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05 décembre 2008

Les censurés !

J’ai découverts deux groupes d'artistes il ya quelques jours-ci.
Le premier est connu du public ivoirien et l’autre ne l’est pas. Un fait du zouglou, l’autre fait du rap ivoire (un cocktail de rap et de nouchi). L’un chante en Solo et l’autre est un composé de deux jeunes. Pourtant, ces deux groupes ont en commun d’avoir été censurés. Fitini, le premier l’a été pour «l’inopportunité» de son album. Un produit musical dont un des titres soulève une question à la faveur du scandale des déchets toxiques à Abidjan. «Tu fais quoi là ?», peut-on retenir en substance. L’autre groupe, «San Soi», a été censuré pour «la grossièreté» des mots qu’il utilise.
Alors que je les découvre quelqu’un me souffle qu’il y a au moins deux ans que ces artistes ont fait sortir leurs albums.
«Ils ont été censuré à la télévision», dit-on dans les kiosques à cassette.

(Re)découvrez Fitini

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... et aussi le groupe «Sans Soi»

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Pourtant, il y a de la vérité au fond non ?

Bonus: "Sans Soi" dans "Gbagbo pardon"

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04 décembre 2008

Premiers pas de notre chronique

C'est fait. La première chronique sur Afrique in visu est en ligne. Vous pouvez la lire ici

Au "menu": les jeunes et l'opération d'identification, le mouvement évangélique, ainsi que qu'un portait d'un jeune "cabinard" qui est en fin de cycle ingénieur (en finance).

02 décembre 2008

Orange perd t-il le réseau ?

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Depuis quelques temps les abonnés à l'opérateur de téléphonie mobile "Orange" rencontrent d'énormes difficultés dans les communications qu'ils passent où qu'ils reçoivent.
"Des problèmes de réseau" semble t-il. Le service client est inaccessible: "Orange bonjour, par suite d'encombrement votre correspondant ne peut être joint", tel est le message qui vous accueil quand vous tentez de joindre ledit service.
Pourtant, les communications sont énormément perturbées. "Quand je lance un appel, je tombe sur quelqu'un d'autre", se plaint un utilisateur d'un numéro "Orange". "J'ai essayé de recharger mon crédit. Mais depuis deux jours je n’y parviens pas", témoigne un autre.
Cette situation n’est pas nouvelle. L'on se souvient que l'année dernière, la période des fêtes de décembre a été un véritable supplice pour les clients Orange. Le réseau était totalement saturé. Et aucun service ne fonctionnait correctement.
Vivement que cela soit évité encore cette année. Pourtant, les perturbations de ces derniers jours laissent présager un bug cette année.
Ce qui est frustrant pour les clients, c'est qu'ils ne sont informés de rien.
Dans un contexte de "guerre des entreprises de télécommunications", où la bataille est farouche, "Orange" risque de perdre beaucoup de ses clients. Clients avec lesquels cette entreprise de téléphonie mobile prétend être leader en Côte d'Ivoire. Etre numéro un, ce n'est pas le proclamer – à répétition – à tous les coins de rues d'Abidjan, c'est aussi veillez à satisfaire ses clients...mieux à les conserver.

30 novembre 2008

Alloco(drôme) party !

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Pour notre première sortie, j’ai décidé de faire découvrir l’allocodrôme de Cocody à mon hôte. Ce fut une soirée superbe. Au menu : Poisson braisé et escargot farci avec de l’attiéké. Miam !
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Si vous êtes de passage à Cocody (commune présidentielle), faites-y un tour…

29 novembre 2008

l'Insaac fermée...pour grève

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Télé Nov@: inNov@tion grandeur nature

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Depuis quatre semaines le lectorat ivoirien s’est rendu compte de la venue sur le marché d’un nouveau magazine (gratuit) consacré aux médias.

P1170063.JPGTélé Nov@. C’est une belle idée. Et elle est d’ailleurs bien accueillie en Côte d’Ivoire à ce qui se dit.
Les initiateurs de ce produit ont eu l’ingénieuse idée de trouver un bon circuit de diffusion. «Il fallait emmener notre magazine au lecteur», explique Toussaint Alain, un des associés. «Nous avons choisi le journal qui tire un grand nombre d’exemplaires (25000 environ) et qui arrive dans toutes les contrées du pays», affirme t-il fièrement. Le magazine Télé Nov@ accompagne ainsi chaque début de semaine Fraternité Matin (le quotidien gouvernemental). Ce choix selon Toussaint Alain répond au souci de «pouvoir s’adapter à l’environnement ivoirien».
Télé Nov@ brille de ses couleurs et de son design. En plus le contenu est de plus en plus intéressant. Les dossiers sont traités sur des sujets qui intéressent les Ivoiriens. D’ailleurs je peux vous dire que prochainement le sujet des jeux télévisés par téléphone sera passé au bistouri très affuté de l’équipe de Télé Nov@.
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Une équipe jeune et dynamique que j’ai rencontré et ce par un concours de circonstance. Ils sont moins de dix. Mais les animateurs de ce magazine travaillent d’arrache pied toute la semaine pour produire quelque chose de potable.
Pour tout savoir sur Télé Nov@ faites un tour sur le site.

27 novembre 2008

Une loi pour protéger le logo de la Croix-rouge

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Le Comité international de la croix-rouge (CICR), dont le bureau régional a son siège en Côte d'Ivoire, ne veut plus que son logo soit utilisé par autrui. Son logo a longtemps été usurpé, imité voire travesti à des fins meurtrières. En Côte d'Ivoire, le CICR a décidé de protéger son logo.
C'est pourquoi, Mme Léa France Mensah, chargée de communication avec les médias et le grand public, a soutenu que sa structure attend la part des députés ivoiriens. "On attend la loi de l'Assemblée nationale afin de protéger notre emblème et faire payer des amendes à celui qui l''utilise", a-t-elle signifié. C'était à l'occasion de l'atelier organisé à l'attention de la presse hier, au siège du CICR aux Deux-Plateaux. Cet atelier vise à informer les journalistes et partant, la population sur les missions, rôles et actions de cet organisme humanitaire.
En Côte d'Ivoire, la Croix-rouge a vu le jour en 1992.

24 novembre 2008

La Côte d'Ivoire "d'avant avant"

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Pour les nostalgiques et pour ceux qui n'ont pas vraiment connu la Côte d'Ivoire de l'époque d'Houphouët, voici un album photo qui vous intéressera.

20 novembre 2008

Un salon de sport...(mineur) ?

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Plusieurs disciplines sportives et de loisirs qualifiés de mineures, demeurent encore inconnus du public. En dépit des lauriers qu`elles rapportent à la Nation.

Pour promouvoir ces sports, un salon des sports et loisirs de Côte d`Ivoire, aura lieu bientôt à Abidjan.
Organisé par le cabinet 2A Communication, c`est le premier salon de ce genre à en croire le promoteur. M. Philippe Ibitowa a indiqué hier, au CCIA, que cette manifestation vise à faire découvrir la majorité des sports et loisirs à des stands et des démonstrations.

Prévu en juillet 2009, le salon des sports se tiendra sur cinq jours. Il réunira tous les acteurs du monde sportif. Le promoteur soutient que des expositions, conférences, tables rondes, rencontres sportives, marchés de partenariats vont meubler ce salon.


Avec Le Temps

19 novembre 2008

La guerre au tribunal d'Abidjan continu

La crise du tribunal d'Abidjan est montée d'un cran hier. Désormais deux camps "s'affrontent" ouvertement.

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Plus d`une centaine d`avocats portant leur robe noire ont manifesté dans la matinée devant ledit tribunal, le plus important du pays. L`accès leur était interdit par un cordon de gendarmes anti-émeute.
"Nous réclamons le départ de M. Raymond Tchimou", procureur de la République de ce tribunal, a expliqué à l'AFP le bâtonnier de l`ordre des avocats de Côte d`Ivoire, Me Claude Mentenon. Cette demande est "non négociable", a-t-il poursuivi en rappelant que cette grève était la plus dure "de mémoire d`avocat" et que toute l`institution judiciaire était bloquée.

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De leurs côtés, les magistrats de Côte d’Ivoire (Parquet et siège) ont décidé d’apporter "une réplique appropriée, voire disproportionnée" aux avocats ivoiriens.
“Tous les magistrats de la Côte d’Ivoire ont décidé comme un seul homme de soutenir le procureur Tchimou face aux paroles outrageantes du barreau de Côte d’Ivoire à l’endroit du chef du parquet d’Abidjan. C’est donc toute la famille judiciaire. Les magistrats vont réagir face aux manifestations des avocats. Cette réaction pour démontrer que les magistrats sont solidaires et veulent préserver leur pouvoir judiciaire”, a expliqué le parquetier interrogé hier au tribunal d’Abidjan.
Pendant ce temps, le parquet abritait ce qu’on pourrait appeler un conseil de guerre des magistrats dont plusieurs, selon des indiscrétions, ont quitté les juridictions de l’intérieur du pays pour descendre à Abidjan.

Pendant ce temps, ce désordre paralyse le tribunal d'Abidjan depuis bientôt deux semaines. Tous les dossiers sont bloqués et toutes les affaires qui doivent être jugées sont suspendues...

Rappel des faits
Sachons pour résumer la situation, que le mouvement de grève des avocats a été lancé au lendemain d`une descente de police le 10 novembre, sur réquisition du procureur Tchimou, dans le cabinet d`Emmanuel Assi, un avocat d`Abidjan et ancien bâtonnier.
L`opération policière résultait d`un différend entre Me Assi et la Société nationale des pétroles de Côte d`Ivoire (Pétroci, publique) à propos d`une saisie par Me Assi des biens de la compagnie italienne auparavant en partenariat avec la Pétroci, la Interoil integrated logistic services (ILS).
Me Assi agissait en l`occurence en tant que liquidateur judiciaire de l`ILS. Selon le bâtonnier, Me Assi a été sommé par les policiers de restituer ces biens sur la base d`une décision du juge des référés obtenue par la Pétroci.
Les avocats reprochent au procureur "la violation du domicile professionnel et la réinvention de la contrainte par corps en matière civile alors que
celle-ci n`existe plus depuis la loi de 1972"
, selon Me Mentenon. "On a envoyé les policiers se saisir de sa personne pour qu`il exécute lui-même une décision de justice", a expliqué le bâtonnier.
Me Mentenon a indiqué que les avocats attendaient maintenant de rencontrer le ministre de la Justice, Mamadou Koné, désigné médiateur dans ce conflit par le chef de l`Etat Laurent Gbagbo.

Le procureur Tchimou avait dénoncé le 13 novembre, lors d`une conférence de presse, l`attitude corporatiste des avocats expliquant que les policiers n'étaient jamais rentrés dans le cabinet de Me Assi tout en ajoutant que leur intervention se justifiait au regard de l`attitude de l`avocat.

Jusqu'où tout cela nous mènera ?

18 novembre 2008

Caprice Météo

La météo abidjanaise est devenue très capricieuse ces derniers jours. Tantôt il pleut, tantôt le soleil brûle de ces milles feux.
Hier nous avons atteint les 34 dégrés.
Les parapluies sont ardemment sollicités pour un cas comme pour un autre.
Pourtant, novembre est le mois où commence l'harmattan. Notre cher Harmattan. Où les rires et les sourires sont faits avec nuance. L'harmattan où blanchissent les peaux.
Pour l'heure, ce sont nos rues qui sont innondées, nos corps qui sont trempés et nos têtes qui subissent les âffres de la canicule.

Voici le temps qu'il a fait ce matin à Cocody.


Un peu de pluie entre 11 heures et midi...

vidéo réalisée à exactement 11 heures 46.

... suivi d'un temps plutôt beau depuis quelques minutes.

vidéo réalisée à 15 heures 10

17 novembre 2008

Parcours du semi-marathon d'Abidjan

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La capitale ivoirienne va connaître une ambiance particulière le 6 décembre prochain. En effet certaines agglomérations risquent d'être fermées et ce à l'occasion de la 17e édition du semi-marathon international du District d’Abidjan.
"Viens courir pour la paix". C’est le thème sous lequel sont appelés à courir les athlètes.
Le comité directeur piloté par Nicolas Débrimou a présenté les 21 km auquel seront soumis les athlètes dès le samedi 6 décembre prochain. Comme par le passé, le départ sera donné devant l’hôtel du District au Plateau. Les athlètes se lanceront en direction de la commune de Treichville où ils longeront le boulevard Giscard d’Estaing après le pont Félix Houphouët-Boigny. Un détour au grand carrefour de Koumassi, les athlètes emprunteront le boulevard du 7 décembre pour se retrouver dans la commune de Marcory en foulant le sol de l’avenue TSF pour ressortir sur le pont général de Gaulle. Une fois au Plateau, les participants courront jusqu’au boulevard Carde avant de se retrouver devant l’Hôtel du District pour l’arrivée.

Alors si vous voulez assister à cet évènement où si devez passer par une de ces voies, prenez vos dispositions.

14 novembre 2008

Un Centre Nokia à Abidjan

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Si vous habitez (ou si vous êtes de passage à) Abidjan et que vous avez un problème avec votre téléphone Nokia, cette nouvelle va vous réjouir.
Un nouveau Centre NOKIA Care a été ouvert au plateau. Vous saurez tout ici

Visitez aussi ce site.

13 novembre 2008

Guerre au tribunal

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Suite à cette affaire, les avocats manifestent et exigent le départ du procureur Tchimou. Ce dernier se défend.
Mais, bien malin celui qui nous situera sur l'issue de ce bras de fer. Les hommes en noirs n'entendent pas "se laisser faire". Tchimou lui dit pouvoir se passer d'eux pour le procès.
Attendons pour voir.

Que sont devenus les artistes des années 90 ?

Ces artistes ont brillé pour la plupart dans les années 90. Ils ont longtemps ou furtivement surfé sur les vagues du succès et du bonheur. Mais aujourd'hui, ils ont quitté la lumière “showbizienne” pour les pénombres de l'anonymat.
Que sont devenues nos “anciennes gloires” de la musique ?


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10 novembre 2008

Paysage d'un voyage au centre-ouest

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J'ai effectué un petit voyage ce week end dans l'ouest du pays et j'ai retrouvé avec plaisir ce paysage si beau et cet air si pur.

Je partage avec vous quelques photos...choisies.

Nous sommes au "Carrefour Lakota". C'est la saison des "blissi"...
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Il y a aussi ces moyens de transports peu ordinaires "pour nous qui venons d'Abidjan". Les populations des villages sont habituées à effectuer le déplacement sur ces motoculteurs.
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06 novembre 2008

La victoire d’Obama: la presse ivoirienne tire les leçons

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Le déroulement du scrutin qui a vu l’élection de Barack Obama comme président des Etats-Unis doit montrer l’exemple pour la Côte d’Ivoire, où doit se tenir une présidentielle, estime jeudi la presse ivoirienne.

Lire la suite

Zapping !

Après deux jours de folie à suivre les élections présidentielles américaines, revenons en Côte d'Ivoire pour voir ce que nous avons "ratés" ces derniers jours.

D'abord le Président Gbagbo se réjouit de l'élection de Obama.
"Le président ivoirien Laurent Gbagbo a félicité mercredi Barack Obama pour son "élection historique" et souhaité que le nouveau chef de l'exécutif américain apporte à son pays (USA) et au monde "les changements constructifs auxquels ils aspirent".
Lire l'intégralité du message ici.

STATION%202.jpgIl y a aussi la bonne nouvelle que nous annoncions ici il y a quelques temps. Le Prix du carburant baisse. Pourtant, on attend toujours que les transporteurs si prompts à faire des augmentations faramineuses, se dépêchent de baisser les tarifs des transports en commun.

AlafeJPG.jpgEnfin une information qui fait du bruit dans la presse ivoirienne.
En effet, le directeur du quotidien ivoirien L'Intelligent d'Abidjan, le journaliste Wakili Alafé, dit Assé Alafé, a été inculpé mercredi de "faux et usage de faux" et placé en détention provisoire, a-t-on appris mercredi auprès de son journal et de la police.
Alafé, qui s'est récemment présenté comme candidat pour la présidence du l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (Unjci), a été interpellé lundi au siège du ministère de l'Intérieur où il avait été convoqué, selon le directeur de publication du journal, Youssouf Touré.
Tout savoir sur cette affaire.

05 novembre 2008

Le fil des évènements à Abidjan dans une version anglaise

Le site Global Voices reprend en version anglaise l'ambiance d'Abidjan à l'occasion des élections américaines que j'ai couverts deux jours durant sur mon blog .

Extrait
"Not to mention Yoro's blog, which in recent days has sported a new title (Elections Americaines 2008, Vues d'Abidjan), a new banner (Obama, McCain, the White House, and the Red, White and Blue), and an audio recording of the U.S. national anthem".
Lire l'intégralité du "post" réalisé par Jennifer Brea


Premiers mots du Président Obama

Extraits de discours pris d'un bout à l'autre.

premiers mots.mp3 - Obama Barack

03 novembre 2008

Obamania à Abidjan (Rediffusion)

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A quelques jours de l'élection présidentielle aux Etats Unis, le monde entier vibre. L’Afrique aussi. La Côte d’Ivoire (elle) aussi.
Les Ivoiriens semblent avoir choisi leur candidat (comme plusieurs Africains d’ailleurs) : Barak Obama !
Ils sont nombreux à être de plus en plus convaincus que Obama va "casser la baraque".

Dans certains commerces, des articles à l’effigie du candidat démocrate s'arrachent comme des petits pains. Tee-shirts, chemises, casquettes, porte-clé etc…
De nombreuses petites entreprises ont elles aussi décidé de porter le nom du sénateur de l’Illinois. A l’exemple de "Obama Business Center", spécialisée dans les «services internet (appels internationaux, photo numérique, tous travaux informatiques)»

«L'obamania a atteint son paroxysme», affirme sur le site de France 24 (la chaîne internationale française), Mamadou Koné, étudiant à Abidjan . «Nous, les Ivoiriens poursuit-il, on le voit comme un héros».
En effet, de plus en plus de nombreuses structures voient le jour pour soutenir la candidature de Barak Obama. C’est le cas "Comité de soutien de la campagne de Barack Obama en Côte d`Ivoire", dirigé par Alain Gaoussou Diabaté.
Au cours d’un point de presse, ce dernier affirme que «le comité Afrique pour Barack Obama est un groupe de lobby constitué de libres penseurs de toutes nationalités et origines et de toutes confessions. Le comité a pour vocation de s`implanter sur tout le continent africain et dans toute la diaspora pour faire connaître le sénateur de l`Illinois».
L'un des comités les plus impressionnantes est bien "Ivoirian For Obama". Cette structure de campagne a crée un blog qui compte chaque jour de nombreux adhérants. «Je pense qu'Obama est un exemple pour notre génération. Ils nous inspire nous les immigrés à être ambitieux et ne pas douter de nos capacités et nos possibilités en occident et aux Etats-Unis en particulier», affirme Sophie, membre de Ivoirian for Obama.
Il y en a de plus fanatiques. C'est le cas de Yaya Touré qui fait campagne pour le candidat démocrate à l'élection présidentielle américaine. Ce jeune Ivoirien a fait de la vente de «gadgets-Obama» sa principale activité de ces derniers temps. «Chaque jour dit-il, je choisis un secteur où je vais travailler pour y distribuer ces tee-shirts et casquettes. Vous avez constaté l'engouement que ça suscite au sein de la population ». Il regrette toutefois l'indiscipline qui caractérise quelques fois les bénéficiaires de ses dons. «Chacun veut avoir et ils se bousculent. Vous venez de voir vous-même, ils m'ont arraché le sac de tee-shirt», souligne Yaya. «Ce n'est pas grave. Ca prouve qu'Obama est très populaire. Il y a des politiciens dont les tee-shirt et photos repoussent les gens mais ce n'est pas le cas d'Obama qui attire», se console t-il dans un reportage de Apanews, rediffusé par Réseau-ivoire.

La nuit du 4 au 5 novembre prochain, Abidjan va bouger au rythme de l’élection la plus médiatisée du moment. Je vais essayer de suivre comment notre capitale économique (et peut être d'autres villes) va vivre cette nuit (et pourquoi pas les jours qui suivront).

Si vous connaissez un comité de soutien, une association ou une quelconque personne qui prévoit quelque chose à la faveur de l'élection américaine, indiquez-le moi.

Votez encore pendant quelques jours
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31 octobre 2008

"Blissi time"

A Abidjan, chaque saison a ses mets vendus en bordure de route. Il y a la période de maïs (braisés ou bouillis), d'arachides (frais, grillés ou boullis), d'ignames (boullis ou braisés)...
Actuellement, c'est la période des "blissi". Ce sont des bananes plantains (mûres ou non) qui sont cuites sur des braises de charbon à feux doux.
Au fait, d'où vient le nom "Blissi" ?

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Votez chaque jour
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Sensibilisation à l'identification par le Zouglou

Les "zougloumens"* ont décidé de sensibiliser les Ivoiriens à l'enrôlement.
J'aime particulièrement cette phrase "même pour reconnaître son poulet on met (du) vernis sur son pied".



* Pour savoir davantages sur le zouglou allez ici


Votez chaque jour

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30 octobre 2008

A la rencontre des vendeurs de rues

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Ils sont nombreux ces jeunes qui prennent d'assaut les grandes artères de la ville d'Abidjan, présentant leurs produits. "Nos produits varient en fonctions des périodes", précise l'un d'entre eux. Journaux, produits hygiéniques, appareils électroménagers, téléphones portables, jeux pour enfants... tout y est !

"Pour ce mois, à cause de la rentrée des classes, ce sont les gadgets scolaires que nous vendons le plus. Ardoises, crayon de couleurs, jeux éducatifs... mais nous préparons aussi les fêtes de Noël et de nouvel an qui arrivent à grands pas", prévient Jules T, vendeur à la riviera 2.

Se faufilant entre les véhicules stationnés au "feu rouge", rattrapant aux pas de course des clients en voiture, ces vendeurs se battent comme ils peuvent pour "faire quelque chose". "Nous avons fait le choix de ne pas voler et ça nous réussit bien", renchérit Awa S. Elle vend des serviettes de poches. "Actuellement avec la chaleur, nos serviettes sont demandées et nos recettes augmentent", ajoute t-elle.

Pour la plupart, ils sont étudiants et se "débrouillent" pour se faire de l'argent. "Je suis titulaire d'une maîtrise en sciences économiques à l'université de Cocody. En attendant de trouver un emploi je me cherche en vendant des cartes de recharges", déclare t-il fièrement. D'autres quant à eux, sont déscolarisés et envoyés par leurs parents. "Mes parents habitent Wassa (un bidonville de la commune de Cocody). Ils achètent les articles en gros et mes frères et moi, nous les vendons en détails dans les rues", témoigne Safiatou B, 14 ans.
Leurs ventes se portent bien. Surtout que ces vendeurs savent détecter ce qu'il faut pour une période donnée.
Leurs seules craintes : "La police municipale". "Les agents de la mairie trouvent que nous envahissons les rues. Pour cela, ils nous empêchent de vendre et souvent ils confisquent nos articles que nous ne retrouvons quasiment jamais", explique Aimé N'Goran.

En dépit de ce fait, les "vendeurs de rues" persévèrent (contre vents et agents de mairie) offrant une gamme variée à leur clientèle qui s'en réjouit d'ailleurs. "Ils ont souvent de bons articles que nous trouvons à des prix très abordables", atteste un automobiliste. Pourtant, certains doutent de la bonne qualité de ces articles. "On a aucune garantie en ce qui concerne la solidité de ce que nous achetons", se plaint une dame assise à bord d'un taxi.

Quoi qu'il en soit, ces commerçants vendent et ne s'en lassent point. Au risque de leurs vies parfois, mais leurs survies semblent en dépendre.

Votez encore pendant quelques jours
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28 octobre 2008

Simplement Côte d'Ivoire

Ce site-là, je le trouve intéressant. Il se nomme "Simplement Côte d'Ivoire" et est tenu par un jeune étudiant (en commerce) ivoirien de 25 ans.
J'ai surtout aimé la recette sur "l'Alloco", notre plat national.
Découverte ! C'est un site qui pourrait intéresser Marie "la talentueuse photographe".

27 octobre 2008

Feu de ville

Nous ne sommes pas au village. Ni dans une forêt.
Nous sommes à la "Riviera-Golf", un quartier huppé d'Abidjan. Il est environ 13 heures quand mon objectif capte ce "feu de ville".

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Votez pour moi
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25 octobre 2008

"Le Port d'Abobo" en réfection

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On le sait tous la commune d'Abobo (la plus peuplée d'Abidjan) est située loin de la mer et de la lagune. Il n'y a donc pas de port dans cette zone. Seulement, il y a un endroit que les riverains ont ironiquement appelé "Le port d'Abobo".

En fait, sur la route qui rélie le quartier "Samanké" à Abobo-baoulé (un village ébrié), les canaux d'évacuation des eaux de pluies et des eaux usées sont bouchés depuis de nombreuses années. Du coup, il se forme à un endroit de la route, une grande flaque d'eau de couleurs (et d'odeur) désagréable. Un flaque qui s'étend sur une dizaine de mètre et que les véhicules sont obligés de traverser.
Le calvaire prendra fin d'ici au plus tard en décembre.
Cependant, la route est barrée à cet endroit. Alors si vous désirez vous rendre à Abobo-baoulé, je vous conseille de passer par Angré (un quartier de la commune présidentielle d'Abidjan).

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Bilan d'un vendredi (pas comme les autres) à Abidjan

Quatre policiers ont été blessés vendredi et deux civils tués à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, suite à des soulèvements des populations dans des enlèvements d’enfants. C'est le bilan qui ressort de la journée d'hier vendredi 24 octobre. Une journée que beaucoup (pour une raison ou pour une autre) n'oubliront pas de sitôt.


podcast


La police dresse dans un communiqué le bilan et fait quelques recommandations

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La Société de Transport Abidjanais (Sotra) déclare dresse aussi un bilan sombre de cette folle journée.

podcast


Podcast réalisé à partir du dernier journal de la 1ère chaîne de télévision ivoirienne.

24 octobre 2008

Enlèvement d'enfants : A la poursuite d’une (folle) rumeur

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Dans un souci de vérifier l’information d’enlèvements d’enfants qui a fait le tour d’Abidjan aujourd’hui, nous nous sommes rendus dans la populaire commune d’Abobo.
Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons à Abobo-Baoulé, un quartier de ladite commune. Nous prenons des renseignements sur «l’école La Fontaine» où il semblerait qu’il y ait eu les enlèvements. On nous informe que c’est dans un quartier plus loin… «à Belleville», sur la route d’Alépé. «On ne sait plus à qui se fier, sinon je vous aurais accompagné», affirme l’homme avec qui nous prenons les informations. Nous décidons de nous rendre à "Belleville". La route est terriblement boueuse et dégradée. Mais nous sommes convaincus de trouver l’école. Alors nous fonçons au risque même de nous enfoncer dans ces "marécages" en plein Abidjan.
Une fois dans le quartier nous nous renseignons. «Je connais l’école mais je ne peux pas vous accompagner», affirme apeuré, un riverain. Nous prenons les «service d’un guide» qui prétend connaître l’endroit. «"La Fontaine", c’est dans un autre quartier appelé "Clohétcha"».
Nous reprenons la route en direction de la nouvelle destination où l’école pourrait être localisée. Chemin faisant, nous demandons de part et d’autre. Plus on approche de Clohétcha, moins les gens sont renseignés. Au finish, au nous indique «la grande mosquée du grand rond point d’Abobo». C’est un endroit célèbre situé près de la mairie de la commune la plus peuplée d’Abidjan.
Une fois sur le lieu, point de «La Fontaine». Renseignements pris auprès de certains habitants des entourages, l’école serait dans un autre quartier... sur la route d’Adjamé.
Nous nous rendons à l’évidence "ça tout l'air une rumeur".

Panique dans les écoles
Pourtant, dans les différentes écoles que nous avons rencontrées, les parents d’élèves sont venus chercher leurs enfants. «Il semblerait que les gens enlèvent les enfants dans les écoles aujourd’hui», affirme une femme. Elle a été alertée par un coup de fil. «J’ai une amie qui m’a dit qu’on enlevait les enfants donc je suis venu chercher les miens», lance t-elle le regard inquiet, guettant l’entrée du portail du collège «Saint Joseph d’Abobo».
Les élèves sont donc libérés sur le coup de cette rumeur. Un éducateur du Collège Saint-Viateur de la riviera – où des élèves auraient été aussi enlevés – joint au téléphone révèle que «c’est sous la pression des parents» qu’ils ont été contraints de demander aux élèves de rentrer chez eux. «Il n’y a jamais eu d’enlèvement chez nous. Mais depuis ce midi, les parents d’élèves ne cessent de nous appeler pour réclamer leurs enfants».
C’est la psychose partout.
Pourtant, nous avons pu constater à tous les carrefours de la commune d’Abobo, une présence prononcée des éléments de la police nationale. Chars, cargo, véhicules d’interventions, casques et boucliers anti-émeute etc. Tout y était ! Un officier du Centre du commandement des Opérations de Sécurité (Cecos) nous confirme qu’il s’agirait bien d’une rumeur. «Nous avons reçu une trentaine d’appels depuis cet après midi. Mais dans toutes les écoles où on nous a dit que les faits se sont déroulés, ni les gardiens, ni l’administration ne sont informés», indique t-il.

En fin de compte, la thèse de la rumeur est la plus plausible en ce qui concerne les enlèvements d’aujourd’hui. Pourtant, il faut avouer que ces derniers temps elle est devenu trop récurrente. Pourquoi ?

Insécurité. 4 enfants enlévés dans une école

Depuis quelques jours des sms et des mails font état de ce que des individus enlèvent des personnes (adultes comme enfants) pour semble t-il, fournir un commerce d'organes humains.
Ce qui est arrivé il y a à peine il y a quelques heures est effrayant et doit interpeller tout le monde (en premier lieu les autorités).
Selon l'information que je viens de recevoir, une école primaire situé à Abobo un quartier populaire aurait reçu vers 11 heures, la visite de plusieurs hommes puissamment armés (de Kalach et de pistolets). Les individus une fois à l'intérieur de "La Fontaine" (le nom de l'école) auraient immobilisés tout le personnel enseignants et arrachés de force des enfants qu'ils auraient embarqués à bord de leur véhicule.
Selon mon informateur, 4 enfants auraient été enlevés. Les cours auraient donc été suspendus "jusqu'à nouvel ordre", m'apprend t-on.
Avant de me rendre sur les lieux pour vérifier et recouper les infos j'appelle à la vigilance de tous.
Merci de faire passer le message à tous vos contacts.