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17 juillet 2008

Le bilan définitif du Bac: CATASTROPHIQUE !

Les épreuves du Baccalauréat 2008 ont livré leur verdict hier, sur toute l’étendue du territoire. En dépit des difficultés de circulation, certains candidats ont fait le déplacement dans les différents centres d’examen pour s’enquérir de leur résultat. Sur un total de 116.414 candidats ayant effectivement composé, on note 30.425 admis dont 28.513 officiels et 1.912 libres, soit un taux de réussite de 26,14%.

La zone d’Odienné vient en tête des «meilleurs» résultats avec 218 candidats admis sur les 578 présents, soit 40,16% d’admis ; quand Korhogo est la lanterne rouge avec 692 admis sur les 3398 aspirants, soit 20,36%.

A Abidjan, zone de convergence de tous les candidats avec ses nombres élevés de candidats (32.355 Abidjan 1 et 30.411 Abidjan 2), les pourcentages de réussite n’atteignent pas 28%. Ce qui dénote une mauvaise santé scolaire au cours de la session 2008. Celle-ci se caractérise par ailleurs par un fort taux d’absentéisme. Ils étaient initialement 140.417 inscrits, et finalement 116.414 à être présents dans les salles d’examens soit un taux d’absentéisme de 17,09%.

• Korhogo : 20,6 % des candidats admis

Après le lancement du baccalauréat le 23 juin dernier par le ministre de l’Education nationale M. Gilbert Bleu-Lainé au Collège Sainte Elisabeth, les autorités administratives dont MM. Effoli Benjamin et René Famy, respectivement Secrétaire général 1 et 2 de la préfecture en ont présidé la cérémonie de proclamation des résultats aux lycées Houphouet et moderne. Ils ont ainsi vécu aux côtés des responsables locaux de l’éducation nationale et des responsables de jury les joies des candidats admis et l’amertume des recalés. Au total, sur 4.037 candidats, toutes séries confondues (sur 4.138 inscrits) ayant effectivement composé dans la DREN de Korhogo, 810 ont été déclarés admis. Soit un taux de réussite de 20.06 %. 07 en série A1 (38.88 %) ; 21.14 % en A2 (310 admis sur 1466) ; 70,75 % en série C (75 sur 106 candidats) ; 17,08 % en série D (418 sur 2447 présents). Comparativement aux résultats de la session 2007 qui ont donné un taux de succès de 20,06%, ces résultats ne sont pas fameux, a commenté M. Abraham Pongathié Sanogo, le Directeur régional de l’éducation nationale.

Mais il s’en réjoui car il estime qu’ils sont le véritable reflet du niveau des élèves. Puisque cette année, fait-il remarquer, la lutte contre la tricherie a été son cheval de bataille à tous les examens. Korhogo n’a donc enregistré que deux cas de tricherie avérés alors que l’année passée, ce sont 19 cas de fraude qui ont été enregistrés. Pour toutes ces raisons, le DREN remercie tous les acteurs de ces examens qui ont œuvré à donner au baccalauréat ses lettres de noblesse.

Rappelons qu’à partir de cette session, la région des Savanes est désormais scindée en deux DREN : la DREN de Korhogo couvrant les départements de Korhogo, Sinématiali, Ferkéssédougou et Ouangolo. Et la DREN de Boundiali couvrant les départements de Boundiali, Tengrela, et Kouto. Le DREN de Boundiali est M. Adama Sékongo.

• Adzopé : Des résultats catastrophiques

Les résultats du BAC session 2008 sont catastrophiques dans les deux centres du lycée moderne d’Adzopé. En effet, sur 1296 candidats qui y ont composé, seuls 377 ont été déclarés admis, soit 29,08%.

En série A1, sur 51 présents 15 ont été déclarés admis soit 29,41% ; en série A2 sur 297 ayant composé, 104 admis soit 35,01% ; en série C 49 présents 32 admis soit 65,30% et enfin en série D sur 899 présents, 226 admis, soit 25,13%.

La ville d’Adzopé qui d’ordinaire, en pareille circonstance, vit des moments hystériques au sein des familles calme. Partout la désolation à telle enseigne que la joie des quelques rescapés de ce naufrage collectif est noyée par les pleurs. «Ceux qui ont travaillé sont admis, ceux qui n’ont pas travaillé bien évidemment, ont échoué», a laissé entendre Mme. Fanta Coulibaly, DDEN d’Adzopé, à la fin de la proclamation des résultats.

La satisfaction vient de la série C qui a obtenu 65,30%. La série D avec ses 25,13% a été la grosse déception.

(Source Fraternité Matin)

16 juillet 2008

La galère des candidats au Bac à l'heure de la grève

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Les résultats du baccalauréat sont désormais disponibles dans les centres d’examen.
Depuis cet après midi, la nouvelle a «envahi» la ville d’Abidjan.
Le seul hic, c’est qu’il n’y a pas de moyens de transports pour ceux qui voudraient s’y rendre. Et ce, du fait de la grève des transporteurs pour dénoncer la hausse du prix du carburant.
A l’arrêt de bus où nous nous sommes rendus (à pied) autour de 15 heures, le spectacle est pitoyable. «Ça fait deux heures que j’attends en vain le bus pour me rendre au plateau afin de voir mes résultats», lance Alfred Dakoury le visage tendu le cœur serré.

7dacef7b5cede3d04d22a13cb204a976.jpgComme Alfred, ils sont une trentaine à attendre un moyen de transport afin de se rendre au centre dans lequel ils ont composé. Mais point de bus.
A la rumeur, les engins de la Société des transports Abidjanais (Sotra) – qui étaient les seuls à ‘‘rouler’’ jusque-là – auraient décidé d’arrêter de travailler à partir de 14 heures ce jour. Cette nouvelle n’est pas encore officielle. Mais la désertion des bus à leurs quais semble le prouver.
Pendant ce temps, les élèves qui attendent impatiemment leurs résultats sont partagés entre incertitude, angoisse, colère et inquiétude.

10 juillet 2008

L'espace audiovisuel bientôt libéré en Côte d'Ivoire

fd626e16af112c5caa838fa04ec8a01b.jpgLe gouvernement ivoirien va "prochainement" lancer un appel d’offres dans le cadre de la libéralisation de l’espace audiovisuel de Côte d’Ivoire, qui ne comprend que deux chaînes publiques, a annoncé mercredi le ministre de la Communication Ibrahim Sy Savané.

Aucune chaîne privée n’existe en Côte d’Ivoire en raison d’un monopole d’Etat. Seules sont autorisées les deux chaînes de la Radio-télévision ivoirienne (RTI, publique): la RTI-1 (diffusion nationale) et TV2 (diffusion limitée à 80 km autour d’Abidjan). Le gouvernement ivoirien va également "ouvrir le secteur de la radio à de nouveaux opérateurs privés", a ajouté le ministre lors de la présentation d’une étude portant sur la libération du secteur audiovisuel.

Cette étude, réalisée à la demande de son ministère et financée par l’Union européenne, recommande "la création, dans un premier temps, de deux chaînes privées gratuites à vocation nationale". Il s’agit, selon ses auteurs, du "scénario de libéralisation le plus cohérent avec les attentes exprimées, ainsi qu’(avec) les contraintes techniques et économiques".

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Le paysage audiovisuel pourrait ensuite être complété par "une chaîne généraliste et une chaîne de complément (mi-généraliste, mi-thématique)", ajoute cette étude du cabinet français Média Consulting Group. Sans révéler le futur dispositif, le ministre ivoirien a estimé que l’étude permettait "d’offrir au gouvernement des arguments nécessaires à la conduite de la meilleure politique applicable en matière de libéralisation, en mettant à sa disposition le maximum d’informations, et surtout une méthode".
Il a également annoncé la prochaine création d’un "observatoire de l’audiovisuel", chargé notamment du numérique et des aspects socio-économiques des médias audiovisuels. Déjà libéralisé depuis depuis une dizaine d’années, le secteur radiophonique de Côte d’Ivoire compte deux radios commerciales privées et environ 90 radios privées non commerciales.

Information reçue de l'Agence France Presse (AFP)

La ville va t-elle mourir ce jeudi ?

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J’ai reçu de nombreux coups de fil me demandant si la journée de ce jeudi serait réellement «ville morte», ici à Abidjan.
J’ai cherché à vérifier l’info, mais en vain.
Il semblerait que ce soit à cause de la hausse des prix que les consommateurs et les transporteurs fatigués et en colères auraient décidés de rester chez eux demain…et vendredi.
Déjà au début du mois d’avril une première tentative avait été annoncée et n’avait pu se tenir parce qu’«un communiqué de la présidence de la République, lu sur les plateaux de la 1ère chaîne de la Radio télévision ivoirienne (RTI), a annoncé la baisse de certaines taxes à l'importation pour plusieurs produits de première nécessité».
Dans la presse ce matin un syndicat de transporteurs annonçait les couleurs et menaçait de tenir des manifestations «si d’ici à samedi, rien n’est fait pour revoir ces prix à la baisse». «Nous déclencherons dès lundi nos mouvements de protestation (…) Nous allons paralyser la capitale, les stations d’essence seront fermées, jusqu’à ce que les autorités reviennent sur leur décision», ont menacé plusieurs syndicats de transporteurs.
Rumeurs ou faits avérés, Bluff ou réactions certaines, il faudrait que cela arrive un des ces jours !

29 juin 2008

Adjugé ! 7,5 millions d`euros

420fa15fafff2f31ac68f949fbb8b115.jpgLa vente aux enchères par la République de Côte d'Ivoire de meubles, objets d'art et toiles de maîtres, d'un hôtel particulier qu'elle possède à Paris, a rapporté 7,5 millions d'euros (hors les frais) dimanche à Fontainebleau, a indiqué la maison de vente Osenat.
Parmi les plus belles pièces, une toile de Renoir, "La femme au fagot", a été adjugée 1,8 million d'euros au marteau. Un tableau de Pierre Bonnard, "Arbre en fleurs dans le Dauphiné", a été enlevé à 144.000 euros et un Van Dongen, "Bouquet de fleurs", à 234.000 euros.
Au total, une centaine de lots issus de l'Hôtel de Masseran, datant du XVIIIè siècle, étaient mis en vente. Cet hôtel particulier de 3.000 m2, situé près des Invalides, était la propriété personnelle du président Felix Houphouët-Boigny qui l'a légué à sa mort en 1993 à la Côte d'Ivoire. Resté inoccupé depuis, l'hôtel doit être restauré grâce au produit de la vente, pour servir de résidence officielle aux présidents ivoiriens de passage à Paris.
Une paire de bas d'armoire (XVIIIè) s'est vendue 1,2 million d'euros, un canapé et six fauteuils Louis XVI 485.000 euros et une commode Riesener 470.000 euros. Une paire de coupes en agathe fin du règne de Louis XV a atteint 320.000 euros, record mondial pour ce type de pièces, a précisé Osenat.
Selon la maison de vente, les enchères ont connu une grande affluence, avec notamment des acheteurs turcs, russes, américains, belges et suisses.

Avec AFP

06 juin 2008

On se rapproche !

1690fb306e4a5f875aa82d7fdffdf482.jpgLe premier ministre ivoirien, Guillaume Soro sera «en visite privée» à Paris pendant quelques jours avant de rejoindre Abidjan.
Cette visite, selon certaines langues de la présidence de Côte d’Ivoire, s’inscrit dans le cadre d’un "rapprochement entre le président Gbagbo et son homologue Français Nicolas Sarkozy".
Rien d’étonnant sauf que pendant cette visite France 24, la Chaîne internationale de télévision française, fera 6 diffusions de l’interview du président Gbagbo.
A Cela, j’ajoute la condamnation de IB, non sans compter la prochaine visite du patronat du Medef, mais également la visite du ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner.
Ah oui ! J’ai failli oublier la liaison (grandeur nature) entre Paris et Abidjan par un Boeing 777. Wow ! Tout ça en même temps…
Nous ne serons pas étonnés de voir une visite officielle de Gbagbo à Sarkozy ou vice versa.

02 juin 2008

Existence illégale de "Le Patriote". Réalité ou Mascarade ?

Le Rédacteur en Chef du quotidien "Le Patriote" (proche du Rdr, parti d'opposition), Charles Sanga se prononce sur la décision du Conseil National de la Presse (CNP) de fermer "son" Journal pour des raisons "d'existence illégale.

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"Je suis un responsable frustré parce que Le Patriote est victime d'un arbitraire. Les propos du CNP et de la journaliste de la RTI sur notre journal nous choquent parce que loin de la vérité. Le Patriote n'est pas illégal. Nous sommes aujourd'hui passé à une SARL comme le recommande la loi. Notre personnel est payé suivant la convention collective. Tout le personnel est déclaré à la CNPS. Les entreprises Mayama éditions et productions sont légalement constituées et enregistrées au tribunal d'Abidjan. Il a fallu un dysfonctionnement de l'administration pour que nous soyons dans cette situation. Ils nous ont demandé des papiers. On n'a pas pu les déposer parce que le procureur n'était pas en place. Nous avons réuni tous les papiers. Et le vendredi nous avons frappé à toutes les portes avec l'appui du Groupement des éditeurs de presse de Côte d'Ivoire (GEPCI) que nous remercions au passage, sans trouver d'oreille attentive. Je ne suis pas dans la position d'un journal illégal. J'ai tous les papiers (...)".


(lu dans "Le Nouveau Réveil" du lundi 2 juin 2008)

12:55 Publié dans On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : patriote, rti, cnp

24 avril 2008

Rebellion à l'église aussi !

Les bruits qui courraient depuis quelques mois dans les couloirs de la communauté chrétienne de Côte d'Ivoire, ont fini par se répandre sur la place publique. Et ce, suite à la suspension d'une dizaine de pasteurs de l'église Méthodiste Unie de Côte d'Ivoire.

Article paru dans Fraternité Matin de ce jeudi

"Nous ne sommes pas organisés en église. Nous appartenons à une église qui a plus de 100 ans. Nous ne voulons pas brader notre histoire ». Ces propos sont du pasteur Jonas Adou, missionnaire à l’Eglise protestante de Dakar, membre de la coordination des neuf pasteurs suspendus de l’Eglise méthodiste unie de Côte d’Ivoire (Emu-ci) depuis le 1er avril 2008. Il s’exprimait ainsi au cours d’une conférence de presse à l’hôtel Ibis Marcory au nom de ses pairs.
La hiérarchie de l’Eglise leur reproche, selon le pasteur Richmond Botro d’avoir produit un manifeste dans lequel ils dénoncent l’intégration de l’Eglise protestante méthodiste (EPMCI) de Côte d’Ivoire à l’Emu-ci. Une option qui a été faite par le Bishop Benjamin Boni en 2001, en s’appuyant sur des arguments d’aide financière et de puissance protectrice de l’Emu à l’EPMCI. Ce que ces neuf pasteurs désapprouvent. Car, disent-ils, ces motivations ne sont pas saintes au regard de la parole de Dieu. L’autre point fondamental de leur mécontentement est lié à l’aspect doctrinal et cultuel de l’Emu ; qui est, selon eux, une église épiscopale dont les pratiques se rapprochent de celles de l’Eglise catholique sans le Pape. Avec un Bishop à vie, ou jusqu’à l’âge de la retraite. Ce qui fait perdre à l’EPMCI son authenticité. Ces pasteurs se disent néanmoins ouvert à toute forme de dialogue pour éviter l’implosion de l’Eglise. Et affirment que onze églises sur les 847 que compte l’Emuci les ont rejoints après avoir perçu leur motivation. En l’absence du Bishop Benjamin Boni, le pasteur Isaac Bogro surintendant d’un district de l’Emu-ci nous a confié que l’Eglise n’est pas prête à régler ses problèmes dans les journaux."



Voir répartition géographique de l'EMU dans le monde et la présentation de l'EMU-Côte d'Ivoire

08 avril 2008

Elections des sections de la Fesci : Sans bavure !

a0fa5f3f5f94ab2bf015de7b0f6750cd.jpgLa Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci) version Mian (le nouveau Secrétaire général), peut dire qu'elle est en train de réussir un bel exploit.

En effet, les élections locales de la Fesci qui paraissaient comme une période de troubles dans les cités universitaires, se sont déroulées dans une ambiance festive, à l'issue desquelles «les plus aimés des étudiants» ont été choisis.
Après les campagnes lancées il y a quelques semaines, place a été laissée le vendredi 4 avril dernier aux «Débats contradictoires». C'est une plate forme où les candidats viennent exposer et défendre leurs idées devant tous les habitants de la citée dans laquelle il souhaite être élu.
Une fois cette étape passée, les élections se sont tenues le lendemain samedi dans la discipline et le respect des règles démocratiques : «urnes, isoloirs, bulletins de vote, décomptes, proclamation des résultats ...». Et ce, dans toutes les citées universitaires d'Abidjan et de l'intérieur du pays.
Au finish, c'est un ouf de soulagement qu'ont poussé ceux qui étaient restés sur les cités au moment des élections. Pour les étudiants qui avaient désertés les lieux, c'est avec sourire que ces derniers ont retrouvé leurs chambres intactes et leurs cités calme.
«Nous avons voulu faire preuve de maturité», affirme Louis Djéa Konan, alias Bédié, nouvellement élu à la cité universitaire du Campus. Même son de cloche pour ''Lumumba'' (Jean Charles Kouamé de son vrai nom) nouveau secrétaire général de la cité de Mermoz pour qui «la Fesci doit changer de visage et passer à une étape supérieure». «Il faut que notre combat soit celui du bien être des étudiants et rien d'autre», a-t-il ajouté au cours des débats contradictoires qui se sont tenus samedi après midi à Mermoz.
A part la cité d'Abobo (quartier populaire) où quelques mouvements (sans incidents) ont eu lieu, l'on peut affirmer que la Fesci de Mian a réussi là où beaucoup avaient échoué. Cela augure des lendemains meilleurs pour le Secrétaire général (national) de la Fesci, Augustin Mian. L'on se souvient qu'il s'était rendu il y a quelques temps dans une église pour confier ces élections à Dieu.
Sa prière a donc été exaucée. A lui d'en faire d'autres pour les prochaines échéances du syndicat qu'il dirige depuis décembre 2007.

01 avril 2008

Attention aux «infos d’avril»

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De nombreuses informations circulent sur le net ce 1er avril. Elles ne sont pas toutes forcément vraies.
Chacun selon son degré d’incrédulité et de scepticisme devra juger et avaler les infos qu’il lit. J’ai sélectionné deux informations majeures :
1-Wattao devient le nouveau dirigeant des Forces nouvelles.
2-Présidentielle 2008 : Banny remplace Bédié
A vous d’en juger et d’en pêcher le poisson !

11 février 2008

Une nouvelle monnaie pour la Côte d'Ivoire ?

a20a3dee1d9a42b6aee27c7babf80256.jpgEn meeting à Bouaflé, le Président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibay, s'est encore élevé contre les agissements diaboliques de la France. Selon lui, le gouvernement français ne laisse pas "les chefs d'Etat africains travailler tranquillement".
Pour le 3e vice-président du parti au pouvoir, la France a peur que l'Afrique prenne des décisions d'elle-même. Et il en veut pour preuve le récent refus de la France de voir le ministre Bouhoun Bouabré accéder à la tête de la BCEAO. Mamadou Koulibaly a donc encouragé les ivoiriens, et les africains à s'engager sur la voie qui permet d'affirmer leur dignité et leur liberté (qui passent certainement par l'abandon du Franc CFA). "Il faut créer notre propre monnaie", a t-il souhaité.

"Vous nous voyez en costume, comme présidents mais nous avons les pieds et mains enchaînés. (...) Et c'est valable pour tous les présidents africains. Ils sont présidents, mais ils ne peuvent pas tout faire. Il y a certaines choses que pour faire, il faut qu'ils demandent d'abord à Paris. Si Paris dit je ne veux pas, on ne fait pas, si tu veux faire, on te saute du pouvoir. Vous là, vous servez à quoi alors ? C'est ce qu'il se passe au Niger ou le président Tandja a voulu voir clair dans l'exploitation de l'uranium de son pays. Ils ont créé une rébellion avec les Touareg ; Idriss Déby paye aujourd'hui parce qu'il a jugé les Français dans l'affaire de l'Arche de Zoé et en Côte d'ivoire, ils ont voulu renverser Gbagbo à cause des contrats de la CIE, de l'eau, du port et de la télécommunication. Ce n'est pas possible, nous sommes des hommes, nous avons des droits. Regardez le ministre d'Etat Bohoun qui est là. On voulait le nommer Gouverneur de la Banque centrale à Dakar. Si c'était entre nous les Africains, il serait Gouverneur, mais on dit que ce sont les Français qui ne veulent pas de lui. Les Français ont quoi à avoir dans notre banque centrale? Ont posé la question, certaines personnes. Mais c'est pour eux la banque, pour ceux qui ne le savent pas. Ils ont peur de Bohoun Bouabré. Oui, parce qu'ils disent que les gens d'Abidjan avec leur théorie bizarre d'économie, ils vont venir tout chambouler à la BCEAO. Ils ne perdent rien pour attendre. On ne peut pas continuer avec un franc CFA surévalué qui nous appauvri. On a une monnaie digne de l'Allemagne d'aujourd'hui, alors que nous sommes une économie pauvre d'Afrique. Une industrie qui doit emprunter de l'argent à la banque pour investir, les banquiers lui demandent à Abidjan, 14 à 15%. Quand les mêmes entrepreneurs français vont à la banque pour chercher de l'argent, on leur demande 3 à 4 %. Comment ici, vous allez prendre crédit à 15 % et construire des usines, embaucher des jeunes pour travailler et avoir des bénéfices avec ces 15 % ? Quand on ouvre son compte là-bas, ils sont les premiers à dire, ce sont des folies, ils ont ouvert des comptes en Europe. Il faut qu'on sache ce qu'on veut. Notre franc CFA, il faut qu'on en finisse avec. Ça peut être dur, mais le Ghana a sa monnaie, le Nigeria, la Guinée, le Liberia, etc. ont leurs monnaies. Les mêmes écoles qui ont formé leurs cadres pour créer leur monnaie, nous avons aussi ici, les mêmes compétences. Mais nous là, on dit non, la France dit qu'elle ne veut pas. Il faut qu'on arrête de dire qu'est-ce que la France veut, avant qu'on fasse. On est des gens, on est des responsables, on est un pays, il faut qu'on s'assume entièrement. Le gouvernement français n'a qu'à gérer la France, c'est son droit et puis ils n'ont qu'à nous laisser gérer notre continent. C'est tout.
La période coloniale d'esclavage, c'est fini ! On ne va pas leur demander des comptes immédiatement, mais ce serait bien aujourd'hui qu'on nous dise, Messieurs les ministres d'Etat qu'on fasse l'audit du compte d'opération. Depuis 1960, il y a combien de francs, on a eu combien et à quel taux d'intérêt sommes-nous ? Il faut qu'on fasse l'audit de la coopération monétaire, de la coopération économique. Mais si on est en guerre comme ça là, on ne peut pas s'asseoir et penser à ça. Il y a un qui dit, on veut l'audit et l'autre passe pour dire moi, je ne veux pas de l'audit si vous me donnez le pouvoir, vous faites ce que vous voulez en Afrique. En Europe, ils sont solidaires, lorsqu'un pays vous dit non, l'autre pays ne va pas accepter. Avec cette guerre, je suis allé voir les Allemands pour dire de nous aider contre les Français, ils ont dit non. Les Belges, les Italiens, les Américains, pareils. Mais si c'est en Afrique, nous sommes prêts à vendre nos parents. Les gens qui sont bien, ne vendent pas quelqu'un. Vendre l'homme, c'est interdit moralement. Et pourtant, leurs Parlements ont voté des lois pour nous vendre. C'est aujourd'hui qu'ils savent qu'il y a des droits de l'homme. On dirait “qu'avant nous n'étions pas des hommes".

01 février 2008

Congrès du RDR en live!

Nous annoncions il y a quelques jours notre découverte sur le site du congrès du RDR. Eh bien, il vient de s'ouvrir et vous pouvez le suivre en direct ici
Encore félicitation aux organisateurs.

11:45 Publié dans On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rdr, congrès

26 janvier 2008

La rumeur qui a failli le tuer

e3eb96207cb6dfc85e19908ee063ea37.jpgVous vous souvenez sans doute de cette folle rumeur qui s’est répandue hier dans tout le pays.
Eh ben, elle est partie d’une seule personne (une fille) qui a fait des suppositions. De bouche en bouche, l'information est tombée entre les oreilles de "lyncheurs", qui ont voulu en finir avec ce prétendu "sorcier".
Un "scoop" pour certains, à voir tout le remue-ménage qu'il a créer au Plateau et dans tout Abidjan. Toute la presse était là pour couvrir "l'évènement".
Un "scoop" qui en fin de compte a failli coûter la vie au pauvre N’Cho Qwachi Léon, 76 ans, père de huit enfants, natif de Dabou.

Selon l’article que j’ai lu dans le numéro de ‘’Frat-mat’’ de ce week end :

«L’homme dont il est question (…) est à la retraite. Ce septuagénaire, selon sa fille Qwachi Micheline, souffre de la maladie d’Alzheimer (maladie qui fait perdre à l’homme la mémoire). Depuis trois jours, le vieux qui vit chez sa fille à Cocody était porté disparu et faisait l’objet d’un avis de recherche. Alors que ses parents faisaient le tour des postes de police, des hôpitaux et des morgues, le vieux Léon errait dans les rues du Plateau. A jeun (il n’a rien mis sous la dent depuis qu’il est parti de la maison), malade et très affaibli, N’Cho Qwachi Léon s’est endormi très tôt hier matin sous l’un des grands manguiers situés derrière le palais de l’Assemblée nationale au Plateau. C’est là qu’une jeune femme de passage, qui ne sait pas tenir sa langue, s’est exclamé en fixant des yeux l’homme qui n’avait plus de force pour parler : « Ce vieux m’a l’air de quelqu’un qui n’est pas clair. On dirait que c’est un sorcier qui s’est transformé en chauve-souris et qui, tombée de l’arbre, a retrouvé son aspect normal. » Tout est donc parti de là. En un clin d’œil, un grand attroupement s’est formé autour du vieil homme devenu, du fait de la rumeur amplifiée, un sorcier qui s’est transformé en une chauve-souris et qui a retrouvé son état d’homme en tombant de l’arbre. Les commentaires fusaient de toutes parts et les gens accouraient de partout pour voir et vivre le phénomène. Autour du vieux traité de grand sorcier, des gens ne demandaient qu’à lui porter le coup fatal. Fort heureusement, le CeCOS, informé, déploiera ses hommes sur les lieux et, c’est le cas de le dire, réussira à exfiltrer le prétendu sorcier de la foule qui ne cessait de grossir. A la Préfecture de police où l’homme a été conduit, les badauds y ont déferlé pour voir le sorcier transformé en chauve-souris. A la police, les choses vont s’éclaircir avec l’arrivée des enfants du vieux, avec à leur tête, Mlle Qwachi Micheline. Celle-ci tenant en main la pièce d’identité de son père, a tout expliqué au préfet de police et ses collaborateurs. C’est sous bonne escorte du CeCOS que les enfants ont pu ramener leur père à la maison».

Et dire qu’il a failli y laisser la vie !
Décidément, Abidjan sera toujours le numéro "Un" des rumeurs qui tuent!
L'on se souvient encore qu’une année, Abidjan s’est réveillé dans la nuit avec la folle interdiction de boire de l’eau. «Elle aurait été empoisonnée». L'on se souvient aussi qu’il y avait cet homme-serpent qui embarquait les filles et les transformaient en cadavres.
Quelqu’un disait hier «Je crois aux sciences occultes mais j'ai conscience qu'elle ne s'adresse qu'aux initiés, à ceux "qui voient" comme on dirait dans mon patois.
Dans le cas présent je pense que certains journalistes en mal d'inspiration exploitent jusqu'à la moelle un filon qui sera toujours lucratif en Afrique et particulièrement en RCI… là preuve, on en parle...»
.
Eh oui, et là je lui donne raison. Le quotidien de notre chère cité aime se nourrir des «il parait que». Abidjan est fait ainsi. «Quand y'a rien à se mettre dans les colonnes, il faut trouver la moindre étincelle pour en faire un feu», me disait quelqu’un. Il avait encore en mémoire la rumeur sur «la mort de Chirac».
Cette fois quand même, ils y sont allés un peu trop fort, je trouve.

11 janvier 2008

Le sort des militaires français en Côte d’Ivoire

Dans un rapport publié mercredi, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a estimé que « la force de paix de l'ONU en Côte d'Ivoire devrait être maintenue à son niveau actuel pour une année supplémentaire».
L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) est composée d’environ 8.000 hommes. Parmis eux, il faut compter 3000 militaires français.
Que deviendront donc ces soldats français en Côte d’Ivoire pendant cette période de "prolongation"?
Le commandant Christophe Prazuck, porte-parole de l’état-major français, situe l’opinion.

podcast

Le mandat de la mission de l’Onu en Côte d’Ivoire expirait mardi. Mais, selon le rapport de Ban Ki-moon, il devrait être renouvelé jusqu'au 15 janvier 2009.

16 décembre 2007

Noël, un blog nous est né

93293835785791cbcb2abf0a4dc28ad5.gifBlogger est devenu aujourd'hui le mode opératoire du journalisme de qualité et de responsabilité. Pas de contraintes de red'chef, pas d'oeil de correcteurs, pas de police d'un Dp pour suivre "une ligne éditoriale". Le journaliste-blogueur est livré à lui-même. Il se retrouve seul face à sa conscience et face à ses responsabilités d'informer l'opinion. Nous nous sommes inscrits dans cette dynamique depuis presqu'une année et c'est une expérience merveilleuse. Nos "maîtres" ont tracé le chemin des blogs, et nous nous sommes évertués à les suivre "à la lettre".
Voici, alors que s'ouvre pour nous, comme un cadeau de noël, une (nouvelle) plate-forme: Ivoire Blog. Enfin un espace blog à l'Ivoirienne, à l'Africaine. Ne nous en privons pas. Longtemps nous avons flirté avec des espaces européens et américains - peut être même japonnais et chinois. C'est l'occasion rêver de blogger "façon Côte d'Ivoire", "façon Afrique". C'est donc une invitation à nous rejoindre. Ivoiriens et africains que nous sommes, nous avons le devoir de faire la promotion de Ivoire blog.
Quand à nous autres jeunes plumes, nous nous forgerons avec le temps - et nous l'espérons - sur cet espace que nous offre ivoire blog.
Alors chers amis permettez moi de vous dire simplement AKWABA! (Bienvenue)

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28 mai 2017

Sommet Africtés 2012 : l’Afrique rencontre ses Peuples

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5000 participants venus de toutes l’Afrique. Des centaines de médias du monde entier. Des Chefs et d’Etat et anciens Chefs d’Etat. Des Centaines d’Institutions, des milliers de collectivités locales. Le sommet Africités est certainement le plus gros évènement Africains de cette année 2012. Et pour cette 6e édition c’est Dakar, la capitale sénégalaise qui va accueillir tout ce monde autour du thème : « Construire l’Afrique à partir de ses Territoires : Quels Défis pour les Collectivités Locales ? ».

Appelé aussi le sommet des « Maires africains », cette édition 2012 va se tenir du 4 au 8 novembre 2012 à l’Hôtel King Fahd Palace (ex Hôtel Méridien Président) de Dakar.

Les participants représenteront tous les protagonistes de la vie locale africaine ainsi que leurs partenaires des autres régions du monde : ministres chargés des collectivités locales et ministres en charge du développement local durable et de l’emploi ; autorités locales et élus locaux ; responsables des administrations centrales et locales ; organisations des sociétés civiles, associations et syndicats ; opérateurs économiques des secteurs publics, privés et de l’économie sociale ; autorités traditionnelles ; chercheurs et universitaires ; agences de coopération internationale.

« L’objectif de cette sixième édition du Sommet Africités, selon les organisateurs, est d’examiner l’impact des dynamiques d’urbanisation, de mondialisation et de démocratisation avec son corollaire la décentralisation, sur la réorganisation du peuplement et du développement du continent, et son inscription dans le monde d’aujourd’hui et de demain ».

La nomenclature du Sommet s’établit en 3 grandes articulations. Les sessions thématiques. C’est au cours de ces rencontres que le thème du Sommet est analysé et débattu (le 4 et le 5 décembre). Ensuite les sessions spéciales organisées à la demande d’institutions, agences ou réseaux qui souhaitent travailler avec les collectivités locales d’Afrique (le 6 décembre). Les deux dernières journées sont réservées aux rencontres politiques (le 7 et le 8 décembre). Tout le programme du Sommet Africités 2012.

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Participez au Sommet Africités en vous inscrivant en ligne ou en envoyant le formulaire rempli par mail à l’adresse suivante : secretariat@africites.org , ou par fax au numéro +212 (0) 537 26 00 60

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Usurpation d’image

©Millerand-WEB03.jpg

Il y a environ deux semaines en arrière, la communauté évangélique des Assemblées de Dieu de la commune de Cocody était offusquée par la photo placardée à la Une du quotidien ivoirien le Jour. Une photo qui illustrait le titre suivant :
A l’origine, cette photo avait été faite par Camille Millerand, photographe français qui a travaillé avec moi sur le projet Chronique Ivoirienne qui paraissait sur le site de "Afrique in visu". Dans la série de thèmes que nous avions à traiter et qui tournaient autour de la jeunesse ivoirienne, nous avions abordés la question du mouvement des (églises) «évangélique» en Côte d’Ivoire et précisément à Abidjan. Ladite photo avait été prise à l’occasion d’un culte d’adoration dans l’église.

20090616_lejour_1720.jpgPourtant, à ma grande surprise, le lundi 16 juin, je suis alerté par des amis m’informant qu’un «scandale était paru à la Une du journal le Jour». Ce journal qui d’ailleurs a décidé depuis un certains temps de tomber dans le sensationnel pour attirer ses maigres lecteurs qui commençait à débarrasser le plancher. Une photo plaquée à la Une pour illustrer le titre suivant : «Guérison miraculeuse dans les églises. GOKA (Nigieria) : Le sanctuaire où les pasteurs prennent leurs pouvoirs. Voici les églises concernées». Et à l’intérieur du journal avec la même photo à l’appui, un article qui tentent lamentablement de démontrer comment des pasteurs ivoiriens puisent leurs pouvoirs mystiques à Goka au Nigeria.
Deux choses tristes. Premièrement, que l’origine et la source de la photo n’ait pas été précisée selon la bienséance journalistique. Deuxièmement, qu’elle ait été placée hors de son contexte.
J’ai donc décidé de mon séjour à Paris pour retrouver Camille et recueillir ses impressions.

- Camille, peux-tu dire aux internautes dans quel contexte cette photo a-t-elle été prises ? Que voulait-elle illustrer à l’origine ?


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- Comment as-tu réagit quand vous tu as appris qu'elle avait été utilisée sans ta permission et ce, à d'autres fins ?


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- Cela pose l’épineuse question de la protection des photos des journalistes photo ? Quelle solution penses-tu sera la bonne pour arrêter ce genre d'écart ?

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