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24 avril 2012

Casting payant, la grosse arnaque

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Hier encore, j’ai reçu un autre message d’un ami. Je vous en donne le contenu :

« ivoircasting, le numero 1 des casting de Côte d’Ivoire est désormais représenté au studio Dana aux 2 plateaux... Tu Rêves de faire de la publicité, le cinéma, le mannequinat, nous sommes là. Contacte-nous au 01 XX XX XX. Passe le sms à tes amis ».

Voici le genre de message qui fait courir les jeunes sous nos tropiques. Quand leur passion rencontre le chômage, les opportunités de faire carrière dans le cinema, la publicité ou le mannequinat restent leurs principaux rêves. Les promoteurs de ce genre d’appels le savent. Et ils n’hésitent pas à y mettre un prix. Pour cette annonce ci-dessus présentée, il faut payer 10 000 F CFA pour l’inscription. Ensuite 10 000 francs supplémentaires. « Cela va servir à la formation des jeunes talents », indiquent les responsables de cette structure joints au téléphone. Bien entendu, pour ceux qui seront sélectionnés. Pour le reste, les frais ne sont pas remboursés. (Avec des risques que personnes ne soient retenus).

Il y a un mois, une amie avait répondu à une annonce d’une « Agence de mannequinat ». La structure en question recrutait des jeunes filles (uniquement) qui participeraient (une fois retenue) à des films, des clips et des publicités. 20 000 F CFA ! C’était le tarif demandé par personne. Cette somme devait servir à :

-          - Payer la location du studio photo

-          - Acheter des clés USB

J’ai eu l’occasion de travailler il y a quelques semaines avec le célèbre réalisateur Belge, Benoit Mariage qui était à Abidjan pour du repérage. Nous avions alors lancé un grand casting sur plusieurs jours. « Combien faut-il payer pour participer », n’ont pas arrêté de nous demander de nombreuses filles qui souhaitaient participer à cette aventure. Au moins 500 personnes ont pris part à ce casting. Plusieurs d’entre-elles, n’étaient pas à leurs premières fois. « Ça fait la quatrième fois que je participe à un casting. Et j’ai toujours payé », se lamentait une demoiselle, à peine la vingtaine.

L’équipe belge était chaque fois choquée d’entendre des gens leur demander à combien s’élevait la participation au casting. « Chez nous, c’est gratuit », lançaient-ils encore étonnés. Pendant nos semaines de travail, j’ai vu que non seulement aucun sou n’était pris, mais en plus pour les profils intéressants, un chauffeur était chargé de les prendre de chez eux au lieu du casting et les redéposer par la suite, lorsque les moyens de déplacements faisaient défaut. « Ils ont beaucoup plus de moyens » (me) diront certains. Eh bien oui, quand on n’a pas d’argent on ne se lance pas dans ce genre de business.

On paie en cash sexe aussi

Tous les moyens de paiement sont acceptés. En liquide ou en ébats. Certains « Agents » eux préfèrent « offrir plus de chances d’être retenues ». Celles qui n’ont pas peur de poser nue… devant le « sélectionneur ». Celles qui veulent bien passer quelques minutes de plaisir avec le directeur du casting, savent qu’elles augmentent leurs chances de succès( ?).

Le pire, c’est que sous nos cieux, les filles ne sont (bien souvent) jamais rappelées. Elles auront offerts gracieusement leurs corps et leurs argents.

Les « Casteurs » eux, continuent de se remplir ainsi les poches (et leurs lits) toutes les semaines, convaincus qu’il y aura toujours des jeunes filles prêtes à tout pour réaliser leurs rêves : Vendre leurs images.

 

 

30 mars 2012

Déclaration d’Association à la préfecture d’Abidjan : Pièces et billets à fournir

dossier-a-fournir-pour-association.jpgJ’écris ces lignes parce que je trouve inadmissible qu’on prenne de l’argent aux citoyens qui souhaitent créer une ONG. D’autant plus que cet argent n’arrive même pas dans les caisses de l’Etat. Au début comme à la fin du processus, vous aurez à débourser.

Tout commence le jour où vous vous rendez à la « Préfecture d’Abidjan » pour obtenir des informations sur les dossiers à fournir. « C’est 1000 francs (ou 2000 selon les humeurs) », vous réclamera t-on. Avant de vous donner une pile de documents photocopiés. (cliquez sur le lien à la fin de ce post).

Le pire c’est que vous aurez à ressaisir à l’ordinateur toutes les données qui vous ont été remises sur papier. Pfff !

Et donc une fois les dossiers prêts (il y en a certains que vous devez légaliser à la mairie) vous vous rendrez à la préfecture d’Abidjan pour les déposer. (Heureusement, à cette étape on ne vous demandera rien).  On vous donnera un reçu pour bien attester que vous êtes sur la voie de la reconnaissance officielle.

Ces évènements se déroulent (au moins) 7 jours plus tard

Une jeune fille au bout du fil vous informe que votre récépissé est prêt. « Vous pourrez donc passer le récupérer dès à présent » vous indiquera t-elle avant de préciser avec insistance « les frais de retrait s’élèvent à 3000 francs CFA ». Votre joie est un peu altérée. Mais vous n’avez pas le choix. Vous vous empressez de vous rendre à la Préfecture pour retirer votre précieux sésame. Vous paierez donc 3000 francs… et c’est sans reçu.

Elle vous remettra alors un récépissé provisoire avec lequel vous pouvez exercer. « Repassez dans 2 semaines pour prendre un autre document que vous déposez à la police pour l’enquête de moralité ». (A suivre).

Récapitulons donc. Prévoyez 10 000 francs en tout et pour tout (si j’inclus les frais de transports et les frais de « légalisation rapide »).

Temps d’exécution : 7 jours minimum

Voici la liste des dossiers à fournir que vous pourrez télécharger gratuitement et partager à tous.

-Liste des pièces à fournir

10 septembre 2009

Un faux médécin ivoirien arrêté au Togo

 

SignDocteur.jpg

L’Ivoirien répondant au nom de Gnazou Aka a été accusé de pratique illégale de la médecine, escroquerie, faux et usage de faux et appréhendé par la police togolaise pour avoir effectué des prélèvements sanguins sur quelque 661 élèves togolais, a rapporté mardi la radio nationale.

Gnazou Aka est arrivé dans la capitale togolaise décembre dernier et s’est entouré dans sa pratique d’une équipe de revendeuses de tomates, de tailleurs et d’informaticiens.
Ils vont dans les établissements scolaires proposant de faire connaître aux élèves leur groupe sanguin contre 1.000 francs Cfa pour chaque prélèvement sanguin individuel, prétextant travailler en collaboration avec le Centre national de transfusion sanguine.

Après des traitements chez lui à la maison, Gnazou Aka retourne vers les élèves avec des "résultats imaginaires, des résultats faux, des résultats théoriques", a expliqué le Commissaire de Police, Akatao Babarime.
Le ministère de la Santé porte également plainte "pour pratique illégale de la médecine", selon le Commissaire de Police, Akatao Babarime qui précise que le faux médecin a été interpellé en flagrant délit de pratique sur 45 élèves.

Au total 661 élèves sont victimes de la manoeuvre, alors que Gnazou Aka est inconnu du Centre national de transfusion sanguine et du ministère de la Santé.

Source En-afrique.info

23 octobre 2008

Guide pour (venir en) Côte d'Ivoire

Vous souhaitez effectuer un voyage dans ce beau pays qu'est la Côte d'Ivoire, je vous présente le "Guide du Routard". Retrouvez sur ce site toutes les informations pour préparer votre voyage en terre d'Eburnie.
Vous y trouverez les informations générales sur ce pays. Le routard vous aide dans ce qu'il faut pour ce voyage.
Vous aurez quelques indications sur comment vivre de façon pratique. Par exemple, quelques mots en dioula: "Toubabou" qui signifie "le blanc".

23 septembre 2008

La pauvreté justifie t-elle la corruption ?

corruption.gif

Transparency International diffuse le classement des pays les plus corrompus au monde. (A voir ici)

L'Indice de Perception de la Corruption évalue la perception du niveau de corruption affectant les administrations publiques et la classe politique. C'est un indice composite fondé sur différents sondages et enquêtes réalisés par des organismes indépendants. L'IPC 2008 couvre 180 pays, soit un nombre de pays équivalent à celui couvert en 2007. Il classe les pays sur une échelle de 0 (haut degré de corruption perçu) à 10 (faible degré de corruption perçu).
Le Danemark, la Nouvelle-Zélande et la Suède, obtiennent la note la plus élevée avec 9,3, suivis par Singapour, avec une note de 9,2. En bas du classement, on retrouve Haïti avec 1,4, l'Irak et Myanmar avec 1,3, et enfin la Somalie avec une note de 1.
Bien que, au sein du classement IPC, les notes n'évoluent que lentement d'une année sur l'autre, des différences statistiques significatives ont pu être relevées pour des pays situés en haut et en bas du classement. Si l’on compare les données ayant servi au calcul de l’IPC 2007 et de l’IPC 2008, les notes de la Bulgarie, du Burundi, des Maldives, de la Norvège et du Royaume-Uni enregistrent une baisse importante.
À l'inverse, une amélioration significative par rapport à l'année précédente peut être constatée dans les notes de l’Albanie, Chypre, la Géorgie, Maurice, le Nigeria, Oman, le Qatar, la Corée du Sud, Tonga et la Turquie.
(...)
Avec la Somalie et l’Irak perçus comme les pays les plus corrompus, l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2008 de Transparency International, publié aujourd’hui, met en évidence le cercle vicieux liant pauvreté, faillite des institutions et corruption. Les pays développés ne sont pas en reste. Les mauvaises performances dans l’IPC 2008 de certains pays industrialisés indiquent que les mécanismes de contrôle ne sont pas non plus infaillibles dans les pays riches.


Nb
: Remarquons que la Côte d'Ivoire occupe le rang de 151eme sur les 180.

Commentaire:
corruptionj.jpg“Dans les pays les plus pauvres, la corruption peut être une question de vie ou de mort, lorsque, par exemple, elle touche aux ressources destinées aux hôpitaux ou aux réseaux de distribution d’eau potable,” déclare Huguette Labelle, Présidente de Transparency International. “La persistance d’un niveau élevé de corruption et de pauvreté dans de nombreux pays pauvres conduit à une situation humanitaire désastreuse et ne peut être tolérée. Mais même dans les pays les plus riches, la mise en œuvre inégale des mesures de lutte contre la corruption est préoccupante. L’adoption de politiques plus strictes de lutte contre la corruption est nécessaire.”