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16 février 2009

Ces Samedis qui brûlent

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Le Nouveau Réveil, quotidien proche du PDCI (parti démocratique de Côte d'Ivoire, ancien parti au pouvoir) est revenu ce lundi, comme toute la presse sur l'incendie qui a ravagé les bureaux du président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire. C'était le samedi dernier en début d'après midi.
Ledit journal constate que ce sont les samedis que les marchés et autres bureaux partent en fumée.
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(...) Après l'incendie criminel qui a ravagé les 9ème et 10ème étages de la cité financière un samedi de l'année dernière, les bureaux de Mamadou Koulibaly, président de l'Assemblée Nationale et sa secrétaire sont partis en fumée tôt samedi dernier. Selon nos reporters sur les lieux ce samedi. Encore un samedi comme la plupart des marchés qui brûlent depuis peu sous la refondation dans le district d'Abidjan. Les enquêtes en cours qui permettront de déterminer l'origine de l'incendie devraient aussi permettre de comprendre pourquoi, seuls les bureaux de Koulibaly Mamadou ont brûlé ? Que contenaient ses bureaux qui ont vu défiler les présidents Philippe Grégoire Yacé, Henri Konan Bédié, Charles Bauza Donwahi et Emile Brou ? Pourquoi c'est sous Koulibaly que ce bureau part en fumée un autre samedi ? Etait-ce le seul bureau vétuste de l'Assemblée nationale ce samedi-la ? Que veut-on véritablement cacher ? L'enquête peut-elle vraiment éclairer les Ivoiriens sur les causes de l'incendie de ce samedi ?


Attention donc à ce que vous allumerez les samedis !

Petit affairage à l'ivoirienne: Il se dit depuis ce samedi que Mamadou Koulibaly s'est débarassé de ses fonctionnaires fictifs avec l'incendie de son bureau. Qu'en pensez-vous ? On me souffle qu'il n'y a pas de fumée sans feu.

Lire l'intégralité de l'article.
(Photos prises ici)

Congés de (quel) printemps ?

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En côte d’ivoire les congés et les vacances sont légions. Les derniers en date ce sont les congés de printemps qui ont débuté depuis le vendredi dernier. Et ils vont durer une dizaine de jours.
Le nom et l’opportunité de ces congés me choquent toujours.
Printemps ? Une saison qui n’existe guère dans la climat ivoirien, mais qui sert d’excuses pour prendre des vacances. Je suis encore plus choqué du fait que nous évoluons dans un système éducatif où les grèves des enseignants et des élèves ou des étudiants (de la Fesci) se font presque chaque semaine. Dans de telles conditions comment admettre encore des jours de fermetures des classes sans raisons valables ?
A côté des arrêts de cours dus aux grèves, il y a ceux qui sont institutionnalisés : St sylvestre, printemps, pâques, ramadan, mahouloud, fête d’indépendance, fête de la paix, pentecôte, ascension, assomption, tabaski, noël, vacance d’été… j’en ai certainement oublié. Lorsqu’on totalise le nombre de jours de cours on se retrouve à deux mois de cours dans l’année. Et là encore, je suis sûr que mes calculs ne sont pas forcément justes.
Ne nous attendons pas à obtenir de bons résultats aux différents examens quand le programme n’est pas épuisé par les enseignants. Ne nous attendons pas à avoir des élèves qui aiment l’école quand ils sont cinq jours sur sept à la maison.
Trop de vacances tuent le système scolaire. C’est ce que je crois. Pas vous ?

10 février 2009

Une autre aventure…

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Bonne nouvelle. Environ trois mois après avoir été sacré meilleur blogueur francophone, j’ai le plaisir de vous annoncer que désormais vous retrouverez mes articles sur l’actualité ivoirienne sur un autre espace. Je vous en dis un peu sans en révéler plus. (Souffrez !)
Mais je puis vous affirmer que ce sera quelque chose de moins personnel et de plus professionnel. Avec une équipe de jeune blogueurs volontaires, nous allons relayer l’information des communes d’Abidjan et même celles de l’intérieur du pays. Les notes de voyages, les interviews (en texte, en photo, en audio et en vidéo), les enquêtes et bien d’autres informations intéressantes.
Vous pourrez suivre la mise en place (progressive) de cet espace à partir de mon blog. Je vous tiendrai au courant.
Pour le lancement de cette plate forme il y aura beaucoup de surprise pour récompenser les internautes.
Je vous mets l’eau à la bouche et vous donne rendez-vous dans quelques jours pour une nouvelle aventure.
Rassurez-vous, «Le Blog de Yoro» ne disparaitra pas.

08 février 2009

Bouygues se désengage du secteur électricité en Côte d’Ivoire

L'information tenue secrète depuis plusieurs mois est désormais sortie. Pas de la meilleure des manières, parce que lancée par un syndicaliste dans un contexte larvé de conflit au sein de l'entreprise.

Lire la suite

06 février 2009

La société APS condamnée dans l'affaire du Probo Koala

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Un tribunal d`Amsterdam a condamné jeudi à 450.000 euros d`amende une société néerlandaise de retraitement de déchets pour son rôle dans l`affaire des déchets toxiques du cargo Probo Koala, déversés à Abdijan en 2006.

La société Amsterdam Port Services (APS) a été reconnue coupable de violation des lois de protection de l`environnement. Un de ses anciens dirigeants a été condamné à 240 heures de travaux d`intérêt général, dont la moitié avec sursis.

APS était poursuivi pour avoir transféré une partie de la cargaison toxique du Probo Koala lors de son escale dans le port d`Amsterdam en juillet 2006. La société avait ensuite remis les déchets sur le cargo lorsque ceux-ci s`étaient avérés plus toxiques qu`annoncé et que l`affrêteur avait refusé de payer le traitement des substances identifiées.

Les résidus toxiques du cargo avaient été déversés en août 2006 en Côte d`Ivoire, causant la mort de 16 personnes et intoxiquant des milliers d`autres.

En octobre 2008, deux responsables locaux impliqués dans l`affrétement du Probo Koala ont été condamnés à 20 et 5 ans de prison à Abidjan. En février 2007, la Côte d`Ivoire a conclu un accord avec l`affrêteur du cargo, Trafigura, mettant un terme aux poursuites en échange d`un dédommagement de 152 millions d`euros.

Trafigura, le capitaine du cargo et la ville d`Amsterdam sont poursuivis par la justice néerlandaise. Leur procès, entamé en 2008, reprendra en avril.

(Source AFP)

05 février 2009

Cocody dans l'obscurité

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Les habitants de la commune de Cocody ont passé des instants de peur en début de soirée. Une coupure (générale) d'électricité a plongé la commune présidentielle dans le noir. Provoquant sur les voies principales des embouteillages immenses. Les feux tricolores eux-mêmes ne fonctionnaient plus. cocody-centre, 2-plateaux, angré, riviera... Aucun secteur n'a échappé a cette coupure dont ont ignore les causes.

Cette coupure qui a duré un peu plus d'une heure, a crée un vent de panique dans les différentes gares de taxis de la commune. Chacun voulait rejoindre son domicile le plus vite et ne pas être dehors dans l'obscurité.

04 février 2009

Opération "présidence propre" ?

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Une secrétaire exerçant au sein des services du président Laurent Gbagbo a été arrêtée et radiée pour avoir volé plus de 65 millions FCFA (100.000 euros) à une compagnie de téléphonie mobile "en usant de sa qualité", a-t-on appris mercredi de source officielle.

"Mme Bléhon Emilienne, épouse Gomé Gnohité, en service au secrétariat du président de la République, est poursuivie par la section de la gendarmerie nationale, pour escroquerie sur la somme de 65,5 millions FCFA au préjudice de la société de téléphonie mobile MTN-CI", indique dans un communiqué le porte-parole de la présidence, Gervais Coulibaly.

Radiée des services de la présidence, la personne mise en cause a réalisé ce forfait "en usant de sa qualité de secrétaire à la présidence et du nom du président de la République", ajoute M. Coulibaly, précisant qu'elle "a été déférée ce jour devant le parquet du tribunal de première instance d'Abidjan-Plateau".

Le chef de l'Etat "n'a mandaté personne à l'effet de solliciter en son nom et pour son nom des sommes d'argent auprès des opérateurs économiques", souligne le porte-parole.

"Le président de la République rappelle à ses collaborateurs, parents et amis, que ceux d'entre eux qui se rendraient coupables de faits de cette nature subiront la rigueur de la loi", poursuit-il, affirmant que le "financement des activités de la présidence de la République relève uniquement des comptes de l'Etat".

Au pouvoir depuis 2000, M. Gbagbo a lancé en 2008 une "opération mains propres" dans la filière café-cacao, cruciale pour l'économie ivoirienne, qui a abouti à l'incarcération de la plupart de ses dirigeants, parmi lesquels se trouvent plusieurs de ses proches ou de ses collaborateurs.

Source AFP

Une autre exéprience (photo) à Abidjan

Après mon expérience avec Camille Millerand dans "Chronique Ivoirienne", un autre photographe s'installe dans la capitale pour découvrir la classe moyenne. Voici son premier acte.

La Licorne s'en va... avec des souvenirs

Caricature tirée de Le Temps, un quotidien ivoirien.

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02 février 2009

Affo Love décède, les polémiques ressuscitent

affolove.jpgAffo Love est décédée. La nouvelle est tombée hier. Alors que l’on pleure Yvette Affodohouto (de son vrai nom), la ville d’Abidjan propage les premières causes la mort de la créatrice du «Yêyê Dingbo» ou la danse de l’araignée.

Première cause. Affo serait morte du sida. "Tous les artistes meurent du Sida en Côte d'Ivoire", ne manque pas d'ironiser un membre de la direction de l'UNARTCI. Yvette à 30 ans aurait donc été atteinte de la maladie du siècle et se serait réfugiée au Bénin pour tenter de chasser le mal. Mais en vain.

Deuxième cause. Le Bénin justement. Pays d'origine de Yvette. C'est sur cette terre que la jeune artiste aurait fait un pacte avec des «esprits vaudous». Et avec elle, Ruth Tondey, Joelle C toutes deux décédées - et Betika qui devrait être la prochaine victime.
Les "esprits vaudous" auraient été frustrées par l'attitude de toutes ces artistes qui auraient décidé de dévenir chrétiennes. Ils se seraient donc vengés en les tuant l'une après l'autre.



Autre cause de sa mort soulevée par les bruits des couloirs abidjanais. Celle de l’envoutement.
En effet, selon certaines langues, Tina Glamour, une autre artiste lui aurait jeté un sort. Pour argumenter cette thèse, les «affairés» ressortent du placard une vielle querelle qui subsistaient entre ces deux chanteuses. Une affaire de "concept sexy". Alors que Tina avait inventé la «sexyboulance» Affo Love créait le «Chokanawa» où le ‘‘choquer pour plaire’’. Concept basé sur des tenues sexy et des danses provocatrices. Tina Glamour sentant sa côte baissée aurait eu recours aux oeuvres mystiques pour mettre "hors-jeu" Affo Love. Et patati et patata…
«En Côte d’Ivoire, on ne peut plus mourir de mort naturelle», se plaignait un artiste.
Pour l'heure, les bruits vont bon train, en attendant une version officielle que donnera la famille. Chacun y mettant des effets spéciaux selon la fertilité de son imagination. De quoi troubler le sommeil de ces disparues.

24 janvier 2009

Les éléphanteaux espèrent gagner par ...calcul

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Les équipes nationales de football qui réprésentent la Côte d'Ivoire aux compétitions internationales, nous ont désormais habitué à la loi du "gagner par calcul". "Si une autre équipe gagne avec un tel score et qu'une autre perd avec tels nombres de buts, alors on sera qualifié".
Bien souvent, cette logique a fonctionné. Dieu merci. Au point où c'est devenu sotre stratégie de jeu.
J'en tiens pour exemple récent les éléphanteaux qui participent à la Coupe d'Afrique Junior qui se déroule actuellement au Rwanda.
En deux sorties, l'équipe de Côte d'Ivoire a encaissé deux défaites (Contre les Sud-africains 0-1 et face aux Egyptiens 1-2). Pourtant, il leur reste un dernier match à jouer ce dimanche face au Nigéria à partir de 13h30 Gmt (15h30 locales) au stade Amahoro ou stade national de Kigali. Et comme on sait bien le faire, l'heure est au calcul. Voici le scénario sur lequel les jeunes éléphants ont les yeux rivés.

Pour espérer obtenir une place pour les demi-finales, la bande à Gouaméné devra absolument surprendre les Nigérians par deux buts d`écart sans en encaisser. Dans ce cas, les Eléphanteaux devront compter sur une probable chute des Egyptiens qui affronteront les intenables Sud-Africains. Dans ce scénario, ce serait l`Afrique du Sud et la Côte-d`Ivoire qui joueraient les demi-finales.
Si ce n'est pas le cas, les Ivoiriens devront rentrer à Abidjan avec la garantie qu'ils figureront au bas du classement.

21 janvier 2009

L'investiture d'Obama vue par la Blogosphère Ivoirienne

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Ils ont suivi avec attention l’investiture du nouveau président américain. Chacun y allant de son commentaire. Chacun y mettant son émotion.
C’est Fernand Dindé qui parle de «Moments historiques et chargés en émotion». Pour lui cette cérémonie a été «marquée par un discours (qu’il a trouvé), personnellement, extrêmement pragmatique».
«Barack OBAMA commence par reconnaître son humilité face à l’immensité des défis à relever. Il nous fait, une fois de plus comprendre qu’il est le Président des américains, de tous les américains, et pas celui du monde entier (ce que nous devons tous saisir), même s’il indique clairement à tous les fauteurs de trouble de la terre qu’il «prendra la main à tous ceux qui ouvriront leur poing pour la lui serrer», souligne ce blogueur. «Nous trouvons en lui, en tant qu’africains, un puissant exemple de persévérance, de travail, de réussite et de réalisation», ajoute t-il.
Une autre blogueur Willi , partage avec les internautes un extrait de la vesrion française du discours de Barak Obama. Soulignant par la suite dans un autre post qu’à peine investi, «le président des Etats-Unis Barack Obama a demandé la suspension des procédures judiciaires devant les tribunaux d'exception de Guantanamo pendant 120 jours».
Pour sa part, le blogueur Richman Mvouama ne manque de faire remarquer que «pendant 5 minutes l'Amérique n'a pas eu de Président». «Obama a prêté serment à 12h 05 heure locale, au lieu de 11h 57 comme cela était prévu au programme», écrit-il avant de souhaiter un «plein succès au nouveau président sans être débordant de fanatisme comme certains».
Hilaire Kouakou, le médécin-blogueur se demande de son côté «si la grande classe politique Africaine pense, un seul instant, qu'elle peut en faire autant». Accepter une alternance.
«Un candidat de l'opposition peut remporter les élections et se voir installer au pouvoir pour servir la nation, ça c'est au Ghana.
Un candidat issu de la minorité raciale, peut remporter une élection et se voir installer à la maison blanche par tous (comme aux Etats unis).
Je les entends tous, faisant des éloges et puis je me dis, peut être que du fond de leurs coeurs , ils maudissent cette alternance...C'est bien dommage»
, écrit-il.

20 janvier 2009

Le prix du ciment baisse

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Le ministre ivoirien de la Construction, de l'Urbanisme et de l'Habitat, Marcel Amon-Tanoh, a annoncé lundi à Abidjan une baisse de 3.000 FCFA (4,6 euros) sur le prix de la tonne de ciment dès mardi, sur l'ensemble du territoire national.

La tonne du ciment grande consommation (CPJ) passe de 76.900 FCFA (117 euros) à 73.900 FCFA (112,6 euros) hors taxe (HT) tandis que le ciment (CPA) passe de 89.500 FCFA (136,4 euros) à 86.500 FCFA (132 euros) HT ex-usine, soit une baisse de 3000 FCFA, selon le ministre.

"Le gouvernement invite les revendeurs à répercuter ces nouveaux prix dans les stricts limites et efforts consentis par les cimentiers", a M. Amon-Tanoh, précisant que cette baisse est intervenue à la suite d'accord-partie entre le gouvernement et les cimentiers.

Suite à l'augmentation du coût du fret maritime, le prix du ciment a connu une hausse de 20% en juillet 2008, passant de 64. 000 FCFA à 76.000 FCFA.

Source

16 janvier 2009

Pourquoi une PME doit avoir un blog ?

Depuis la création de "Ivoire-blog", on parle de plus en plus de blogs en Côte d'Ivoire. Pourtant ceux qui pourraient profiter des blogs sont les PME. Avoir un blog professionnel peut être des avantages importants qui peuvent avoir des répercussions (positives) sur les revenus de ces Petites et Moyennes Entreprises. (C'est aussi valable pour les grosses boîtes).

Je vous propose de découvrir "10 raisons concrètes pour lesquelles une PME doit avoir un blog" proposées par Eric Dupin.
Des conseils qui peuvent servir à la "communauté" des PME de Côte d'Ivoire.

14 janvier 2009

Enfin la baisse du prix de l’essence

Bonne nouvelle. Les prix du carburant vont baisser. C’est ce qui a été annoncé au journal de 20 heures sur la première chaîne de télévision ivoirienne.
Ainsi le super sans plomb passe de 690 à 650 francs, le gas-oil de 625 à 575 francs et le pétrole de 470 à 450. Tous les prix baissent (sauf ceux du gaz). Une mesure qui entre en vigueur dès le vendredi 16 janvier prochain.
Les consommateurs s’attendent à voir les prix des transports suivre le mouvement ainsi que les prix des denrées alimentaires. Attendons pour voir !

Mauvais ménage entre les enseigants et leur ministère

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Le torchon brûle à grandes flammes entre les enseignants du secondaire et le Ministère de l’éducation nationale. Le différend porte sur une décision ministérielle (N°0003/MEN/DRH/SDPES) «portant mutation d’office des enseignants grèvistes du secondaire au titre de l’année 2008-2009».
Cet épisode à des origines qui remontent à l’année dernière.
Flash back donc sur une le début d’une crise à l’issue incertaine.

Tout commence le 13 aout 2008 par un arrêté interministériel (N°9482 du 13 août 2008 portant dépositions transitoires d’application du décret n°2007-695 du 31 décembre 2007) qui en ces articles institut la définition des grilles salariales du personnel enseignant. En substance, cet arrêté revalorise la situation des enseignants du secondaire et leur donne la possibilité d’avoir un profil de carrière. Et donc par voie de conséquence, l’amélioration de la grille salariale. Une décision signée et cachetée par les ministres de la fonction publique et de l’emploi, de l’éducation nationale, l’enseignement technique et la formation professionnelle, de la culture et de la francophonie, de la famille de la femme et des affaires sociales et de l’économie et des finances. Une décision dont le contenu devait être fin prêt au soir du 31 août 2008 comme le stipule l’article 16 dudit arrêté. «La définition ci-dessus en liaison avec le Ministère de l’économie et des finances devra être achevée au plus tard le 31 aout 2008 ; période à laquelle la date de prise en compte des effets financiers sera déterminée».

Les enseignants semblent accueillir une telle décision avec joie et ceux-ci espèrent voir son accomplissement. Mais les jours passent et plus rien. Le 1er septembre 2008 rien est encore déterminé et aucune mesure réelle n’est mise en place pour concrétiser ce qu’annonçait l’arrêté interministériel.
C’est dans cette ambiance qu’un décret (N°2008-251 du 11 septembre instituant une prime d’incitation et d’indemnités en faveur des fonctionnaires et agents du ministère de la fonction publique et de l’emploi) est signé par le Président de la république, Laurent Gbagbo «sur rapport conjoint du ministre de la fonction publique et de l’emploi et celui de l’économie et des finances». Ledit décret ne tient pas compte de ce qui avait été annoncé dans l’arrêté signé au mois d’août. Quid de la revalorisation salariale ? Quid du profil de carrière des enseignants du secondaire, se demandent les enseignants. Le décret n’en parle pas. Au contraire, il annonce des primes d’incitation (?). Un décret qui selon son article 6 «prend effet à compter du 1er avril 2009».

Les enseignants sont mécontents et se sentent trahis. Eux qui avaient vus dans l’arrêté interministériel une lueur d’espoir. Ils se rendent à l’évidence que ce «lait et ce miel» ne sont pas (encore) à l’ordre du jour.
De la voie de la CES-CI (Coordination des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire), ils déposent un premier préavis de grève le 15 septembre 2008 pour demander «la détermination immédiate des nouvelles grilles de salaires et la date de prise en compte des effets financiers». Par ce préavis, les enseignants du secondaire entendent observer un arrêt de travail à compter du «mardi 7 au Jeudi 9 octobre 2008». Le ministère de la fonction publique et de l’emploi à qui est soumis ledit préavis reste sourd à cet avertissement.
Les enseignants du CES-CI reviennent à la charge avec un deuxième préavis à la date du 4 octobre 2008. Cette fois-ci, ils promettent de mettre à exécution leur plan d’arrêt de travail de 72 heures à compter du 14 au 16 octobre 2008.
Une grève qui semble t-il a été largement suivie sur toute l’étendue du territoire. Pendant trois jours donc, les cours sont arrêtés.
Le ministère de l’éducation nationale promet alors de sanctionner les enseignants grévistes.
Et tout commence par la rétention des salaires des responsables du Bureau Exécutif de la coordination et même ceux des bureaux locaux.
Puis le 6 janvier dernier, survient la décision ministérielle par laquelle des responsables du Bureau National et des Bureaux Locaux (exclusivement en poste à Cocody, commune présidentielle) sont mutés dans des zones ex-assiéges (Toulepleu, Bloléquin, Grabo , Guiglo à l’ouest, Tiébissou, Didiévi, Bocanda au centre et Bondoukou dans l’extrême Nord-Est). (Téléchargez la liste des enseignants mutés et leurs nouveaux lieux d’affectations en cliquant sur Img0012.JPG).

Au regard de cette dernière décision, le CES-CI mobilise ses membres qui signent une lettre de protestation déposée à la présidence, à la primature, au ministère de la fonction publique, au ministère de l’éducation nationale, aux ambassades et aux Organismes des Droits de l’Homme. Cette lettre réclame «l’abrogation» de la dernière décision et demande «le maintien en place des enseignants concernés». Aussi préviennent-ils, d’observer un arrêt de travail du lundi 12 au vendredi 16 janvier 2009.
Le CES-CI qui revendique en son sein 80 % des enseignants entend mettre à exécution cette grève si rien n’est fait d’ici là. Selon les informations reçues, les cours se seraient arrêtés dans la plupart des établissements secondaires de la ville d’Abidjan (et plus particulièrement ceux de Cocody). Selon un des responsables de ladite coordination, les villes de l’intérieur vont également leur emboîter le pas d’ici quelques jours, histoire d’apporter leurs soutiens.

Les derniers développements de cette crise entre la CES-CI et le ministère m’emmènent à m’interroger et à faire les analyses suivantes.
Doit (peut)-on utiliser la mutation comme moyen de sanction à des enseignants grévistes ? Le constat que je fais (sans prendre parti) c’est que les enseignants concernés ont suivi le cheminement légal concernant la grève. Pourquoi les sanctionner alors ? Le droit de grève est-il toujours "légal" en Côte d’Ivoire ?
Pourquoi sanctionner 8 personnes uniquement et pourquoi la commune de Cocody seulement ? L’enseignement secondaire se limite t-il à cette commune d’Abidjan ? Et les autres qui ont suivi la grève ? Voilà autant de questions que je me pose.
Le constat est qu’en Côte d’Ivoire en général, on n’attend toujours que les grèves dégénèrent avant de réagir. L’on a encore en souvenir la grève des médecins qui a occasionné plusieurs morts. A l’issue de cette grève, le décret annonçant la revalorisation de leur salaire a suivi.
Dans un pays où la cherté de la vie est devenue un style de vie, les enseignants demandaient certainement que leurs conditions de vie soient améliorées. Si l’Etat n’a pas les moyens, pourquoi annoncer une décision d'amélioration de leurs salaires ? Une décision rappelons-le, signée par 7 ministres de la République.
L’heure est peut être au dialogue.
Après avoir rencontré les enseignants volontaires de Korhogo, je puis vous affirmer qu’il n’est point dans l’intérêt de nos enfants que les enseignants observent des grèves à répétition. Dans un système éducatif fortement paralysé, n'en rajoutons pas davantage.

Entrevue sur Média d'Afrique

Chaque mardi, la 2e partie l’émission Média d’Afrique de Rfi est entièrement consacrée à l'actualité des médias subsahariens. Sarah Sakho et Alain Foka ont bien voulu s’entretenir avec moi. Je vous propose d’écouter donc.

podcast


Petite question.
Selon vous, dans un contexte où le phénomène du blogging n’est pas très développé, comment le blogueur pourrait-il vivre de son «art» en attendant «un réseau publicitaire» pour les blogs comme en Afrique du sud ?

12 janvier 2009

Débat autour des rébellions

Je vous propose de lire l'analyse de Théophile suite à notre dernière chronique ivoirienne.

06 janvier 2009

La Maca comme dans "Prison Break"

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Les évasions sont devenues réccurentes à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca). Un autre épisode de cette série d'évasion de la seule prison d'Abidjan s'est déroulé hier.

Sept détenus se sont évadés lundi de la prison d'Abidjan en profitant d'un "retard dans la relève des équipes" de surveillance,a annoncé mardi l'administration pénitentiaire. "Ce lundi 5 janvier 2009 aux environs de 13 heures, sous une pluie battante, profitant d'un retard dans la relève des équipes, un groupe de détenus s'est dirigé vers un mirador" pour s'évader, indique dans un communiqué le directeur de l'administration pénitentiaire Mahomed Coulibaly.

"Se servant d'une barre de fer, ils ont cassé le cadenas de la porte d'entrée de ce mirador et s'y sont engouffrés pour s'évanouir dans la forêt du Banco" contiguë à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca),souligne-t-il.

Selon M. Coulibaly, "plusieurs équipes des forces de l'ordre sont activement à pied d'oeuvre tant dans la forêt du Banco qu'aux alentours en vue de les retrouver".
"La détermination et l'engagement des équipes de recherche nous rassurent quant à la reprise imminente des évadés comme ce fut le cas" après une mutinerie survenue mi-décembre 2008 à la Maca, ajoute-t-il.

A la suite de cette mutinerie, deux détenus avaient trouvé la mort et cinq autres avaient réussi à s'évader, dont trois ont été repris, selon l'administration pénitentiaire. Construite en 1980 pour accueillir 1.500 détenus, la Maca accueille aujourd'hui quelque 5.000 prisonniers.

Source AFP

05 janvier 2009

Pluie (surprise) d'Abidjan

Si vous êtes à Abidjan, n'oubliez pas de sortir avec un parapluie. Car la météo est bien capricieuse ces derniers temps. Nous nous sommes faits surprendre aujourd'hui.
Je vous donne quelques images de ce que c'était. Il était 13 heures.

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02 janvier 2009

Les Unes qui font honte

C'est une scène que beaucoup d'Abidjanais vivent tous les matins.
Ce matin donc je sors et je vais acheter le journal quand je me rend compte que les journaux pornographiques occupent un espace assez voyant sur le "tableau d'affichage".

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Pourquoi exposer de tels journaux quand on sait qu'il y a des enfants qui passent par là ?

31 décembre 2008

Les nouveaux prix du carburant divisent

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Hier nous attendions tous un dénouement heureux lors de la rencontre entre les transporteurs et le gouvernement.
Hélas !
Une fois de plus, émissaires du gouvernement et transporteurs se sont séparés en queue de poisson. Après plus de 4 heures d'échanges, les deux parties n`ont pu accorder leurs violons. Chacun des protagonistes ayant campé sur sa position. En effet, après le premier round lundi dernier, les discussions entre le gouvernement et les transporteurs se sont poursuivies hier à la primature. Pour les transporteurs, les nouveaux prix devraient être les suivants : 400 CFA pour le gasoil, 500CFA pour le super et 250CFA pour le pétrole lampant. Niet, diront les émissaires du gouvernement qui soutiennent que l'Etat qui doit déjà près de 64 milliards à la SIR ne pourrait encore subventionner le carburant. Ainsi proposent-ils de revoir à la baisse le coût du carburant. Ainsi le gasoil pourrait coûter 570 CFA au lieu de 625CFA. Le super pourrait être à 650 au lieu de 695. Et le pétrole 455 au lieu de 470 CFA. Une proposition qui somme toute n'est pas du goût des transporteurs. Qui entendent réagir très bientôt.
Les bruits courrent dans les couloirs que le Chef de l'Etat annoncera les nouveaux prix ce soir au cours de son discours de voeux à la nation.

30 décembre 2008

A qu(o)i servent les chargeurs d'Abidjan ?

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A quoi servent les "chargeurs" ? Cette question, les Abidjanais qui empruntent les véhicules de transports en commun - Gbaka (mini car) ou Wôrô wôrô (taxi communal, appelé aussi Warren) - se la posent tous les jours. Ils sont à tous les carrefours et autres feux tricolores. Ils envahissent les gares et les parcs de stationnement pour réclamer de l'argent aux apprentis ou aux chauffeurs des dits véhicules. Qui les envoie ? Ou va cet argent ? Les questions, il y en a des centaines sur ce phénomène qui ne semble inquiéter personne. Ils se font appeller "Syndicats". Que défendent-ils ? Ou plutôt, qui défendent-ils ? A chaque stationnement ils réclament entre 50 et 300 francs. "En fonction du nombre de personnes que nous prenons, le prix varient", témoigne un apprenti.
"Il existe en réalité des syndicats pour les chauffeurs à qui on verse des droits journaliers qui vont dans les caisses dudit syndicat", explique Ousmane O, il est conducteur de Warren à Portbouet, le quartier qui abrite la plage et l'aéroport.

Ces "mendiants" d'une autre espèce ne sont pas des syndicats. Pourtant, ils sont organisés. "Il y a un chef, qui a ses éléments sur le terrain. Et ces derniers doivent lui verser une certaine somme à la fin de la journée", témoigne un ancien "chargeur". "C'est en fonction de ce quota fixé par le grand chef que chaque chargeur est payé", précise t-il.
Dans les commune d'Abidjan, chaque territoire appartient à un "clan" de chargeurs. Ainsi, on assiste parfois à des guerres terribles (souvent à la machette ou l'arme à feu) pour conquérir un tel ou un tel "territoire qui est juteux".
"A Abidjan il y a des zones qui sont considérées comme de véritables mines d'or", affirme un conducteur averti. "Il y a le grand carrefour de Marcory, le grand carrefour de Koumassi, Adjamé-liberté, Yopougon Siporex, le grand rond point d'Abobo, le carrefour de la riviera 2", indique t-il.
C'est tout de même dommage que cette nouvelle race de mafia exerce elle aussi, aux côtés de nos forces de l'ordre sans que ceux-ci ne lèvent le petit doigt. On pourrait comprendre pourquoi. N'est ce pas ?

Le prix du carburant pourrait encore baisser

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La population en général et les transporteurs en particulier peuvent enfin se réjouir en cette fin d’année. Pour cause, le gouvernement a consenti à discuter avec les acteurs du transport sur la baisse du prix du carburant et la mise en place du fonds de développement du transport annoncé lors de la dernière grève des transporteurs. Ainsi, pendant près de 10heures d’horloge, les responsables du secteur et le comité d’évaluation et de suivi de la hausse des prix ont tenté, hier lundi à la Primature, d’accorder leur violon pour permettre à la population de souffler un temps soit peu. Une chose est certaine, c’est que le carburant connaîtra de nouveau tarif aujourd’hui.
En attendant, les transporteurs souhaitent revenir à l’ancien prix du carburant soit 400 FCFA contre 685 FCFA pour le gasoil, 545 FCFA pour l’essence et 250F CFA contre 495FCFA pour le pétrole lampant. S’agissant du gaz, les associations de consommateurs exigent que la bouteille B12 revienne à 2500F et La B6 à 1500FCFA.

Source Le Patriote

28 décembre 2008

Quatrième chronique

"Chronique ivoirienne" poursuit son petit bonhomme de chemin. Nous avons fait une escale à Abobo (commune populaire d'Abidjan) avant de nous "envoler" pour le nord de pays. Au quartier "Anador", nous avons rencontré Ibrahim. Un patron de garage. Il fabrique des autocars et en répare d'autres. Ce qui nous a le plus frappé, c'est qu'il emploi plusieurs jeunes qu'il forme et qu'il embauche. Témoignage.

16 décembre 2008

Troisième "Chronique ivoirienne"...

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Allons à la rencontre de deux jeunes rappeuses bien connues du milieu du showbiz ivoirien. Priss'K et Nash. Elles se veulent le porte voix de de la jeunesse ivoirienne en générale et de la femme en particulier.

Lire la chronique.

10 décembre 2008

Notre deuxième "Chronique Ivoirienne"

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Le deuxième épisode de "Chronique ivoirienne" diffusée sur Afrique in visu est en ligne.
Pour ce deuxième pas (voir le premier) nous avons fait une "incursion" dans la plus grande cité universitaire d'Abidjan, le célèbre "Campus". Quatre jours durant, nous avons partagé le vécu quotidien des étudiants (et des non étudiants) qui vivent sur le campus. Pendant quatre jours, Camille et moi avons visité le campus de jour comme de nuit.
Nous vous invitons à (re)découvrir la cité universitaire dans toutes ses facettes. Sociale et économique et qui sont les maîtres de cette résidence universitaire.
Vous aurez en prime pour ce post, un diaporama pour mieux vous imprégner de ce que nous avons racontez en texte.

Interviewé par Global Voices

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Israël Yoroba is a 26 year multimedia journalist from Côte d'Ivoire that has been blogging about his country for over a year at Le blog de Yoro [Fr]. Now his efforts have been rewarded with the Best of Blogs award in the French language category, the prestigious international blog awards organized every year by Deutsche Welle. Last year another African blogger was chosen as Best Francophone Blogger, Global Voices friend Cédric Kalonji from the DRC, whom we interviewed on that occasion. Now we take the opportunity to interview Yoro too.

Lire l'intégralité de l'interview. Dans les jours à venir, vous aurez une mise à jour avec la version française.

Une interview réalisée par Elia Varela Serra pour le compte de Global Voices

09 décembre 2008

Quand la Star’Ac déçoit à Abidjan

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Célèbre émission (de moins en moins parait-il) en France, la Star Academy est aussi suivie avec attention à Abidjan. Chaque "prime" fait l’objet d’un regard particulier et de commentaires par la suite. «Il n’arrive pas un vendredi où je manque l’émission de TF1», affirme une Abidjanaise. Elle a le bouquet de canal qui lui permet de voir la chaîne sur laquelle l’émission est diffusée. Ceux qui n’ont pas les chaînes cryptées se contentent de suivre l’émission sur le net.
Ils sont donc nombreux enfants, jeunes et vieux, femmes comme hommes à suivre (souvent avec passion) l’émission musicale.
Jusqu’ici tout allait bien jusqu’à ce qu’au dernier "prime" du vendredi 5 dernier, Joanna soit sortie de la compétition. «Je n’arrive pas à comprendre pourquoi ça s’est passé comme ça», se demande déçu un autre fan de l’émission. Alors que tous espéraient qu’elle succède à Quentin, les "supporters" de la talentueuse Joanna ont été fortement déçus.
Fait marquant, c’est que la majorité des personnes rencontrées misait sur elle. «A Abidjan, on supporte Joanna», ne manque pas de dire avec le sourire une admiratrice de la chanteuse.
Les "star’Acphiles" abidjanais, promettent de ne pas suivre la finale car pour eux Alice, l'un des deux finalistes n’a pas forcément le niveau. Décidément la Star’Ac risque de perdre des téléspectateurs même ici.

08 décembre 2008

L'affiche des élections

Pendant des semaines, Abidjan la capitale économique, a été envahie par des affiches qui incitaient à allez "vite, vite, vite aux élections" le 30 novembre dernier.
Alors que cette échéance électorale a été reportée à une date ultérieure, lesdites affiches ont commencé à être déchirée.

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