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15 janvier 2009

Pas de baisse des prix du transport

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Brym m'avait prévénu que les transporteurs ne baisseraient rien. Et il n'avait pas tord. Malgré ce deuxième effort du gouvernement de diminuer le prix de l'essence à la pompe, les transporteurs eux, à l'issue d'une réunion ce jour, ont décidé de camper sur leur position. Celle de ne pas baisser le coût du transport.
Ils souhaitent que les prix initiaux avant l'augmentation à la mi 2008 soient remis en place. C'est une bonne révéndication. Mais en attendant, ces fameux prix ont connus deux réductions. Pourquoi ne pas en faire autant ? Surtout que les prix des denrées alimentaires sont fortement influencés par le coût du transport.
Les transporteurs doivent revoir leurs positions. A moins qu'il y ait une main politique qui les retient.
C'est d'ailleurs une belle occasion pour les consomateurs de se faire entendre d'une seule voix pour reclamer une diminution des tarifs des transports urbains.

02 janvier 2009

Les Unes qui font honte

C'est une scène que beaucoup d'Abidjanais vivent tous les matins.
Ce matin donc je sors et je vais acheter le journal quand je me rend compte que les journaux pornographiques occupent un espace assez voyant sur le "tableau d'affichage".

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Pourquoi exposer de tels journaux quand on sait qu'il y a des enfants qui passent par là ?

16 octobre 2008

Année blanche à l’université de Côte d’Ivoire ?

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L’univesité de Cocody va-t-elle renouer avec l’ère des années blanches ?
Les évènements de ces derniers jours tendent à favoriser cet état de fait.
Hier, les cours sur la «Fac» de Cocody ont tourné au ralenti. Dans les facultés de lettres et de langues les cours ont été quasiment suspendus. (Et ce depuis le lundi).
Selon les informations glanées ça et là, les professeurs d’université ont décidé de ne plus dispenser les cours parce que l’un de leurs collègues à été battu par les éléments de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci).
Retour sur des évènements qui ternissent davantage l’image d’un syndicat qui est sensé défendre les droits et intérêts des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire.

fesciiii.jpgLundi 13 octobre. Il est un peu plus de 7 heures 30 minutes et le soleil peine à se lever sur le campus universitaire de Cocody. De loin, on peut entendre des bruits de pas qui se mêlent à une "chorale" de "militaire". Ce sont les éléments de la Fesci, qui font leurs footings en vue de préparer le salut aux couleurs. En effet, comme tous les lundis, les éléments de cette fédération montent le drapeau national dans un espace aménagé à cet effet.
Il est un peu plus de 8 heures. Les «fescistes» sont en rang et le drapeau prêt à être monté. «A cet instant, ils exigent que personne ne bouge par respect pour l’emblème national», nous apprend un étudiant inscrit en faculté de sciences juridiques.
L’hymne national est prêt à être entonné quand les «éléments» de la Fesci aperçoivent un individu, sac à la main qui passe tout près d’eux… sans s’arrêter. L’homme visiblement pressé, est interpellé par les «fescites» qui suspendent du coup la cérémonie de salut aux couleurs. Ceux-ci demandent à l’individu de s’arrêter jusqu’à la fin de la cérémonie.
Le quidam se présente comme étant un professeur, et leur fait remarquer que au regard du fait qu’il est «un peu plus de 8 heures déjà» et qu’il est en retard à son cours (qui est sensé débuter à 8 heures) il ne peut participer à la cérémonie. Il tente alors de poursuivre son chemin.
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Cet acte sera considéré comme un "péché capital" pour les hommes du principal syndicat des étudiants et élèves. Ils le séquestre, puis le batte comme un voleur. Le professeur ensanglanté, n’aura la vie sauve que grâce à l’intervention de certains étudiants qui décident de le sortir de là… La cérémonie n’aura plus lieu.
Les professeurs de la faculté de langues informées qu’un des leurs a été «sauvagement battu» décide de suspendre les cours «pour une période indéterminée» à partir de ce lundi 13. Cette grève va progressivement gagner toutes les autres facultés. Car les professeurs ont décidé par solidarité de ne plus dispenser de cours afin de «protester contre ce genre d’agissements».
L’université est donc partiellement paralysée depuis ce lundi et le mouvement de grève des professeurs risquent de s’étendre à toutes les facultés et durer les 12 mois à venir. «Cette fois-ci, il faut que la Fesci comprenne que nous ne sommes pas à leurs ordres mais que nous sommes là pour servir l’Etat, pour servir la nation», affirme en colère un membre de l’administration de l’université joint au téléphone.
La Fesci a toujours et été au cœur de ce genre de méfaits. Et l’on avait espérer qu’avec l’arrivée du nouveau Secrétaire général (national), Mian, les choses changeraient. Hélas ! L’image de La Fesci laisse encore des traces de barbaries et d’atteinte aux droits de l’homme.

Lire aussi l’article sur la grève des enseignants du secondaire.

18 septembre 2008

L'indénié inondé

Si vous vous rendez au plateau ou à Adjamé et que vous avez l'intention d'emprunter les voies qui passent par "les sapeurs pompiers", je vous le déconseille.
Selon plusieurs témoignages reçus, les voies seraient inondées rendant difficile la circulation dans ce secteur.
"Depuis 9 heures, la circulation est devenue difficile. Parce que la route est remplie d'eau du fait de la pluie de ce matin", témoigne Jonas Y, qui a tenté "la traversée" à bord de son véhicule.

La zone de l'indénié subit toujours ce genre de désagrément à la moindre fine pluie. Le ministère de la ville qui a (depuis un certain temps) embelli les espaces verts aux alentours, devrait sérieusement se pencher sur la question du système d'évacuation des eaux de pluies.

01 septembre 2008

Priorité à la propreté

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«Houphouet est vraiment mort !», a dit quelqu’un à la vu de ce "rond point".
Destination «hautement touristique», Yamoussoukro est en train d’être gagnée par la "carie" de la saleté.
Dans la capitale politique de la Côte d’Ivoire et ville natale du premier président Félix Houphouët Boigny, il n'y pas seulement que la Basilique, la Fondation et le lac aux caïmans. Il y a désormais ce fameux "rond point" qu'il faut passer "admirer". Un dépotoir qui si rien est fait, peut être la source d'une épidémie.

Les vendeurs et les populations qui habitent à proximité du marché déversent ordures - ménagères comme commerciales - sur une voie principale.
Au fur et à mesure ces ordures se sont transformées en un rond point.
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Ce tas d’immondices qui sert aussi à certaines heures de «WC public» dégage une odeur insupportable.
Cette poubelle géante désormais devenu un sens giratoire où les véhicules observent les règles de la «priorité à droite».
Et les règles d’hygiène qu’en fait-on ?

13 août 2008

Embouteillage et indiscipline

Alors que le soleil se couche doucement sur Abidjan et que nos montres affichent "17 heures 55", un accident se produit à Cocody, au "Carrefour (de) la vie". Un piéton est violemment renversé par un véhicule qui roule à tombeau ouvert - selon des témoignages. Les Sapeurs pompiers à quelques pas de là, interviennent rapidement et évacuent le blessé qui est gravement atteint. Une situation qui entraîne momentanément l'arrêt de toute circulation sur les différentes voies du "Carrefour (de) la vie".

La situation aurait bien pu être améliorée si les chauffeurs de "Gbakas" (mini bus) - toujours eux - et de "Wôrô-wôros" (taxis communaux) ne manifestaient pas leurs indisciplines notoires qu'on leur reconnaît. Malgré l'intervention de certains volontaires (pour désengorger les voies) la situation est difficilement maîtrisée et la file d'attente devient de plus en plus longue. Obligeant ceux qui étaient à bord de certains transports en commun à traverser le bouchon à pied.

Un de mes pères disait toujours (à juste titre d'ailleurs): "Ils conduisent comme ils se conduisent".

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01 août 2008

Sur un air de typhoïde

941c3d72eb9882f0d840f909a556e717.jpgJ’ai appris aujourd’hui une nouvelle triste au sujet d’un ami qui a perdu sa fille cadette à la suite d’une maladie : La fièvre typhoïde.
J’ai été choqué d’autant plus que c’est la ixième nouvelle de décès dû à la cette maladie que j’entends pour le mois de juillet uniquement.
Et franchement j’en suis troublé de plus en plus. Est-ce une épidémie ou des coïncidences trop macabres ?
Personnellement, je penche plus pour le fait que nous devons faire face à une épidémie (silencieuse) de fièvre typhoïde (une maladie du reste très contagieuse).
Et cela n’est pas étonnant vu les odeurs de déchets qu’il y a ici à Abidjan… vu l’environnement trop crasseux de tous les coins de rue (on en parlera jamais assez).
J’ai fait un tour dans la cour de la mairie de Cocody. Une poubelle à ciel ouvert s’est formée à l’intérieur de ladite mairie. Pourtant, la commune regorge d’espaces verts et de routes (approximativement) (ré)peaufinées.
Je ne vous parlerai même pas des communes d’Adjamé et d’Abobo ou même de Yopougon ou d'Attécoubé. Des zones (populaires) où les caniveaux rejettent les eaux usées sur les routes, tout près des vendeuses de nourritures. Et vous verrez des enfants patauger à cœur joie dans ces "piscines de la mort".

Certains gestes élémentaires semble t-il, peuvent limiter les dégâts et nous sauver la vie. «Se laver les mains une fois rentré à la maison avant toute autre activité, éviter de manger dans les rues, éviter d’acheter des aliments non couverts», conseille le docteur Assouman, médécin généraliste.
Pour le Pr. Alexandre N'Guessan, du ministère de la Santé et de l'Hygiène publique, la montée en puissance de cette maladie est due au «fait que l'amélioration du niveau de l'hygiène n'ait pas suivi la prolifération des établissements de restauration. Qui sont fréquentés par bon nombre de travailleurs ivoiriens». «La non application des mesures d'hygiène dans ces endroits est, à l'origine de certaines épidémies dont la fièvre typhoïde», a-t-il regretté lors du 2è symposium des sciences et hygiènes alimentaires qui s’est tenu en avril 2008 à Abidjan.

Pourtant, même si l’attitude hygiénique des Ivoiriens change, le risque demeurera tant que l’atmosphère n’aura pas été assainie par ceux que nous avons choisis pour cette tâche.
Selon Pr Loukou, chef du département de microbiologie à l'UFR des Sciences pharmaceutiques et biologiques, l'incidence de la fièvre typhoïde en Côte d'Ivoire est évaluée à 35 pour 100.000 habitants. Et le taux de mortalité est estimé à 5%. Il est donc important, au dire de Pr. Eba Aoussi , enseignant à l'UFR des Sciences médicales «d'assurer la sécurité alimentaire» des Ivoiriens.

Que chacun donc joue sa partition et prenne ses précautions pour ne pas que nous suffoquions tous – et succombions – à cet air de typhoïde.

24 juillet 2008

Le dispensaire "en pause"

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Les services de santé publique ont toujours été l'objet de fortes critiques pour la légèreté et la négligence des employés de l'État qui y travaillent. Et ça peut se vérifier encore aujourd'hui.

J'étais il y a quelques jours, dans un dispensaire d'un quartier chic de la commune de Cocody pour une consultation médicale.

J'ai eu la malchance de m'y rendre à 12 heures 15.

Sur les bancs installés de part et d'autre sur le gazon de la cour, plusieurs personnes (malade et parents de malades) sont assises l'air désemparé.

Je me dirige droit vers le guichet pour payer le ticket de consultation. Une fois devant la vitre je lis (à haute voix tellement je suis surpris) «En pause».

Je me renseigne donc auprès des quelques personnes qui ne me quittent pas des yeux - se disant certainement que c'est ma première fois. «Il faut revenir à 14 heures 30», me répond une jeune dame visiblement mal en point. «Ici, entre midi et deux il n'y a personne», ajoute t-elle.

Choqué, je veux vérifier l'étendu de cette désertion des infirmiers et autres agents de l'État dans ce service sanitaire.

Je fais alors le tour des portes. Depuis celle de l'«infirmier d'État», à la «pharmacie» en passant par la porte du «service nettoyage» et des vigiles. Elles sont toutes hermétiquement fermées. «Ils sont tous allés manger», me précise t-on dans le couloir menant aux différents bureaux.

Une affiche crasseuse - exposée sur un des piliers qui soutiennent le bâtiment -, confirme tout : «ouvert tous les jours (...) Pause entre 12h et 14h30», lit-on.

Comment peut-on déserter un service sanitaire (public) sans laisser un service minimum de soin ? Et pendant ce temps, les malades doivent prendre leurs maux en patience espérant que leurs états ne s'aggravent pas.

Un conseil, si vous vous rendez dans un dispensaire de ce type, faites-le avant midi ou à partir de 14 heures 30. Pendant ce temps, votre maladie pourra attendre.

Ou alors rendez-vous dans une clinique. Le service y est impeccable. Quitte à vous "stresser" les poches.

29 juin 2008

Pluie de ce dimanche: 7 morts à Abidjan

Alors que nous en parlions il y a quelques temps ici...
Alors qu'un 28 juin un autre drame se produisait.

Et aujourd'hui encore...

Article publié par l'AFP

Au moins sept personnes ont été retrouvées mortes dimanche à Abidjan et quatre blessées à la suite d'un glissement de terrain provoqué par une pluie diluvienne qui s'est abattue sur la capitale économique ivoirienne, a indiqué à l'AFP un officier des sapeurs-pompiers.

"On a retrouvé sept corps (sans vie) et quatre blessés pour le moment", a affirmé cet officier présent sur les lieux de l'inondation et qui a requis l'anonymat.

Le drame s'est produit dimanche après-midi dans un bidonville qui jouxte le quartier chic des Deux-Plateaux lorsque les eaux de ruissellement ont provoqué un glissement de terrain, emportant "les baraques", selon la même source.

Les personnes retrouvées mortes, dont le sexe et l'âge n'ont pas été précisés, ont perdu la vie dans leurs habitations.

Les secours ont été déployés aussitôt dans ce bidonville dont les petites habitations faites de planches en bois et de tôles ondulées contrastent avec les résidences cossues avoisinantes.

Informé par l'état-major des armées, le Premier ministre Guillaume Soro, qui séjourne à Bouaké (350 km au nord d'Abidjan), a demandé au ministre de l'Economie Charles Koffi Diby de se rendre sur les lieux, selon un autre officier.

La grande saison des pluies a commencé depuis plusieurs semaines en Côte d'Ivoire. Chaque année, les fortes précipitations provoquent des éboulements ou glissements de terrains, en particulier dans les "quartiers précaires" d'Abidjan, provoquant la mort de dizaines de personnes.

13 juin 2008

Le "crash" de l'avion de Bakaba

Dans une interview, Sidiki Bakaba parle de la ruine du Palais de la culture et des 580 millions prévus (pour la réhabilitation de l'institution culturelle qu'il dirige) qui ne lui sont jamais parvenus.
Il s'indigne surtout du fait que "son" avion dénommé "oiseau-livres" ne trouve pas forcément l'assentiment de tous.

05 février 2008

Redevance aux téléspectateurs

a23eb1e0c2c9a1e659f6ea9fe9d7c7ee.jpgNous nous sommes toujours demandés à quoi servaient les fonds recueillis sur les factures d'électricité.
Le Quotidien "Le Jour plus" introduit le sujet en affirmant que c'est «dans le souci d'améliorer la qualité des prestations, de la Radio-Télévision ivoirienne, RTI, (que) l'Etat de Côte d'Ivoire, a instauré la redevance RTI depuis 1994. 14 ans après, s'il est vrai que les attentes escomptées en terme de mobilisation des ressources ont été atteintes», les émissions sont toujours taxées de «nazes» par les téléspectateurs. Et le quotidien de s'interroger «Où va donc cette manne financière récoltée au profit exclusivement de la RTI ?».

Quelques chiffres

«A l'instar des autres sociétés d'Etat, des mesures ont été prises depuis plusieurs années pour garantir la qualité des prestations des-dites sociétés. C'est ainsi que pour s'inscrire dans la dynamique des Nouvelles Technologiques de l'Information et de la Communication, le gouvernement instauré une redevance, dénommée redevance RTI. Sur les factures d'électricité. Celle-ci s'élève à 2000 CFA tous les deux mois. Elle devrait être reversée sur le compte de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI) au Trésor public. Evidemment, vu la vétusté des édifices et des infrastructures audio-visuelles, cette somme devrait permettre aux responsables de cette structure de redorer son blason en offrant une meilleure qualité de ses productions aux téléspectateurs et auditeurs.
Ainsi, ce sont des milliards de francs qui sont engrangés chaque année. Une histoire de gros sous. A toutes fins utiles, rappelons qu'à ce jour, la Compagnie Ivoirienne d'Electricité (CIE) enregistre environ 800.000 abonnés. Un simple calcul permet de savoir que ce sont près de 96 milliards qui sont engrangés chaque année. Quant à la Radio et à la Télévision ivoirienne, elles rapportent autour de 4 milliards de recettes publicitaires par an. Que dire des sponsors ? Rien. Sinon qu'ils rapportent entre 600 et 800 millions de francs cfa par an. Au regard de tout ce qui précède, l'on peut affirmer que ce sont des centaines de milliards de francs qui sont récoltés chaque année».

7031fa5ecb195b399ab3762395de3a05.jpgC'est sûr qu'au regard du visage que présente à l'heure actuelle la RTI, l'on doit s'interroger sur ce à quoi servent «les redevances».La télévision nationale n'a pas encore forcément atteint le niveau standard international. Aujourd'hui, où les chaînes étrangères sont «facilement» accessibles sur les bouquets satellitaires, les téléspectateurs sont de plus en plus exigeants en matière de qualité d'images, mais aussi de contenus d'émissions.
«Quand vous zapper d'une chaîne européenne à la 1ère ou TV2, vous êtes déçu», fait remarquer la majorité des personnes interrogées.

«14 ans après l'instauration de la Redevance RTI, auditeurs, téléspectateurs, (...) sont restés sur leur faim. Et pour cause : la Redevance RTI sur chaque facture de la CIE tous les deux mois, pour l'amélioration du contenu des prestations de la Radio et Télé nationale avaient suscité beaucoup d'espoir au sein des populations. Malheureusement, pour cause de gestion approximative et de manque de volonté politique malgré l'esprit de patriotisme et de civisme des populations, les réalisations majeures attendues n'ont pas été faites. Les édifices aussi bien de la Radio au Plateau que de la Télévision à Cocody sont restés en l'état. Des bureaux aux façades extérieures en passant par les infrastructures offrent les mêmes vétustés, à part un semblant de couche de peinture. La station d'Akakro, elle non plus n'a pas échappé à cette négligence notoire de nos autorités. Ainsi, cette station n'a pas pu répondre aux exigences des nouvelles donnes satellitaires. Pourtant, elle doit faire face à la rude concurrence. De l'avis de certains spécialistes et observateurs en la matière, 4 milliards de francs auraient suffi pour soigner l'image de notre Radio et Télé».

En conclusion, les 2000 francs que donnent les téléspectateurs n'est pas la solution. Il faut certainement proposer autre chose. Mais quoi?

28 juin 2017

Usurpation d’image

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Il y a environ deux semaines en arrière, la communauté évangélique des Assemblées de Dieu de la commune de Cocody était offusquée par la photo placardée à la Une du quotidien ivoirien le Jour. Une photo qui illustrait le titre suivant :
A l’origine, cette photo avait été faite par Camille Millerand, photographe français qui a travaillé avec moi sur le projet Chronique Ivoirienne qui paraissait sur le site de "Afrique in visu". Dans la série de thèmes que nous avions à traiter et qui tournaient autour de la jeunesse ivoirienne, nous avions abordés la question du mouvement des (églises) «évangélique» en Côte d’Ivoire et précisément à Abidjan. Ladite photo avait été prise à l’occasion d’un culte d’adoration dans l’église.

20090616_lejour_1720.jpgPourtant, à ma grande surprise, le lundi 16 juin, je suis alerté par des amis m’informant qu’un «scandale était paru à la Une du journal le Jour». Ce journal qui d’ailleurs a décidé depuis un certains temps de tomber dans le sensationnel pour attirer ses maigres lecteurs qui commençait à débarrasser le plancher. Une photo plaquée à la Une pour illustrer le titre suivant : «Guérison miraculeuse dans les églises. GOKA (Nigieria) : Le sanctuaire où les pasteurs prennent leurs pouvoirs. Voici les églises concernées». Et à l’intérieur du journal avec la même photo à l’appui, un article qui tentent lamentablement de démontrer comment des pasteurs ivoiriens puisent leurs pouvoirs mystiques à Goka au Nigeria.
Deux choses tristes. Premièrement, que l’origine et la source de la photo n’ait pas été précisée selon la bienséance journalistique. Deuxièmement, qu’elle ait été placée hors de son contexte.
J’ai donc décidé de mon séjour à Paris pour retrouver Camille et recueillir ses impressions.

- Camille, peux-tu dire aux internautes dans quel contexte cette photo a-t-elle été prises ? Que voulait-elle illustrer à l’origine ?


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- Comment as-tu réagit quand vous tu as appris qu'elle avait été utilisée sans ta permission et ce, à d'autres fins ?


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- Cela pose l’épineuse question de la protection des photos des journalistes photo ? Quelle solution penses-tu sera la bonne pour arrêter ce genre d'écart ?

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