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14 janvier 2009

Mauvais ménage entre les enseigants et leur ministère

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Le torchon brûle à grandes flammes entre les enseignants du secondaire et le Ministère de l’éducation nationale. Le différend porte sur une décision ministérielle (N°0003/MEN/DRH/SDPES) «portant mutation d’office des enseignants grèvistes du secondaire au titre de l’année 2008-2009».
Cet épisode à des origines qui remontent à l’année dernière.
Flash back donc sur une le début d’une crise à l’issue incertaine.

Tout commence le 13 aout 2008 par un arrêté interministériel (N°9482 du 13 août 2008 portant dépositions transitoires d’application du décret n°2007-695 du 31 décembre 2007) qui en ces articles institut la définition des grilles salariales du personnel enseignant. En substance, cet arrêté revalorise la situation des enseignants du secondaire et leur donne la possibilité d’avoir un profil de carrière. Et donc par voie de conséquence, l’amélioration de la grille salariale. Une décision signée et cachetée par les ministres de la fonction publique et de l’emploi, de l’éducation nationale, l’enseignement technique et la formation professionnelle, de la culture et de la francophonie, de la famille de la femme et des affaires sociales et de l’économie et des finances. Une décision dont le contenu devait être fin prêt au soir du 31 août 2008 comme le stipule l’article 16 dudit arrêté. «La définition ci-dessus en liaison avec le Ministère de l’économie et des finances devra être achevée au plus tard le 31 aout 2008 ; période à laquelle la date de prise en compte des effets financiers sera déterminée».

Les enseignants semblent accueillir une telle décision avec joie et ceux-ci espèrent voir son accomplissement. Mais les jours passent et plus rien. Le 1er septembre 2008 rien est encore déterminé et aucune mesure réelle n’est mise en place pour concrétiser ce qu’annonçait l’arrêté interministériel.
C’est dans cette ambiance qu’un décret (N°2008-251 du 11 septembre instituant une prime d’incitation et d’indemnités en faveur des fonctionnaires et agents du ministère de la fonction publique et de l’emploi) est signé par le Président de la république, Laurent Gbagbo «sur rapport conjoint du ministre de la fonction publique et de l’emploi et celui de l’économie et des finances». Ledit décret ne tient pas compte de ce qui avait été annoncé dans l’arrêté signé au mois d’août. Quid de la revalorisation salariale ? Quid du profil de carrière des enseignants du secondaire, se demandent les enseignants. Le décret n’en parle pas. Au contraire, il annonce des primes d’incitation (?). Un décret qui selon son article 6 «prend effet à compter du 1er avril 2009».

Les enseignants sont mécontents et se sentent trahis. Eux qui avaient vus dans l’arrêté interministériel une lueur d’espoir. Ils se rendent à l’évidence que ce «lait et ce miel» ne sont pas (encore) à l’ordre du jour.
De la voie de la CES-CI (Coordination des enseignants du second degré de Côte d’Ivoire), ils déposent un premier préavis de grève le 15 septembre 2008 pour demander «la détermination immédiate des nouvelles grilles de salaires et la date de prise en compte des effets financiers». Par ce préavis, les enseignants du secondaire entendent observer un arrêt de travail à compter du «mardi 7 au Jeudi 9 octobre 2008». Le ministère de la fonction publique et de l’emploi à qui est soumis ledit préavis reste sourd à cet avertissement.
Les enseignants du CES-CI reviennent à la charge avec un deuxième préavis à la date du 4 octobre 2008. Cette fois-ci, ils promettent de mettre à exécution leur plan d’arrêt de travail de 72 heures à compter du 14 au 16 octobre 2008.
Une grève qui semble t-il a été largement suivie sur toute l’étendue du territoire. Pendant trois jours donc, les cours sont arrêtés.
Le ministère de l’éducation nationale promet alors de sanctionner les enseignants grévistes.
Et tout commence par la rétention des salaires des responsables du Bureau Exécutif de la coordination et même ceux des bureaux locaux.
Puis le 6 janvier dernier, survient la décision ministérielle par laquelle des responsables du Bureau National et des Bureaux Locaux (exclusivement en poste à Cocody, commune présidentielle) sont mutés dans des zones ex-assiéges (Toulepleu, Bloléquin, Grabo , Guiglo à l’ouest, Tiébissou, Didiévi, Bocanda au centre et Bondoukou dans l’extrême Nord-Est). (Téléchargez la liste des enseignants mutés et leurs nouveaux lieux d’affectations en cliquant sur Img0012.JPG).

Au regard de cette dernière décision, le CES-CI mobilise ses membres qui signent une lettre de protestation déposée à la présidence, à la primature, au ministère de la fonction publique, au ministère de l’éducation nationale, aux ambassades et aux Organismes des Droits de l’Homme. Cette lettre réclame «l’abrogation» de la dernière décision et demande «le maintien en place des enseignants concernés». Aussi préviennent-ils, d’observer un arrêt de travail du lundi 12 au vendredi 16 janvier 2009.
Le CES-CI qui revendique en son sein 80 % des enseignants entend mettre à exécution cette grève si rien n’est fait d’ici là. Selon les informations reçues, les cours se seraient arrêtés dans la plupart des établissements secondaires de la ville d’Abidjan (et plus particulièrement ceux de Cocody). Selon un des responsables de ladite coordination, les villes de l’intérieur vont également leur emboîter le pas d’ici quelques jours, histoire d’apporter leurs soutiens.

Les derniers développements de cette crise entre la CES-CI et le ministère m’emmènent à m’interroger et à faire les analyses suivantes.
Doit (peut)-on utiliser la mutation comme moyen de sanction à des enseignants grévistes ? Le constat que je fais (sans prendre parti) c’est que les enseignants concernés ont suivi le cheminement légal concernant la grève. Pourquoi les sanctionner alors ? Le droit de grève est-il toujours "légal" en Côte d’Ivoire ?
Pourquoi sanctionner 8 personnes uniquement et pourquoi la commune de Cocody seulement ? L’enseignement secondaire se limite t-il à cette commune d’Abidjan ? Et les autres qui ont suivi la grève ? Voilà autant de questions que je me pose.
Le constat est qu’en Côte d’Ivoire en général, on n’attend toujours que les grèves dégénèrent avant de réagir. L’on a encore en souvenir la grève des médecins qui a occasionné plusieurs morts. A l’issue de cette grève, le décret annonçant la revalorisation de leur salaire a suivi.
Dans un pays où la cherté de la vie est devenue un style de vie, les enseignants demandaient certainement que leurs conditions de vie soient améliorées. Si l’Etat n’a pas les moyens, pourquoi annoncer une décision d'amélioration de leurs salaires ? Une décision rappelons-le, signée par 7 ministres de la République.
L’heure est peut être au dialogue.
Après avoir rencontré les enseignants volontaires de Korhogo, je puis vous affirmer qu’il n’est point dans l’intérêt de nos enfants que les enseignants observent des grèves à répétition. Dans un système éducatif fortement paralysé, n'en rajoutons pas davantage.

06 janvier 2009

La Maca comme dans "Prison Break"

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Les évasions sont devenues réccurentes à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca). Un autre épisode de cette série d'évasion de la seule prison d'Abidjan s'est déroulé hier.

Sept détenus se sont évadés lundi de la prison d'Abidjan en profitant d'un "retard dans la relève des équipes" de surveillance,a annoncé mardi l'administration pénitentiaire. "Ce lundi 5 janvier 2009 aux environs de 13 heures, sous une pluie battante, profitant d'un retard dans la relève des équipes, un groupe de détenus s'est dirigé vers un mirador" pour s'évader, indique dans un communiqué le directeur de l'administration pénitentiaire Mahomed Coulibaly.

"Se servant d'une barre de fer, ils ont cassé le cadenas de la porte d'entrée de ce mirador et s'y sont engouffrés pour s'évanouir dans la forêt du Banco" contiguë à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca),souligne-t-il.

Selon M. Coulibaly, "plusieurs équipes des forces de l'ordre sont activement à pied d'oeuvre tant dans la forêt du Banco qu'aux alentours en vue de les retrouver".
"La détermination et l'engagement des équipes de recherche nous rassurent quant à la reprise imminente des évadés comme ce fut le cas" après une mutinerie survenue mi-décembre 2008 à la Maca, ajoute-t-il.

A la suite de cette mutinerie, deux détenus avaient trouvé la mort et cinq autres avaient réussi à s'évader, dont trois ont été repris, selon l'administration pénitentiaire. Construite en 1980 pour accueillir 1.500 détenus, la Maca accueille aujourd'hui quelque 5.000 prisonniers.

Source AFP

31 décembre 2008

Les nouveaux prix du carburant divisent

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Hier nous attendions tous un dénouement heureux lors de la rencontre entre les transporteurs et le gouvernement.
Hélas !
Une fois de plus, émissaires du gouvernement et transporteurs se sont séparés en queue de poisson. Après plus de 4 heures d'échanges, les deux parties n`ont pu accorder leurs violons. Chacun des protagonistes ayant campé sur sa position. En effet, après le premier round lundi dernier, les discussions entre le gouvernement et les transporteurs se sont poursuivies hier à la primature. Pour les transporteurs, les nouveaux prix devraient être les suivants : 400 CFA pour le gasoil, 500CFA pour le super et 250CFA pour le pétrole lampant. Niet, diront les émissaires du gouvernement qui soutiennent que l'Etat qui doit déjà près de 64 milliards à la SIR ne pourrait encore subventionner le carburant. Ainsi proposent-ils de revoir à la baisse le coût du carburant. Ainsi le gasoil pourrait coûter 570 CFA au lieu de 625CFA. Le super pourrait être à 650 au lieu de 695. Et le pétrole 455 au lieu de 470 CFA. Une proposition qui somme toute n'est pas du goût des transporteurs. Qui entendent réagir très bientôt.
Les bruits courrent dans les couloirs que le Chef de l'Etat annoncera les nouveaux prix ce soir au cours de son discours de voeux à la nation.

30 décembre 2008

Le prix du carburant pourrait encore baisser

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La population en général et les transporteurs en particulier peuvent enfin se réjouir en cette fin d’année. Pour cause, le gouvernement a consenti à discuter avec les acteurs du transport sur la baisse du prix du carburant et la mise en place du fonds de développement du transport annoncé lors de la dernière grève des transporteurs. Ainsi, pendant près de 10heures d’horloge, les responsables du secteur et le comité d’évaluation et de suivi de la hausse des prix ont tenté, hier lundi à la Primature, d’accorder leur violon pour permettre à la population de souffler un temps soit peu. Une chose est certaine, c’est que le carburant connaîtra de nouveau tarif aujourd’hui.
En attendant, les transporteurs souhaitent revenir à l’ancien prix du carburant soit 400 FCFA contre 685 FCFA pour le gasoil, 545 FCFA pour l’essence et 250F CFA contre 495FCFA pour le pétrole lampant. S’agissant du gaz, les associations de consommateurs exigent que la bouteille B12 revienne à 2500F et La B6 à 1500FCFA.

Source Le Patriote

26 novembre 2008

La rébellion finira t-elle par la guerre ?

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Après la région du Worodougou secouée par l`affrontement meurtrier entre les pro-Zackaria et pro-Soro, c`est probablement le tour de la région de l`Ouest montagneux. Où des mouvements subversifs sont signalés avec déjà la libération des prisonniers de la ville de Man et des affrontements intercommunautaires. Le processus de sortie de crise sera-t-il grippé ? Arrivera-t-il à bon port ? Autant d`inquiétudes qui, depuis quelques jours, angoissent la population ivoirienne. En effet, annoncé puis mis à exécution, l`affrontement entre pro-Zackaria et pro-Soro a fait des morts à Séguéla. Alors que l`on s`interroge sur les réelles motivations de cet énième bruit des armes, un autre bruit de bottes se profile à l`horizon dans l`Ouest montagneux. Où des informations font état de l`imminence d`un embrasement de la région. Et donc de la mise à mal du processus de sortie de crise, pourtant sur la bonne voie depuis l`Accord politique de Ouagadougou (APO) du 4 mars 2007. Ce projet funeste et au dessein inavoué serait en branle avec l`évasion de 30 prisonniers de la prison civile de Man. Une source proche des Forces nouvelles (FN) à Man avance que 7 des évadés se sont rendus, quelques uns ont été mis aux arrêts, tandis que d`autres courent encore. Sans plus de précisions. Aussi faut-il signaler des affrontements intercommunautaires dans cette grande région et surtout une rixe entre les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et la population. De véritables mouvements subversifs dans lesquels des chefs de guerre libériens sont signalés, jettent un discrédit sur les acquis de l`APO, suscitant interrogations et inquiétudes. Laissant une situation toujours précaire et une région en proie à de récurrentes attaques. A cela, s`ajoutent les récentes revendications pécuniaires des supplétifs libériens. Ceux-ci avaient défrayé la chronique et avaient sommé l`Etat ivoirien de payer leur dû consécutif à leur supposée participation dans la crise militaro-politique de septembre 2002. Des informations font également état de mouvements de huit (8) chefs rebelles qui sillonnent l`Ouest du pays. Se comportant en de véritables espions venus en précurseurs, ces libériens prépareraient un assaut contre la région du moyen-Cavally. (Lire Le Temps n°1674 du mardi 25 novembre 2008). Aussi l`Ouest montagneux, qualifié de région ayant payé le lourd tribut pendant cette crise fait-il l`objet d`une attention particulière et même convoitée. Puisque, point de départ important pour la pacification du pays et surtout pour la réinsertion des combattants et des nombreux chefs de guerre. Tout acte qui, si l`on n`y prend garde, pourrait remettre tout en cause. Surtout avec la visite d`Etat du chef de l`Etat, Laurent Gbagbo, prévue probablement dans la première semaine du mois de décembre. En effet, le Président de la République devrait se rendre dans l`Ouest montagneux pour s`imprégner des réalités des populations à l`effet de penser un plan de redressement de ladite région. L`imminence de ces mouvements subversifs avec à la clé la libération des pensionnaires de la prison civile de Man achève de convaincre plus d`un sur l`impérieuse question du désarmement des ex-combattants et des mouvements d`autodéfense. Car beaucoup d`armes circulent et essaiment le territoire national. Notamment, dans les zones CNO.


Source Le Temps

25 novembre 2008

Ce qui n'a pas été dit sur le congrès de l'UNG

Vous vous souvenez que la mythique salle de la Fondation Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro (centre) a abrité la convention de l'Union des nouvelles générations (UNG), le parti du gendre du chef de l'Etat ivoirien. Cette rencontre semble t-il a rassemblé des milliers de personnes et s'est "bien déroulée".

Seulement, toute la presse s'est tue sur les incidents qui ont entaché cette convention. A la vérité, les instances du parti ont bataillé pour ne pas que l'information soit diffusée. Nous ne parlerons que d’un seul incident. Il a failli coûter la vie à un militant.

Il ressort des témoignages recueillis qu’un individu dont le nom n'a pas pu être révélé, vêtu d’un tee-shirt de ladite convention, a été heurté expressément par la portière d'un Gbaka (véhicule de transport en commun). Ce véhicule était venu déposer des conventionnaires, et cherchait le moyen de se garer. C’est à ce moment que l’apprenti d’un geste de la porte, frappe à l’épaule le quidam. Le jeune militant en colère, saisit une pierre puis la lance en direction du Gbaka. La vitre arrière du véhicule est atteinte. Cela provoque la colère du chauffeur – et de son apprenti – qui appellent leurs collèges qui ont stationné leurs véhicules non loin de l’incident. Comme des abeilles sur du miel, ils se ruent sur le militant esseulé et le bat jusqu’à ce qu’il perde connaissance. C’est seulement, à cet instant que d’autres militants interviennent pour sortir leur "camarade" des griffes de ces jeunes apprentis décidés à ôter la vie à l’un des conventionnaire.
La police intervient plus tard. Le jeune militant commence à convulser et est évacué d’urgence à bord d’un cargo de la police. Les pompiers arrivés à cet instant le récupère et tente de le sauver. Ce qu’ils parviennent d’ailleurs à faire.

La chronologie des faits en photo.

Le militant de l'UNG au milieu d'une "armée" d'apprentis décidés à lui ôter la vie

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Le jeune militant est abandonné alors qu'il est inconscient
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La police arrive sur les lieux...
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Ici le chauffeur (en casquette) et son apprenti par qui le drame est arrivé
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Une vue des dommages que leur véhicule a subit
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Des volontaires essaient de ranimer l'agressé en attendant l'arrivée des pomiers
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La victime est évacuée...
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...à bord d'un cargo de police
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Photos réalisées par Stéphane Goué

24 novembre 2008

Une rébellion peut en cacher une autre

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Deux personnes ont été tuées dans l`attaque par des "individus non identifiés" d'un entrepôt d`armes des soldats de l`ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) à Séguéla (centre-ouest de la Côte d`Ivoire), théâtre en juin d`une mutinerie, ont annoncé lundi les FN.

"Le bilan partiel fait état d`un mort de part et d`autre", souligne le communiqué, expliquant que les assaillants ont été repoussés après l`attaque menée vers 05H00 (GMT).

Les FN ont mis en "échec un plan qui visait la récupération d`armes de guerre en vue d`une attaque de plus grande envergure", poursuit le texte.

Les assaillants "ont par ailleurs libéré des prisonniers", ajoute le communiqué, sans fournir de précision sur leur nombre et leurs liens présumés avec eux.

"Le ratissage de la ville s`effectue actuellement par des patrouilles et les investigations sont en cours pour établir un bilan complet et savoir les mobiles réels de l`attaque".
(...)

Extrait d'article de l'AFP

31 octobre 2008

Consommation du lait chinois et indien autorisée en Côte d'Ivoire

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Le ministère de la Production animale et des Ressources halieutiques de Côte d'Ivoire a autorisé jeudi de nouveau la population à consommer le lait en provenance de Chine et d'Inde, affirmant qu'il n'est pas contaminé.

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29 octobre 2008

2 blessés dans l’accident d’un hélicoptère de l’Onuci

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Cela commence à devenir une (mauvaise) habitude. Il y a quelques mois en arrière un autre crash ce produisait avec un avion de la force française basée en Côte d'Ivoire (Licorne) faisant deux blessés.
Cette fois-ci, selon un communiqué de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci) rapportée par l'AFP, c'est "un hélicoptère de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) s’est écrasé mardi dans l’ouest ivoirien, près de la frontière libérienne, faisant deux blessés légers parmi les passagers".

L’hélicoptère, qui transportait six personnes dont quatre membres d’équipage, s’est "écrasé à l’atterrissage vers 12H00 (GMT et locales) à Danané, une localité située à 637 km d’Abidjan", selon ce communiqué.

Les deux blessés ont été évacués sur Abidjan dans l’après-midi, ajoute le communiqué qui ne donne pas de précisions sur leur identité.

"Une enquête va être ouverte pour déterminer les circonstances et les causes de l’accident", indique l’Onuci, précisant que l’appareil effectuait un vol régulier entre Daloa, une ville de l’ouest située à 382 km d’Abidjan, et Danané.

"C’est le deuxième accident d’hélicoptère enregistré par l’Onuci depuis le déploiement de la mission onusienne en Côte d’Ivoire en avril 2004. Le premier avait eu lieu le 12 février 2005 à Daloa", a-t-on appris de même source.

L’Onuci compte environ 8.000 Casques bleus et 1.000 personnels civils chargés de préserver la paix en Côte d’Ivoire où une rébellion a éclaté en septembre 2002, coupant le pays en deux. L’Onuci est soutenue par les 1.800 soldats de la force française Licorne.


Votez pour moi
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26 octobre 2008

L’ex-rébellion ivoirienne réprime une manifestation de fonctionnaires

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L’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) a réprimé vendredi une manifestation de fonctionnaires à Korhogo (extrême-nord de la Côte d’Ivoire), une localité sous son contrôle, faisant plusieurs blessés, selon une information diffusée dimanche auprès d’un syndicat.

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23 octobre 2008

Deux condamnés dans l'affaire du Probo Koala



La cour d'assises de Côte d'Ivoire a condamné à 20 et 5 ans de prison deux personnes jugées pour le déversement, en août 2006, des déchets mortels du cargo Probo Koala.
Après plus de trois heures de délibéré, la cour a en revanche prononcé l'acquittement des sept autres accusés alors que l'avocat général avait requis la veille 20 ans de prison pour cinq d'entre eux.
Ces cinq accusés étaient pourtant poursuivis aussi pour complicité d'empoisonnement ou seulement infraction au code de l'environnement pour l'un d'entre eux.
Il s'agit du commandant du port, de l'ancien directeur général des Affaires maritimes au ministère des Transports et de trois douaniers.

Pour le directeur technique de la société consignataire et un de ses subordonnés, également poursuivis, l'avocat général avait déjà demandé l'acquittement.
La plupart des accusés risquaient toutefois la perpétuité, la peine de mort n'étant plus appliquée en Côte d'Ivoire.

Deux ans après le scandale des déchets toxiques, un verdict est enfin tombé après un procès jugé inéquitable par beaucoup d'observateurs.

14 octobre 2008

Identification au ralenti

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Rue calme, portail fermé (et surveillé par un gardien), le «Groupe scolaire Cocody-Est» de Cocody (la commune où réside le chef de l’Etat ivoirien), n’a pas connu ce mardi 14 la grande ambiance des jours derniers.
Désigné centre de recensement, «il y avait une certaine affluence au début de l’opération de l’identification».
Situé au cœur de la commune présidentielle, à proximité du célèbre espace gastronomique "l’Alocodrôme de Cocody", l’établissement scolaire avait été désigné (comme des centaines autres) pour abriter cette opération pour ce secteur de Cocody.
Mais «depuis deux jours les agents "recenseurs" ne viennent plus», affirme Soungalo, le gardien des lieux. «C’est la deuxième journée que je fais le déplacement et on nous dit qu’il n’y a personne», renchérit un jeune dame, la trentaine et portant un enfant sur le dos.
Selon des informations relayées dans la presse ivoirienne et confirmé par une source crédible de l’Ofiice nationale d'identification (Oni), «il y a deux raisons principales». «D’abord le cafouillage qu’il y eu la semaine dernière dans certains centres emmène certains agents à réclamer plus de sécurité. Et pour cela ils désertent les lieux. L’autre raison qui est d’ailleurs la plus récurrente, c’est que les agents chargés de l’identification réclament leurs primes qui devaient leur être versées depuis un certain temps déjà», nous indique la source.
Un agent de la Cei précise les chiffres. «Ces agents réclament 90 000 FCFA par mois, et 25 000 FCFA comme prime de transport».

En attendant, à l’image du «Groupe scolaire Cocody-Est», la quasi-totalité des centres est fermé retardant du coup le calendrier de l’identification et par là-même celui des élections présidentielles prévues pour le 30 novembre prochain.

26 septembre 2008

Une voiture retirée de la lagune

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Ce vendredi après midi un embouteillage est provoqué par une grue qui tente de retirer une voiture de la lagune sur l'axe Plateau-Cocody.

Toutes les images

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25 septembre 2008

Evacuation à Paris d'un immeuble squatté par des Ivoiriens

maison des étudiants.jpgLa police a procédé jeudi matin à l'évacuation partielle d'un immeuble squatté par des Ivoiriens dans le 13e arrondissement de Paris, soit 84 personnes concernées dont 19 enfants, "pour des motifs de sécurité", a annoncé la Préfecture de police de Paris (PP) dans un communiqué.
"Il a été procédé ce jour à l'évacuation partielle pour des motifs de sécurité bâtimentaire de l'immeuble situé 148/150 boulevard Vincent Auriol à Paris 13e", objet d'une expropriation, selon la PP qui a précisé que les occupants "squattaient les lieux".
Le bâtiment, anciennement Maison des étudiants de Côte d'Ivoire, abrite au total 182 personnes, dont 36 enfants, toutes ivoiriennes, dont certaines sans papiers, selon le Comité de soutien aux squatters qui dénonce le fait que le relogement ne soit pas intervenu en préalable à toute expulsion.

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24 septembre 2008

Les Forces nouvelles font le ménage

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Selon un communiqué de l’état-major des forces armées des forces nouvelles "des ex-combattants accusés de fomenter un complot ont été arrêtés, hier, à Bouaké".
Ce sont le président du Mouvement patriotique des démobilisés (Mpd), le caporal Diaby, et un dozo (chasseur traditionnel), Chaka Sangaré.

Selon ledit communiqué, il est reproché aux deux hommes d’avoir participé à une réunion qui visait à comploter contre les Forces nouvelles (Fn) le 20 septembre. «Au cours de cette rencontre, il a été décidé d’intensifier les actions de déstabilisation des Forces nouvelles et l’adoption d’un plan d’assassinat de certaines autorités des Forces nouvelles», accuse le document. Des informations qui semble t-il amené l’Etat-major des Forces armées des Forces nouvelles (Fafn) à ouvrir une enquête qui a abouti à l’arrestation du dozo. «Au cours de son audition, révèle le communiqué, Chaka Sangaré a reconnu avoir pris effectivement part à la rencontre visant à la déstabilisation des Forces nouvelles et l’assassinat de certaines autorités politiques et militaires». Le communiqué précise que c’est au cours de cette même audition que Chaka Sangaré a cité le caporal Diaby et d’autres personnes comme ayant participé à la réunion.
Rappellons que Le 21 août dernier, le Mpd avait paralysé la ville de Bouaké et coupé la route internationale qui relie le nord au sud. Le caporal Diaby et ses camarades réclamaient la somme de cinq millions de Fcfa pour chaque ex-combattant avant qu’ils ne déposent les armes.
Je diffusais il y a quelques temps ici, les propos du "Caporal Diaby" au cours d'une réunion de révendication.

podcast


Et du coup (tous) "les démobilisés apportent leurs soutiens à Soro"
"Les démobilisés ont appris l’arrestation du nommé Diaby, à la suite des réunions secrètes qu’il organisait nuitamment pour assassiner les responsables de ce mouvement dont son secrétaire général. Nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale que M. Diaby a utilisé notre mouvement à des fins que nous savons tous. Nous dénonçons cette attitude ingrate et funeste et cette haute trahison du caporal Diaby. Nous le radions dès cet instant de notre mouvement et nous réitérons notre soutien total au secrétaire général des Forces nouvelles, Premier ministre du gouvernement ivoirien. Nous lui demandons de nous aider à régler notre problème qui est notre réinsertion dans la vie active. Parce que nous ne sommes plus partants pour la revendication portant sur la somme de 5 millions de Fcfa. Nous nommons, dès cet instant, M. Koné Moussa comme notre premier responsable. Dans les jours à venir, nous rencontrerons nos autorités pour taire toutes les incompréhensions".

Propos recueillis par
Adjé Jean-Alexis
Correspondant régional de Fraternité Matin

22 septembre 2008

Mauvais échos au Burkina Faso

Comment les Burkinabès ont-ils perçu les déclarations de Simone Gbagbo (et les rectificatifs de Affi N'guessan) à propos de l'accord politique de Ouagadougou ?
Je vous propose de lire l'analyse du quotidien"Le Pays" reprit intégralement sur "FasoZine" à ce sujet.

Extrait:
"Les déclarations à l’emporte-pièce de Simone Gbagbo, ce n’est ni plus ni moins qu’une gaffe et le FPI l’a compris en cherchant à rectifier le tir. Il est temps que Laurent Gbagbo, s’il n’a pas fait de sa femme son porte-voix, fasse preuve de fermeté et montre que c’est lui qui porte la culotte au palais de Cocody".

Lire l'intégralité de l'analyse ici

16 septembre 2008

Une affaire de terre

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Des individus se réclamant «des villageois de Anono (village situé au sein de la commune présidentielle de Cocody)» ont manifesté ce mardi à la "Riviera Golf" non loin de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Côte d’Ivoire.
C’est aux alentours de 10 heures 30 que les manifestants (ébriés, ethnie dudit village) ont occupé les artères principales du quartier revendiquant «une attribution sauvage de leurs terres à n'importe qui» par le ministère ivoirien de la construction et de l'urbanisme.
«Le ministère de la construction attribut de façon anarchique nos terres pour que des gens viennent construire dessus. Nous sommes déterminés aujourd’hui à reprendre par tous les moyens ce qui nous appartient», a expliqué puis menacé le chef de file des manifestants, vêtu d’un pagne traditionnel. «C’est un des collaborateurs du chef de village d’Anono», précise un manifestant.
Les éléments de police de la commune de Cocody arrivés une dizaine de minutes plus tard ont menacé de disperser à coup de grenades lacrymogènes les manifestants.
Mais devant la determination de ces jeunes, la voie du dialogue a été privilégiée.
En fin de compte, c’est par une longue négociation entre les forces de l’ordre et les jeunes ébriés que ces derniers ont quitté les rues. promettant toutefois, de réiterer cette manifestation…une autre fois...ailleurs.

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15 septembre 2008

Rentrée scolaire sur fond de crise

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Une cinquantaine de nouveaux instituteurs ont manifesté pacifiquement lundi, devant le ministère de la Fonction publique et de l’Emploi pour réclamer la signature de leur arrêté de nomination qui tarde à venir.
Attroupés devant le ministère de la Fonction publique et de l’Emploi aux Plateaux (quartier des affaires), Benoît Yao instituteur à Tabou (sud-ouest ivoirien) et ses amis manifestent au premier jour de la rentrée scolaire pour réclamer la signature de leur arrêté de nomination. "Depuis nous sommes-là et les arrêtés ne sortent pas, on mène la lutte pour que cela sorte", dit-il désespéré.

12 septembre 2008

GlobeCast gère la diffusion de TAM TAM TV

Grâce à une solution sur mesure développée par GlobeCast, la chaîne ivoirienne TAM TAM TV diffuse ses programmes de façon efficace et économe vers l'Europe.
Pour le compte de TAM TAM TV, première chaîne privée de Côte d'Ivoire, GlobeCast, filiale de France Télécom, a mis en place une offre sur mesure pour la diffusion à distance pilotée par internet et la distribution par satellite de cette chaîne généraliste

Lire le "Communiqué Intégral"... et découvrir Tam tam Tv ici.

11 septembre 2008

Le Salon des métiers s'ouvre ce matin

Le premier salon ivoirien des métiers d’Abidjan (SIMA) s’ouvre ce matin dans notre capitale économique autour du thème «le renforcement du partenariat école-entreprise pour une insertion professionnelle durable».
Ce salon est organisé par ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Lire la suite

10 septembre 2008

63% d'analphabètes en Côte d'Ivoire

analphabète.jpgL `alphabétisme est le meilleur remède". Tel est le thème de la 43è journée internationale célébrée partout dans le monde et en Côte d`Ivoire.
Le ministère de l`Education nationale par l`entremise de toutes ses structures spécialisées de la question et l`Unesco sont désormais décidé à faire reculer le fléau qui touche une grande partie de la population.

A cette journée organisée à la mairie d`Abobo, le premier magistrat de la cité a (...) indiqué que sa commune renferme un taux important d`analphabètes. Lou Bamba, secrétaire général de la commission de l`Unesco a souligné que le 08 septembre est une journée spéciale pour son institution. "Il faut, a-t-il dit, favoriser l`alphabétisation tant dans le formel que dans l`informel. L`Unesco a mis l`accent sur l`Afrique", a-t-il révélé. Et de marteler que la situation est préoccupante car le risque de paludisme s`accroît dans les milieux analphabètes. Mme Aka Véronique, marraine de la cérémonie s`adressant aux femmes, a noté qu`il faut apprendre et toujours apprendre. "Il y a même en France, a-t-elle déclaré, des analphabètes".
Quant à Mme Hortense Essis Tomé, directeur de cabinet du ministre de l`Education nationale et représentantGilbert celui-ci, elle a révélé que 63,6% de la population ivoirienne ne sait ni lire, ni écrire dont 44,8% d`hommes et 55% de femmes. L`engagement pris par la Côte d`Ivoire, a-t-elle précisé, est de réduire de 50% le taux d`analphabètes d`ici 2015.

(Avec l'Intelligent d'Abidjan)

09 septembre 2008

A quand les résultats du BTS en Côte d'Ivoire ?

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J'ai rencontré il y a quelques temps des amis qui sont étudiants dans des grandes écoles et qui ont composé à l'examen (oral et écrit) en vue de l'obtention du Brevet de Technicien Supérieur (BTS).
Ces derniers partagés entre la peur, l'inquiétude et l'incertitude se demandent bien à quand les résultats. Puisqu'ayant composé depuis le mois de juillet.
Selon un communiqué du ministère de l'enseignement supérieur, ce sera probablement à la fin du mois de septembre que lesdits résultats pourront être disponibles. Pourquoi deux mois après les examens ?
Le "service communication du ministère de l'Enseignement Supérieur" au cours d'un point de presse en a donné les raisons et ce en vue de "rassurer les étudiants et les parents sur les examens du Brevet de technicien supérieur (BTS) session 2008".
Doulaye Coulibaly, directeur des examens et concours au ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (DECOES) qui animait la conférence, a rappelé les dates initialement retenues pour le déroulement du BTS avant d'indiquer que celles-ci ont été fortement perturbées par la récente grève des transporteurs.
"C'est ainsi que dans le calendrier aménagé, les écrits du BTS tertiaire se sont déroulés du 21 au 26 juillet dernier, les oraux du 28 juillet au 2 août et les corrections du 18 au 30 août".
Selon Doulaye Coulibaly, les recommandations du séminaire sur la reforme du BTS d'avril dernier ont été prise en compte "afin de renforcer la crédibilité de ce diplôme ont été mises en œuvre. Tout système nouveau appelant un temps d'adaptation, la publication des résultats prend donc un peu de retard par rapport à tous les facteurs précités". "Le retard que nous accusons n'est pas le fait de la DECOES", se défend t-il en fin de compte.
"En septembre, nous publions les résultats. On ne peut pas aller au-delà ", a voulu rassurer Doulaye Coulibaly.
Les 39285 candidats dont 2055 venus de la sous-région devront encore patienter quelques jours. Signalons que cette session s'est déroulée dans 62 centres parmi lesquels 9 étaient à l'intérieur du pays.

Mise à jour:
Je complète les informations ci-dessus pour relayer cette note du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
"Les résultats du Brevet de Technicien Supérieur (BTS), session 2008 seront publiés le jeudi 02 octobre 2008 à 18 h, (uniquement) sur le site du Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique www.mesrsci.com".
(Nb: sur le site c'était annoncé pour "à partir du 15 septembre", puis pour le "29 septembre à 15 heures" et c'est maintenant le "02 octobre").
Ce n'est pas sérieux tout ça !




05 septembre 2008

La preuve du divorce chez les Fn

J'en parlais déjà dans il y a quelques temps ici. La crise au sein des Forces nouvelles (ex rebellion) est profonde et aujourd'hui les combattants ne veulent plus de leurs leaders.
Dans cet élément audio (exclusif), le "Caporal Diaby", porte parole des combattants rebelles - qui ont manifesté pour réclamer (leurs) 5 millions de primes de guerre - apporte un éclaircissement sur leurs intentions et leur détermination.
C'était lors d'une réunion entre les manifestants et Shérif Ousmane (appelé "Papa") - "commandant" de la zone de Bouaké, venu calmer pour la deuxième fois les ardeurs des soldats - en présence de quelques autorités de l'Opération des Nations unies dans la zone.

podcast

03 septembre 2008

Ordures à Yakro : Les populations menacent

ordures-a-Williamsville.jpgDans une précédente note, je vous parlais des ordures que j'avais vu (et senti) à Yamoussoukro, notre capitale politique.
Il semblerait que la situation soit pire que je le pensais. Certaines voix donnent de plus amples témoignages et accusent les autorités municipales.
C'est l'Union des consommateurs de la région des grands lacs (UCRL) dirigée par Charlotte Bohoussou - qui «s'est réunie dimanche dernier (...) pour manifester son mécontentement vis-à-vis de la municipalité, qu'elle accuse d'être à l'origine de cette situation» catastrophique - qui fait le plus entendre ses "cris" de détresse.
«Les ordures, on n'en trouve partout. Sur les trottoirs de la gare routière, en face de la sous préfecture et dans les quatre coins du grand marché. L'eau usée (provenant) du CHR (Centre hospitalier régional) et de la morgue traverse la voie pour finir dans les lacs», explique la présidente de l'UCRL.
Les majeures parties des quartiers sont assaillies par des "montagnes" d’ordures. Le quartier "Mo Fêtai" rafle à lui seul la palme d’or des quartiers les plus sales de la ville de Yamoussoukro.
Les quartiers Dioulakro, Kakrenou, Pkangbassou et Assabou ont aussi leurs décharges à ciel ouvert.

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Selon un article paru dans le numéro 170 du mardi 2 septembre du journal ivoirien «Le Quotidien», «les sociétés de ramassage des ordures ménagères sont en grève. Pour non paiement de leurs salaires par la mairie». Et ce depuis six mois.
Aujourd'hui, les populations craignant de plus en plus pour leur santé lancent un appel à l'endroit des autorités municipales afin que la question des salaires des agents de la mairie soit vite réglée.
«Si le maire se trouve désormais incompétent, qu'il démissionne, lui et son conseil municipal. Nous ne pouvons plus continuer de vivre avec les ordures. Si rien est fait d'ici une semaine, ça ne sera plus nous qui allons respirer ces odeurs, mais plutôt lui et son conseil», menace Charlotte Bohoussou dans les colonnes du quotidien ivoirien, exaspérée par le laxisme des autorités de ladite mairie.

Pour mémoire, cette association n'est pas à sa première manifestation.
Selon des témoignages, la dernière qui s'est tenue il y a trois mois au domicile du maire de Yamoussoukro, visait à protester contre le déversement des ordures.
Peut être que le salut viendra d'autres autorités telles que le gouverneur de la ville, le préfet ou encore les chefs traditionnels sur qui désormais, tous les regards désespérés sont rivés.
Alors que cette ville abritera bientôt les grandes institutions du pays, il est tant que tout le monde se penche sur cette question cruciale pour Yamoussoukro.
Eh Yakro…YAKO !

Ps:Le site web de la ville de Yakro ici

21 août 2008

Coup d’Etat au Nord ?

Plusieurs évènements tendent à tourner nos pensées vers cette hypothèse.

1- D’abord le soulèvement depuis trois jours déjà des ex-combattants qui ne réclament plus leurs 90 000 francs par mois mais désormais… "5 millions de francs" qu’on leur a promis au début de la crise. Et surtout, la convocation de leur patron à la table des discussions comme condition au débrayage.

2- La rumeur de la disparition de Issiaka Ouattara alias ‘‘Wattao’’ , Chef d’Etat major-Adjoint des Forces nouvelles. Annoncé pour mort, puis pour grièvement blessé à la suite d’un «terrible accident», Wattao a atterri (sain et sauf) à New York pour dit-il «voir sa famille».


Connaissant son attachement au maintien de l’ordre et de la discipline dans les zones ex-assiégées, il aurait reporté son voyage de vacance. Que cache donc ce voyage en ces heures aussi chaudes à Bouaké ?
3- Et puis où se cache le Chef d’Etat major des Forces nouvelles, Soumaila Bakayoko dont le silence se fait retentissant depuis le début du soulèvement… au lieu de lui
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4- … c’est Chérif Ousmane qui prend la tête de la médiation et tente de calmer le jeu.

5- Il y a aussi la soudaine apparition (d’on ne sais où ?) du Général Michel Gueu, conseiller spécial de Guillaume Soro envoyé pour le représenter.

*(Interview réalisée par Abidjantv.net)

15 août 2008

Un espoir pour les Zones ex-assiégées ?

Dans un reportage que j’ai lu sur le site web de Xinhuat (une agence de presse chinoise spécialisée dans l’actualité francophones), le PNUD a initié des projets afin de faciliter la réintégration des anciens déplacés de guerre qui ont fuit les zones de Bouaké et de Korhogo.
Une initiative qui doit également s’étendre à ceux qui n’ont pas quitté les zones en conflits et qui sont également démunis.

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Extrait(s)
«Au milieu de ses plantations de tomate, d'ignames, de haricots verts et d'arachides, Djaha Yao Ferdinand, 33 ans, a le sourire aux lèvres, fier des fruits de son travail.
J'ai commencé à vendre les produits de mon champ, aujourd'hui je suis autonome et je peux même aider ma maman, mes parents. Ce projet est bien venu pour moi", assure ce déscolarisé qui a dû quitter Bouaké (centre, fief de l'ex-rébellion) pour Abidjan après le déclenchement de la crise en septembre 2002 en Côte d'Ivoire.
Djaha Yao Ferdinand a bénéficié d'un fonds du projet d'aide au retour volontaire des personnes déplacées dans leurs localités d'origine ou de résidence habituelle en zone sous contrôle de l'ex- rébellion des Forces nouvelles (FN).
Le projet est mis en oeuvre depuis novembre dernier par le ministère ivoirien de la Solidarité et des Victimes de guerre avec l'appui technique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le soutien financier de la Suède à hauteur de 270 millions de FCFA»
.

(…)
«Dans sa phase pilote, le projet a convoyé à Bouaké près de 340 personnes déplacées de guerre qui ont bénéficié d'activités génératrices de revenus, sans compter 160 autres personnes retournées d'elles-mêmes et prises également en compte par le projet.
Au total, 112 activités génératrices de revenus ont été financées par le projet au profit de 494 bénéficiaires pour un montant global de 24,2 millions de FCFA.
Selon une mission conjointe du PNUD et du ministère de la Solidarité et des Victimes de guerre effectuée du 28 juillet au 4 août à Bouaké, sur 27 activités visitées, 17 génèrent déjà des revenus, sept ont déjà acquis le matériel d'exploitation et seulement trois n'ont pas démarré».


Lire l’intégralité de l’article ici

25 juillet 2008

Le Bepc fait mieux

Avant les proclamation de résultats, voici quelques statistiques qui donne de façon global, l'état des lieux en ce qui concerne l'examen du BEPC pour l'année 2008.

Lire la suite

24 juillet 2008

l'Ugtci sur le (droit) chemin de la grève

L'Union générale des travailleurs de Côte d'Ivoire (UGTCI) a décidé de faire la grève selon les règles de "l'art juridique" afin d'obtenir la baisse du prix du carburant et des denrées de première nécessité, ainsi que la revalorisation des salaires. En voici ici la preuve.

20 juillet 2008

Les nouvelles mesures et les réactions

"100 francs de moins sur le prix de l'essence à la pompe", c'est l'un des premiers pas des mesures d'accompagnement qu'a fait le gouvernement ivoirien.

podcast


Des premiers pas salués par certains Ivoiriens.

podcast


Je vous propose l'intégralité du "communiqué du Conseil des ministres extraordinaire de ce dimanche 20 juillet 2008".

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18 juillet 2008

Les élèves du primaire font mieux: 71,38% d’admis

Après les candidats du Bac, c’est au tour des tout-petits de connaître leur sort, quant à l’examen du CEPE (Cetificat d’étude primaire élémentaire) et le concours d’entrée en 6ème. Ils ont été situés dans la matinée d’hier. Visiblement, ils ont largement tiré leur épingle du jeu. Car sur un total de 176.118 candidats (officiels et libres), 125.721 sont admis, soit un taux de réussite de 71,38%. Le taux d’absentéisme est très faible, 2,54%. Comme pour le Bac, Odienné se présente comme la référence avec 557 candidats admis sur un total de 646, soit un taux de réussite de 87,77%. Bien qu’ayant obtenu 52,62% Bondoukou ferme la marche. Ce qui montre la hargne de réussir de ces enfants (87,77 % le taux le plus élevé et 52,62% le plus faible). Abidjan et ses deux zones (1 et 2, soit plus de 50.000 candidats) a transcendé dans ces examens, avec des taux de réussite se situant à plus de 80%.

(In Fraternité Matin)