations de cette rencontre. Les organisateurs le diront, il a été d’un appui fort (et concret) dans l’organisation.

Je ne parlerai même pas des activistes du web qui se sont entassés dans la salle devenue trop petite depuis le premier jour pour contenir tout le monde. (Bon sur toutes les lèvres semblent se dessiner le palais de la culture pour le #BarcampAbidjan2012).

Je ne parle même pas de ces orateurs de talents qui ont suscité ovation et cris d’admiration dans la salle. Je ne parle même pas de ces speakers qui ont imposé le silence par leur démonstration, qui ont tenu en haleine l’assemblée parfois pendant plus d’une heure. Je ne parlerai même pas enfin, de ces simples utilisateurs et curieux qui sont entrés dans la grande famille Web de Babi (mot pour désigner « Abidjan » en nouchi, argot ivoirien).

Et de 3 ! Lieux de rencontre et de découverte

S’il y a un élément fascinant qu’on observe dans chaque rassemblement de ce genre, c’est le côté découverte. Un peu comme à la fin d’un jeu d’invisibilité. Sauf que dans les rassemblements d’acteurs ou d’utilisateurs du web, on a l’impression de se connaitre depuis longtemps. J’étais heureux de voir Nnenna, Francis Pisani. De rencontrer Anicet le Chorégraphe et toutes ces personnes qui de façon rapide te disent (avec un large sourire) "bonjour je suis …". Et tout de suite vous vous mettez à raconter vos vies. Parce que vous êtes « e-potes » depuis de longues années sur la toile.

Le BarcampAbidjan2011 a réussi à resserrer les liens entre les membres de la webcommunauté ivoirienne, mais aussi avec d’autres amis d’ailleurs.

Ce que je retiens :

« Innovation » ! A n’en point douter, c’est le mot qui est revenu le plus souvent. J’ai suivi avec beaucoup d’attention l’intervention de Mohamed Diaby. Et la définition que j’en garde : « L’innovation, c’est prendre des choses futiles pour en faire quelque chose d’utile ». Je salue donc tous les innovateurs ivoiriens, qui ont réussi à transformer notre vie, nos habitudes par ce qu’ils ont apporté. Quand j’entends (par exemple) #CIVSocial, je vois des vies sauvées, je vois des catastrophes évitées.

La Côte d’Ivoire a amorcé une ascension fulgurante depuis ces 3 dernières années… de grandes choses nous attendent en 2012 : l’année du Web ivoirien.

21 septembre 2011

Yoro, Lauréat Harubuntu 2011

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En ce matin pluvieux sur Abidjan voici une nouvelle qui me réjouit et me rend fier des jeunes avec lesquels je travaille.
Je viens d’être désigné Lauréat par le jury du concours Harubuntu dans la catégorie « Communication ».

Pour, l'ONG belge, Echos Communication organisatrice dudit concours, il s’agit de repenser l’acte de coopération en mettant en lumière, d’une part, la réciprocité qui existe entre le Nord et le Sud et en promouvant, d’autre part, les potentialités de chacune des parties. « C’est pour cela, affirment les initiateurs, qu’un réseau de partenaires euro-africains composé d’ONG, de médias et de personnes indépendantes s’est levé pour lancer ensemble ce projet ».
« Parce que nous croyons qu’il est temps de réinventer la relation entre l’Afrique et l’Europe,... Que l’Afrique recèle de trésors humains, de savoir faire, de manières de vivre, de compétences, de cultures et de ressources naturelles. Et que si les ressources naturelles sont connues, les trésors humains sont encore souvent cachés... » peut-on lire sur le site du concours

.
IMG_6181.JPGC'est sur ce post de la blogueuse Yehni Djidji, que j'ai vu l'annonce de la compétition. En avril donc j’ai soumis ma candidature avec en main tous les projets que j’ai initiés (Avenue225, Ouest Afrika Blog et l’Agence E-voir ). J’ai été présélectionné en juillet et une mission s’est rendu à Abidjan pour une évaluation de ce que j’ai avancé dans mon dossier de candidature. Pendant 3 jours (du 5 au 7 septembre), les deux membres du jury ont suivit mon équipe et moi-même dans nos différentes activités et actions.

Pour remporter il fallait : « être porteurs d’espoir et créateurs de richesses africains, Etre une personne qui ouvre de nouveaux horizons et mettent en place des projets pour le développement de l’Afrique ».

Et comme préréquis il fallait "être d’origine africaine, résider en Afrique, être porteur d’un projet déjà mis en oeuvre concrètement (plus de 6 mois). Enfin, être issus d’une des catégories suivantes : entreprenariat, autorité locale, société civile, communication".

Merci donc au comité d’organisation et le jury pour son choix mais aussi et surtout à toutes les Teams des Avenants (anciens comme nouveaux, d’ici et d’ailleurs) et des "Voyeurs" pour le soutien en tout temps.
Bientôt je vous donnerai la suite du programme concernant le prix.
Les lauréats des années antérieurs. En 2009, une ivoirienne avait été désigné coup d’cœur du Jury.

ça me rapelle où j'ai été désigné "Meilleur Blogueur Francophone 2008" et "Meilleur blog de journaliste d'Afrique de l'Ouest".

20 septembre 2011

Tweakker , le genre d’outils que j’aime.

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Comme je change de téléphone assez souvent (je sais, j’en vois certains rire) j’ai constamment besoin de (re)paramétrer mes mobiles. Grace à un ami sur twitter (@O_Malucinho) j’ai découvert un petit outil en ligne que je veux aussi partager avec vous.

 

Tweakker. Plus besoin de courir dans une agence et de subir les humeurs des agents, plus besoin d’attendre longuement en ligne qu’un éventuel service client vous répondre. En plus c’est facile. Tu entres tes coordonnées, en indiquant la marque et la série de ton mobile, ton pays et ton numéro de téléphone ainsi de suite. En moins d’une minute tu recevras tes paramètres. Tu as juste à cliquer « Ok » puis « OK » et c’est tout.

Allez, essayez ! Je suis sûr que vous allez aimer. Seul inconvénient : vous êtes facturés par page.

Sinon (sans faire de pub) je vous propose l'offre de MTN que j'ai déjà utilisée. C'est pratique et vous pouvez choisir votre conso.

Taper *123*6# et choisissez votre profil (heure 300f, jour 1000f, semaine 3000f mois 10 000f)

 

19 septembre 2011

Anna Schumann, le Zouglou dans la peau

Elle a 33 ans, du charme mais aussi plein d’amour pour la Côte d’Ivoire. Pour la musique ivoirienne aussi. Pour le Zouglou surtout. Dans sa voix, résonnent encore des noms comme « Bilé Didier, Poussin Choc, Espoir 2000 ». Avec son accent hybride entre l’anglais, l’allemand et « l’ivoirien », le mot « zouglou » prend une couleur plus « world ».

« World » ! C’est comme ça que Anne Schumann voit cette musique ivoirienne dans 20 ans. « Je vois le zouglou-jazz, le zouglou des carraïbes etc.. », lance t-elle. Anne (on prononce « Anna », elle y tient) parle du zouglou comme « la musique qui doit et qui peut influencer le monde culturel de façon global ».

IMG_9208.JPGUne Allemande, qui étudie la culture et la littérature africaine à l’université de Londre (Angleterre) ? Elle en rit lorsqu’on lui demande pourquoi le zouglou. « Ça été le coup d’foudre la première fois que je suis venu en Côte d’Ivoire. C’était en 1996 », se souvient-elle. A cette époque, elle est en vacance à Abidjan (et à Daloa) pour voir des amies. C’est alors qu’elle entend pour la première fois de sa vie « cette sonorité particulière pleine d’humour et de vérité ». A cette époque, elle ne comprend pas le français, mais le rythme lui plaît. « En boîte je regardais les gens danser et j’imitais ». Son aventure « 96 » va réveiller en elle le désir d’aller plus loin que danser au son des « Salopards » ou de « Esprit Wôyô ». « J’ai voulu comprendre les fondements de cette musique et comment elle influence son peuple, sa génération, le monde en général ».


podcast

10 ans plus tard, « Anna » revient en Côte d’Ivoire, débordante d’idées et parlant un peu français. Peu importe ! Elle a son idée en tête : « Faire une thèse sur le zouglou ». «Pendant une année (de 2007 à 2008) j’ai rencontré des personnalités comme le professeur Zadi Zahourou, mais aussi de nombreux artistes qui m’ont ouvert leurs portes afin que je comprenne mieux leurs motivations, leurs inspirations, leurs visions. Ça m’a beaucoup aidé », avoue t-elle pleine de reconnaissance à l’endroit du « milieu zouglou ». Elle passe son temps entre les différentes bibliothèques de l’université et les musiques zouglou de tous les temps. « J’ai écouté presque toutes les époques. Depuis Bilé Didier jusqu’à ‘‘Sign’Zo’’ de Yodé et Siro », raconte t-elle. Au final : « The Social and political Dynamics of Zouglou Music in Abidjan (Côte d’Ivoire), 1998-2008 ». Une thèse de 320 pages qui lui donne désormais le titre de  Docteur Langue et Littérature Africaine. [Elle a soutenu à Londres en janvier 2011].

Mais pour Anna l’aventure ne s’arrêtera pas là. «Je pars en Afrique du sud pour travailler sur un nouveau projet au tour du thème, les nouveaux médias et les dynamiques des musiques africaines » annonce t-elle. Un projet qui prend en compte le Web et les musiques africaines.  En attendant, elle « distribue » sa thèse autour d’elle. «C’est ma façon à moi d’apporter ma contribution scientifique à la culture ivoirienne » se réjouit Anne Schumann. Pour elle, plus que jamais, le zouglou à besoin d’aller plus loin que le monde francophone. « Le Zouglou doit conquérir le monde anglophone. C’est dommage qu’une si grande richesse reste limitée dans une seule sphère. Peut être que le jour où les chanteurs zouglou ajouteront l’anglais aux langues locales, ils se feront aussi entendre de ce côté du monde », lance t-elle avec un large sourire.

[Cette entrevue m'a rappelé un débat qu'on avait eu sur le zougou en 2008]

Version anglaise

09 avril 2011

Chœurs unis pour la Paix en Côte d'Ivoire

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L’objectif était de réunir des jeunes ivoiriens qui vivent à l’extérieur, épris de paix et qui voulaient poser leurs voix sur le projet : Un Chœur pour la Paix. Un véritable Coeur à Choeur... avec des jeunes de divers pays de résidence, mais surtout sans considération religieuse, ni ethnique ou sociale.

Le jour même où l’idée a germé, j’ai lancé un appel sur Facebook. J’ai automatiquement reçu une dizaine de réponses d’au moins 5 pays différents et 3 continents différents. Amérique, Europe, Asie. 10 jeunes ivoiriens en tout ont particpé de façon bénévole mais avec leur cœur à ce projet.

L’idée était aussi de réussir avec des moyens amateurs à faire passer le message de paix. Les arrangements ont donc été fait sur un Yamaha MM3 avec comme logiciel le basic Audacity. La table de mixage qui a servie a capter le son est un Behringer Xenyx 1204USB avec une option USB. Je prenais donc directement les sons comme dans un vrai studio.

J’ai écris le texte et j’y ai mis la mélodie. J'ai voulu les paroles simples et la mélodie facile à retenir.

Refrain:

Tu es mon frère, prends-moi dans tes bras

Tu es ma soeur, j'ai besoin de toi

d'un même accord, cultivons la paix

d'un même choeur (ou choeur) préparons demain

Après un premier jet, chaque participant a reçu la chanson mais aussi le script avec les parties où chacun devait intervenir. Selon leur sensibilité mais avec talents, ils m’ont renvoyé leur voix (sans la musique). J’ai donc simplement collé sur ce qui existait au fur et à mesure que ça tombait.

En une semaine, on avait tous les éléments en place. Puis, deux longues nuits pour le mixage, histoire d’ajuster les sons et voilà !

Le clip !

Faire le clip était un autre challenge. J’ai donc décidé de prendre des vidéos amateurs de chaque chanteur. Les films ont été faits parfois avec des téléphones portables, souvent avec des webcams parfois aussi avec des appareils photos numériques ou des caméscopes.

L’une des difficultés étaient de rassembler ces vidéos parfois très lourdes. Nous avons donc utilisé deux services. Sendspace.com ou, pour les fichiers plus lourds, sendbox.fr.

Une fois rassemblés, les éléments ont été mis sur Dvd puis envoyé par la Poste à Paris pour le Mastering et la conception du clip par les soins de Sotty.

La conception de l’Affiche a été faite à Abidjan par mon p’tit frère qui me sert d’infographe (Son blog) et m'a été envoyée par mail via Gmail.

Voici donc le résultat de tout ce processus qui aura duré un peu plus de 15 jours et qui au final m’a été envoyé de la France à Abidjan via Internet grâce à Free..

C’est quoi la suite ?

Le Chœur unis pour la Paix avait souhaité au-delà d’une large diffusion sur Internet vendre le Dvd qui sera conçu et de reverser les bénéfices des ventes à une bonne œuvre. Finalement, nous mettrons cette vidéo en Open Source pour une plus large diffusion. Mais l'idée est de réaliser plus tard un bien meilleur clip et arriver à réunir tous ces jeunes qui ont participé à ce projet. Alors pour ceux qui voudraient contribuer à notre action nous accepterons vos dons. (Contacter le + 225 02 50 39 32 ) ou isyoroba@gmail.com

Crédit :

C’est l’occasion pour moi de remercier

Joelle Coulibaly, à Bangalore en Inde

Prisca Toti à Paris en France

Joas Adou à Bangalore en Inde

Tanguy Anegbele Indianapolis aux Usa

Armel Zadi à Fès au Maroc

Gerarld Kouassi à Rabat au Maroc

Le Chœur Zélikazé à Paris en France

Dany Assounh à Lyon en France

Landry Kouakou à Bruxelles en Belgique

Edja Marius à Paris en France

Israël Yoroba à Lille en France

Samuel G, pour la belle affiche

Guyguy pour les longues nuits à travailler sur le mastering et le Clip

Valerie pour ses encouragements

07 mars 2011

Déplacés d'Abobo, la chaîne solidaire à leur secours

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Quand sonne l’heure de la guerre, sonne aussi l’heure de la solidarité. Avec les affrontements et le climat de terreur qui ont lieu à Abobo, de nombreuses familles ont quitté cette commune surnommée par certains « Bagdad » à cause de la violence des combats. Pour les plus chanceuses elles ont pu trouver des familles d’accueil dans d’autres quartiers de la capitale. D’autres par contre ne savent pas où aller. Elles ont élu domicile dans des édifices publics ou religieux. Mais voilà. Une initiative vient de naître et déjà, elle fait le buzz pour le plus grand bien de ces déplacés d’un nouveau genre. Ce week end dernier, ils ont reçu la visite d’hommes et de femmes aux cœurs grands et aux mains chargés de nourritures et de vêtements et tout autre nécessaire.

solida.JPGTout est parti d’une idée. Abdel Kader Dia, jeune entrepreneur ivoirien, devant l'ampleur de la catastrophe humaine qui se déroule à Abobo décide de créer un groupe sur Facebook afin d'associer ses amis et de toucher le plus de personnes possibles. Avec lui, d'autres jeunes.

Des messages d’appel à l’aide sont diffusés sur facebook. L’écho se répand de profils en profils, de pages en pages sur le réseau social. A cela, les initiateurs ajoutent le bouche à oreille pour ceux qui sont un peu loin du web. Le virtuel et le réel sont donc mixés pour une large diffusion. Et ça marche ! Les dons arrivent de partout. «Il y a même des gens qui en passant, voyant ce qu'on a déjà collecté, reviennent déposer quelque chose. C'est merveilleux », lance ému un des bénévoles.

Sur un site aux 2-plateaux (quartier de la commune de Cocody) les dons sont recueillis par des bénévoles. Nourritures, vêtements, savons et autres produits hygiéniques, boissons, médicaments. «Nous faisons un dispatching en classant les contributions par nature et ensuite par site d'accueil, en fonction des besoins exprimés ou prévisibles». Les dons sont par la suite acheminés vers des centres d’accueils recensés.

C’est le cas de ce "camp de réfugiés" qui a recueilli les enfants orphelins du "centre Canaan" qui était jusqu’à une date récente à Abobo. «Profitant d'une accalmie, la responsable a quitté Abobo à pieds avec une vingtaine d'enfants. Imaginez ces enfants dans le flot des adultes quittant la commune. Elle était constamment obligée de les appeler par leurs prénoms pour s'assurer qu'aucun ne s'était perdu. Par miracle, ils sont tous sains et saufs», selon les témoignages recueillis.

 

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Ce samedi 5 mars donc, les donateurs sont venus les bras et les voitures chargés. Les initiateurs cachent difficilement leur joie et leur étonnement : «Les contributions du samedi (5 février, ndlr) ont dépassé celles de la semaine précédente et le nombre de bénévoles a été multiplié par trois voire quatre. C'était fabuleux ! », s’exclament-ils avant d’ajouter « ils ont mis leurs voitures à notre disposition sans même demander qu'on y mette du carburant. La générosité des Ivoiriens et des habitants de Côte d’Ivoire ne cessera jamais de nous combler de joie ». Si dans leurs propos ces braves gens parlent « d’habitants de Côte d’Ivoire », c’est bien parce qu’il n’y a pas que les Ivoiriens qui ont contribué. «Nous avons reçu spontanément des paquets d'eau en sachet d'une boutique de quartier tenu par des mauritaniens. Ils se sont sentis concernés quand ils ont su de quoi il s'agissait ».

Et pour la suite ?

enfantdecanaan.JPGLes bénévoles disent ne pas avoir d’agenda prédéterminé. «C’est une réaction à un besoin urgent et nous nous sommes sentis concernés. L'idéal serait que chaque habitant de la Côte d'Ivoire se dise qu'il peut se soucier de son prochain, même en temps de paix. Pour faire le bien, nul besoin de cadre formel. Ce sont des rapports d'humain à humain », indiquent t-ils.

Néanmoins pour eux, l’objectif restent les victimes et les déplacés de toute la Côte d’Ivoire. «Vu l'urgence de la situation et la proximité des déplacés d'Abobo », ils ont été les premiers vers qui l’opération a été menée. «Nous travaillons à aller de l'avant et à porter notre action bénévole à tous ceux qui en ont besoin. Nous en profitons pour dire que nous recensons les sites qui accueillent les déplacés alors n'hésitez pas à vous rendre sur la page (facebook) et à nous informer » annonce William Ahoma l’un des organisateurs.

Désormais leur vœu est que cet élan de solidarité soit encore plus fort au cours de cette semaine car «le week-end prochain (12 mars ndlr), nous entamerons la seconde phase de distribution avec un accent particulier sur les consultations médicales et la distribution de médicaments ». L’appel est donc lancé.

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Les contacter :

Abdel Kader Dia au (00225) 07 09 60 36 / William Ahouma au 01 00 55 22

Le lien du groupe:

http://lnp.sn/ZJR

Infos utiles

http://lnp.sn/ZJz

 

14 février 2011

Avec des mots (bien) de chez nous

mortderire.jpgCes dernières semaines de nouvelles expressions sont apparues sur facebook pour exprimer les joies, les rires, les étonnements et les colères. Avec cette mention en prime «mintnan la on fè en ivoirien, c bouclé sur les...» (Traduction : Maintenant on fait en version ivoirienne. Fini les…) lol, Mdr, vdr, ptdr...

Pour ceux qui ont raté le train il n’est pas tard. Je vous propose de vous abreuver de ces nouvelles lettres qui traduiront tout ce que vous ressentez. Avec des mots tirés des expressions quotidiennes et urbaines des Ivoiriens. Lool. Euh, je voulais dire ysvdrrrrrrr

YR = yé ri (je ris)

YRJYM = yé ri jikaaaa yé mourir (Je vais rire jusqu’à je vais mourir)

YRJYMOV = yé ri jikaaa yé mal o ventre (Je ris jusqu’à j’ai mal au ventre)

......TMD = ta me dja ou ta me douf (tu me tue)

TMK : ta me kill ou tu me kill (Tu vas me Kill, tu me tue)

YREF = ya rien en face (Il y a rien en face) à completer avec CM : cé maïs (C’est maïs, je sais pas comment traduire ça hein)

YRJYC = yé ri jikaaa yé chiéééé (Je ris jusqu’à je chie)

YRJYP= yé ri juska y péter (Je ris jusqu’à je pète)

YSV= yé si versé (Je suis versé, euh je crois que ça veut dire je suis dépassé non ?)

YSVDR = yé si versé de rire (Je suis versé de rire)

YSF = yé si fan - yé si fier (Je suis Fan, Je suis fier)

CPA = cé pa affaire (C’est pas affaire, à comprendre aussi par « C’est terrible ! »)

MD = Mal doux (Très intéressant)

CCS = Cè Cohan SAHé (C’est comme ça ça y est, on peut pas (le) changer)

RML= Rehade Mogo La (Regarde Môgô là, regarde ce gars là)

CR= Ca Roule (ça roule)

YSE= Ye sui enjailéé (Je suis enjaillé, je suis content)

CG= Cè Gatéé (C’est gâté, tout est mélangé ou C'est du bon selon les cas)

La liste n’est pas exhaustive et je laisse à votre imagination le soin de nous dénicher de nouvelles trouvailles que je completerai volontiers.

11 février 2011

Mesdames devenez Ayana !

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Couleurs chaudes, design classe et dans l’air du temps, actu intéressante, informations utiles et fouillées. Voici Ayana… le nouveau Webzine féminin. Je crois d’ailleurs que c’est le tout premier en Côte d’Ivoire non ? bon personnellement j’en connais pas d’autres.  En tout ce webzine est en ligne. Et je tiens ici à féliciter toute l’équipe qui a mis tout en œuvre pour que cette idée devienne vivante.

Pour sa sortie ce vendredi 11 février, je me permets donc d’en faire la pub tambour battant. Oui. Quand c’est bon et quand c’est beau et pro, pourquoi s’en priver.

Ayana, se veut « un webzine féminin, tendance et lifestyle, qui met un accès prépondérant sur la proximité avec ses lectrices. Car en général, les magazines africains féminins et/ou dédiés à la mode, négligent bien trop souvent cet aspect » (ça c’est vrai, ndlr).

Ayana s’adresse donc en priorité aux jeunes femmes africaines branchées, dynamique, qui s’activent et s’affirment, qu’elles soient des jeunes cadres dynamiques, des entrepreneurs ou des mères de famille ‘’new génération’’. Ayana est le webzine des jeunes africaines actives et branchées.

Mesdames soyez In. Soyez Ayana car cette fois vous êtes servies… accourez donc alors !

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18 janvier 2011

Epitre à un Grand Inconnu

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Je ne t’ai pas connu

Mais ce soir je verse une larme pour toi,

Cher inconnu

D’une forêt assiégée de putois.

 

Je ne t’ai jamais connu

Car je n’étais pas encore né.

Et pourtant,

Je ressens ton combat de l’indépendance AB-SO-LUE

Qu’à l’Afrique tu as voulu donner.

 

Et Pourtant…

L’histoire a chaussé ses mêmes ablacons.

Ce qui te tiraillais hier,

Me chiffonne aujourd’hui.

 

Le Temps

Est redevenu sombre du haut de mon balcon.

Ceux qui te mitraillaient hier

Ont gardé l’habitude du Chien-maudit.

 

Et je dis,

L’histoire a gardé ses mêmes ablacons sales.

Les Assassins de la forêt

Sont devenus maîtres dans les crimes de nos villes.

 

L’histoire a conservé ses « Sauvages » dans les malles

Les Vautours de ton corps fusillé, brulé puis transformé en engrais

Sont restés des manipulateurs habiles.

 

Et pourtant,

Je ne t’ai jamais connu

Ô toi « GRAND INCONNU ».

Mais je ressens sur mon cœur

Les goûts acides du sourire de tes « torpilleurs »

 

Et pourtant,

Je les reconnais :

Communauté Internationale

Casques

Bleus et Blancs

Sang rouge vif

Forêt noire…

Pluie meurtrière

 

Je les revois.

Encore

Aujourd’hui

Entassés

Relookés

Entrelacés

Autour de nos vies…

De nos survies.

 

L’histoire n’a pas changé d’ablacon.

Poils pourris

Sexe meurtri

Cacao, Café, Coco, Beauté

Hévéa, Or, Dictat, morts.

Diamant, Cuivre et Fer

Savamment arrachés à nos pères.

 

Nos mémoires ont de la mémoire

Vives ou mortes

Elles retiennent.

Pour nous et pour nos enfants,

Patrice tu auras existé.

 

Lille le 17 janvier 2011, pour celui que je n’ai jamais connu

(Israël Yoroba GUEBO)

11 janvier 2011

"Le blog de Yoro" dans les manuels scolaires de 3e

 

Francais3e.jpgLes élèves (francophones) du monde entier vont apprendre et découvrir toute l’importance et l’utilité de cet outil de libre expression, qu’est le blog. Les Editions Nathan International vont éditer un livre de français pour la classe de 3e à destination de tous les pays francophones. Dès ce mois de janvier, les premiers exemplaires seront sur le marché.

Aux pages « 140-141 /séquence 6 : le monde du travail/ étape 2 : entreprendre », on apprend à mieux connaitre et à mieux comprendre les blogs. Et pour la pédagogie rien de tel qu’un blog qui leur parle. En l’espèce « Le blog de Yoro ».

Pourquoi avoir choisi mon blog ? Les Editions Nathan International expliquent :

«dans le cadre de l’étude des medias, primordiale pour les jeunes aujourd’hui, c’est un bel espace de communication, pour les Ivoiriens comme pour les autres, d’Afrique ou d’ailleurs ! A l’heure où les jeunes élèves africains ont besoin de connaître les nouvelles technologies, il invite avec force et conviction à la formation et à l’échange, sur des thèmes nationaux et internationaux mais aussi de proximité – ce qui ne manquera pas d’intéresser nos élèves ! ».

Je vous propose, chers lecteurs de découvrir en exclusivité les pages qui sont consacrées à l’étude du blog de Yoro. (Vous pouvez vous amuser à répondre aux questions). Pour télécharger et lire le pdf cliquez sur l'image ci-dessous.

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01 novembre 2010

Les élections présidentielles ivoiriennes à l'heure du WEB 2.0

Les élections présidentielles ivoiriennes ont bien eu lieu. Après des mois d'agitations et tergiversations, les Ivoiriens ont pris part au premier tour du scrutin qui s’est déroulé le dimanche 31 Octobre 2010.
La tenue du premier tour dans climat général apaisé a été salué par la plupart des commentateurs de la presse traditionnelle internationale et des observateurs. Une présence des internautes ivoiriens sur les réseaux sociaux et les outils de diffusion de contenus en ligne a aussi été observée.

Une nouveauté cette année, la participation en ligne de nombreux citoyens de Côte d’Ivoire qui ont organisé une couverture de la journée électorale en utilisant la palette d’outils Internet à disposition.

"Réglons tous nos problèmes dans la paix"

A noter surtout cette initiative de Diaby Cheik Mohamed qui traduit bien l’ambiance générale de la rue ivoirienne cette semaine : la volonté de transformer cette période électorale en moment de réconciliation. Le projet Peacevote incite les visiteurs du site à laisser des messages pacifiques pour la Côte d’Ivoire. La promotion du site a été assurée par de nombreuses voix de la culture en Côte d'Ivoire: Aïcha Koné, Ismaël Isaac ...

CoverItLive sur le site d'Avenue225


Israël Yoroba, étudiant en journalisme et bloggeur et son équipe d’Avenue225, site d’information ivoirien, ont fait le récit des opérations de vote et du climat général prévalent en divers lieux de Côte d’Ivoire. La couverture en dehors des grandes métropoles apportait notamment une richesse d’information supplémentaire. Pendant toute la journée, l’information en temps réel des évènements était assurée grâce à l’application coveritlive.

Le Buzz des élections sur Twitter.

Sur le réseau social Twitter, les hashtag #civ2010, #wonzomai et #peacevote, repris plusieurs centaines de fois, sont également une source d’information permettant d’obtenir en temps réel l’actualité électorale vue par les citoyens ivoiriens : Pour preuve, les incidents survenus dans les bureaux de vote en Région Parisienne ont été immédiatement signalés par des abonnés Twitter via leurs téléphones portables. L'utilisatrice @MaryMary225 a signalé les bousculades et les dégradations effectués dans son bureau de vote à Créteil.


La plateforme Wonzomai

La plateforme mise en place par Akendewa et Internet sans Frontières, Wonzomai, est une expérience inédite en Afrique Francophone. Plus d'un milier de visiteurs uniques se sont ainsi connectés le jour du scrutin, moins d’une semaine après son lancement. Elle a surtout permis au citoyen ivoirien de l’extérieur d’avoir un apperçu des informations capitales récoltées via Twitter.

Une difficulté cependant est apparue pour cette prmière utilisation : la réplication automatique des informations reçues via SMS n’a pas correctement fonctionné le jour du scrutin pour des raisons techniques. Cependant, une retranscription manuelle des incidents importants et vérifiés reçus a été opérée par l'équipe d'Akendewa et d'Internet Sans Frontières. La nécessité également de mettre en réseau les différentes organisations d’observation électorale présentes sur le terrain et les équipes chargées de faire fonctionner la plateforme est devenue évidente.

Lire l'intégralité de l'article sur Internet sans Frontière

21 août 2010

Bien fini le temps où le temps ne compte pas

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L'hôtel du Golf d'Abidjan a accueilli le vendredi 20 août dernier, la cérémonie de remise de diplômes aux Avenants régionaux (rédacteur d'Avenue225). Une cérémonie placée sous la présidence de l'Ivoirien Alfred Dan Moussa, président en exercice de l'Union Internationale de la Presse Francophone et par ailleurs Directeur du développement des rédactions du groupe Fraternité Matin, le quotidien gouvernemental.

Au delà, de toutes les articulations sympathiques, rythmées et ponctuelles de cette rencontre, les invités ont été frappés et épris d'admiration par la qualité et l'orientation du discours d'Alfred Dan Moussa. Je vous en donne ici un extrait d'un texte remarquablement bien écrit et bien apprécié par l'assistance.

"Commencer une expérience n'est pas toujours choses aisée. Et voilà que, de surcroît, vous commencez cette aventure dans un contexte surchauffé: contentieux électoral, dénonciations calomnieuses, radiations de la liste électorale, réhabilitations, campagne électorale, promesses électorales à l'infini, petites phrases assassines.

Vous voici, en mission dans une atmosphère de passion, de tension et de grands enjeux que ceux liés à la conservation et à la prise de pouvoir. Vous allez en mission dans un environnement de cases voisines où tout le monde se connaît et où tout le monde vous connaît et vous connaîtra encore davantage. Vous ne passerez plus inaperçus. Vous n'avez donc plus droit à l'erreur. Seule, la qualité de vos productions va assurer avec efficacité votre sécurité. Seuls le fond et la forme de vos écrits seront le policier, le gendarme et le gardien de jour ou de nuit, appelés à garantir votre sécurité. Soyez prudents. Soyez honnêtes.

(...) Fini vraiment, le temps où le correspondant local doit recourir au transport en commun, pour faire parvenir son article au siège du journal. Pourvu que le car ne tombe pas en panne, avant d’avoir atteint Abidjan. Pourvu qu’à l’arrivée du car, le chauffeur n’oublie pas de déposer le hors sac au siège du journal. Pourvu que la rédaction, non plus, n’oublie d’envoyer un coursier, pour récupérer, à la gare routière, l’article tant attendu".

Fini vraiment, le temps où le correspond, en France, du seul quotidien ivoirien de l’époque, Fraternité Matin, doit se rendre à l’aéroport Charles De Gaulle de Paris, pour remettre son article à un passager de bonne volonté, pour le remettre à son tour au siège du journal, à son arrivée à Abidjan. Pourvu que le vol soit à l’heure. Pourvu que le passager, porteur de la nouvelle exclusive, transmette le message, malgré la joie des retrouvailles avec ses amis et sa famille, à l’aéroport Houphouët-Boigny, une joie susceptible de le conduire dans une direction opposée à celle qui mène au siège du journal.

Fini vraiment, le temps où un article pouvait être acheminé par voie postale. Pourvu que les agents des postes et télécommunications, au départ ou à l’arrivée, ne soient pas en grève.

Fini, bien fini, le temps où le pellicule, support des différentes prises de vue d’une cérémonie, doit passer en laboratoire, et où les photos ne peuvent être livrées qu’au bout de 24 à 48 heures, dans le meilleur des cas. Fini, bien fini, le temps où le temps ne compte pas. Voici, arrivé, le temps où le temps est de l’or. Celui des technologies de l’information et de la communication".

Lire l'intégralité du discours.

 

23 juin 2010

L’actualité de proximité vue par les Radio communautaires

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Je suis à Bamako depuis quelques jour pour un projet qui prend corps. Ouest Afrika Blog.

Initié par l’Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ)-Lille et financé par la coopération française, ce projet vise à faire découvrir les outils (et utilités) du blogging à des journalistes des radios communautaires. Ceux-là même qui sont (parmi les médias classiques) les plus proches de la population.

 

Ces journalistes vont apprendre à bloguer. Ils vont raconter des histoires simples, ordinaires mais parfois étonnantes de leurs cités.

Deux pays pour démarrer ce projet destiné à l’Afrique de l’Ouest. Le Mali et le Sénégal. Des journalistes radios ont été sélectionnés par concours avec le soutien et l’appui des réseaux des radios communautaires du Mali et du Sénégal, appuyés par les ambassades de France à Dakar et Bamako. Le tout piloté par l’ESJ.

Au finish, 5 jeunes sont donc à Bamako du 21 au 25 juin pour se former. Pour le Mali, Dieneba Deme Diallo (Radio Kledu, Bamako), Mamoudou Barry (Radio Yeelen, Sikasso), Diarra Bouille (Radio Jamana, Kayes) et pour le compte du Sénégal Rosalie NDiaye (Radio Afia, Dakar) et Alexandre Lette (Radio Jokkoo, Dakar).

Au programme de cette session de formation, l’écriture web, la prise de vue et le redimensionnement des photos, ainsi que la prise de son et le traitement des podcasts. Après une formation dense de 5 jours, ils seront « lachés dans la nature », mais bénéficieront pendant toute la durée du projet d’un encadrement éditorial par l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille. Chaque blogueur a reçu un appareil photo numérique et un enregistreur. Un matériel adéquat qui devrait leur permettre de mener à bien leur mission. C’est à eux que revient la tâche d’alimenter cette plateforme et de donner l’occasion à des populations d’être entendues via Ouest Afrika Blog.

Vous pourrez lire chaque semaine, de petites histoires locales, accompagnées de photos et quelques fois de podcast.  (Les premiers articles-exercice sont déjà en ligne).

Ouest Afrika Blog, n’est pas appelé à rester à ce stade expérimental. Si l’expérience est concluante, l’aventure pourrait s’étendre à d’autres pays pourquoi pas. Pour l’heure, « Le Club des 5 » se dit déterminé à tenir allumer cette flamme et à œuvrer à ce qu’elle embrase l’Afrique de l’Ouest entière.

05 juin 2010

Sos O négatif pour JODA !

 

 

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Toute la communauté web de Côte d’Ivoire est embarquée dans un élan de solidarité virtuelle sur le web. Mais la nécessité est tout aussi réélle et tout aussi urgente.

L’information a été donnée par la blogueuse Ghislaine Atta.

« Neh Joda, jeune étudiante d’environ 23 ans (…) s’est évanouie il y a une dizaine de jours, à la suite d’un choc qui lui a fait perdre énormément de sang. Sa famille a, alors, dû l’évacuer à la Pisam( polyclinique Sainte Marie d’Abidjan, où elle est entrée dans un coma qui a duré une semaine interminable… ».

Aujourd’hui, Joda est entre la vie et la mort. Et pour la sauver, elle a besoin d’un donneur de sang de groupe « O négatif »«Elle ne survivra pas si nous ne faisons rien. Agissons. Par solidarité humaine. ».

Aussitôt dit aussitôt fait ! De nombreux Facebooker ont repris le message. De profil en profil, ils ont relayé l’information. «Sos pour Joda », « Sauvons Joda »…les messages ont fait le tour des profils. Et la semaine dernière cette chaîne de solidarité a permis de trouver 2 poches de sang. «Mais c’est encore insuffisant », affirment les proches de la jeune fille. Il en faut plus pour la sauver. Plus de sang et plus de … mobilisation.

Une page communauté «Sauvons Joda !» a été créé depuis le 4 juin pour relancer la chaine. Egalement un groupe a vu le jour et un compte twitter permet de suivre minute après minutes comment la situation évolue.

Si vous êtes du groupe sanguin O négatif ou si vous connaissez quelqu’un qui a ce précieux sang, n’hésitez pas contacter les amies et l’entourage de Joda.  infoline: amie de la malade, Jessie Gnaba+225 06 35 77 57 )

Et si vous vous sentez impuissant face à cette situation, faites passer simplement le message autour de vous. Vous aurez sauvé une vie par ce geste.

 

22 mai 2010

Voici comment aider Tatiana

Je reviens ici sur l'aide que l'on doit apporter à Tatiana de Mac'ensira. Depuis mon dernier post (Tatiana doit guérir) qui a fait suite à l'interview de Tatiana dans top visages du 11 mars un elan de solidarité est né. J'ai reçu de nombreux mails et commentaires me demandant comment est ce qu'on pouvait l'aider. Sur le profil Facebook de Adrienne Koutouan, une artiste comédienne ivoirienne célèbre, j'ai pu lire que "ceux qui ont envie d'apporter leur aide à tatiana sont priés de contacter Marie-louise Asseu au 07 32 35 56"

15 mai 2010

Ave "Le Nouveau Courrier" !

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Vous avez entendu dire que "Le Courrier d'Abidjan" est mort. Mais moi je vous dis, "Le Nouveau Courrier" est né. Théophile Kouamouo fait l'annonce sur son blog et a accordé une interview à Avenue225.

 

14 mai 2010

Zangalewa Vs Shakira...ça swing !

Je m'autorise aujourd'hui sur ce blog à sortir de mes post habituels et m'arrêter sur ce qui fait le buzz en moment sur la toile. Vous le savez certainement la chanteuse colombienne Shakira a composé l'hymne de la Coupe du monde. "Waka waka", c'est le titre de cette chanson qui va nous bercer pendant toute la coupe du monde. D'ailleurs le mot "composé" sonne mal à l'oreille de plusieurs personnes. Certains parlent de plagiat. D'autres d'inspirations. Quoiqu'il en soit la chanson originale Zangalewa (tube sorti dans les années 80 par des gendarmes camerounais) se reconnait fort bien dans cet hymne officiel.

"Les Camerounais se sont rendus compte que le refrain "Zamina mina éé waka waka éh éh zamina mina zangualewa a nawa ah ah!" leur disait quelque chose. Et pour les musiciens auteur du tube "Zangalewa", il n'y a aucun doute, la chanteuse a adapté leur succès sans leur en demander la permission", revèle France24.

Mohamadou Houmfa, un journaliste free-lance au Cameroun affirme que les Camerounais "sont au final extrêmement fiers de cette adaptation. Dans les cybercafés, les internautes regardent les deux versions en boucle".

"Le groupe a fait une conférence de presse pour calmer les esprits. D'après leurs dernières déclarations, ils ont trouvé un accord avec la chanteuse et seront probablement dédommagés".

Voici ce qu'en pense un juriste ivoirien.

"Super, si elle a l'honneté de reconnaitre et de proposer une transaction, afin que ce ne soit pas un procès qui tranche.... Car sur qu'elle allait perdre... En tant que spécialiste de la PI (propriété intellectuelle), je pus ainsi l'affirmer. Car les preuves requises un peu partout dans les legislations nationales et dans les conventions internationales sur le droit d'auteur et les droits connexes seront facilement reunies dans ce cas. L'exemple des USA est l'un des meilleurs... et elle en sait quelques choses...

 

Je serais le Groupe ZANGALEWA, que J'exigerai dans la transaction d,etre desormais cité dans le générique (C,est d'ailleurs la règle et la pratique générale )... Mais également demander à etre cité à la cérémonie d'ouverture en Afrique du Sud...

 

Leur manager , mais aussi le gouvernement camerounais, auront intéret a les faire partir en Afrique du Sud, profiter pour faire quelques concert qui seront très primés par le public..."

Pour ma part c'est une chanson que je connaissais mais ici en Côte d'Ivoire avec "Les oiseaux du monde". Un groupe d'enfants qui l'avait aussi repris. ça d'ailleurs été un franc succès. (à écouter à partir de 05mn)

 

Il y a eu aussi cette reprise brésilienne.

 

Et sur le web on fait ce Medley assez intéressant.

11 mai 2010

Les acteurs ivoiriens du web créent un syndicat

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Le secteur du web en Côte d’Ivoire s’organise de plus en plus. Au point d’en arriver aujourd’hui à la création, le 8 mai dernier, d’un « Syndicat Ivoirien des Producteurs de Contenus en Ligne » (SIPCOL).

Selon la blogueuse ivoirienne Edith Brou, présidente de ce syndicat, il y a tant de revendications légitimes à faire dans le domaine du web en Côte d’Ivoire. Au-delà, c’est aussi donner une couleur plus« glamour et saine » à l’activité du « Syndicalisme ».

Pour Edith Brou, le SIPCOL va permettre à la Côte d'ivoire de connaître « un accroissement des vocations dans les métiers du web et en conséquence, une éclosion de son économie numérique»Interview -