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03 septembre 2008

Miss Noël : Attention à nos enfants !

missnoel.gifJe mettrai le pied dans le plat sans aucun état d'âme parce que ce phénomène prend de l'ampleur et la société ivoirienne dans sa quasi totalité semble lui donner sa caution et l'encourager.

Il se fait en Côte d'Ivoire depuis quelques années un certain concours de beauté dénommé «Miss Noël», qui vise à mettre en valeur la beauté des fillettes de 7 à 10 ans.
«A travers Miss Noël, nous voulons célébrer la beauté et l'excellence chez les fillettes qui ne peuvent pas se présenter au concours Miss Côte d'Ivoire à cause de leur âge, mais qui ont des atouts non négligeables. En plus, nous prenons en compte la compétence intellectuelle des candidates. Mais nous travaillons surtout avec le soutien des parents qui accompagnent leurs enfants», se justifie Patricia Kalou, initiatrice du concours.
Pourquoi à 10 ans (ou moins) une petite fille devrait se soucier de sa beauté ? Pourquoi les organisateurs d'un tel concours ne se limitent pas uniquement à l'aspect «compétence intellectuelle» comme critère de ce concours ?

Cette compétition peut être la porte ouverte à des recrutements pour des pédophiles dont le nombre devient de plus en plus grandissant à Abidjan. Faisons attention !
D'autant plus que des rumeurs circulent dans la capitale disant que certaines organisateurs des concours de beauté en général seraient des proxénètes. Et que derrière le rideau de leurs activités officielles se cache une prostitution de luxe. N'exposons pas nos enfants à ces pratiques.
Nos filles n'ont pas besoin de tels concours.

Pourtant, il existe des compétitions plus saines - et plus intellectuelles - qui devraient susciter l'engouement des parents et des Ivoiriens en général. Les concours «Miss mathématique» - qui souffre d'ailleurs de promotion et de sponsors - (et bientôt Miss Littérature), "Miss dictée"... sont à mon sens, autant exemples d'épreuves auxquelles les fillettes devraient participer.
Parce qu'après le concours «Miss Noël», on ne leur offre pas comme récompenses des ouvrages scolaires, ou une prise en charge dans une école d'excellence, mais plutôt une «vie meilleure» dans le showbiz, ce monde impitoyable.

Pour exemple prenons le cas de Miss Noël 2007.

«En ce moment c'est elle qui fait toutes les publicités d'enfants qui passent à la télé sur ''La Première''. C'est une petite qui est devenue très épanouie, en tout cas, elle a signé beaucoup de contrats avec des agences de communication...», nous apprend Patricia Kalou (ex-épouse Sangaré) dans une interview qu'elle a accordée à un site web. No comment !

Je me garderai (pour l'instant) de parler des nombreux concours de beauté qui pour la plupart font la promotion de la beauté, de la séduction et du sexe. (Miss Côte d'Ivoire, Miss Awoulaba, Miss District, Miss Ivoire campus, etc...)

Pour l'instant, qu'on épargne aux petites filles de prendre l'habitude d'exposer leurs corps au prétexte d'une quelconque beauté - qu'elles auraient - mais, qu'on leurs inculquent la soif d'être excellente dans les études plutôt que le désir de devenir plus belle (à cet âge).

Le Matin d’Abidjan de ce mercredi 3 septembre parle largement des concours de beauté.
A lire ici


Lire aussi cette analyse de la situation des concours "Miss" en Côte d'Ivoire.

02 septembre 2008

De nouveaux bus «made in Abidjan».

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Ce qui relevait de la rumeur depuis quelques temps vient d’être rendue public aux yeux du monde.
«La Sotra fabriquera ses propres bus». C’est en résumé l’info que j’ai tiré de l’article paru dans le «Jeune Afrique» de cette semaine.
Selon l’hebdomadaire, la Société des transports abidjanais (Sotra) «présentera, le 26 septembre à Abidjan, les premiers-nés de sa nouvelle activité industrielle». A cette occasion, deux bus seront produits et assemblés sur place par SOTRA INDUSTRIES, filiale de la Sotra.
Cette filiale prévoit de mettre en circulation «50 véhicules (pour) la première année d’exploitation».
Certainement que cette production va connaitre un essor «en fonction des débouchés commerciaux», avec «200 exemplaires par an, voire 300 par la suite».
La gamme est baptisée «Eburnis» (qui provient de Ebrunie, le surnom de la Côte d’Ivoire) et elle est présentée «en trois version, pour les transports urbains, interurbains ou de tourisme».
Après l’innovation des «bus équipés de mini-ordinateurs» , et cette nouvelle firme de fabrication locale, la Sotra va gagner du terrain et se classer parmi les têtes d’affiche au niveau des sociétés de transports en Afrique et (pourquoi pas ?) dans le monde.

28 juillet 2008

Indices de transports en Côte d'Ivoire (1)

J'avais promis revenir afin de vous communiquer les prix du transports en Côte d'Ivoire.
Commençons donc par les lignes interurbaines d'Abidjan, la capitale économique.
Vous constaterez avec moi que les prix n'ont pas changé. L'augmentation (allant de 50 à 150 francs sur les tarifs) est resté le même après la (légère) baisse du prix du gas-oil.

Téléchargez le document en cliquant sur Indices des nouveaux prix.doc

Ps: Si vous constatez un changement dans votre commune faites-moi signe pour que je fasse un mise à jour de mes données.

23 juillet 2008

L'aéro(port) sur le web

Petite ballade sur le site web de l'Aéroport international Félix Houphouet Boigny d'Abidjan (qui gagnerait à être mis à jour) et celui du port d'Abidjan, pas très beau (pro) à mon sens. Pourtant on y trouve beaucoup d'informations sur la vie du port autonome d'Abidjan.

21 juillet 2008

Le salaire de nos ministres

L'annonce a été faite hier. Les salaires des ministres seront mis "au régime".

"(...)La réduction du train de vie des Membres du Gouvernement par la prise de mesures pouvant affecter aussi bien les traitements que les véhicules de commandement ou de service : ainsi le salaire de base des membres du Gouvernement est diminué de moitié."

Voici donc exposé les salaires avant lesdites mesures.
Nous aurons à partir de là, une idée plus claire de combien toucherons nos ministres désormais.
Petite question: Le Président de la République est-il concerné ?

-Président de la République : CFA 9.584.580F
-Premier ministre : CFA 7.667.664F
-Présidents ou chefs d’institutions : CFA 6.709.206F
-Ministres d’Etat : CFA 5.750.748F
-Ministres : CFA 4.792.290F
-Ministres délégués : CFA 3.833.832F

16 juillet 2008

Circuit pétrolier ivoirien

Un de mes amis qui semble s’y connaître, m'a expliqué de façon ramassée certaine chose à propos de notre pétrole.

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"L’Etat permet à toute entreprise disposant de moyens, d'acquérir des permis pour l'exploration de supposés champs pétroliers à ses propres frais et sans intervention aucune de l'Etat.
Une fois les gisements découverts, le brut extrait est divisé en 2: une partie revient à l'entreprise ayant investi dans la recherche pour l'amortissement de son investissement. La seconde partie est ensuite divisée en deux: une partie pour l'entreprise, une pour la petroci.
Chacune des parties disposant donc de sa quantité, la vend à sa guise selon la loi de l'offre et de la demande.
La petroci après la vente de sa quote-part garde une partie du produit de la vente et l'autre partie est reversée dans les "caisses" de l'état".


Les entreprises exploitantes des champs sont :
FOX TROT, CNR INTER ET DEVON

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De toutes ces sociétés seule DEVON dispose d'un centre de stockage à la SIR.
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la SIR s'approvisionne essentiellement au Nigeria.
Les productions de brut ivoiriennes (Lion et Baobab) ne sont pas conformes aux installations de la SIR. Le produit brut est alors exporté compte tenu de la qualité des produits qui ne répondent pas au besoin du marché (plus d’essence que de gasoil).

12 juillet 2008

Baccalauréat 2008, voici quelques résultats

En attendant la proclamation officielle des résultats qui aura lieu la semaine prochaine probablement le 16 juillet, nous avons pu obtenir les grandes tendances des délibérations qui se sont achevées hier. Les résultats ne sont pas fameux dans l'ensemble. Ils tourneraient autour de 30% d'admis au plan national. Mais certaines séries s'en tirent à bon compte. Selon de nombreuses sources, les résultats de la série D sont nettement supérieurs à ceux de l'année dernière où le taux de réussite était très faible. Par exemple dans un jury du lycée classique d'Abidjan, 132 candidats ont été déclarés admis sur 572 soit 24,13% de réussite. Au collège Voltaire de Marcory, les délibérations ont donné 43 admis sur 145 candidats. Toujours dans cette même série à Gagnoa, 74 élèves ont décroché le bac sur 245 candidats soit 30,20% de taux de réussite.


A Agnibilekrou, les résultats donnent environ 40% de réussite tandis que Korhogo enregistre plus de 25% d'admis. La série C semble mieux logée avec des résultats nettement situés au-dessus des 50%. Au collège Voltaire un jury a obtenu 39 admis sur 50 candidats, soit 78% de réussite. Agnibilekrou dépasse ce score avec 80% de succès.

A Gagnoa, 9 candidats sur 29 d'un jury ont décroché le fameux sésame qui leur ouvre les portes des études supérieures. Korhogo se tire avec 60% de réussite. Cette tendance à la hausse est confirmée dans de nombreux centres de correction à l'intérieur du pays. « Généralement, les résultats sont meilleurs dans cette série scientifique. Peut-être que cela s'explique par l'orientation des meilleurs élèves en terminale C », fait remarquer un professeur de mathématique. Les résultats des séries littéraires se situent entre 20 et 40% de réussite.

Au lycée Adama Sanogo, 72 ont été déclarés admis sur 202 candidats en série A2 dans un jury. Au lycée classique d'Abidjan, 64 ont obtenu le bac sur 195 candidats. Korhogo a enregistré 25% de succès, Agnibilekrou 50%. En A1, un jury du lycée classique a réalisé 50% de réussite ; même score à Korhogo dans cette même série. De nombreux enseignants reconnaissent que le sujet de mathématique était difficile pour les candidats de la série A2. « Ce sujet aurait pu être proposé aux candidats de la série D », ont soutenu des professeurs en délibération au lycée Adama Sanogo.

Pour être admis au bac, le candidat doit obtenir une moyenne de 10 sur 20 c'est-à-dire 200 points. Ceux qui ont une moyenne comprise entre 8 et 9,99 sont repêchés selon certaines conditions. Le candidat officiel doit avoir la moyenne en classe et dans les matières spécifiques qui sont la philosophie, le français et la langue vivante 1 pour la série A2. Pour la série D, il faut obtenir la moyenne en mathématique, en physique et en Science de la vie et de la terre (Svt). Pour la série C, une seule moyenne en math ou en physique suffit pour être repêché. Pour les candidats libres, il faut obtenir 9 de moyenne au bac et dans deux matières spécifiques pour être repêché.

(Source Nord Sud Quotidien)

02 janvier 2008

Très chère Côte d’Ivoire

bdf752e832058908a97c4122fa7c814e.jpgPlus d’un demi million d’euros par jour, c’est le coût de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire. Autant le savoir alors que Paris a décider depuis, le 5 avril 2005 du renouvellement du mandat de sa force d’interposition de 4000 hommes en Côte-d’Ivoire.
Cette somme représente un peu moins du tiers des "opex", les "opérations extérieures" de l’armée française, chiffrées pour 2004 à 650 millions d’euros (sur un budget annuel de 15 milliards d’euros). A titre de comparaison, les missions de l’armée française dans les Balkans ont coûté 210 millions d’euros en 2003 et 100 millions pour l’Afghanistan.
La flambée de violence de novembre 2004 à Abidjan a dû alourdir un peu la facture (on n’ose porter à la colonne crédit le fruit de la participation de bidasses français au casse de la BECAO de Bouaké en 2003 !). En s’en tenant aux chiffres officiels, presqu’une demie décennie de présence en Côte d’Ivoire ont donc coûté plus d’un milliard et demie d’euros, dont la majeure partie en soldes exceptionnelles. L’équivalent d'une vingtaine de "Rafales", le dernier né des avions de combat français dont l’armée de l’air ne possède pour l’instant que 10 exemplaires opérationnels.
Ces chiffres n’ont rien de scandaleux si, comme s’en vantait le Quai d’Orsay et le ministère de la Défense – à l’époque – "on a évité un second Rwanda". (no comment!)
Mais ce qui choc, c’est que le retour en France semble être absent du vocabulaire de la Licorne. Et ce, malgré les sommes énormes qu’elle (la France) dépense pour récompenser les promenades et autres vacances que s’offrent les soldats sur place en Côte d’Ivoire.
Malgré l’accord de Ouaga signé depuis le 4 mars 2007, malgré la «ligne de méfiance» levée, malgré le climat de paix qui se fait sentir, malgré la sécurité – assurée d’ailleurs par l’armée ivoirienne – dont sont l’objet tous les français en Côte d’Ivoire, malgré les élections annoncées pour juin 2008…malgré tous ces signes, la force licorne refuse de rentrer chez elle.
Alors pourquoi dépenser tant de milliards… Allons-y comprendre quelque chose !

(Source Afrik.com)