topblog Ivoire blogs

15 janvier 2009

Synthèse d'une "Chronique Ivoirienne"

Banniere_ChroniqueIvoirienne09FIN.jpg

10 articles et une vingtaine de photos. Voici le bilan (technique) à grand traits de cette collaboration franco-ivoirienne.
Une belle aventure qui nous a amené à travers des communes d'Abidjan. Cocody, Riviera, Adjamé (où ont a été braqués à ...la lame) Abobo, treichville.
Mais aussi à Bouaké et Korhogo pour ce qui est des villes de l'intérieur.
A la fin d'une telle aventure aussi palpitante que retenir ? Je vous propose notre syntèse dont vous pourrez lire plus bas un extrait.
"(...)Ce voyage nous aura permis de ressortir les clichés exacts sur la cohabitation entre ces jeunes. «En Côte d’Ivoire, il n’y a pas d’opposition entre jeunes du nord et ceux du sud. Il n’y pas de conflits entre les jeunes chrétiens (catholiques, protestants, évangélique…) et jeunes musulmans», nous confiait un responsable des Forces nouvelles (ex-rébellion). Ce dernier est originaire de la région du président actuel ivoirien.
Selon plusieurs témoignages entendus ça et là, la crise ivoirienne a des origines lointaines et multiples. Portant, elle touche (gravement) la population ivoirienne d’aujourd’hui. Une population qui est en majorité jeune. «Le chômage, la baisse du taux de réussite aux examens, la corruption, l’avancée du Sida et de l’analphabétisme dans certaines zones du pays, la drogue, la prostitution etc.», sont les maux qui meublent le quotidien des jeunes ivoiriens.
Pourtant, ceux-ci croient au chemin de la paix qui a été tracé depuis le 4 mars 2006 avec l’Accord Politique de Ouagadougou..."


Vous pouvez lire entièrement nos derniers pas et voir les photos inédites sélectionnées par Camille.

Grand merci à Jeanne et Baptiste de Afrique in Visu de nous avoir offert GRACIEUSEMENT cet espace pour faire passer notre "Chronique Ivoirienne".

14 janvier 2009

Enfin la baisse du prix de l’essence

Bonne nouvelle. Les prix du carburant vont baisser. C’est ce qui a été annoncé au journal de 20 heures sur la première chaîne de télévision ivoirienne.
Ainsi le super sans plomb passe de 690 à 650 francs, le gas-oil de 625 à 575 francs et le pétrole de 470 à 450. Tous les prix baissent (sauf ceux du gaz). Une mesure qui entre en vigueur dès le vendredi 16 janvier prochain.
Les consommateurs s’attendent à voir les prix des transports suivre le mouvement ainsi que les prix des denrées alimentaires. Attendons pour voir !

Mauvais ménage entre les enseigants et leur ministère

Img0010.JPG

Le torchon brûle à grandes flammes entre les enseignants du secondaire et le Ministère de l’éducation nationale. Le différend porte sur une décision ministérielle (N°0003/MEN/DRH/SDPES) «portant mutation d’office des enseignants grèvistes du secondaire au titre de l’année 2008-2009».
Cet épisode à des origines qui remontent à l’année dernière.
Flash back donc sur une le début d’une crise à l’issue incertaine.

Tout commence le 13 aout 2008 par un arrêté interministériel (N°9482 du 13 août 2008 portant dépositions transitoires d’application du décret n°2007-695 du 31 décembre 2007) qui en ces articles institut la définition des grilles salariales du personnel enseignant. En substance, cet arrêté revalorise la situation des enseignants du secondaire et leur donne la possibilité d’avoir un profil de carrière. Et donc par voie de conséquence, l’amélioration de la grille salariale. Une décision signée et cachetée par les ministres de la fonction publique et de l’emploi, de l’éducation nationale, l’enseignement technique et la formation professionnelle, de la culture et de la francophonie, de la famille de la femme et des affaires sociales et de l’économie et des finances. Une décision dont le contenu devait être fin prêt au soir du 31 août 2008 comme le stipule l’article 16 dudit arrêté. «La définition ci-dessus en liaison avec le Ministère de l’économie et des finances devra être achevée au plus tard le 31 aout 2008 ; période à laquelle la date de prise en compte des effets financiers sera déterminée».

Les enseignants semblent accueillir une telle décision avec joie et ceux-ci espèrent voir son accomplissement. Mais les jours passent et plus rien. Le 1er septembre 2008 rien est encore déterminé et aucune mesure réelle n’est mise en place pour concrétiser ce qu’annonçait l’arrêté interministériel.
C’est dans cette ambiance qu’un décret (N°2008-251 du 11 septembre instituant une prime d’incitation et d’indemnités en faveur des fonctionnaires et agents du ministère de la fonction publique et de l’emploi) est signé par le Président de la république, Laurent Gbagbo «sur rapport conjoint du ministre de la fonction publique et de l’emploi et celui de l’économie et des finances». Ledit décret ne tient pas compte de ce qui avait été annoncé dans l’arrêté signé au mois d’août. Quid de la revalorisation salariale ? Quid du profil de carrière des enseignants du secondaire, se demandent les enseignants. Le décret n’en parle pas. Au contraire, il annonce des primes d’incitation (?). Un décret qui selon son article 6 «prend effet à compter du 1er avril 2009».

Les enseignants sont mécontents et se sentent trahis. Eux qui avaient vus dans l’arrêté interministériel une lueur d’espoir. Ils se rendent à l’évidence que ce «lait et ce miel» ne sont pas (encore) à l’ordre du jour.
De la voie de la CES-CI (Coordination des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire), ils déposent un premier préavis de grève le 15 septembre 2008 pour demander «la détermination immédiate des nouvelles grilles de salaires et la date de prise en compte des effets financiers». Par ce préavis, les enseignants du secondaire entendent observer un arrêt de travail à compter du «mardi 7 au Jeudi 9 octobre 2008». Le ministère de la fonction publique et de l’emploi à qui est soumis ledit préavis reste sourd à cet avertissement.
Les enseignants du CES-CI reviennent à la charge avec un deuxième préavis à la date du 4 octobre 2008. Cette fois-ci, ils promettent de mettre à exécution leur plan d’arrêt de travail de 72 heures à compter du 14 au 16 octobre 2008.
Une grève qui semble t-il a été largement suivie sur toute l’étendue du territoire. Pendant trois jours donc, les cours sont arrêtés.
Le ministère de l’éducation nationale promet alors de sanctionner les enseignants grévistes.
Et tout commence par la rétention des salaires des responsables du Bureau Exécutif de la coordination et même ceux des bureaux locaux.
Puis le 6 janvier dernier, survient la décision ministérielle par laquelle des responsables du Bureau National et des Bureaux Locaux (exclusivement en poste à Cocody, commune présidentielle) sont mutés dans des zones ex-assiéges (Toulepleu, Bloléquin, Grabo , Guiglo à l’ouest, Tiébissou, Didiévi, Bocanda au centre et Bondoukou dans l’extrême Nord-Est). (Téléchargez la liste des enseignants mutés et leurs nouveaux lieux d’affectations en cliquant sur Img0012.JPG).

Au regard de cette dernière décision, le CES-CI mobilise ses membres qui signent une lettre de protestation déposée à la présidence, à la primature, au ministère de la fonction publique, au ministère de l’éducation nationale, aux ambassades et aux Organismes des Droits de l’Homme. Cette lettre réclame «l’abrogation» de la dernière décision et demande «le maintien en place des enseignants concernés». Aussi préviennent-ils, d’observer un arrêt de travail du lundi 12 au vendredi 16 janvier 2009.
Le CES-CI qui revendique en son sein 80 % des enseignants entend mettre à exécution cette grève si rien n’est fait d’ici là. Selon les informations reçues, les cours se seraient arrêtés dans la plupart des établissements secondaires de la ville d’Abidjan (et plus particulièrement ceux de Cocody). Selon un des responsables de ladite coordination, les villes de l’intérieur vont également leur emboîter le pas d’ici quelques jours, histoire d’apporter leurs soutiens.

Les derniers développements de cette crise entre la CES-CI et le ministère m’emmènent à m’interroger et à faire les analyses suivantes.
Doit (peut)-on utiliser la mutation comme moyen de sanction à des enseignants grévistes ? Le constat que je fais (sans prendre parti) c’est que les enseignants concernés ont suivi le cheminement légal concernant la grève. Pourquoi les sanctionner alors ? Le droit de grève est-il toujours "légal" en Côte d’Ivoire ?
Pourquoi sanctionner 8 personnes uniquement et pourquoi la commune de Cocody seulement ? L’enseignement secondaire se limite t-il à cette commune d’Abidjan ? Et les autres qui ont suivi la grève ? Voilà autant de questions que je me pose.
Le constat est qu’en Côte d’Ivoire en général, on n’attend toujours que les grèves dégénèrent avant de réagir. L’on a encore en souvenir la grève des médecins qui a occasionné plusieurs morts. A l’issue de cette grève, le décret annonçant la revalorisation de leur salaire a suivi.
Dans un pays où la cherté de la vie est devenue un style de vie, les enseignants demandaient certainement que leurs conditions de vie soient améliorées. Si l’Etat n’a pas les moyens, pourquoi annoncer une décision d'amélioration de leurs salaires ? Une décision rappelons-le, signée par 7 ministres de la République.
L’heure est peut être au dialogue.
Après avoir rencontré les enseignants volontaires de Korhogo, je puis vous affirmer qu’il n’est point dans l’intérêt de nos enfants que les enseignants observent des grèves à répétition. Dans un système éducatif fortement paralysé, n'en rajoutons pas davantage.

Entrevue sur Média d'Afrique

Chaque mardi, la 2e partie l’émission Média d’Afrique de Rfi est entièrement consacrée à l'actualité des médias subsahariens. Sarah Sakho et Alain Foka ont bien voulu s’entretenir avec moi. Je vous propose d’écouter donc.

podcast


Petite question.
Selon vous, dans un contexte où le phénomène du blogging n’est pas très développé, comment le blogueur pourrait-il vivre de son «art» en attendant «un réseau publicitaire» pour les blogs comme en Afrique du sud ?

13 janvier 2009

Peintres sur toile

_MG_5492.jpg

A 29 ans, Joseph Silué est un artiste accompli. Il fait de la peinture sur toile. Une activité qu’on retrouve dans la plupart des villages de Korhogo (nord de la Côte d'Ivoire). Une activité dont les artisans ne sont pas toujours connus.
Au "Centre Artisanal des Peintres sur Toile de Korhogo" où nous avons rencontré Joseph, nous avons été frappés par la qualité du travail.
La p(t)einture utilisée par les artisans est fabriquée à base de feuilles ou d’écorces d’arbre. Pour le tissu, il est fait à la main par les tisserands de Waragnélé (le célèbre village de tisserands). Un vrai travail d’artiste. Les motifs, eux, sont laissés à l'imagination des concepteurs. Animal, case, masque etc... Toutes les tendances s'y retrouvent.
Tous ces artisans qui au départ travaillaient dans leurs villages respectifs ont décidé de se regrouper en association afin de faire face aux nombreuses difficultés qu’ils rencontrent. Difficultés dues en majeur partie à la crise.
Dans cet entretien, Joseph Silué, le Secrétaire général de ladite association, nous explique comment les artisans ont quitté les villages pour s'installer en ville. Il nous dit aussi comment après avoir (sur)vécu pendant les années de crise, ils se regroupent en association.

podcast


12 janvier 2009

Débat autour des rébellions

Je vous propose de lire l'analyse de Théophile suite à notre dernière chronique ivoirienne.

06 janvier 2009

La Maca comme dans "Prison Break"

maca4.jpg

Les évasions sont devenues réccurentes à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca). Un autre épisode de cette série d'évasion de la seule prison d'Abidjan s'est déroulé hier.

Sept détenus se sont évadés lundi de la prison d'Abidjan en profitant d'un "retard dans la relève des équipes" de surveillance,a annoncé mardi l'administration pénitentiaire. "Ce lundi 5 janvier 2009 aux environs de 13 heures, sous une pluie battante, profitant d'un retard dans la relève des équipes, un groupe de détenus s'est dirigé vers un mirador" pour s'évader, indique dans un communiqué le directeur de l'administration pénitentiaire Mahomed Coulibaly.

"Se servant d'une barre de fer, ils ont cassé le cadenas de la porte d'entrée de ce mirador et s'y sont engouffrés pour s'évanouir dans la forêt du Banco" contiguë à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca),souligne-t-il.

Selon M. Coulibaly, "plusieurs équipes des forces de l'ordre sont activement à pied d'oeuvre tant dans la forêt du Banco qu'aux alentours en vue de les retrouver".
"La détermination et l'engagement des équipes de recherche nous rassurent quant à la reprise imminente des évadés comme ce fut le cas" après une mutinerie survenue mi-décembre 2008 à la Maca, ajoute-t-il.

A la suite de cette mutinerie, deux détenus avaient trouvé la mort et cinq autres avaient réussi à s'évader, dont trois ont été repris, selon l'administration pénitentiaire. Construite en 1980 pour accueillir 1.500 détenus, la Maca accueille aujourd'hui quelque 5.000 prisonniers.

Source AFP

05 janvier 2009

Dans l'univers des soldats démobilisés

Banniere_ChroniqueIvoirienne08.jpg

Je vous propose de partager la vie de deux types d'ex-combattants. Ils sont aujourd'hui démobilisés. C'est à dire qu'ils ont décidé de laisser armes. Seulement , il y a ceux qui ont pu être réinsérés et ceux qui attendent (encore).
A lire dans notre septième Chronique Ivoirienne.

02 janvier 2009

Un acteur ivoirien dans "24 heures Chrono"

isaach9.jpg

Le monde entier attend avec impatience la prochaine sortie officielle de la septième saison de la série à succès "24 heures Chrono".
Avec comme acteur principal Jack Baueur (Kiefer Sutherland) cette saison intitulée "Redemption" se déroule en Afrique. Au nombre des acteurs importants à côté de Kieffer et Carlos Bernard (Tommy Almeda) - qui seront opposés - il y a l'ivoirien Zachari Bankolé alias Isaac de Bankolé.
Né le 12 août 1957 à Abidjan de parents originaires de Porto-Novo au Bénin, qui ont émigré en Côte d'Ivoire, il arrive à Paris en 1975, où il entreprend une maîtrise en mathématique. Il commence le cinéma en 1986 avec Black Mic-Mac de Thomas Gilou pour lequel il obtient le César du meilleur espoir masculin en 1987.
En avril 2007, il reçoit la distinction de chevalier de la Légion d'honneur.
Conjoint de la chanteuse de jazz américaine Cassandra Wilson Isaac de Bankolé va jouer dans de nombreux films dont le dernier 24 heures Chrono qui sort en ce mois de janvier aux Etats Unis.
Dans cette série il joue le rôle du premier ministre Matobo.

A savoir aussi sur lui

(Source Telenov@)

Les Unes qui font honte

C'est une scène que beaucoup d'Abidjanais vivent tous les matins.
Ce matin donc je sors et je vais acheter le journal quand je me rend compte que les journaux pornographiques occupent un espace assez voyant sur le "tableau d'affichage".

IMG_0105.jpg

Pourquoi exposer de tels journaux quand on sait qu'il y a des enfants qui passent par là ?

A la rencontre des enseignants volontaires de Korhogo

Banniere_ChroniqueIvoirienne07.jpg

C’est dans le nord du pays, à environ 600 kilomètres d’Abidjan, à Korhogo – une ville située en zones ex-assiégées (par la rébellion) – que nous avons été confrontés à d’énormes difficultés. Dans notre souci de mieux connaitre l’univers de ceux qu’on appelle «enseignants volontaires», nous avons été freinés net par des questions de procédures. Lesquelles cachaient en réalité la peur et la crainte face aux hommes des médias. Tandis que certains nous prenaient pour des espions, d’autres estimaient qu’on n’était pas une «presse de grand calibre». Qu’importe ! Nous avons pu avoir un entretien avec lesdits enseignants et comprendre un petit peu leurs parcours. Mais au prix de combien de difficultés.

Lire la suite dans notre sixième "Chronique Ivoirienne".

31 décembre 2008

Les nouveaux prix du carburant divisent

9111097543ba5ae77c0d4f36496055d5.jpg

Hier nous attendions tous un dénouement heureux lors de la rencontre entre les transporteurs et le gouvernement.
Hélas !
Une fois de plus, émissaires du gouvernement et transporteurs se sont séparés en queue de poisson. Après plus de 4 heures d'échanges, les deux parties n`ont pu accorder leurs violons. Chacun des protagonistes ayant campé sur sa position. En effet, après le premier round lundi dernier, les discussions entre le gouvernement et les transporteurs se sont poursuivies hier à la primature. Pour les transporteurs, les nouveaux prix devraient être les suivants : 400 CFA pour le gasoil, 500CFA pour le super et 250CFA pour le pétrole lampant. Niet, diront les émissaires du gouvernement qui soutiennent que l'Etat qui doit déjà près de 64 milliards à la SIR ne pourrait encore subventionner le carburant. Ainsi proposent-ils de revoir à la baisse le coût du carburant. Ainsi le gasoil pourrait coûter 570 CFA au lieu de 625CFA. Le super pourrait être à 650 au lieu de 695. Et le pétrole 455 au lieu de 470 CFA. Une proposition qui somme toute n'est pas du goût des transporteurs. Qui entendent réagir très bientôt.
Les bruits courrent dans les couloirs que le Chef de l'Etat annoncera les nouveaux prix ce soir au cours de son discours de voeux à la nation.

30 décembre 2008

A qu(o)i servent les chargeurs d'Abidjan ?

IMG_0061.jpg

A quoi servent les "chargeurs" ? Cette question, les Abidjanais qui empruntent les véhicules de transports en commun - Gbaka (mini car) ou Wôrô wôrô (taxi communal, appelé aussi Warren) - se la posent tous les jours. Ils sont à tous les carrefours et autres feux tricolores. Ils envahissent les gares et les parcs de stationnement pour réclamer de l'argent aux apprentis ou aux chauffeurs des dits véhicules. Qui les envoie ? Ou va cet argent ? Les questions, il y en a des centaines sur ce phénomène qui ne semble inquiéter personne. Ils se font appeller "Syndicats". Que défendent-ils ? Ou plutôt, qui défendent-ils ? A chaque stationnement ils réclament entre 50 et 300 francs. "En fonction du nombre de personnes que nous prenons, le prix varient", témoigne un apprenti.
"Il existe en réalité des syndicats pour les chauffeurs à qui on verse des droits journaliers qui vont dans les caisses dudit syndicat", explique Ousmane O, il est conducteur de Warren à Portbouet, le quartier qui abrite la plage et l'aéroport.

Ces "mendiants" d'une autre espèce ne sont pas des syndicats. Pourtant, ils sont organisés. "Il y a un chef, qui a ses éléments sur le terrain. Et ces derniers doivent lui verser une certaine somme à la fin de la journée", témoigne un ancien "chargeur". "C'est en fonction de ce quota fixé par le grand chef que chaque chargeur est payé", précise t-il.
Dans les commune d'Abidjan, chaque territoire appartient à un "clan" de chargeurs. Ainsi, on assiste parfois à des guerres terribles (souvent à la machette ou l'arme à feu) pour conquérir un tel ou un tel "territoire qui est juteux".
"A Abidjan il y a des zones qui sont considérées comme de véritables mines d'or", affirme un conducteur averti. "Il y a le grand carrefour de Marcory, le grand carrefour de Koumassi, Adjamé-liberté, Yopougon Siporex, le grand rond point d'Abobo, le carrefour de la riviera 2", indique t-il.
C'est tout de même dommage que cette nouvelle race de mafia exerce elle aussi, aux côtés de nos forces de l'ordre sans que ceux-ci ne lèvent le petit doigt. On pourrait comprendre pourquoi. N'est ce pas ?

L'équation de l'identification à Bouaké

Banniere_ChroniqueIvoirienne06.jpg

L'opération d'identification qui a démarré il y a quelques mois dans le nord est rendue difficile par les "problèmes de papiers" mais aussi par le faite que de nombreux jeunes venus d'Abidjan attendent toujours le coup d'envoi pour commencer à travailler. En attendant il conjugue leurs journées avec la galère.
Lire notre constat dans notre cinquième "Chronique Ivoirienne".

Je vous propose également l'article paru ce matin dans de Fraternité matin, le quotidien gouvernemental ivoirien.

Le prix du carburant pourrait encore baisser

STATION%202.jpg

La population en général et les transporteurs en particulier peuvent enfin se réjouir en cette fin d’année. Pour cause, le gouvernement a consenti à discuter avec les acteurs du transport sur la baisse du prix du carburant et la mise en place du fonds de développement du transport annoncé lors de la dernière grève des transporteurs. Ainsi, pendant près de 10heures d’horloge, les responsables du secteur et le comité d’évaluation et de suivi de la hausse des prix ont tenté, hier lundi à la Primature, d’accorder leur violon pour permettre à la population de souffler un temps soit peu. Une chose est certaine, c’est que le carburant connaîtra de nouveau tarif aujourd’hui.
En attendant, les transporteurs souhaitent revenir à l’ancien prix du carburant soit 400 FCFA contre 685 FCFA pour le gasoil, 545 FCFA pour l’essence et 250F CFA contre 495FCFA pour le pétrole lampant. S’agissant du gaz, les associations de consommateurs exigent que la bouteille B12 revienne à 2500F et La B6 à 1500FCFA.

Source Le Patriote

28 décembre 2008

Quatrième chronique

"Chronique ivoirienne" poursuit son petit bonhomme de chemin. Nous avons fait une escale à Abobo (commune populaire d'Abidjan) avant de nous "envoler" pour le nord de pays. Au quartier "Anador", nous avons rencontré Ibrahim. Un patron de garage. Il fabrique des autocars et en répare d'autres. Ce qui nous a le plus frappé, c'est qu'il emploi plusieurs jeunes qu'il forme et qu'il embauche. Témoignage.

22 décembre 2008

Quid des démobilisés de Bouaké ?

ex_rebelles.jpg

Au terme d’un séjour de quelques jours à Bouaké (dont vous aurez les échos dans nos prochaines Chroniques) et avant de débarquer à Korhogo (dans l'extrême nord) j’en viens à la conclusion qu’il y a urgence.
Nous avons pu rencontrer de nombreux démobilisés. Ce sont ces anciens combattants rebelles qui ont décidé volontairement (ou non) de déposer les armes. Et ce contre la somme de 90 000 francs pendant trois mois.
Cette opération qui a touché 20 000 ex combattants, visait à tous les réinsérer dans des secteurs d’activités autres que le métier des armes. Hélas ! Seulement quelques milliers (environ 3000 murmure t-on dans la ville) ont pu être touchés par cette "grâce". Les autres. Ils sont livrés à eux-mêmes et à la merci des difficultés de la vie.
Nous en avons rencontré au corridor sud de Bouaké. Cet espace est devenu leur champs de revenus journaliers.
Pour Ibrahim Diarassouba, l’un d’eux, ils viennent à ce barrage de contrôle pour «aider les camions remorques à traverser le corridor». «C’est ce qui nous permet d’avoir entre 1000 et 2000 francs par jour», affirme t-il.
La détresse et la misère se lisent sur leurs habits. Mals vêtus, visages souvent tuméfiés, boitant pour les uns, délirant pour les autres, ils attendent dans la douleur que le programme de réinsertion qu’on leur avait promis se concrétise.
Pour ma part, j’en viens à me demander quel sera leur avenir ? Pourront-ils être tous véritablement réinsérés ? Tout en sachant que le processus de démobilisation va s'étendre à toute la zone CNO (Centre Nord et Ouest). Quel désarmement peut on espérer quand ces combattants estiment qu'ils n'ont aucune garantie véritable ? Ce que ces ex-combattants redoutent le plus c’est que dans le programme d'après guerre, ils soient la cible d'une pacification. "On l’a vu après le coup d’Etat de 1999. Les jeunes délaissés et livrés à eux-mêmes ont été parfois abattus sans sommation pour le moindre délit", s'inquiète l'un d'entre eux.
A Bouaké, les ex-mutins ne croient pas vraiment au service civique. «Il y a longtemps qu'on nous en a parlé mais nous attendons toujours sans forcément croire que ça sera effectif pour nous jeunes d'ici», affirme incrédule, Alasko. Il est âgé de 24 ans. Alors qu'il pourrait constituer la clé de tout le processus de désarmement - qui passe par la démobilisation et la réinsertion - le service civique doit retenir l'attention du gouvernement en place.
C’est l’occasion pour les autorités ivoiriennes de se pencher sérieusement sur la question de la démobilisation dans les zones CNO (et celles du sud). Car des milliers de personnes qui ont déjà utilisés des armes pendant des années peuvent être tentés de les reprendre rien que pour avoir quelques chose à manger. Loin des jeux de mots entre "démobilisation" et "désarmement", il y a des milliers de jeunes qui sont à la merci des vices et des personnes de mauvaises intentions. Attention donc à cette bombe à retardement.

Selon vous, comment l'actuel gouvernement peut-il résoudre la question de ces démobilisés (à la rue) et de ceux qui souhaitent déposer les armes ? On entend partout dire que les caisses de l'Etat sont vides et qu'il faudrait une aide des bailleurs de fonds. Est ce une solution que de regarder vers l'extérieur pour financer cette opération ?

10 décembre 2008

Interviewé par Global Voices

gvo-logo-lg.png

Israël Yoroba is a 26 year multimedia journalist from Côte d'Ivoire that has been blogging about his country for over a year at Le blog de Yoro [Fr]. Now his efforts have been rewarded with the Best of Blogs award in the French language category, the prestigious international blog awards organized every year by Deutsche Welle. Last year another African blogger was chosen as Best Francophone Blogger, Global Voices friend Cédric Kalonji from the DRC, whom we interviewed on that occasion. Now we take the opportunity to interview Yoro too.

Lire l'intégralité de l'interview. Dans les jours à venir, vous aurez une mise à jour avec la version française.

Une interview réalisée par Elia Varela Serra pour le compte de Global Voices

09 décembre 2008

Quand la Star’Ac déçoit à Abidjan

le-premier-finaliste-est-2710025dwtmu.jpg

Célèbre émission (de moins en moins parait-il) en France, la Star Academy est aussi suivie avec attention à Abidjan. Chaque "prime" fait l’objet d’un regard particulier et de commentaires par la suite. «Il n’arrive pas un vendredi où je manque l’émission de TF1», affirme une Abidjanaise. Elle a le bouquet de canal qui lui permet de voir la chaîne sur laquelle l’émission est diffusée. Ceux qui n’ont pas les chaînes cryptées se contentent de suivre l’émission sur le net.
Ils sont donc nombreux enfants, jeunes et vieux, femmes comme hommes à suivre (souvent avec passion) l’émission musicale.
Jusqu’ici tout allait bien jusqu’à ce qu’au dernier "prime" du vendredi 5 dernier, Joanna soit sortie de la compétition. «Je n’arrive pas à comprendre pourquoi ça s’est passé comme ça», se demande déçu un autre fan de l’émission. Alors que tous espéraient qu’elle succède à Quentin, les "supporters" de la talentueuse Joanna ont été fortement déçus.
Fait marquant, c’est que la majorité des personnes rencontrées misait sur elle. «A Abidjan, on supporte Joanna», ne manque pas de dire avec le sourire une admiratrice de la chanteuse.
Les "star’Acphiles" abidjanais, promettent de ne pas suivre la finale car pour eux Alice, l'un des deux finalistes n’a pas forcément le niveau. Décidément la Star’Ac risque de perdre des téléspectateurs même ici.

08 décembre 2008

L'affiche des élections

Pendant des semaines, Abidjan la capitale économique, a été envahie par des affiches qui incitaient à allez "vite, vite, vite aux élections" le 30 novembre dernier.
Alors que cette échéance électorale a été reportée à une date ultérieure, lesdites affiches ont commencé à être déchirée.

P1170107.JPG


P1170108.JPG

05 décembre 2008

Les censurés !

J’ai découverts deux groupes d'artistes il ya quelques jours-ci.
Le premier est connu du public ivoirien et l’autre ne l’est pas. Un fait du zouglou, l’autre fait du rap ivoire (un cocktail de rap et de nouchi). L’un chante en Solo et l’autre est un composé de deux jeunes. Pourtant, ces deux groupes ont en commun d’avoir été censurés. Fitini, le premier l’a été pour «l’inopportunité» de son album. Un produit musical dont un des titres soulève une question à la faveur du scandale des déchets toxiques à Abidjan. «Tu fais quoi là ?», peut-on retenir en substance. L’autre groupe, «San Soi», a été censuré pour «la grossièreté» des mots qu’il utilise.
Alors que je les découvre quelqu’un me souffle qu’il y a au moins deux ans que ces artistes ont fait sortir leurs albums.
«Ils ont été censuré à la télévision», dit-on dans les kiosques à cassette.

(Re)découvrez Fitini

podcast


... et aussi le groupe «Sans Soi»

podcast


Pourtant, il y a de la vérité au fond non ?

Bonus: "Sans Soi" dans "Gbagbo pardon"

podcast

04 décembre 2008

Premiers pas de notre chronique

C'est fait. La première chronique sur Afrique in visu est en ligne. Vous pouvez la lire ici

Au "menu": les jeunes et l'opération d'identification, le mouvement évangélique, ainsi que qu'un portait d'un jeune "cabinard" qui est en fin de cycle ingénieur (en finance).

02 décembre 2008

Orange perd t-il le réseau ?

orange.jpg

Depuis quelques temps les abonnés à l'opérateur de téléphonie mobile "Orange" rencontrent d'énormes difficultés dans les communications qu'ils passent où qu'ils reçoivent.
"Des problèmes de réseau" semble t-il. Le service client est inaccessible: "Orange bonjour, par suite d'encombrement votre correspondant ne peut être joint", tel est le message qui vous accueil quand vous tentez de joindre ledit service.
Pourtant, les communications sont énormément perturbées. "Quand je lance un appel, je tombe sur quelqu'un d'autre", se plaint un utilisateur d'un numéro "Orange". "J'ai essayé de recharger mon crédit. Mais depuis deux jours je n’y parviens pas", témoigne un autre.
Cette situation n’est pas nouvelle. L'on se souvient que l'année dernière, la période des fêtes de décembre a été un véritable supplice pour les clients Orange. Le réseau était totalement saturé. Et aucun service ne fonctionnait correctement.
Vivement que cela soit évité encore cette année. Pourtant, les perturbations de ces derniers jours laissent présager un bug cette année.
Ce qui est frustrant pour les clients, c'est qu'ils ne sont informés de rien.
Dans un contexte de "guerre des entreprises de télécommunications", où la bataille est farouche, "Orange" risque de perdre beaucoup de ses clients. Clients avec lesquels cette entreprise de téléphonie mobile prétend être leader en Côte d'Ivoire. Etre numéro un, ce n'est pas le proclamer – à répétition – à tous les coins de rues d'Abidjan, c'est aussi veillez à satisfaire ses clients...mieux à les conserver.

30 novembre 2008

Alloco(drôme) party !

P1170056.JPG

Pour notre première sortie, j’ai décidé de faire découvrir l’allocodrôme de Cocody à mon hôte. Ce fut une soirée superbe. Au menu : Poisson braisé et escargot farci avec de l’attiéké. Miam !
P1170055.JPG

Si vous êtes de passage à Cocody (commune présidentielle), faites-y un tour…

29 novembre 2008

l'Insaac fermée...pour grève

P1170049.JPG


27 novembre 2008

Une loi pour protéger le logo de la Croix-rouge

croix_rouge_286x284.JPG

Le Comité international de la croix-rouge (CICR), dont le bureau régional a son siège en Côte d'Ivoire, ne veut plus que son logo soit utilisé par autrui. Son logo a longtemps été usurpé, imité voire travesti à des fins meurtrières. En Côte d'Ivoire, le CICR a décidé de protéger son logo.
C'est pourquoi, Mme Léa France Mensah, chargée de communication avec les médias et le grand public, a soutenu que sa structure attend la part des députés ivoiriens. "On attend la loi de l'Assemblée nationale afin de protéger notre emblème et faire payer des amendes à celui qui l''utilise", a-t-elle signifié. C'était à l'occasion de l'atelier organisé à l'attention de la presse hier, au siège du CICR aux Deux-Plateaux. Cet atelier vise à informer les journalistes et partant, la population sur les missions, rôles et actions de cet organisme humanitaire.
En Côte d'Ivoire, la Croix-rouge a vu le jour en 1992.

26 novembre 2008

La rébellion finira t-elle par la guerre ?

a21f2a9bf1c575d775a67be57e57d50d.jpg

Après la région du Worodougou secouée par l`affrontement meurtrier entre les pro-Zackaria et pro-Soro, c`est probablement le tour de la région de l`Ouest montagneux. Où des mouvements subversifs sont signalés avec déjà la libération des prisonniers de la ville de Man et des affrontements intercommunautaires. Le processus de sortie de crise sera-t-il grippé ? Arrivera-t-il à bon port ? Autant d`inquiétudes qui, depuis quelques jours, angoissent la population ivoirienne. En effet, annoncé puis mis à exécution, l`affrontement entre pro-Zackaria et pro-Soro a fait des morts à Séguéla. Alors que l`on s`interroge sur les réelles motivations de cet énième bruit des armes, un autre bruit de bottes se profile à l`horizon dans l`Ouest montagneux. Où des informations font état de l`imminence d`un embrasement de la région. Et donc de la mise à mal du processus de sortie de crise, pourtant sur la bonne voie depuis l`Accord politique de Ouagadougou (APO) du 4 mars 2007. Ce projet funeste et au dessein inavoué serait en branle avec l`évasion de 30 prisonniers de la prison civile de Man. Une source proche des Forces nouvelles (FN) à Man avance que 7 des évadés se sont rendus, quelques uns ont été mis aux arrêts, tandis que d`autres courent encore. Sans plus de précisions. Aussi faut-il signaler des affrontements intercommunautaires dans cette grande région et surtout une rixe entre les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et la population. De véritables mouvements subversifs dans lesquels des chefs de guerre libériens sont signalés, jettent un discrédit sur les acquis de l`APO, suscitant interrogations et inquiétudes. Laissant une situation toujours précaire et une région en proie à de récurrentes attaques. A cela, s`ajoutent les récentes revendications pécuniaires des supplétifs libériens. Ceux-ci avaient défrayé la chronique et avaient sommé l`Etat ivoirien de payer leur dû consécutif à leur supposée participation dans la crise militaro-politique de septembre 2002. Des informations font également état de mouvements de huit (8) chefs rebelles qui sillonnent l`Ouest du pays. Se comportant en de véritables espions venus en précurseurs, ces libériens prépareraient un assaut contre la région du moyen-Cavally. (Lire Le Temps n°1674 du mardi 25 novembre 2008). Aussi l`Ouest montagneux, qualifié de région ayant payé le lourd tribut pendant cette crise fait-il l`objet d`une attention particulière et même convoitée. Puisque, point de départ important pour la pacification du pays et surtout pour la réinsertion des combattants et des nombreux chefs de guerre. Tout acte qui, si l`on n`y prend garde, pourrait remettre tout en cause. Surtout avec la visite d`Etat du chef de l`Etat, Laurent Gbagbo, prévue probablement dans la première semaine du mois de décembre. En effet, le Président de la République devrait se rendre dans l`Ouest montagneux pour s`imprégner des réalités des populations à l`effet de penser un plan de redressement de ladite région. L`imminence de ces mouvements subversifs avec à la clé la libération des pensionnaires de la prison civile de Man achève de convaincre plus d`un sur l`impérieuse question du désarmement des ex-combattants et des mouvements d`autodéfense. Car beaucoup d`armes circulent et essaiment le territoire national. Notamment, dans les zones CNO.


Source Le Temps

Pourquoi je blogue sur l'Afrique ?

Pourquoi bloguer sur l’Afrique ? Cette question qui fait l’objet d’une chaîne de tagues initiée par le Chef du village. Pöur ma part j’ai été tagué par un ami proche et par le "propriétaire" de l’Atelier des Médias.

riz01.1207490043.jpg
Alors à la pertinente question je réponds.
Deux raisons essentielles m’emmène à bloguer sur (la Côte d’Ivoire et plus globalement sur) l’Afrique.
Premièrement, je trouve que le web est un espace plus large pour déroulé le chapelet des richesses de l’Afrique. L’Afrique, ce n’est plus seulement les guerres et autres calamités. L’Afrique c’est de plus en plus un continent qui s’affirme et qui veut tenir une place stratégique sur la table du monde. Le blog donc me permet de mettre en valeur ce que l’Afrique a comme atout.
Bloguer sur l’Afrique c’est aussi montrer les souffrances de l’Afrique, mais aussi les espoirs des Africains. Mais surtout de montrer aux yeux du monde, ce que les médias traditionnels refusent de montrer.

Deuxièmement, il est bon de savoir ce que les autres pensent (de nos jours) de notre continent. Je peux vérifier si les points de vue ont changé par rapport à hier. Le monde est-il plus optimiste ou plus pessimiste ? La fonction d’inter(é)activité du blog m’offre cette possibilité.
Bloguer sur l’Afrique, c’est faire entendre la voix de l’Afrique et percevoir le regard des autres sur le continent noir. Bloguer sur l’Afrique c’est révéler les peines d'hier, les progrès d'aujourd'hui et les gloires de demain.

A mon tour je tague
Edgar Yapo,
Fernand Dindé,
Marie,
Cartunelo
et Luisiano

25 novembre 2008

Ce qui n'a pas été dit sur le congrès de l'UNG

Vous vous souvenez que la mythique salle de la Fondation Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro (centre) a abrité la convention de l'Union des nouvelles générations (UNG), le parti du gendre du chef de l'Etat ivoirien. Cette rencontre semble t-il a rassemblé des milliers de personnes et s'est "bien déroulée".

Seulement, toute la presse s'est tue sur les incidents qui ont entaché cette convention. A la vérité, les instances du parti ont bataillé pour ne pas que l'information soit diffusée. Nous ne parlerons que d’un seul incident. Il a failli coûter la vie à un militant.

Il ressort des témoignages recueillis qu’un individu dont le nom n'a pas pu être révélé, vêtu d’un tee-shirt de ladite convention, a été heurté expressément par la portière d'un Gbaka (véhicule de transport en commun). Ce véhicule était venu déposer des conventionnaires, et cherchait le moyen de se garer. C’est à ce moment que l’apprenti d’un geste de la porte, frappe à l’épaule le quidam. Le jeune militant en colère, saisit une pierre puis la lance en direction du Gbaka. La vitre arrière du véhicule est atteinte. Cela provoque la colère du chauffeur – et de son apprenti – qui appellent leurs collèges qui ont stationné leurs véhicules non loin de l’incident. Comme des abeilles sur du miel, ils se ruent sur le militant esseulé et le bat jusqu’à ce qu’il perde connaissance. C’est seulement, à cet instant que d’autres militants interviennent pour sortir leur "camarade" des griffes de ces jeunes apprentis décidés à ôter la vie à l’un des conventionnaire.
La police intervient plus tard. Le jeune militant commence à convulser et est évacué d’urgence à bord d’un cargo de la police. Les pompiers arrivés à cet instant le récupère et tente de le sauver. Ce qu’ils parviennent d’ailleurs à faire.

La chronologie des faits en photo.

Le militant de l'UNG au milieu d'une "armée" d'apprentis décidés à lui ôter la vie

CONVENTION DE L UNG 22 11 08   3 091.jpg


Le jeune militant est abandonné alors qu'il est inconscient
CONVENTION DE L UNG 22 11 08   3 092.jpg

CONVENTION DE L UNG 22 11 08   3 096.jpg


La police arrive sur les lieux...
CONVENTION DE L UNG 22 11 08   3 101.jpg


Ici le chauffeur (en casquette) et son apprenti par qui le drame est arrivé
CONVENTION DE L UNG 22 11 08   3 104.jpg


Une vue des dommages que leur véhicule a subit
CONVENTION DE L UNG 22 11 08   3 105.jpg


Des volontaires essaient de ranimer l'agressé en attendant l'arrivée des pomiers
CONVENTION DE L UNG 22 11 08   3 106.jpg


La victime est évacuée...
CONVENTION DE L UNG 22 11 08   3 109.jpg


...à bord d'un cargo de police
CONVENTION DE L UNG 22 11 08   3 110.jpg


CONVENTION DE L UNG 22 11 08   3 111.jpg


Photos réalisées par Stéphane Goué

24 novembre 2008

La Côte d'Ivoire "d'avant avant"

n73601710_30185113_415.jpg

Pour les nostalgiques et pour ceux qui n'ont pas vraiment connu la Côte d'Ivoire de l'époque d'Houphouët, voici un album photo qui vous intéressera.