10 mars 2009
A Saly !
Nous voilà à Saly. A 80 kilomètres au sud de Dakar. Cité balnéaire qui nous accueille avec son décor splendide. (Je vous en dirai plus). Ici, le soleil brille encore dans le ciel alors qu'il est 19 heures. (Voir photo prise à 19 heures 05). C'est à la Térranga, un hôtel splendide que j'ai posé mes valises.
19:57 Publié dans Blog, Notes de voyage, Rencontre, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : séminaire, saly, sénégal, institu panos
Nouvelle Fraîche.
Il est un peu plus de 20 heures 30, une voix dans les hauts parleurs de l’avion à bord dans lequel j’effectue le voyage annonce «17 degrés» au sol. Nous nous apprêtons à atterrir et à fouler le sol de la capitale sénégalaise.
Alors qu’au départ à Abidjan, le climat se disputait le soleil et la pluie et que j’étouffais avec les 32 degrés, je n’avais pas idée ce qui m’attendait à Dakar.
Mais une fois que mes pieds franchissent la porte de l’avion, un froid glacial me rentre soudainement dans les os. Je cours aussi vite que je peux pour me glisser dans le bus qui nous attend et profiter de la chaleur de la masse humaine qui s’est formée à l’intérieur de l’engin. Mais cette chaleureuse compagnie sera de (trop) courte durée. A peine quelques mètres effectués que nous sommes priés de descendre pour faire face aux formalités administratives. Chose faite assez rapidement. Une fois dehors, mon calvaire va continuer jusqu’à l’hôtel. «Et ça ne s’arrêtera pas, ça pourrait même devenir pire», m’a-t-on averti.
Et c'est ce qui s'est fait. Cédric qui lui vient de Lille en France se marre et se moque de tous ceux qui comme moi grincent les dents de froid. Pour lui, "le temps est agréable" alors que nous approchons les 12 degrés le soir.
Ps: Photo prise à 7 heures 15.
09:37 Publié dans Notes de voyage | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dakar, yoro, israël yoroba, froid, climat
08 mars 2009
A Dakar !

Une invitation m’a été faite à Dakar pour deux évènements.
Le premier est la remise de prix du concours Waxal. Je serai récompensé pour le Prix Spécial du Meilleur Blog de Journaliste d’Afrique de l’Ouest. La cérémonie semble t-il se tiendra ce lundi. Une cérémonie au cours de laquelle il y aura des échanges avec la presse et d’autres partenaires aux blogs et aux Tic en général. (Un genre de conférence de presse après match).
Une table ronde autour du sujet du développement des Ntic en Afrique de l’ouest va également marquer cette cérémonie de remise de prix.
Le deuxième évènement tout aussi important va lui se tenir sur trois jours. Il s’agit d’un «Atelier de sensibilisation et de dialogue» dont le thème est «Cadres juridiques et politiques de la société de l’information en Afrique de l’ouest ; enjeux et rôles des acteurs». Ce dit atelier se le programme à nous communiqué se tiendra du 11 au 14 à Saly, un contrée balnéaire à environ 80 kilomètres au sud de Dakar, la capitale sénégalaise.
Cet atelier est initié par l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) et la Fondation OSIWA (Open Society Institue of West Africa) – et ce «dans le cadre de leurs différentes actions et réflexion autour du renforcement de capacités et du dialogue sur les politiques et usages des TIC pour l’avènement de sociétés ouvertes et démocratique. Ces trois jours de rencontres ont essentiellement pour but de «Promouvoir un dialogue multi-acteurs et sensibiliser sur quelques enjeux-clés du cadre juridique de la société de l’information en Afrique de l’Ouest, afin de contribuer au renforcement des processus nationaux dans ce domaine», précisent les «Termes de référence».
Nous aurons donc l’occasion de participer à ces rendez-vous et pourquoi pas (espérons-le) de découvrir (un peu) Dakar.
Alors on se dit certainement à bientôt pour des nouvelles en provenance du pays des Lions de la Téranga.
23:22 Publié dans Notes de voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : dakar, sénégal, panos, waxal, abidjan, côte d'ivoire, yoro, israël yoroba
13 janvier 2009
Peintres sur toile
A 29 ans, Joseph Silué est un artiste accompli. Il fait de la peinture sur toile. Une activité qu’on retrouve dans la plupart des villages de Korhogo (nord de la Côte d'Ivoire). Une activité dont les artisans ne sont pas toujours connus.
Au "Centre Artisanal des Peintres sur Toile de Korhogo" où nous avons rencontré Joseph, nous avons été frappés par la qualité du travail.
La p(t)einture utilisée par les artisans est fabriquée à base de feuilles ou d’écorces d’arbre. Pour le tissu, il est fait à la main par les tisserands de Waragnélé (le célèbre village de tisserands). Un vrai travail d’artiste. Les motifs, eux, sont laissés à l'imagination des concepteurs. Animal, case, masque etc... Toutes les tendances s'y retrouvent.
Tous ces artisans qui au départ travaillaient dans leurs villages respectifs ont décidé de se regrouper en association afin de faire face aux nombreuses difficultés qu’ils rencontrent. Difficultés dues en majeur partie à la crise.
Dans cet entretien, Joseph Silué, le Secrétaire général de ladite association, nous explique comment les artisans ont quitté les villages pour s'installer en ville. Il nous dit aussi comment après avoir (sur)vécu pendant les années de crise, ils se regroupent en association.

10:35 Publié dans Audio, Notes de voyage | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : korhogo, côte d'ivoire, peintre, toile
22 décembre 2008
Quid des démobilisés de Bouaké ?

Au terme d’un séjour de quelques jours à Bouaké (dont vous aurez les échos dans nos prochaines Chroniques) et avant de débarquer à Korhogo (dans l'extrême nord) j’en viens à la conclusion qu’il y a urgence.
Nous avons pu rencontrer de nombreux démobilisés. Ce sont ces anciens combattants rebelles qui ont décidé volontairement (ou non) de déposer les armes. Et ce contre la somme de 90 000 francs pendant trois mois.
Cette opération qui a touché 20 000 ex combattants, visait à tous les réinsérer dans des secteurs d’activités autres que le métier des armes. Hélas ! Seulement quelques milliers (environ 3000 murmure t-on dans la ville) ont pu être touchés par cette "grâce". Les autres. Ils sont livrés à eux-mêmes et à la merci des difficultés de la vie.
Nous en avons rencontré au corridor sud de Bouaké. Cet espace est devenu leur champs de revenus journaliers.
Pour Ibrahim Diarassouba, l’un d’eux, ils viennent à ce barrage de contrôle pour «aider les camions remorques à traverser le corridor». «C’est ce qui nous permet d’avoir entre 1000 et 2000 francs par jour», affirme t-il.
La détresse et la misère se lisent sur leurs habits. Mals vêtus, visages souvent tuméfiés, boitant pour les uns, délirant pour les autres, ils attendent dans la douleur que le programme de réinsertion qu’on leur avait promis se concrétise.
Pour ma part, j’en viens à me demander quel sera leur avenir ? Pourront-ils être tous véritablement réinsérés ? Tout en sachant que le processus de démobilisation va s'étendre à toute la zone CNO (Centre Nord et Ouest). Quel désarmement peut on espérer quand ces combattants estiment qu'ils n'ont aucune garantie véritable ? Ce que ces ex-combattants redoutent le plus c’est que dans le programme d'après guerre, ils soient la cible d'une pacification. "On l’a vu après le coup d’Etat de 1999. Les jeunes délaissés et livrés à eux-mêmes ont été parfois abattus sans sommation pour le moindre délit", s'inquiète l'un d'entre eux.
A Bouaké, les ex-mutins ne croient pas vraiment au service civique. «Il y a longtemps qu'on nous en a parlé mais nous attendons toujours sans forcément croire que ça sera effectif pour nous jeunes d'ici», affirme incrédule, Alasko. Il est âgé de 24 ans. Alors qu'il pourrait constituer la clé de tout le processus de désarmement - qui passe par la démobilisation et la réinsertion - le service civique doit retenir l'attention du gouvernement en place.
C’est l’occasion pour les autorités ivoiriennes de se pencher sérieusement sur la question de la démobilisation dans les zones CNO (et celles du sud). Car des milliers de personnes qui ont déjà utilisés des armes pendant des années peuvent être tentés de les reprendre rien que pour avoir quelques chose à manger. Loin des jeux de mots entre "démobilisation" et "désarmement", il y a des milliers de jeunes qui sont à la merci des vices et des personnes de m





