07 mai 2011
Maintenant allons de l’avant
Hier vendredi 6 mai 20111, Alassane Ouattara a prêté serment comme « Président de la république de Côte d’Ivoire ». Au nombre des invités présent à cette cérémonie brève mais « pleine d’émotions » (selon les participants), on a aperçu le président de l’Assemblée Nationale, Mamadou Koulibaly, le président du Conseil constitutionnel, Yao Paul N'dré, le président du Conseil économique et social, Laurent Donat Fologo, le président de la Cour suprême, TIa Koné, le Grand Chancelier, le Chef d’Etat Major des armées (et tous les généraux), le doyen des diplomates, le Nonce Apostolique, (une partie de) la presse nationale et internationale.
Désormais, je l’espère en tout cas, le film d’horreur « crise Post-électoral » doit être loin derrière nous. Quelqu’un me disait au téléphone, « si on aime ADO, on doit se mettre au travail pour l’accompagner dans son programme. Et si on ne l’aime pas, on doit lui accorder le bénéfice du doute et si c’est trop dur pour nous, alors vengeons-nous dans le travail en travaillant plus ». J’en ai rit. Mais je trouve que mon interlocuteur avait raison.
Il nous faut nous mettre rapidement au travail. Nous avons perdu trop de vies humaines, trop de temps, trop d’argent et surtout trop de confiance réciproque entre Ivoiriens. Et tout ça « grâce » au Conseil constitutionnel. Pendant 4 mois les deux camps (LMP Vs RHDP) se sont bagarrés à coup de médias, de menaces et d’armes (très souvent ) lourdes.
Aujourd’hui avec cette prestation de serment, Ouattara prend officiellement la fonction suprême de la Côte d’Ivoire. Qu’on le veuille ou pas, il va falloir faire avec. Et c’est dans l’intérêt de la Cöte d’Ivoire que nous avancions tous les mains dans les mains. Sinon, on peut choisir de continuer encore de se bagarrer et de faire davantage reculer la Côte d’Ivoire. Ou alors on peut décider de mettre tout en œuvre (chacun à son niveau et dans son domaine) pour que l’éléphant d’Afrique se remette sur ces pattes.
C’est sûr Ouattara tout comme Gbagbo ont beaucoup de chose à nous expliquer. J’espère que la plateforme « Vérité & réconciliation » nous permettra de mieux comprendre ces quatre mois de crises profondes, dont on en garde encore les stigmates.
La pensée de la semaine : "Satan nous a possédé", Yao Paul N'dré, président du conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire, à propos de la crise.
09:10 Publié dans Abidjan de maintenant, Ce que je crois, les 5 grands - 1, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : alassane ouattara, côte d'ivoire, abidjan, prestation de serment, conseil
02 mai 2011
Western Union de retour en Côte d'Ivoire
Ce matin sur mon mobile je reçois ce message du 10044 (je suis abonné à la newsletter de Western Union): "Flash Info Western Union: Le service transfert d'argent vers la Côte d'Ivoire est de nouveau disponible!". Très heureux donc, je porte le message à la connaissance de tous via mon profil Facebook et Twitter. Mais les commentaires et autres interrogations sur la véracité de cette info m'emmènent à rechercher confirmation.
[Un ami m'a dit inbox: "Yoro, pardon, il y a trop rumeurs maintenant à Abidjan. Donc confirme-moi s'il te plait"].
J'appelle donc le siège de Western Union en France au 08 00 900 407. J'ai au bout du fil le sevice client à qui je demande confirmation de l'information. "Pour quelle(s) ville(s) Monsieur ?", me demande la dame au bout du fil. Je lui indique que je voudrais savoir s'il est possible d'envoyer de l'argent à Abidjan, où à partir d'Abidjan. Elle me repond que oui en ajoutant "pour Abidjan, mais aussi Yamoussoukro et quelques villes du pays".
C'est une assez bonne nouvelle. Bientôt donc, ce sera l'ensemble des (Plus de) 570 points de vente en Côte d'Ivoire qui seront disponibles "pour envoyer et recevoir de l'argent rapidement et avec fiabilité".
12:15 Publié dans (Petit) Constat, Bon à savoir, Coup d'main, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : western union, côte d'ivoire, abidjan, transfert d'argent
18 avril 2011
Abidjan retrouve ses lundis
La vie est en train de reprendre, on ne peut plus en douter. Ce matin j’ai entendu les nombreux klaxons des taxis et autres wôrôs wôrôs (taxis communaux). J'ai vu les gbakas (mini bus) et leur apprentis-accrobates. J'ai revu la vendeuse de "pain-condiments". Oui, elle aussi est de retour. Sur les trottoirs, des personnes attendaient patiemment des taxis pour certainement se rendre au travail. Dans les véhicules, les discussions sont bonne enfant. On revient sur les derniers évènements en Côte d’Ivoire, le changement de régimes, les peurs, les craintes mais aussi les espoirs pour demain.

Pour certains, c’est leur première sortie après 3 semaines de « réclusions » rythmées de tirs, de bombardements, de rumeurs et de souffrances. «ça chauffé ici on dirait », s’exclame une dame à bord d’un véhicule qui l’emmène de Treichville à Bassam en montrant du doigt un bâtiment littéralement saccagé.. «Ce sont les bureaux de Côte d'Ivoire télécom», rétorque le chauffeur du véhicule.
Par moment j'aperçois à certains arrêts de bus des gens adossés sur les bords de l’abri. «Ils attendent le bus », lance quelqu’un. Dans la rue j'en vois très peu d’ailleurs. Mais il y en a quand même. La vie à Abidjan est en train de reprendre on ne peut pas plus en douter. Désormais, il faut que les banques ouvrent et il faut que le Plateau (centre administratif et des affaires) se mette en marche.
Finalement, je pense qu’il est important de se (re)mettre rapidement au travail. Laissons aux politicienx de régler les questions politiques, aux militaires et policiers de s’occuper de l’aspect militaire et sécuritaire. Mais nous, réconcilions-nous avec le travail et mettons de côté nos rancœurs car comme on aime bien le dire ici à Abidjan « Nous sommes obligés de vivre ensemble ». Si pour une fois de plus, nous avons l’occasion de relever la Côte d’Ivoire, n’hésitons pas. La vie continue et elle peut être meilleure pour tous, si et seulement nous décidons de mettre fin à tout sorte de belligérance.
Dieu bénisse la Côte d’Ivoire !
Crédit photo 1: Abidjan.net
09:40 Publié dans (Petit) Constat, Abidjan de maintenant, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : abidjan, côte d'ivoire, retour à la vie
14 avril 2011
Quand Paypal "sabote" #civsocial
L'opération #civsocial lancé par l'Ong Akendewa risque de prendre un sacré coup. Et si tel est le cas, ce sont des milliers de personnes en detresses qui souffriront encore plus dans ce climat de crise humanitaire aigue. A l'origine du frein de cette action humanitaire, Paypal.
Depuis ce matin de nombreux messages circulent sur la toile, nous invitant à signer une pétition, mieux à demander à paypal de débloquer les fonds d'Akendewa qu'ils retiennent. Pour mieux comprendre ce qui se passe, j'ai demandé à Jean Patrick Ehouman, président de l'Ong, de m'éclairer. Je partage avec vous l'état des lieux et les conséquences si rien n'est fait.
Combien avez vous "entre les mains" de Paypal ?
"Nous n'avons pas grand chose. Il reste environs 3 000€ lorsqu'on enleve les taxes et aussi les premiers achats que j'ai réussi à faire juste avant qu'ils ne bloquent le compte"
Paypal n'était-il pas au courant du fait qu'Akendewa n'est pas une association française quand vous les sollicitiez pour ce projet ?
Comme mentionné dans la pétition, Akendewa n'est pas de droit français. Mais en attendant de créer une asso affiliée, dans l'urgence, j'ai utilisé mon compte et je les ai eu au téléphone lors d'un premier blocage pour leur expliquer le problème. Car nous ne pouvions pas créer un compte pour Akendewa vu que le système bancaire ivoirien est hors service. J'ai eu paypal au téléphone hier (mardi 12 avril, ndb) qui m'avait assuré que compte tenu de la situation bancaire en Côte d'Ivoire et de l'urgence humanitaire, les fonds seraient débloqués dans les heures qui suivaient. Et aujourd'hui, je les appelle ils me disent qu'en fait non".
Peux-tu expliquer aux internautes ce à quoi devrait servir cet argent ?
Oui. Avant que nous commençions la collecte, nous avions utilisé notre propre argent (qui n'appartient pas à Akendewa car les banques ivoiriennes fermées) pour acheter les premiers téléphones + 2 ordinateurs + 600 cedis d'unité téléphonique pour commencer. Mais les dons qui ont été octroyés par des personnes de bonnes volontés (et je les en remercie) servent à payer des unités téléphoniques. C'est avec ces unités que nous arrivons à (re)contacter les personnes qui ont besoin de secours soit pour les localiser ou pour trouver quelqu'un qui peut les aider. Les dons servent aussi à acheter des denrées de premières nécessité tels que le lait, le pain que nous donnons aux victimes lorsque nous arrivons sur place".
En conclusion, tant que Paypal bloque cet argent, ce sont de nombreuses personnes victimes de balles perdues, de manques de médicaments, en attente d'accouchement, qui meurent de faim ou de soif etc... qui seront livrées à elles-mêmes dans un environnement d'insécurité digne d'un film western. Je nous exhorte à signer la pétition et pour ceux qui le peuvent à harceler Paypal, au nom de toutes ces vies que cette entreprise va mettre en danger.
07:05 Publié dans (Petit) Constat, Coup d'poing, Coup d'main, De la part de..., On dit quoi ?, Réflexion rapide | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paypal, dons, humanitaire, côte d'ivoire, akendewa
08 avril 2011
Abidjan : tragédie humanitaire à l’ombre de la guerre
Depuis quelques mois, je savais la situation difficile en Côte d’Ivoire et plus particulièrement à Abidjan. Aujourd’hui, elle est plus que jamais alarmante. C’est peu de le dire. Dans la cacophonie des bombardements aériens, à l’ombre de la bataille entre les deux camps, ce sont des centaines voire des milliers de victimes qu’on dénombrera quand tout redeviendra calme. Si bien sûr tout redevient calme.
«Diallo, je voudrais deux litres d’huile et du riz », ai-je demandé il y a quelques jours au seul « boutiquier mauritanien » qui avait osé ouvrir. «C’est fini », m’a-t-il lancé. Les prix des seuls produits que j’ai pu acheter ont quasiment triplés de prix. Dans de nombreux quartiers comme le mien, les denrées alimentaires commencent à manquer. Les supermarchés et autre surface qui ont pu ouvrir ont été pris d’assaut par les clients ou même par des pillards. «On a pris ce qu’on pouvait. On espère que ça va suffire pour les jours à venir », me lance Adou un de mes amis que j’ai eu au téléphone. Il venait de faire ses provisions. Dans sa maison à la riviera, en plus de sa femme et de ses deux enfants, ce sont ajoutés deux familles. «Nous sommes 20 dans la maison, un deux chambres salon ».
Aujourd’hui, à Abidjan, chaque famille est déplacée ou accueille des familles déplacées. Il faut donc doubler les rations alimentaires qui se font de plus en plus rares.
Dans certains quartiers, il n’y a plus d’eau ni d’électricité. «Le courant est revenu seulement hier après plus d’une semaine de coupure », m’apprend Stéphane, un ami qui habite la Riviera 2. «Chez nous il n’y a plus d’eau. On se demande comment on va faire », s’interroge Dramane qui habite lui un quartier de la commune de Yopougon.
« Nous sommes débordés. Il y a des blessés par balles, des morts, des femmes enceintes. Mais le pire c’est qu’il n’y a pas de médecins », déplore N’Goran A. Il est l’un des rares médecins au CHU de Cocody. Les derniers bombardements de l’armée française ont aggravé les choses. Des maisons ont été détruites, des écoles aussi. Des hôpitaux aussi. «On a pas encore de bilan, mais croyez moi j’ai pu voir de nombreux corps à terre », raconte Partick S, sans pouvoir donner plus de précisions sur leurs nombres. « Je n’ai pas pu prendre des photos, moi aussi je fuyais », raconte t-il. Il fait partie de ceux qui ont voulu braver les bombardements aériens et qui sont sortis dans les rues. «L’un des dangers, craint-il, c’est qu’il y a encore des cadavres dans les rues et qui sont là depuis plusieurs jours. Bonjour l’épidémie de choléra ». Un autre ami qui, lui, habite Koumassi, m’a envoyé une photo d’un corps en putréfaction. «Ça fait 5 jours qu’il est là », précise t-il dans son mail. Dans les rues de la capitale désormais, cadavres et tas d’ordures se disputent les voies et trottoirs.
«Nous sommes débordés », lance Mohamed Diaby qui, avec d’autres blogueurs gèrent un « Call Center » pour les urgences. « Les appels à l’aide sont telles que sur notre échelle de crise, un blessé par balle est un incident mineur », témoigne t-il. Le manque de médicaments est criard. Quelques pharmacies ont ouvert. Mais il n’y a pas tous les médicaments. «Et même quand il y en a, combien sont ceux qui ont encore les moyens de se payer un médicament. Les banques sont fermées depuis plus d’une semaine », rappelle en colère Dr Blé, pharmacien.
L’insécurité est partout, la mort aussi
Cocody, Adjamé, Abobo, Marcory etc. Aucune commune n’est épargnée par ce climat d’insécurité grandissante. «Dans notre parking, ils ont fait coucher tous ceux qu’ils rencontraient avant de les dépouiller de tous leurs biens », raconte une habitante de la riviera Golf. Selon elle, les voitures étaient tâtées au fur et à mesure et certaines emportées par des hommes armés. «Surtout les 4×4 » précise t-elle.
Il y a quelques semaines des milliers de prisonniers ont été libérés des prisons. Certains se sont retrouvés avec des armes à la main. Abidjan a désormais encore plus peur. C’est désormais la porte ouverte à l’insécurité avec des braquages et pillages à l’arme lourde et à l’arme automatique. «C’est devenu la jungle », lance craintif un de mes collègues journalistes. «Moi j’évite de sortir. Parce qu’on raconte que les hommes en armes tirent sur les passants. C’est grave », s’indigne t-il.
Sur ce blog j’ai pu lire ce témoignage :
«Lorsque des coups de feu, souvent à l’arme lourde, ont commencé à tonner dans notre zone jeudi dernier, ma famille et moi avons choisi de nous enfermé dans la maison le temps que la situation redevienne normale. Le samedi, dans la matinée, nous avons reçu une visite de cinq hommes armés qui ont réussi à forcer notre portail. Ils ont ensuite fait irruption au salon et ont pu emporter tout ce qui était à leur porté, après m’avoir intimé l’ordre de leur remettre la clé des deux véhicules stationnés dans la cour», témoigne cet habitant du sous quartier Angré les Arcades. »
Abidjan perle des lagunes, est devenue délétère. Catastrophe humanitaire ? Oui. Je ne parle même pas de ces quartiers où désormais, être un homme valide c'est être une proie idéale à l’enrôlement dans une milice. Je ne parle même pas de tous ces nouveaux-nés qui naissent chaque jour et qui voient leur espérance de vie raccourcie. Je ne parle même pas de ces vieux et des malades qui n’attendent (ou n’appellent) que la mort.
A Abidjan, aujourd’hui c’est un climat de guerre. Le silence fait encore plus peur. « Car on ne sait pas si c’est le calme avant la tempête ». Et chaque jour on s’éloigne de plus en plus d’une voie de sortie pacifique. Et en arrière plan, les victimes commencent à se compter par milliers.
15:27 Publié dans Abidjan de maintenant, Fatigué de parler..., les 5 grands - 1, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, crise ivoirienne, crise humanitaire
01 novembre 2010
Les élections présidentielles ivoiriennes à l'heure du WEB 2.0
Les élections présidentielles ivoiriennes ont bien eu lieu. Après des mois d'agitations et tergiversations, les Ivoiriens ont pris part au premier tour du scrutin qui s’est déroulé le dimanche 31 Octobre 2010.
La tenue du premier tour dans climat général apaisé a été salué par la plupart des commentateurs de la presse traditionnelle internationale et des observateurs. Une présence des internautes ivoiriens sur les réseaux sociaux et les outils de diffusion de contenus en ligne a aussi été observée.
A noter surtout cette initiative de Diaby Cheik Mohamed qui traduit bien l’ambiance générale de la rue ivoirienne cette semaine : la volonté de transformer cette période électorale en moment de réconciliation. Le projet Peacevote incite les visiteurs du site à laisser des messages pacifiques pour la Côte d’Ivoire. La promotion du site a été assurée par de nombreuses voix de la culture en Côte d'Ivoire: Aïcha Koné, Ismaël Isaac ...
Israël Yoroba, étudiant en journalisme et bloggeur et son équipe d’Avenue225, site d’information ivoirien, ont fait le récit des opérations de vote et du climat général prévalent en divers lieux de Côte d’Ivoire. La couverture en dehors des grandes métropoles apportait notamment une richesse d’information supplémentaire. Pendant toute la journée, l’information en temps réel des évènements était assurée grâce à l’application coveritlive.
Le Buzz des élections sur Twitter.
Sur le réseau social Twitter, les hashtag #civ2010, #wonzomai et #peacevote, repris plusieurs centaines de fois, sont également une source d’information permettant d’obtenir en temps réel l’actualité électorale vue par les citoyens ivoiriens : Pour preuve, les incidents survenus dans les bureaux de vote en Région Parisienne ont été immédiatement signalés par des abonnés Twitter via leurs téléphones portables. L'utilisatrice @MaryMary225 a signalé les bousculades et les dégradations effectués dans son bureau de vote à Créteil.
La plateforme mise en place par Akendewa et Internet sans Frontières, Wonzomai, est une expérience inédite en Afrique Francophone. Plus d'un milier de visiteurs uniques se sont ainsi connectés le jour du scrutin, moins d’une semaine après son lancement. Elle a surtout permis au citoyen ivoirien de l’extérieur d’avoir un apperçu des informations capitales récoltées via Twitter.
Une difficulté cependant est apparue pour cette prmière utilisation : la réplication automatique des informations reçues via SMS n’a pas correctement fonctionné le jour du scrutin pour des raisons techniques. Cependant, une retranscription manuelle des incidents importants et vérifiés reçus a été opérée par l'équipe d'Akendewa et d'Internet Sans Frontières. La nécessité également de mettre en réseau les différentes organisations d’observation électorale présentes sur le terrain et les équipes chargées de faire fonctionner la plateforme est devenue évidente.
23:33 Publié dans Abidjan de maintenant, Coup d'coeur, D'un autre, Elections présidentielles, les 5 grands - 1, On dit quoi ?, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections présidentielles en côte d'ivoire, côte d'ivoire, citoyens
03 septembre 2010
Gbagbo à Agboville, internet non plus
Les populations d’Agboville qui pratiquent internet sont en colère. Depuis le jeudi 2 août la connexion internet a disparu. Et cela dans toute la ville. «Au départ je pensais que c’était juste une coupure momentanée, mais jusqu’à 23 heures il n’y avait toujours pas d’accès au web », raconte Wenceslas Achi, un habitant de la ville.
Une situation qui a occasionné une baisse des bénéfices dans les cybercafés. « Je me suis rabattu sur le traitement de texte et l’impression. Mais ça ne nous arrange pas », se plaint un gérant de cybercafé.
Les journalistes « handicapés »
Ceux qui ont le plus souffert de cette coupure sont les journalistes et autres agents de médias qui ont fait nombreux le déplacement dans l’Agnéby à la faveur de la visite du chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, dans la région.
16 heures les cybercafés sont bondés de monde. Pour la plupart des journalistes qui souhaitent saisir leurs comptes rendus et les envoyer par mail à leurs rédactions respectives. A leur grande surprise, «internet ne fonctionne pas ». C’est la panique. Certains appellent leurs rédactions pour les tenir informées. Il faut se dépêcher si l’information doit passer dans le journal du lendemain. D’autres improvisent. Ils saisissent leurs textes puis le dictent par téléphone à un autre journaliste resté à Abidjan. Ils sont tous dépités. Dégoutés. Tous sauf certains « grands médias » qui ont prévus des « clés internet ». Pour eux, c’est la quiétude et la sérénité. Les textes et les photos sont envoyés en quelques heures.
Un des correspondants d’un organe de presse écrite qui n’a pu transmettre ses photos et ses textes est amer et accuse. «Je ne crois pas en une coïncidence. Ce n’est pas la première fois. Lorsqu’il y a un grand évènement dans la région, c’est comme si les grands groupes de presse et la télévision font tout pour être les seuls à avoir l’exclusivité ».
« Quel pouvoir avons-nous pour suspendre la connexion dans toute une ville juste pour avoir la primeur de l’infos ? », se demande un journaliste de la première chaîne en rigolant.
Dans tous les cas, ce matin du vendredi 3 août, seul Fraternité Matin, le journal gouvernemental a pu faire un large compte rendu (avec photos) sur la première étape de la visite du président. La télévision également a diffusé de larges extraits de cette première journée de la tournée.
Simple coupure ou acte de sabotage ? Voilà deux jours que ça dure. Et les commentaires vont bon train pendant que le président poursuit paisiblement sa tournée dans l’Agneby.
20:03 Publié dans Affairage, Duo ou duel, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gbagbo, agboville, agneby, côte d'ivoire, internet, cybercafé
17 août 2010
L'aventure continue pour Notre Avenue
Après un long mois de "vacances" je reviens pour vous donner quelques news. Après avoir relancé la machine "Avenue223" à Bamako en juin dernier, le cap a été mis sur Abidjan où nous avons lancé un concours. Il visait à choisir 20 correspondants dans toutes les 19 régions de la Côte d'Ivoire.
Nous avions beaucoup d'inquiétudes parce que la fracture numérique est grande et profonde en Côte d'Ivoire. Il y a encore des villes où l'accès à internet relève du luxe. Il y a encore des contrées où on ignore qu'il existe à côté de notre monde réel un autre monde...virtuel. Il existe des citoyens qui n'ont pas d'adresse mail. Ne leur parlez même pas de réseaux sociaux du style Facebook, twitter et j'en passe.
Dans ce décor un peu "analphabète" nous avions pour challenge de trouver dans chaque région des Avenants qui auraient pour mission de rapporter et de raconter le quotidien de leur population. Des Avenants dont le rôle premier serait d'être des médiateurs entre les populations et le monde extérieur via le web. Avenue225 servirait donc de plateforme pour véhiculer leurs petites histoires à travers des textes, des photos, des vidéos etc...
Au total, nous avons reçu une centaine de candidatures. Parmi eux, 22 correspondants (dont une fille) ont été sélectionnés. Sur 19 régions 15 ont répondu à l'appel. C’est encourageant ! Voir la liste des séléctionnés.
Pour nous c'est un grand pas dans la démocratisation et la décentralisation de l'information en Côte d'Ivoire. Avenue225, veut enraciner et confirmer son statut de premier site ivoirien d'informations de proximité. Mais nous entendons le faire avec les citoyens, premiers témoins de tous les évènements. Ces Avenants régionaux recevront une formation et du matériel de base qui leur permettra de mener à bien leur mission.
Et pour la suite...
Ceci fait, ce n'est qu'une première étape. Bientôt nous irons dans les régions pour former d'autres citoyens à la pratique du web et à la découverte de nouveaux outils (utiles) sur la toile. Une caravane sera organisée dans les mois à venir pour renforcer les "troupes" des Avenants régionaux, mais aussi pour en susciter dans les zones non couvertes.
C'est l'occasion pour nous de remercier le Président de l'Union internationale de la presse Francophone, l'Ivoirien Alfred Dan Moussa, qui n'a pas hésité à présider cette formation et la cérémonie de remise de diplôme. Mais aussi, l'Instittut Universitaire d'Abidjan (IUA) qui a mis à notre disposition ses locaux pour la formation.
13:37 Publié dans A l'honneur, Mes Pro Jets, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : avenue225, correspondants régionaux, avenants régionaux, abidjan, côte d'ivoire, rédacteur web, concours
14 mai 2010
Faites votre buzz au JNTIC
Dans le cadre des JNTIC 2010 qui auront lieu du 01 ou 04 Juin au Palais de la Culture (Abidjan), Akendewa a été choisie pour animer le STAND INNOVATION. Un stand que cette structure ouvre à toutes les Start-up dans le domaine du web ou les entrepreneurs ayant un projet innovant dans le domaine des TIC. De même, ceux qui ont développé un service web novateur ou un site de e-commerce génial.
Vous pouvez avoir l’opportunité d’être l'invité spécial sur le stand INOVATION pendant ces 4 jours. C’est la garantie de présenter votre produit ou votre projet-maquette à plus de 5000 professionnels et participants. Faites-vous connaitre en envoyant un mail à contact@akendewa.org en expliquant votre projet ou votre concept (fini ou maquette).
En plus, en marge des activités des différentes start-up du STAND INNOVATION au JNTIC 2010, un concours de la Meilleure Start-up de Côte d'Ivoire sera initié et les 3 meilleures d'entre elles seront récompensées au cours du Gala de Clôture des JNTIC, le 4 juin 2010.
Voici les éléments que vous devez fournir rapidement par mail (contact@akendewa.org)
*un dossier de présentation de maximum 2 pages de votre concept ou projet-maquette
*un brief résumant en 5 lignes maxi, votre concept ou projet
*un ou des visuels présentant votre concept ou projet-maquette
*une présentation de l'équipe de votre start-up, de votre entreprise High-tech ou de votre web-entreprise.
17:15 Publié dans Bon à savoir, Coup d'main, On dit quoi ?, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jntic 2010, tic, web, akendewa, côte d'ivoire, abidjan, stand innovation
20 avril 2010
Abidjan a son « nuage »
16 heures 30. Dans le ciel de certains quartiers d’Abidjan, de nombreux nuages grisâtres rencontrent. Les réverbères s’allument. Rien de grave. Seulement le ciel qui annonce de la pluie et l’air qui rafraichi l’atmosphère surchargé par la chaleur. Mais rien de bien méchant dans le ciel. Ici, les avions circulent librement et les nuages mêmes capricieux nous apaisent.
17:15 Publié dans (Petit) Constat, Abidjan de maintenant, Affairage, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22 février 2010
Que penser de "notre" cinquantenaire?
Certains Ivoiriens se pronnoncent sur les 50 ans d'indépendance des pays africains. C'est à écouter dans l'émission 15 de Radio Avenue Web, la web émission sur Avenue225.com.
15:20 Publié dans On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cinquantenaire des états africains
18 février 2010
48 heures Chrono pour Soro Guillaume
"Le chef de l'Etat a montré sa bonne volonté et a bien voulu accorder les
48 heures supplémentaires (demandées) pour que le Premier ministre puisse finaliser le gouvernement", a affirmé M. Soro à la presse, après une séance de travail avec M. Gbagbo dans la capitale politique Yamoussoukro.
"Nous ferons tout ce qu'il faut pour que personne ne soit laissé de côté, pour que la Côte d'Ivoire renoue avec la tranquillité", a-t-il lancé, insistant sur son objectif d'"un compromis, un consensus dans la mise en place du gouvernement".
"Nous allons continuer les discussions et je demande aux Ivoiriens de garder non seulement la sérénité mais l'espoir", a ajouté M. Soro.
La formation du cabinet achoppe sur la question de la participation de l'opposition, qui a conditionné son retour à un "rétablissement" de la Commission électorale indépendante (CEI) également dissoute.
Des manifestations d'opposants, parfois émaillées de violences, se sont poursuivies jeudi dans plusieurs villes du pays.
Source AFP
22:38 Publié dans Duo ou duel, Elections présidentielles, les 5 grands - 1, On dit quoi ? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soro guillaume, côte d'ivoire, abidjan, 48 heures, formation du gourvernement, rhdp, accord de ouaga, gbagbo laurent






