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14 octobre 2012

Côte d'Ivoire Sénégal: Des supporters bléssés

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On l'a vu. Le Match Côte d'Ivoire/Sénégal est fini en queue de poisson. Et les supporters ivoiriens présents dans les tribunes du stade Leopold Senghor ont passé des moments difficiles. Contrairement à ce qu'ont voulu nous faire croire les journalistes hier sur le plateau du 20 heures de la première chaîne ivoirienne. "Il n'y a eu aucun blessés, je le repète, il n'y a eu aucun blessé", n'a cessé de crier Sébastien Ouegnin sur nos petits écrans.

Même le ministre sénégalais des sports s'est un peu embrouillé dans ces propos.

« Nous avons constaté avec le ministre des sports de la Côte d’Ivoire de même que le président de la fédération ivoirienne de football, tous ont constaté que grâce à Dieu, il n’y a pas eu de blessé. C’est vrai, quand il y a eu ces violences, il y a certains qui sont tombés d’eux-mêmes de là où ils étaient sur les gradins mais il n’y a pas eu de blessures grave encore moins de blessures ayant conduit à l’amener vers les hôpitaux ». (Bon il y a eu des blessés ou pas ? Ndlr)

Pourtant quelques minutes après, les réseaux sociaux déversent de nombreuses photos de supporters ivoiriens blessés. Hermann Kouassi, qui était sur les lieux, a publié des images qui m'ont choqué. Fort heureusement, ce n'est pas aller plus loin que ça. Fort heureusement, les Ivoiriens ont sû réagir avec sagesse, sans se laisser emporter par un quelconque esprit de vengeance.

Mais je pense que nous avions le droit de savoir ce qui se passait réellement au stade.

 

Crédit photo: hermann Kouassi & Abidjan.net

04 avril 2012

DJ Arafat, 8500 volts de lâcheté et de stupidité

Il se nomme Dj Arafat. Surnommé aussi commandant Zabra. Lui, l'icône de certains jeunes ici comme ailleurs. (Je me demande bien pourquoi). Ils lui copient sa coiffure, son accoutrement, ses pas de danses. Il est adulé.

C'est cet homme qui s'est illustré (une fois de trop) de la manière la plus lâche dans une vidéo diffusée sur internet. Le "Commandant" a décidé de mettre au pas une demoiselle (qu'il dit être sa copine) de façon sauvage et inhumaine. On le voit sur cette vidéo, briser des assiettes en porcelaine sur le crâne de sa "dulcinée"(?). La raison de cette torture : Elle l'aurait trompé. (Ah bon ?)

Preuve que le courage est une qualité qui manque à l'individu, Arafat est obligé de boire quelques gorgées de liqueurs avant de la battre à nouveau. Quel lâche !

Et c'est cet individu-là, qui est écouté, célébré, applaudi et copié à longueur de journée ! Ne soyons pas étonnés que ce (mauvais) modèle déteigne sur ses suiveurs. Bientôt le taux de femmes et filles battues va augmenter. "On va faire comme Arafat"... Peut être aura-t-on droit à un nouveau concept né de cette frasque : "Le Cassé cassé" ou encore "le Kpatra Kpatra*"

Je n'ai pas encore entendu les nooombreuses associations de défenses des droits de l'Homme (et des Femmes) lever la petite voix pour dénoncer de tels agissements. Pourquoi le ferait-elle ? Après tout, c'est le Commandant Zebra. Celui qui nous fait bouger. Celui qui nous donne des volts d'ambiances dans des chansons des cris et des singeries vides de sens. Que voulez-vous ? On l'aime comme ça. Même s'il doit battre nos filles et nos soeurs. Shame on You !

 

14 décembre 2011

Pièce lisse « on ne prend plus » !

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C’est la psychose à Abidjan. Elle circule de plus en plus ces pièces rendues lisses par on ne sait qu'elle gymnastique. Je suis toujours stressé quand un chauffeur de taxi ou un boutiquier me rend des pièces de monnaie. Je m’assure désormais qu’aucun de ces métaux lisses ne me reste entre les mains.

Je me suis rendu compte que ces « 100 francs », « 200 francs », « 250 francs » sont refusées par tous et partout. Et chacun use de stratégie pour se débarrasser de celles-ci. Dans les taxis, le chauffeur les « écoule » la nuit en faisant la monnaie à ses clients, les gérants de boutique de quartiers les mettent entre deux billets de mille à votre insu. et nous les clients, on guette un moment d'inattention des vendeurs pour "larguer" cet argent. Certains vont jusqu'à offrir ces monnaies à des mendiants.

Mais en fait, pourquoi ces pièces sont tant détestées. La réponse est partout la même. « Personne ne veut prendre, donc moi je ne prendrai pas non plus ». Et la chaîne ne s'arrête pas. En fin de compte je n’ai trouvé aucune réponse solide.

A cela, il faut ajouter qu’Abidjan, il y a une vraie pénurie de pièces de monnaie. Autant transformer toutes ces piècettes en billets. Là encore c’est un autre combat. Vue l’indélicatesse avec laquelle certains d'entre nous tiennent les billets de banque.

12 décembre 2011

Journalistes et remise d'enveloppes

Depuis le temps qu'on traîne sur notre dos (nous journalistes ivoiriens et certainement africains de façon générale) la réputation de mendiants lors des reportages. Mais rien a changé. Je me souviens encore quand, jeune journaliste, je couvrais mes premiers reportages et que je constatais qu'à la fin des cérémonies, les confrères attendaient toujours un petit..."perdiem". Je vous invite à lire cet article de Slate Afrique qui décrit assez bien la situation de bons nombres de journalistes sous nos cieux. Extrait.

[les troisièmes responsables de cette situation sont les journalistes eux-mêmes. La plupart d’entre eux n’ont aucune formation de journaliste et ne cherchent pas à se former pour remédier à leurs lacunes. Par voie de conséquence, ils acceptent d’être sous payés, exploités et dévalorisent eux-mêmes leur profession par des pratiques qui n’honorent pas le journalisme en Afrique. Certains se sont spécialisés dans les articles élogieux et démagogiques des acteurs politiques et économiques pour arrondir les fins de mois toujours difficiles. La tendance actuelle est plus perverse. Il s’agit d’écrire des articles à charge contre des acteurs influents et susciter leur exacerbation. Ensuite, moyennant une enveloppe, l’auteur de l’article refait un autre papier beaucoup plus flatteur que le précédent. Ces journalistes mal payés sont peut-être maintenus ainsi volontairement dans ce système par ces remises d’enveloppe, à chacune de leur couverture médiatique par les institutions, les ministères ou les organismes qui les sollicitent. Ce qui était une habitude est devenu de fait, une « Obligation ». Aucune couverture médiatique ne peut se faire sans cette pratique étonnante.

De fait, à chaque évènement, on assiste à une ruée de « journalistes », parmi lesquels de nombreux « Rats » comme on les appelle dans le milieu de la presse en Côte d’Ivoire. C’est-à-dire, des « journalistes » ou se faisant passer pour « journaliste », qui s’invitent eux-mêmes dans l’espoir de recevoir une enveloppe. Si ces pratiques surprenantes ne sont pas dénoncées et combattues par les journalistes reconnus, elles finiront par compromettre l’ensemble de la profession et discréditer davantage tous ceux qui s’efforcent malgré toutes ces incertitudes de faire du journalisme une profession noble et respectable, en attendant d’être un jour peut-être, ce quatrième pouvoir que nous espérons tous].

Lire l'intégralité de l'article de Macaire Dagry sur SlateAfrique.com

30 novembre 2011

Sales temps pour les journalistes ivoiriens

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Alors qu’on avait annoncé qu’ils seraient libérés, les trois journalistes du quotidiens « Notre Voie » croupissent toujours en prison pour un délit que j’ai du mal à comprendre : « "incitation au vol, pillage et destruction de biens d`autrui par voie de presse ». Selon les propos tenu par Me Serge Essouo à l’Agence France Presse.

César Etou, directeur de publication, Boga Sivori, chef du service politique, et Didier Dépry, secrétaire général de la rédaction ont été placés sous mandat de dépôt et devaient être "jugés dans une quinzaine de jours", ajoute Me Essouo.

Au départ, les trois journalistes convoqués le 24 novembre par la police avaient été placés en garde à vue pour « offense au chef de l`Etat » Alassane Ouattara dans un article et « atteinte à l`économie nationale » dans un autre.

Dans le premier article en cause, le journal affirmait que, "pendant que les Ivoiriens meurent de faim et de maladies, Ouattara s`offre 40 Mercedes à 1,04 milliard de FCFA" (1,6 million d`euros). Selon Notre voie, les véhicules sont destinés aux membres du gouvernement.

L`autre article incriminé évoquait une prochaine dévaluation du franc CFA, malgré les démentis des banques centrales d`Afrique de l`Ouest et Centrale. "Le franc CFA sera bel et bien dévalué. Voici les preuves", titrait en Une le quotidien.

La lueur d’espoir qu’avait apporté la décision du procureur d’Abidjan, s’est bien vite éteinte. « J'ai ordonné aux enquêteurs de la direction de la police criminelle de les relâcher », avait confié à jeuneafrique.com le procureur de la République, près le tribunal de première instance du Plateau, Simplice Kouadio Koffi, dans un entretien téléphonique. « La loi sur la presse protège en effet les journalistes pour ce qui est du délit de presse, ce qui est le cas de l'offense au chef de l'État » précisait le procureur.

Cela n’a rien changé.

Les dénonciations des institutions internationales des droits des journalistes n’ont également rien apporté. Reporter Sans frontière dresse un bilan négatif. «Le constat est amer. Six mois après l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir, Reporters sans frontières estime que le nouveau gouvernement ivoirien porte des atteintes régulières à la liberté de la presse. Mais pas n’importe laquelle : celle qui soutient ou est supposée proche de l’ancien président Laurent Gbagbo » écrit le site de Radio France International.

«On pouvait anticiper qu’il y aurait des sanctions contre des médias qui avaient soutenu ouvertement Gbagbo (...) mais là, ça tourne au règlement de compte », rapporte à Ambroise Pierre, responsable du bureau Afrique de RSF.

hermane aboua.jpgEt cela ne date pas d’aujourd’hui. Alors qu’intervient ce nouvel épisode de l’arrestation des journalistes proche de l’ancien Chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, un autre croupis en prison depuis des mois : Hermane Aboua, journaliste de la Radio Télévision ivoirienne (RTI).

RSF, qui a donc publié un communiqué s’inquiétant de la situation le 25 novembre, a été rejoint le même jour par la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, l’ONUCI, qui a dit « observer depuis quelques jours des développements peu rassurants sur le front médiatique avec des interpellations de journalistes suite à leurs écrits ».

Mais RSF pointe également la situation de quatre autres journalistes. Deux travaillent pour L’Inter, un quotidien connu pour ses sympathies pro-Gbagbo. Son rédacteur en chef Félix Bony aurait ainsi « été invité à se rendre dans les bureaux de Konaté Sidiki pour une "mise au point" ». Le même Konaté Sidiki aurait, toujours selon RSF, proféré des « menaces verbales » à l’encontre d’un correspondant de L’Inter, Achille Kpan.

D’autres voix se sont levées pour dénoncer cette arrestation des journalistes. Notamment celle du célèbre écrivain Serge Bilé. « C'est scandaleux qu'un président, qui se dit démocrate, puisse faire fi de la liberté élémentaire de la presse et laisser sa justice, forcément aux ordres, et son ministre de l’Intérieur, museler ainsi les médias », s’indignait-il.

La requalification des faits pour nos trois confrères inculpés, cache mal une réelle volonté de les inculper coûte que coûte alors que l’on approche vers la date fatidique des élections législatives. De telles actions sont de nature à créer un climat de tension.

J’ai encore en mémoire une « demande » d’Alassane Ouattara en 2010 alors que des journalistes du « Nouveau Courrier » étaient arbitrairement incarcérés. « Je demande la libération de ces journalistes », scandait-il, affirmant partout que la liberté de la presse devrait être respectée. Et pourquoi aujourd’hui en tant que Chef de l’Etat, Alassane Ouattara est-il si silencieux ?

["Les Etats-Unis s'étaient dits "troublés" par la "détention continue" des trois journalistes, dont l'opposant Alassane Ouattara avait réclamé la libération" (Source France 24 du 27 juillet 2010)].

C'est sûr, tous les journaux ne sont pas logés à la même enseigne. Et d’ailleurs où sont passés les organisations et associations de journalistes. C’est bizarre, il y a un grand silence autour de la situation de nos confrères. Qu’est devenu le si bavard Comité Ivoirien de protection des journalistes (CIPJ) ? Où sont passés les bouillants CNP (le Conseil National de la Presse), UNJCI (Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire) et GEPCI (Groupement des Editeurs de Presse de Côte d’Ivoire). ET où est passée la solidarité des autres journalistes ?

Pour l’heure nos trois confrères de "Notre voie" sont derrière les barreaux à faire la grève de la faim et à ruminer toute cette histoire qui de toutes les façons cache bien des raisons inavoués par le pouvoir en place. Qui seront les prochains ?

25 octobre 2011

Moov change les règles de la « Flotte »

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Je sais que vous êtes nombreux comme moi en Côte d'Ivoire à être dans une « flotte ». Ce type de solutions que proposent les opérateurs de téléphonie mobile, permet à des personnes qui ont des affinités (professionnelle, amicale, religieuse, ou familiale) de s’appeler gratuitement entre-elles.

Le principe est simple, il faut juste recharger du crédit chaque mois (selon votre abonnement ça peut être 5000/mois ou 10 000FCFA/mois). Cela vous donne le droit de rester dans la flotte et d’appeler vos « membres » GRATUITEMENT. L’avantage avec cette solution est que même quand vous n’avez plus de crédits vous pouvez continuer à joindre tous ceux qui figurent dans votre « flotte ».

Mais voilà, l’opérateur Moov - auquel je suis abonné - a décidé de changer les règles du jeu. Désormais, le premier appel de la journée vers la « flotte » est à « 80 F CFA ». Et si vous n’avez pas de crédits, vous ne pouvez plus joindre personne. Autrement dit, il faut avoir un minimum de 80 francs de crédit dans votre téléphone par jour. [C'est pas cool du tout Grrrrrrrrrr]

Je trouve que ce n’est pas sérieux de leur part de changer la façon de procéder au moment où des milliers de personnes ont désormais adopté la « flot’attitude ».

 

20 septembre 2011

FRCI, nouvelles causes d'accidents

J’ai encore en mémoire l’accident qu’a eu un de mes amis ce week-end sur l’axe Abidjan-Bassam. J’y pense encore surtout que ce matin il m’apprend que l’histoire restera « sans suite ». « Parce que ce sont des éléments des FRCI ».

Pour rappelle. Dimanche 18 septembre après midi, alors qu’il se rendait à Bassam (avec son père, sa femme et son fils de 4mois), un véhicule venant dans l’autre sens, percute violemment leur voiture. Le choc est terrible.

Quand j’ai vu la carcasse de la voiture j’ai crié « C’est un miracle ! ». Il n’y a eu aucune perte en vies humaines. Quelques blessés légers dans la voiture de mon pote. Et de l’autre côté, les quatre occupants s’en sortent sains et saufs. C’est une voiture occupée par des jeunes ( je leur donne en moyenne 22 ans) qui se réclament être des FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire). Jean, tee-hirt près le corps, baskette, et casquettes, ils ressemblaient plus à des artistes qu'à des militaires. Leur « chef » qui dit se nommer « Caporal N’CHO », ne peut pourtant pas identifier l’unité à laquelle il appartient. Il jure cependant qu’il est du « Corps ».

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19 juin 2011

Réponse d'une journaliste togolaise à ceux qui connaissent mieux l'Afrique que les Africains

Rarement sur ce blog je m'écarte des sujets de la Côte d'Ivoire. Mais voici un post que j'ai lu sur le blog d'une amie et collègue journaliste, Marthe Fare, qui a rédigé un gentil droit de réponse à Jacques Mouriquand (je ne le connaissais pas jusque-là), journaliste et auteur suisse de "QUE SAIS-JE SUR L'ECRITURE JOURNALISTE". L'histoire est simple. La journaliste africaine a posté un lien sur son profil twitter. Cela lui a valu injure et méprise de la part du grand "Savant Blanc Journaliste".

Cet incident comme que vous allez lire et comme le mentionne la journaliste Togolaise est monnaie courante. J'en ai vu des "spécialistes de l'Afrique" qui ignore tout de ce continent (bon mais ça c'est pas nouveau). Le pire c'est lorsqu'ils prétendent mieux connaitre un pays africain que les habitants de ce pays qui y sont nés et y ont vécu.

Voici son droit de réponse. Bonne lecture !

05 mai 2011

On aurait donc pu éviter la guerre ?

Côte-dIvoire_Présidentielle_Cérémonie-dinvestiture-du-nouveau-Président-de-la-République-Laurent-Gbagbo-au-palais-présidentiel-à-Abidjan-Plateau-le-samedi-04-décembre-2010_V2.jpgJe cherche une explication logique à l'attitude du président du Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire, Yao Paul N'Dré, sans en trouver. Finalement, je crois fondamentalement que "Pablo" a commis un grave péché. Celui d'avoir laisser la situation pourrir alors qu'il avait les clés entre ses mains pour stopper tout ça. Je ne vais pas revenir sur le débat "de se dire et se dédire". La dessus, je suis formel, il aurait dû se taire et démissioner. En tout cas pas l'ouvrir aujourd'hui. Ce temps là est passé.

Après cinq mois, après tant de morts, après tant de destructions de biens, après tant de d'exilés, le président du Conseil Constitutionnel reconnait que "les normes et dispositions internationales acceptées par les organes nationaux compétents ont une autorité supérieure à celle des lois et aux décisions juridictionnelles internes sous réserve de leur application par l`autre partie".

Après avoir laisser les deux camps (LMP/RHDP) en arriver aux armes, "Pablo" se souvient soudain que "M Alassane Ouattara est déclaré président de la République de Côte d'Ivoire". Mais de qui se moque t-on finalement ? Des Ivoiriens qui ont cru bien faire en allant voter à deux reprises ?

Le 10 mars 2011 le panel des chefs d'Etat de l'Union africaine rendait son avis à Addis-Abéba lors d'un mini sommet de l'organisation. Alassane Ouuattara était, selon eux, "le seul président de la Côte-d'Ivoire". Le panel demandait même à la cour constitutionnelle "d'organiser son investiture". C'était le 10 mars. Un mois jour pour jour avant la capture de Laurent Gbagbo.

ADO_Yaondre_21avr11 (1).JPGCe jour-là, Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien (fondé par Gbagbo) s'interrogeait: "sur quelle base peut-on dire que Monsieur Alassane Ouattara a été élu, cette question est restée sans réponse ou du moins avec des réponses insatisfaisantes". En ce temps-là, qu'est ce qui empêchait le président du Conseil constitutionnel de répondre en donnant les Considérations qu'il a évoquées en grande pompe dans sa déclaration de ce 5 mai 2011. Lui, le même Paul Yao N`Dré qui avait proclamé "Laurent Gbagbo réélu président avec 51,45% des suffrages au scrutin de novembre", invalidant les résultats de la commission électorale indépendante, certifiés par l'ONU, qui donnait M. Ouattara vainqueur avec 54,1% des votes. Lui ce professeur de droit (précisement de relations internationales) "invite 'aujourd'hui, ndb) le président Alassane Ouattara à prêter serment en audience solennelle dans les meilleurs délais".

"Habituellement la prestation de serment se fait lors de la cérémonie d`investiture, mais dans ce cas précis (...) le Conseil constitutionel va jouer son rôle demain", vendredi, a déclaré Paul Yao N`Dré après avoir présenté à M. Ouattara la décision du Conseil le proclamant chef de l`Etat. [extrait dépêche AFP]

Aujourd'hui, après une crise de 3000 morts et des millions de déplacés, "Pablo" arrive (littéralement) comme un médécin après la mort. On aurait donc pu éviter tout cela. Yao Paul N'dré aurait donc dès le 11 mars faire cette déclaration qui approuve la décision de l'UA.

Heureusement, que nous sommes là pour la voir et la vivre. Parce que cette histoire là, personne ne viendra la falsifier. Trop de morts et de dégâts qu'on aurait pu éviter et qui pèsent aujourd'hui sur la mémoire de la Côte d'Ivoire et sur les mains de Laurent Gbagbo et son "frère" Alassane Ouattara. Quel gachis, Pablo. Quel gâchis !

Décembre 2010

 

Mai 2011

14 avril 2011

Quand Paypal "sabote" #civsocial

 

paypal.jpgL'opération #civsocial lancé par l'Ong Akendewa risque de prendre un sacré coup. Et si tel est le cas, ce sont des milliers de personnes en detresses qui souffriront encore plus dans ce climat de crise humanitaire aigue. A l'origine du frein de cette action humanitaire, Paypal.

Depuis ce matin de nombreux messages circulent sur la toile, nous invitant à signer une pétition, mieux à demander à paypal de débloquer les fonds d'Akendewa qu'ils retiennent. Pour mieux comprendre ce qui se passe, j'ai demandé à Jean Patrick Ehouman, président de l'Ong, de m'éclairer. Je partage avec vous l'état des lieux et les conséquences si rien n'est fait.

Combien avez vous "entre les mains" de Paypal ?

"Nous n'avons pas grand chose. Il reste environs 3 000€ lorsqu'on enleve les taxes et aussi les premiers achats que j'ai réussi à faire juste avant qu'ils ne bloquent le compte"

Paypal n'était-il pas au courant du fait qu'Akendewa n'est pas une association française quand vous les sollicitiez pour ce projet ?

Comme mentionné dans la pétition, Akendewa n'est pas de droit français. Mais en attendant de créer une asso affiliée, dans l'urgence, j'ai utilisé mon compte et je les ai eu au téléphone lors d'un premier blocage pour leur expliquer le problème. Car nous ne pouvions pas créer un compte pour Akendewa vu que le système bancaire ivoirien est hors service. J'ai eu paypal au téléphone hier (mardi 12 avril, ndb) qui m'avait assuré que compte tenu de la situation bancaire en Côte d'Ivoire et de l'urgence humanitaire, les fonds seraient débloqués dans les heures qui suivaient. Et aujourd'hui, je les appelle ils me disent qu'en fait non".

Peux-tu expliquer aux internautes ce à quoi devrait servir cet argent ?

Oui. Avant que nous commençions la collecte, nous avions utilisé notre propre argent (qui n'appartient pas à Akendewa car les banques ivoiriennes fermées) pour acheter les premiers téléphones + 2 ordinateurs + 600 cedis d'unité téléphonique pour commencer. Mais les dons qui ont été octroyés par des personnes de bonnes volontés (et je les en remercie) servent à payer des unités téléphoniques. C'est avec ces unités que nous arrivons à (re)contacter les personnes qui ont besoin de secours soit pour les localiser ou pour trouver quelqu'un qui peut les aider. Les dons servent aussi à acheter des denrées de premières nécessité tels que le lait, le pain que nous donnons aux victimes lorsque nous arrivons sur place".

En conclusion, tant que Paypal bloque cet argent, ce sont de nombreuses personnes victimes de balles perdues, de manques de médicaments, en attente d'accouchement, qui meurent de faim ou de soif etc... qui seront livrées à elles-mêmes dans un environnement d'insécurité digne d'un film western. Je nous exhorte à signer la pétition et pour ceux qui le peuvent à harceler Paypal, au nom de toutes ces vies que cette entreprise va mettre en danger.

 

31 août 2010

Cité Mermoz, zone interdite ?


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Depuis un peu plus d’un an que j’ai lancé le projet des Avenues et particulièrement Avenue225, mon objectif était d’essayer de montrer le quotidien de la Côte d’Ivoire, les vraies réalités. J’ai voulu avec la belle équipe d’Avenants (les rédacteurs web d’Avenue) qui m’accompagnent sortir du quotidien chargé des agendas politiques et rester concentré sur « l’information de proximité ». Le journalisme citoyen est notre cheval de bataille et nous essayons de faire chaque jour un peu mieux en comptant sur les encouragements, les remarques et critiques (parfois dures) de nos lecteurs.

Dans cette logique nous touchons tous les sujets qui nous paraissent intéressants. Ce qu’il y a de beau, de bon mais aussi ce qui ne nous honore pas en tant qu’Ivoirien et qu’il faut dénoncer et changer. Mais voilà, il semble qu’il y a des sujets ou des zones dans lesquelles il ne faut pas s’aventurer. Et aujourd’hui l’un de nos Avenants paie les frais de ses écrits.

Judik-Hael Dahé est un jeune étudiant en licence de droit. Il est aussi l’un des rédacteurs web d’Avenue225. « Judik » réside à la cité universitaire de Mermoz où de temps en temps il rapporte des situations intéressantes et parfois surprenantes sur la vie en cité. Le 8 juille t dernier, il a écrit un article sur le restaurant de la cité. « Le restaurant universitaire de Mermoz bientôt fermé? ».

« La situation du restaurant universitaire de Mermoz dans cette période était très critique. Si bien que certains étudiants qui résident au sein de la cité trouvaient dans le fait d'aller chaque midi et soir prendre leur nourriture, un véritable calvaire », affirme Judik. Il prend sur lui l’initiative de mettre à nu cette situation. Manque d’hygiène, nourriture fade et faite sans grand soin etc. L’article met le doigt sur la situation désastreuse du restaurant d’une cité universitaire jadis enviée. Le Centre régional des oeuvres universitaires d’Abidjan (CROU-A) et la société prestataire se rejettent mutuellement la faute. Les photos qui illustrent le papier font vomir. L’article de l’Avenant est reprit par le quotidien ivoirien Le Nouveau Courrier.

reastomermoz.jpgUn plat indigeste

« Sans le savoir je mettais donc le pieds dans un plat qui allait être difficile pour moi à digérer ». L’auteur de l’article contre toute attente va être convoqué. « Un matin, en cours, mon portable se met à sonner. Je décroche, une voix me dit de rentrer d'urgence sur la cité universitaire (...) Une trentaine de minutes plus tard, une autre voix, que je reconnais d'ailleurs me dit avec insistance la même chose ».

Sur la cité, il est au banc des accusés. En face de lui, des responsables du CROU-A, la société prestataire mais aussi des responsables de la Fedération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci, principal syndicat). Judik est accusé dans un premier temps d’avoir diffusé les propos du responsable du CROU-A sans son autorisation et dans un second temps d’avoir fai ;/script> t son reportage sans avoir obtenu la permission de la Fesci. En guise de réparation, les éléments de la Fesci écrivent eux-mêmes un article qu’ils nous somment de diffuser. L’article dit en résumé que tout va bien et que ce que nous avons publié est faux.

Je dépêche donc une équipe pour calmer les esprits. Et leur faire comprendre qu’un tel papier ne peux passer dans notre espace, parce qu’il ne reflète pas la vérité et va contre notre ligne éditoriale. Nous leur propo sons donc de revenir quand les choses se seront améliorées afin d’indiquer sur notre site et dans le Nouveau Courrier les avancées dans le Resto’ U. Une proposition qui trouve l’assentiment de tous.

Une semaine après cette rencontre, Judik se rend compte que (subitement) les choses sont en train d’évoluer. Le Chef cuisinier est remplacé par un autre diplômé d’une école professionnelle d’hôtellerie. Le menu est amélioré. « Les étudiants ont même été étonnés par ce changement soudain ». Judik fait un autre papier « Restaurant universitaire de Mermoz : Les choses s’améliorent ! ». L’article est repris par Le Nouveau Courrier et tout rentre dans l’ordr e… mais par pour longtemps.

Quelques semaines plus tard, nous organisons une formation à Abidjan pour les Avenants régionaux. Ils sont logés à proximité de la cité Mermoz. L’un d’eux dans le cadre d’un exercice fait un détour par la cité et se rend compte qu’elle n’est plus la résidence qu’il a connue il y a des années en arrière.

Son papier est publié le 22 août sur le site Avenue225 et il est repris le lendemain par Le Nouveau Courrier. "Cité Mermoz, la vie universitaire en décadence". C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Des éléments de la Fesci font irruption dans la chambre de Judik pour manifester leur mécontentement. «Ils m’ont demandé de révéler le lieu où ils peuvent retrouver l’auteur de l’article ». Pour eux, si l’article a été diffusé dans la presse, c’est bien parce que Judik-Hael Dahe l’a autorisé. Son appareil photo est confisqué et un ultimatum lui est donné pour qu’il « livre celui qui a raconté ces choses sur la cité Mermoz ». L’Avenant dort d ésormais d’un œil, ne sachant comment cela va finir.

La cité Mermoz et les sujets des étudiants apparaissent comme des dossiers à ne pas toucher. Des enquêtes à ne pas mener. Sans avoir la prétention de vouloir faire de l’investigation dans le style « Les Experts Miami », je crois que tout citoyen à le droit de dire ce qu’il pense et de présenter aux yeux du monde son environnement immédiat où il vit. Et c’est ce qu’a fait cet Avenant. C’est d’ailleurs pour cela qu’Avenue225 est né. Donner la parole aux citoyens qui vivent en Côte d’Ivoire. Visiblement, cette mission a ses limites dans des zones comme la cité Mermoz, au point de recevoir des menaces et de confisquer le matériel de ceux qui font leur travail.

Pour nous, ce n’est pas un élément dissuasif. C’est plutôt un encouragement à persévérer car en fin de compte c’est bien la preuve que nous sommes écoutés et que nous pouvons à notre façon faire bouger les choses. Aujourd’hui, le restaurant de la cité universitaire de Mermoz est fermé pour rénovation. Et nous sommes heureux et fiers d’avoir contribué à faire changer les choses.

Cependant, pour ne pas mettre la vie des Avenants en danger (puisque certains vivent en résidences universitaires), je leur ai demandé (pour l’instant) de ne pas écrire sur tout ce qui touche aux étudiants et à la Fesci. Il y a bien d’autres aspects de la vie quotidienne des Ivoiriens que nous pourrions montrer. Et c’est ce que nous allons nous atteler à faire.

 

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13 février 2010

Dissolution du gouvernement en vidéo

Lire le script chez Théo

05 février 2010

Gbi de Fer dit ses vérités sur la Côte d'Ivoire

On le connaissait comme un comédien, un comique, un "bouffon" parfois...

Mais dans cette vidéo, Gbi De Fer s'est débarrassé de ses habits de comédiens pour dresser une analyse sur la situation en Côte d'Ivoire que je trouve très juste et très objective. Je vous propose de regarder la vidéo produite par IvoireTv.net (le youtube version Côte d'Ivoire).

18 octobre 2009

Bédié répond à Gbagbo

1843.jpgL'opposant Henri Konan Bédié n'est pas allé par le dos de la cuillère pour réagir aux propos du président Gbagbo. Celui-ci avait ironisé sur le fait que l'existence politique de certains hommes et femmes en Côte d'Ivoire ne repose, selon lui, que sur des liens qu'ils ont avec l'étrange.

Au lendemain de la candidature du chef de l’Etat Laurent Gbagbo à la prochaine présidentielle, le candidat de l’ancien parti unique PDCI Henri Konan Bédié tenait meeting samedi à Port-Bouët, la commune aéroportuaire. L’occasion pour l’ex-président de la République de répondre aux attaques verbales du désormais candidat Gbagbo, qui avait dit vendredi : « Il y a des hommes et des femmes en Côte d’Ivoire dont l’existence politique ne repose que sur les liens qu’ils ont avec l’étranger », Au micro du correspondant de RFI, celui que l'on surnome "N'Zuéba" dénonce « l’irresponsabilité  et le peu de sérieux » de Laurent Gbagbo.


podcast

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Source RFI

16 septembre 2009

Report des élections : ce que gagnent les partis

big_gbagbosoro.jpgChez les citoyens ivoiriens, le doute s’installe de plus en plus sur la tenue effective des élections présidentielles à la date du 29 novembre.
Une chose est sûre. S’il y a des personnes qu’un report ne déplaira pas, ce sont les acteurs comédiens politiques de quelques bords qu’ils soient.

Pour le Président Gbagbo, un report (à 2010 ?) serait le couronnement de 10 années de pouvoir auquel il s’est fortement attaché agrippé. «Je reste à la barre», disait-il quelques années en arrière. La constitution lui sert d’appui et la guerre d’excuse. Plus elle dure, la loi fondamentale lui donne le droit de rester (aussi longtemps) au pouvoir.

A ses côtés, le premier ministre (ex-chef rebelle), Guillaume Soro. Ennemie de Gbagbo qu’il était, on assimile désormais l’ancien SG de la Fesci à son «bon petit !» (expression ivoirienne signifiant "son bedieado.jpgprotégé"). En plus, l’une des missions que s’est assignée le Chef du Gouvernement ivoirien, est d’aider à sortir de la crise par les élections. Lui aussi est accroché. Il ne veut rien lâcher.

Il sera encore premier ministre (avec tous les honneurs et les avantages) jusqu’à ce qu’on «sorte par les élections». Pas question pour lui, on imagine, de passer la main si sa mission n’est pas achevée.

Du côté de l’opposition, on fait fi de ne pas apprécier la posture de ce tamdem mariage Gbagbo-Soro. Pourtant, tous les partis politiques sont heureux d’avoir (au moins) un poste dans ce «gouvernement de consensus réconciliation». Et cette "salade" ministérielle va continuer à fonctionner avec ses tares et ses scandales. En attendant, les élections effectives et la formation d’un nouveau gouvernement par celui qui aura remporté.

Gbagbo bedie ado table.jpg

2010 semble être pour tous ceux-là, une bonne année. Gbagbo fera "ses" 10 ans de pouvoir (avec à son actif, la victoire des éléphants à la Can et au Mondial). Et le pouvoir aura lui-même été partagé avec tous les partis (qui en auront tiré de très grands profits)… ceux qui le haissent, ceux qui l’aiment, ceux qui rasent les murs de la présidence.
En plus, 2010 sonnera (mieux dans les oreilles) «50 ans de la Côte d’Ivoire». Ça pourrait être un beau créneau et une belle période pour célébrer (en grande pompe, avec plus de jours fériés à l’appui) la sortie définitive de la crise. On pourra faire des «Giga fêtes» jumelées…trimelées, quadrimelées etc.

Mais au fond, qu’en est-il de ces populations qui sont fatiguées des conséquences de cet état de stagnation qui ne sert qu’à engraisser les politiques…

On organise des pseudos campagnes électorales, des semblants de cérémonies d’investitures, on se précipite pour déposer les candidatures, on reste aussi chez soi dans les salons présidentiels à raffiner peaufiner des blocages… et au finish, on va nous annoncer dans quelques jours le report des élections avec comme excuse «des élections propres». Et toutes les parties vont se rendre à l’évidence (en chœur) qu’«effectivement, c’est la meilleure chose à faire». De qui se moque-t-on ?

22 août 2009

Le calvaire des passagers de la R.A.M

Dur dur aujourd'hui d'effectuer un voyage par avion avec certaine compagnie telle que la Royale Air Maroc (R.A.M). J'en ai vécu l'expérience lors de mes différents déplacement hors de la Côte d'Ivoire. C'est une compagnie que plusieurs préfèrent parce qu'elle offre des tarifs très intéressants.

Pourtant les passagers qui empruntent cette compagnie gardent toujours de très mauvais souvenirs de leurs voyages à bord des avions de la R.A.M. bJ'en veux pour preuve le témoignage d'un de mes amis qui a fait le parcours Paris-Abidjan en 24 heures de vol.

montage.jpg

"En route vers Abidjan pour une dizaine de jours, j'ai cru que je n'y arriverais jamais. Tout commence le 19 août vers 12H au métro château d'eau à Paris. La Compagnie Royal Air Maroc m'appelle pour m'annoncer que le vol de 19H30 est annulé. 2 choix s'offrent à moi.

Tenter celui de 15H15 ou attendre celui de 21H. J'opte pour la première option. Un taxi me lâche à Roissy. 24 euros. Tout ça pour entendre que le vol de 15H15 a été finalement annulé. On nous annonce que le vol de 21 heures est aussi compromis. La raison: une grêve importante des pilotes de la RAM.

Direction Orly en bus pour attendre celui de 21H. Là, une hôtesse de l'air de la RAM nous informe très tranquillement qu'un avion pour Casablaca va décoller dans 20 min. "Mais vous êtes en retard messieurs", nous dit elle.
Je lui deverse toute la rage que j'ai en moi. Histoire de me défouler même rien n'est régler. J'aurais pu lui faire une version Joey Starr, sans problème.

Finalement, on embarque à 22H30 pour Casa. Le temps passe plus vite. On arrive à 00H30 à Casablanca. Un douanier nous apprend que la liaison est assurée sur Abidjan. Un vol est prévu pour 5H30. Ceux qui doivent aller à Brazzaville (Congo) devront attendre 3 jours ici.

Les passagers d'Abidjan reprennent le sourire. FOUTAISE !!! Il est 7H00 rien a bougé. Nous sommes toujours là à dormir, écouter les annonces, fumer des clopes, boire des cafés ( à nos propres frais). Tout est figé. Avec nous 400 pèlerins qui doivent s'envoler pour Médine.

Les esprits s'échauffent. Un des passagers pour Abidjan, motive les troupes et appel au rassemblement. Une course à l'interlocuteur de la RAM est lancée. On s'unit. Ensuite, on commence à menacer les quelques petits pions envoyés au charbon pour l'occasion. Ils sont pris en otages.
Au bout du compte, vers 9H00 nous décollons enfin.

Je pensais que nous avions tout vécu mais..arrivé à Abidjan, nous sommes 20 personnes à qui il manque des Bagages.

Pendant ces 24 heures de transit, pas de communication de la part de la RAM. Des hotesses qui racontent des choses contradictoires. 3 pauvres tranches de pains saumonnés et une gazzouze pas fraiches. Aucun ravitaillement d'eau.
Pas un sourire d'encouragement, les enfants des passagers laisser pour compte à même le sol. Pas un remboursement opéré pour ces longues heures d'attentes. RIEN !

C'est certain. La prochaine fois j'irai voir ailleurs...

Le problème c'est que cette compagnie à le monopole des destinations vers l'Afrique de l'ouest. Un autre problème!"