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17 septembre 2008

Le zoo d’Abidjan et les cinq dromadaires de Kadhafi

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Le zoo d’Abidjan, l’un des plus importants d’Afrique de l’Ouest, héberge depuis quelques mois, et pour la première fois, cinq dromadaires offerts par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi qui sont devenus les coqueluches de ce lieu créé en 1930.

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16 septembre 2008

La "Voix" de Gbagbo

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"Et si Simone Gbagbo était la voix de son mari !" telle est l'interrogation qui ouvre une analyse publiée sur Rue89
Extrait
"(...)D’ailleurs, ça commence à bien faire, car entre Gbagbo et son épouse on a l’impression d’être en présence d’un tandem : le premier suggère une date pour la présidentielle, le lendemain son épouse semble remettre tout en cause. Du reste, on en vient à se demander si de telles déclarations de Simone sont des confidences sous oreiller ou un simple coup de sang(...)"

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10 septembre 2008

63% d'analphabètes en Côte d'Ivoire

analphabète.jpgL `alphabétisme est le meilleur remède". Tel est le thème de la 43è journée internationale célébrée partout dans le monde et en Côte d`Ivoire.
Le ministère de l`Education nationale par l`entremise de toutes ses structures spécialisées de la question et l`Unesco sont désormais décidé à faire reculer le fléau qui touche une grande partie de la population.

A cette journée organisée à la mairie d`Abobo, le premier magistrat de la cité a (...) indiqué que sa commune renferme un taux important d`analphabètes. Lou Bamba, secrétaire général de la commission de l`Unesco a souligné que le 08 septembre est une journée spéciale pour son institution. "Il faut, a-t-il dit, favoriser l`alphabétisation tant dans le formel que dans l`informel. L`Unesco a mis l`accent sur l`Afrique", a-t-il révélé. Et de marteler que la situation est préoccupante car le risque de paludisme s`accroît dans les milieux analphabètes. Mme Aka Véronique, marraine de la cérémonie s`adressant aux femmes, a noté qu`il faut apprendre et toujours apprendre. "Il y a même en France, a-t-elle déclaré, des analphabètes".
Quant à Mme Hortense Essis Tomé, directeur de cabinet du ministre de l`Education nationale et représentantGilbert celui-ci, elle a révélé que 63,6% de la population ivoirienne ne sait ni lire, ni écrire dont 44,8% d`hommes et 55% de femmes. L`engagement pris par la Côte d`Ivoire, a-t-elle précisé, est de réduire de 50% le taux d`analphabètes d`ici 2015.

(Avec l'Intelligent d'Abidjan)

04 septembre 2008

Les élections à une date ultérieure ?

La date du 30 novembre fortement compromise selon cette analyse.

La vie des Français en Côte d'Ivoire

La vie reprend pour les français qui sont en Côte d'Ivoire surtout après les évènements d'un certain novembre.
Cette vidéo en est le témoignage même si la chute du reportage est un peu dépassée par les évènements. Car le Lycée français "Blaise Pascal" a été reconstruit et la rentrée a eu lieu il y a quelques jours.





Je vous propose de voir le Blog-souvenir d'un français arrivée en Côte d'Ivoire dans les années 70. Il raconte ce qu'il a vécu avec de belles photos.
Cliquez ici

03 septembre 2008

Ordures à Yakro : Les populations menacent

ordures-a-Williamsville.jpgDans une précédente note, je vous parlais des ordures que j'avais vu (et senti) à Yamoussoukro, notre capitale politique.
Il semblerait que la situation soit pire que je le pensais. Certaines voix donnent de plus amples témoignages et accusent les autorités municipales.
C'est l'Union des consommateurs de la région des grands lacs (UCRL) dirigée par Charlotte Bohoussou - qui «s'est réunie dimanche dernier (...) pour manifester son mécontentement vis-à-vis de la municipalité, qu'elle accuse d'être à l'origine de cette situation» catastrophique - qui fait le plus entendre ses "cris" de détresse.
«Les ordures, on n'en trouve partout. Sur les trottoirs de la gare routière, en face de la sous préfecture et dans les quatre coins du grand marché. L'eau usée (provenant) du CHR (Centre hospitalier régional) et de la morgue traverse la voie pour finir dans les lacs», explique la présidente de l'UCRL.
Les majeures parties des quartiers sont assaillies par des "montagnes" d’ordures. Le quartier "Mo Fêtai" rafle à lui seul la palme d’or des quartiers les plus sales de la ville de Yamoussoukro.
Les quartiers Dioulakro, Kakrenou, Pkangbassou et Assabou ont aussi leurs décharges à ciel ouvert.

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Selon un article paru dans le numéro 170 du mardi 2 septembre du journal ivoirien «Le Quotidien», «les sociétés de ramassage des ordures ménagères sont en grève. Pour non paiement de leurs salaires par la mairie». Et ce depuis six mois.
Aujourd'hui, les populations craignant de plus en plus pour leur santé lancent un appel à l'endroit des autorités municipales afin que la question des salaires des agents de la mairie soit vite réglée.
«Si le maire se trouve désormais incompétent, qu'il démissionne, lui et son conseil municipal. Nous ne pouvons plus continuer de vivre avec les ordures. Si rien est fait d'ici une semaine, ça ne sera plus nous qui allons respirer ces odeurs, mais plutôt lui et son conseil», menace Charlotte Bohoussou dans les colonnes du quotidien ivoirien, exaspérée par le laxisme des autorités de ladite mairie.

Pour mémoire, cette association n'est pas à sa première manifestation.
Selon des témoignages, la dernière qui s'est tenue il y a trois mois au domicile du maire de Yamoussoukro, visait à protester contre le déversement des ordures.
Peut être que le salut viendra d'autres autorités telles que le gouverneur de la ville, le préfet ou encore les chefs traditionnels sur qui désormais, tous les regards désespérés sont rivés.
Alors que cette ville abritera bientôt les grandes institutions du pays, il est tant que tout le monde se penche sur cette question cruciale pour Yamoussoukro.
Eh Yakro…YAKO !

Ps:Le site web de la ville de Yakro ici

15 août 2008

Un espoir pour les Zones ex-assiégées ?

Dans un reportage que j’ai lu sur le site web de Xinhuat (une agence de presse chinoise spécialisée dans l’actualité francophones), le PNUD a initié des projets afin de faciliter la réintégration des anciens déplacés de guerre qui ont fuit les zones de Bouaké et de Korhogo.
Une initiative qui doit également s’étendre à ceux qui n’ont pas quitté les zones en conflits et qui sont également démunis.

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Extrait(s)
«Au milieu de ses plantations de tomate, d'ignames, de haricots verts et d'arachides, Djaha Yao Ferdinand, 33 ans, a le sourire aux lèvres, fier des fruits de son travail.
J'ai commencé à vendre les produits de mon champ, aujourd'hui je suis autonome et je peux même aider ma maman, mes parents. Ce projet est bien venu pour moi", assure ce déscolarisé qui a dû quitter Bouaké (centre, fief de l'ex-rébellion) pour Abidjan après le déclenchement de la crise en septembre 2002 en Côte d'Ivoire.
Djaha Yao Ferdinand a bénéficié d'un fonds du projet d'aide au retour volontaire des personnes déplacées dans leurs localités d'origine ou de résidence habituelle en zone sous contrôle de l'ex- rébellion des Forces nouvelles (FN).
Le projet est mis en oeuvre depuis novembre dernier par le ministère ivoirien de la Solidarité et des Victimes de guerre avec l'appui technique du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le soutien financier de la Suède à hauteur de 270 millions de FCFA»
.

(…)
«Dans sa phase pilote, le projet a convoyé à Bouaké près de 340 personnes déplacées de guerre qui ont bénéficié d'activités génératrices de revenus, sans compter 160 autres personnes retournées d'elles-mêmes et prises également en compte par le projet.
Au total, 112 activités génératrices de revenus ont été financées par le projet au profit de 494 bénéficiaires pour un montant global de 24,2 millions de FCFA.
Selon une mission conjointe du PNUD et du ministère de la Solidarité et des Victimes de guerre effectuée du 28 juillet au 4 août à Bouaké, sur 27 activités visitées, 17 génèrent déjà des revenus, sept ont déjà acquis le matériel d'exploitation et seulement trois n'ont pas démarré».


Lire l’intégralité de l’article ici

04 août 2008

Réponse appropriée

Voici copie d’une lettre que vous avez certainement reçu où que vous recevrez un jour. Ce qui est marrant c’est la réponse à ce mail. Suivons…
(Nous avons ‘‘plaqué’’ le mail tel qu'il est parvenu, sans enlever un iota).

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29 juillet 2008

Quand les flics s'endorment...

Le ministre de l’Intérieur, M. Tagro Désiré, a fait l’amer constat que les gardes ne sont pas assurées dans nombre de commissariats, districts de police et d’unités d’intervention à Abidjan, Bassam et Bingerville.

9eecd551a5a66ea948dba57992c523f6.gifA l’Ecole nationale de police sise à Cocody, il a fait aux autorités policières le bilan des visites nocturnes inopinées qu’il a effectuées les 28 juin et 26 juillet derniers. Des visites qui répondaient, selon lui, au seul souci de s’assurer que les policiers travaillent convenablement la nuit. Malheureusement, il a découvert au cours de ses tournées, des policiers du commissariat du 8e arrondissement en train de dormir sur le comptoir. A la CRS2, des agents de faction ont installé des matelas et étaient tous endormis. « Nous sommes rentrés avec notre cortège de 8 à 10 véhicules. Malgré les bruits des engins, personne ne s’est réveillé. L’une d’entre elles a trouvé qu’on l’avait dérangée. Le lieutenant responsable de l’équipe de garde dormait aussi », a ajouté le ministre. A l’aéroport, c’était humiliant. Car, a-t-il poursuivi, le commissariat était non seulement fermé, mais le personnel était allé voir le footballeur international Eto’O Fils qui débarquait. Au District de Cocody, 16 agents dormaient avec les élèves policiers.

Quand, à Bingerville, un seul élément a été désigné pour assurer la surveillance du trésor. A Grand-Bassam, les policiers passaient la nuit à leur poste sous des draps. Un commissaire désigné pour la permanence n’était pas à son poste. Ce qui a fait dire au ministre que certains agents ne sont ni à la maison, ni à leur poste. Cela signifie avec une pointe d’humour que ces personnes « découchent ».

Au niveau des patrouilles, le travail n’est pas aussi exécuté correctement. C’est pourquoi, le ministre demande aux commissaires de police et à leurs collaborateurs de changer de méthode de travail. En évitant de mettre ainsi en péril leur vie et d’exposer celle des Ivoiriens. Il exhorte les commissaires à contrôler le travail de leurs agents. « Si le commissariat est fermé et qu’une personne est en danger, où ira-t-elle ? Ne laissez donc pas vos commissariats à l’abandon. Sensibilisez vos collaborateurs et surtout ne prêtez pas le flanc à ceux qui veulent vous flageller », a conseillé M. Tagro. Qui n’a pas pris de sanction. Certains agents à Adjamé et Abobo ont même été félicités.

S’agissant du directeur général de la police, le commissaire divisionnaire major Bredou M’Bia, il a opté pour la fermeté. La prochaine fois, les commissaires qui seront l’objet de ces manquements graves seront relevés de leurs fonctions, a-t-il prévenu. Pour lui, se comporter ainsi, c’est faillir à sa mission, qui est d’assurer la sécurité des biens et des personnes. Il a précisé que 1085 policiers devraient être logiquement présents sur le terrain à Abidjan, lors de ces tournées inopinées du ministre. Le directeur général a déploré le fait qu’en dépit de la campagne de sensibilisation au respect des gardes qu’il a menée, les consignes ne sont pas appliquées. «Désormais, que chacun joue sa partition», a-t-il ajouté.

Pour le contrôleur général, Gaoussou Ouattara, le laxisme est en train de gangrener la police. Le constat est réel. Pour ce faire, il a plaidé pour qu’on donne une autre chance aux policiers pour ressaisir les inspections ne sont pas à négliger, a-t-il relevé.


© Copyright Fraternite-Matin

17 juillet 2008

Et pourquoi pas "Miss Internet" ?

Abidjan s'apprête à vivre, le 30 août prochain, la finale de Miss Internet-Côte d'Ivoire. En prélude à cet événement qui mettra en compétition 12 candidates, Eliam Zan Samuel, directeur général d'André marketing group (AMG), qui défend ce projet, s'est entretenu récemment avec la presse, à SimpleX Côte d'Ivoire, à Angré-Djibi.

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03 juillet 2008

Le cacao dans la crise ivoirienne

A l'heure du "coup de balais" dans la filière du cacao, je vous propose de lire cette interview de Bruno Losch, économiste au CIRAD.
Il est l’auteur de nombreux travaux sur l’économie politique ivoirienne et a coordonné une étude pour le ministère français des Affaires étrangères sur l’impact de la libéralisation de l’économie ivoirienne.

Il y a donc remplacement du régime néo-mercantiliste, au centre duquel on trouvait la Caisse de stabilisation, par un oligopole privé étranger. Quel est le lien entre le déclin du capitalisme ivoirien et l’exacerbation du nationalisme économique qui s’exprime à travers des attaques contre Bouygues ou Bolloré, et va de pair avec un certain nationalisme politique qu’incarnent un courant du parti de Gbagbo et les « jeunes patriotes » ?

Curieusement, ces réactions nationalistes s’expriment surtout vis-à-vis des firmes françaises, alors même que les grands exportateurs de cacao sont américains ou européens (franco-alémano-suisse dans le cas de Barry-Callebaut). La prise de conscience, dans le secteur cacaoyer, du pouvoir considérable de ces grands exportateurs s’est traduite par la volonté des autorités politiques de mettre en place des institutions de « gouvernance » privée pour tenter de leur faire contrepoids. Mais, paradoxalement, ce ne sont jamais ces firmes qui sont montrées du doigt quand on veut mettre en avant la domination étrangère : ce sont systématiquement les entreprises françaises, et principalement Bouygues et Bolloré. Je manque d’éléments pour affirmer que cette dénonciation s’explique par le fait que ces deux entreprises ont bénéficié de privatisations quand Ouattara était Premier ministre. Mais le constat est troublant. À l’époque, déjà, une grande campagne avait été orchestrée contre la libéralisation à outrance (instrumentalisée par Bédié) et la privatisation au pas de charge de l’eau et de l’électricité au profit de Bouygues. Cette entreprise était alors devenue l’épouvantail, symbole à la fois d’une perte de contrôle national sur les services de base et d’un bradage par quelqu’un de clairement identifié sur l’échiquier politique. De même, Bolloré avait largement accru son contrôle dans le domaine des transports, puis dans les plantations industrielles. Ce sont les premières privatisations, très visibles ; on en a beaucoup parlé, car c’était un phénomène nouveau en Côte d’Ivoire à l’époque. Les recompositions du secteur du cacao, en revanche, ont été d’une telle complexité qu’elles ont été plus difficiles à saisir. La presse locale n’a jamais sérieusement investi ce sujet. Enoutre, dans les années 1990, tout ce qui s’est joué autour de Bakou et de SIFCA était tellement politique que, finalement, on en parlait relativement peu. Il était très facile pour Bédié de faire parler sur Bouygues, car « Bouygues, c’était Ouattara ». La crispation nationaliste utilise aujourd’hui le bradage de l’économie nationale, mais, curieusement, on ne cite pas le secteur stratégique de l’économie ivoirienne : celui du cacao.


Lire toute l'interview ici

Lire aussi
La Côte d'Ivoire : l'après Houphouët-Boigny. De la dévaluation de 1994 à l'élection présidentielle de 2000 en cliquant ci-dessus

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24 juin 2008

La suite de l'histoire du père expulsé de France

"Le père d'un enfant de 11 ans a été expulsé, samedi 21 juin, vers son pays natal, la Côte d'Ivoire. Joris, mineur de nationalité française, se retrouve ainsi seul en France. Depuis le suicide de sa mère en 2005, c'est son père, Aboubakar Coulibaly, qui s'occupait de lui".


Kwaame me demandait ce qu'il en était de la suite de cette triste histoire. Eh bien la voici.

Petit extrait:
"(...) la préfecture du Maine-et-Loire, où l'enfant est scolarisé, a assuré lundi soir dans un communiqué que "c'est dans un souci de protection de Joris, dont M. Coulibaly a reconnu la paternité contre l'avis de sa mère aujourd'hui décédée, que la reconduite à la frontière a été décidée".

Deux éditos Burkinabès sur l'opération mains propres

"Le président Gbagbo a entrepris d’assainir la filière café-cacao en envoyant ses principaux dirigeants devant les tribunaux. Sans aller jusqu’à mettre en doute la sincérité du chef de l’Etat ivoirien, on peut tout de même se demander pourquoi avoir attendu maintenant pour finalement se décider à sacrifier quelques fidèles de haute facture. Jusqu’où pourra aller cette oeuvre de salubrité publique ?"

Lire ici l'analyse du journal burkinabè "Le Faso".

Dans cet élément audio Yamenbé, directeur des rédactions du quotidien privé "Le Pays" commente une autre analyse sur la question.

podcast

08 juin 2008

Le script de l'interview de Gbagbo sur France 24

M. Ulysse GOSSET.-
Bienvenue sur France 24 pour cette nouvelle édition du Talk de Paris. Cette émission est enregistrée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, sur les bords de la lagune, Abidjan, capitale économique d’un pays en crise depuis plusieurs années : tentatives de coup d’Etat, guerre civile et, l’an dernier, une volonté de réconciliation et, peut-être, le chemin de la paix.
Notre invité, justement, est le Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, ancien professeur d'histoire, ancien syndicaliste, militant de l’opposition, devenu Président en l'an 2000. Il est, toujours aujourd'hui, à la tête de la Côte d’Ivoire.

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02 juin 2008

Méthode (d'Ange) pour lutter contre la corruption

D'après une interview reprise par Henri Gossé

"Pour schématiser, je vous présente trois cas. Le premier, un véhicule arrive à un barrage ou à un corridor. L’agent ne siffle pas, mais l’automobiliste s’arrête, se dirige vers lui et lui remet de l’argent. Pour faciliter la compréhension, nous prenons le cas d’un chauffeur de gbaka. Dans ce cas précis, il n’y a pas d’infraction. Dans le deuxième cas, l’agent siffle, le chauffeur s’arrête, se dirige vers l’agent et lui remet les pièces qui, malheureusement, ne sont pas au complet. Le chauffeur remet de l’argent et on lui remet ses pièces et il repart sans être contrôlé. Vous constatez que là, l’agent n’a pas fait son travail. Il a reçu de l’argent en contrepartie du travail qu’il devrait faire. C’est comme vous journaliste, vous avez à faire un article et quelqu’un estime que l’article en question ne fait pas son affaire et vous demande de ne pas le faire en vous donnant en contrepartie de l’argent. Et alors vous ne faites pas l’article ou vous en faites un qui se détache complètement de la réalité des faits. Ça, c’est la corruption. Dans le 3ème cas, l’agent siffle et l’automobiliste s’arrête. Je précise que cette fois-ci, le chauffeur est en règle, il a toutes ses pièces. Comme le prescrivent les dispositions en la matière, il attend que l’agent vienne vers lui. Je précise ici que c’est l’agent qui va vers l’automobiliste et les passagers pour procéder au contrôle.
(...)
Avant de remettre les pièces à un agent, exigez qu’il vous remette un papillon. C’est un échange. Vous lui donnez les pièces et lui, il vous remet un papillon, c’est obligatoire. Et si l’agent refuse de vous remettre un papillon?
Dans ce cas, vous ne lui remettez pas vos pièces. Et s’il refuse de vous restituer vos pièces, vous le suivez partout où il va. Et s’il s’agit d’agents en patrouille, suivez-les. Ecoutez ! Il faut avoir une dose de courage pour aller jusqu’au bout. Moi-même, je sais qu’à tout moment, à cause de mon engagement, je peux être abattu. Mais, je fais mon travail."


l'intégralité de l'interview ici

27 mai 2008

Article intéressant sur Rue89

A lire sur Rue89 "chronique d’un village après la guerre"

Cliquer sur l'image pour accéder à Rue89

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"Vérité pour Guy-André Kieffer"

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Ce vendredi à Lyon (France), se tiendra au théâtre de la Croix-Rousse, une soirée dédiée à Guy-André Kieffer, disparu (mystérieusement) en Côte d'Ivoire voilà quatre ans.
Dans une interview, Bernard, l'un des frères du disparu, précise que cette soirée dont le thème est "Vérité pour Guy-André Kieffer", vise à "aider la vérité à émerger puisqu'elle a du mal à trouver sa voie malgré l'opiniâtreté des juges". "En effet, affirme t-il, elle se heurte à un chemin très escarpé. Il faut donc faire du bruit, montrer qu'on est là. Qu'on nous entende jusqu'en Côte d'Ivoire. Que Monsieur Gbagbo sache que cette affaire n'est pas réglée".

24 avril 2008

Rebellion à l'église aussi !

Les bruits qui courraient depuis quelques mois dans les couloirs de la communauté chrétienne de Côte d'Ivoire, ont fini par se répandre sur la place publique. Et ce, suite à la suspension d'une dizaine de pasteurs de l'église Méthodiste Unie de Côte d'Ivoire.

Article paru dans Fraternité Matin de ce jeudi

"Nous ne sommes pas organisés en église. Nous appartenons à une église qui a plus de 100 ans. Nous ne voulons pas brader notre histoire ». Ces propos sont du pasteur Jonas Adou, missionnaire à l’Eglise protestante de Dakar, membre de la coordination des neuf pasteurs suspendus de l’Eglise méthodiste unie de Côte d’Ivoire (Emu-ci) depuis le 1er avril 2008. Il s’exprimait ainsi au cours d’une conférence de presse à l’hôtel Ibis Marcory au nom de ses pairs.
La hiérarchie de l’Eglise leur reproche, selon le pasteur Richmond Botro d’avoir produit un manifeste dans lequel ils dénoncent l’intégration de l’Eglise protestante méthodiste (EPMCI) de Côte d’Ivoire à l’Emu-ci. Une option qui a été faite par le Bishop Benjamin Boni en 2001, en s’appuyant sur des arguments d’aide financière et de puissance protectrice de l’Emu à l’EPMCI. Ce que ces neuf pasteurs désapprouvent. Car, disent-ils, ces motivations ne sont pas saintes au regard de la parole de Dieu. L’autre point fondamental de leur mécontentement est lié à l’aspect doctrinal et cultuel de l’Emu ; qui est, selon eux, une église épiscopale dont les pratiques se rapprochent de celles de l’Eglise catholique sans le Pape. Avec un Bishop à vie, ou jusqu’à l’âge de la retraite. Ce qui fait perdre à l’EPMCI son authenticité. Ces pasteurs se disent néanmoins ouvert à toute forme de dialogue pour éviter l’implosion de l’Eglise. Et affirment que onze églises sur les 847 que compte l’Emuci les ont rejoints après avoir perçu leur motivation. En l’absence du Bishop Benjamin Boni, le pasteur Isaac Bogro surintendant d’un district de l’Emu-ci nous a confié que l’Eglise n’est pas prête à régler ses problèmes dans les journaux."



Voir répartition géographique de l'EMU dans le monde et la présentation de l'EMU-Côte d'Ivoire

10 janvier 2008

Conseils (sages) à IB

Ce journaliste burkinabé allie la manière et le style pour encourager «Notre IB national» à revenir à la raison. Celle de choisir la vie.
Lisons !
http://www.lefaso.net/spip.php?article24995&rubrique7

21 novembre 2017

L'épouse de Dindané craint une guerre civile en Côte d'Ivoire

Hawa aruna.jpgLa femme de l'International ivoirien Aruna Dindané, a affirmé dans une interview accordée à la Voix du Nord, que l'ombre d'une guerre civile plane encore sur la Côte d'Ivoire. "Dans mon pays d'origine (...), la situation est instable. Le risque de guerre civile est important et notre sécurité est menacée", a-t-elle affirmé lors d'une cérémonie organisée à la préfecture. Hawa Haidara était venue chercher les documents attestant de la nouvelle nationalité française de ses enfants et de son mari. Pour elle, la France représente la paix. "Mes enfants pourront bénéficier d'une éducation et d'une bonne qualité de vie à Arras", a dit Hawa Haidara.

Soit. Cependant, il n'est pas utile d'indexer la Côte d'Ivoire comme une zone à grand risque de guerre civile. Nous savons tous que ce risque n'existe même pas. Dans un pays où les multiples ethnies (60) sont unies les unes aux autres par des alliances historiques ou par des mariages contemporains.

Usurpation d’image

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Il y a environ deux semaines en arrière, la communauté évangélique des Assemblées de Dieu de la commune de Cocody était offusquée par la photo placardée à la Une du quotidien ivoirien le Jour. Une photo qui illustrait le titre suivant :
A l’origine, cette photo avait été faite par Camille Millerand, photographe français qui a travaillé avec moi sur le projet Chronique Ivoirienne qui paraissait sur le site de "Afrique in visu". Dans la série de thèmes que nous avions à traiter et qui tournaient autour de la jeunesse ivoirienne, nous avions abordés la question du mouvement des (églises) «évangélique» en Côte d’Ivoire et précisément à Abidjan. Ladite photo avait été prise à l’occasion d’un culte d’adoration dans l’église.

20090616_lejour_1720.jpgPourtant, à ma grande surprise, le lundi 16 juin, je suis alerté par des amis m’informant qu’un «scandale était paru à la Une du journal le Jour». Ce journal qui d’ailleurs a décidé depuis un certains temps de tomber dans le sensationnel pour attirer ses maigres lecteurs qui commençait à débarrasser le plancher. Une photo plaquée à la Une pour illustrer le titre suivant : «Guérison miraculeuse dans les églises. GOKA (Nigieria) : Le sanctuaire où les pasteurs prennent leurs pouvoirs. Voici les églises concernées». Et à l’intérieur du journal avec la même photo à l’appui, un article qui tentent lamentablement de démontrer comment des pasteurs ivoiriens puisent leurs pouvoirs mystiques à Goka au Nigeria.
Deux choses tristes. Premièrement, que l’origine et la source de la photo n’ait pas été précisée selon la bienséance journalistique. Deuxièmement, qu’elle ait été placée hors de son contexte.
J’ai donc décidé de mon séjour à Paris pour retrouver Camille et recueillir ses impressions.

- Camille, peux-tu dire aux internautes dans quel contexte cette photo a-t-elle été prises ? Que voulait-elle illustrer à l’origine ?


podcast

- Comment as-tu réagit quand vous tu as appris qu'elle avait été utilisée sans ta permission et ce, à d'autres fins ?


podcast

- Cela pose l’épineuse question de la protection des photos des journalistes photo ? Quelle solution penses-tu sera la bonne pour arrêter ce genre d'écart ?

podcast