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30 décembre 2008

A qu(o)i servent les chargeurs d'Abidjan ?

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A quoi servent les "chargeurs" ? Cette question, les Abidjanais qui empruntent les véhicules de transports en commun - Gbaka (mini car) ou Wôrô wôrô (taxi communal, appelé aussi Warren) - se la posent tous les jours. Ils sont à tous les carrefours et autres feux tricolores. Ils envahissent les gares et les parcs de stationnement pour réclamer de l'argent aux apprentis ou aux chauffeurs des dits véhicules. Qui les envoie ? Ou va cet argent ? Les questions, il y en a des centaines sur ce phénomène qui ne semble inquiéter personne. Ils se font appeller "Syndicats". Que défendent-ils ? Ou plutôt, qui défendent-ils ? A chaque stationnement ils réclament entre 50 et 300 francs. "En fonction du nombre de personnes que nous prenons, le prix varient", témoigne un apprenti.
"Il existe en réalité des syndicats pour les chauffeurs à qui on verse des droits journaliers qui vont dans les caisses dudit syndicat", explique Ousmane O, il est conducteur de Warren à Portbouet, le quartier qui abrite la plage et l'aéroport.

Ces "mendiants" d'une autre espèce ne sont pas des syndicats. Pourtant, ils sont organisés. "Il y a un chef, qui a ses éléments sur le terrain. Et ces derniers doivent lui verser une certaine somme à la fin de la journée", témoigne un ancien "chargeur". "C'est en fonction de ce quota fixé par le grand chef que chaque chargeur est payé", précise t-il.
Dans les commune d'Abidjan, chaque territoire appartient à un "clan" de chargeurs. Ainsi, on assiste parfois à des guerres terribles (souvent à la machette ou l'arme à feu) pour conquérir un tel ou un tel "territoire qui est juteux".
"A Abidjan il y a des zones qui sont considérées comme de véritables mines d'or", affirme un conducteur averti. "Il y a le grand carrefour de Marcory, le grand carrefour de Koumassi, Adjamé-liberté, Yopougon Siporex, le grand rond point d'Abobo, le carrefour de la riviera 2", indique t-il.
C'est tout de même dommage que cette nouvelle race de mafia exerce elle aussi, aux côtés de nos forces de l'ordre sans que ceux-ci ne lèvent le petit doigt. On pourrait comprendre pourquoi. N'est ce pas ?

09 décembre 2008

Quand la Star’Ac déçoit à Abidjan

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Célèbre émission (de moins en moins parait-il) en France, la Star Academy est aussi suivie avec attention à Abidjan. Chaque "prime" fait l’objet d’un regard particulier et de commentaires par la suite. «Il n’arrive pas un vendredi où je manque l’émission de TF1», affirme une Abidjanaise. Elle a le bouquet de canal qui lui permet de voir la chaîne sur laquelle l’émission est diffusée. Ceux qui n’ont pas les chaînes cryptées se contentent de suivre l’émission sur le net.
Ils sont donc nombreux enfants, jeunes et vieux, femmes comme hommes à suivre (souvent avec passion) l’émission musicale.
Jusqu’ici tout allait bien jusqu’à ce qu’au dernier "prime" du vendredi 5 dernier, Joanna soit sortie de la compétition. «Je n’arrive pas à comprendre pourquoi ça s’est passé comme ça», se demande déçu un autre fan de l’émission. Alors que tous espéraient qu’elle succède à Quentin, les "supporters" de la talentueuse Joanna ont été fortement déçus.
Fait marquant, c’est que la majorité des personnes rencontrées misait sur elle. «A Abidjan, on supporte Joanna», ne manque pas de dire avec le sourire une admiratrice de la chanteuse.
Les "star’Acphiles" abidjanais, promettent de ne pas suivre la finale car pour eux Alice, l'un des deux finalistes n’a pas forcément le niveau. Décidément la Star’Ac risque de perdre des téléspectateurs même ici.

29 novembre 2008

l'Insaac fermée...pour grève

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18 novembre 2008

Caprice Météo

La météo abidjanaise est devenue très capricieuse ces derniers jours. Tantôt il pleut, tantôt le soleil brûle de ces milles feux.
Hier nous avons atteint les 34 dégrés.
Les parapluies sont ardemment sollicités pour un cas comme pour un autre.
Pourtant, novembre est le mois où commence l'harmattan. Notre cher Harmattan. Où les rires et les sourires sont faits avec nuance. L'harmattan où blanchissent les peaux.
Pour l'heure, ce sont nos rues qui sont innondées, nos corps qui sont trempés et nos têtes qui subissent les âffres de la canicule.

Voici le temps qu'il a fait ce matin à Cocody.


Un peu de pluie entre 11 heures et midi...

vidéo réalisée à exactement 11 heures 46.

... suivi d'un temps plutôt beau depuis quelques minutes.

vidéo réalisée à 15 heures 10

17 novembre 2008

Parcours du semi-marathon d'Abidjan

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La capitale ivoirienne va connaître une ambiance particulière le 6 décembre prochain. En effet certaines agglomérations risquent d'être fermées et ce à l'occasion de la 17e édition du semi-marathon international du District d’Abidjan.
"Viens courir pour la paix". C’est le thème sous lequel sont appelés à courir les athlètes.
Le comité directeur piloté par Nicolas Débrimou a présenté les 21 km auquel seront soumis les athlètes dès le samedi 6 décembre prochain. Comme par le passé, le départ sera donné devant l’hôtel du District au Plateau. Les athlètes se lanceront en direction de la commune de Treichville où ils longeront le boulevard Giscard d’Estaing après le pont Félix Houphouët-Boigny. Un détour au grand carrefour de Koumassi, les athlètes emprunteront le boulevard du 7 décembre pour se retrouver dans la commune de Marcory en foulant le sol de l’avenue TSF pour ressortir sur le pont général de Gaulle. Une fois au Plateau, les participants courront jusqu’au boulevard Carde avant de se retrouver devant l’Hôtel du District pour l’arrivée.

Alors si vous voulez assister à cet évènement où si devez passer par une de ces voies, prenez vos dispositions.

13 novembre 2008

Guerre au tribunal

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Suite à cette affaire, les avocats manifestent et exigent le départ du procureur Tchimou. Ce dernier se défend.
Mais, bien malin celui qui nous situera sur l'issue de ce bras de fer. Les hommes en noirs n'entendent pas "se laisser faire". Tchimou lui dit pouvoir se passer d'eux pour le procès.
Attendons pour voir.

31 octobre 2008

"Blissi time"

A Abidjan, chaque saison a ses mets vendus en bordure de route. Il y a la période de maïs (braisés ou bouillis), d'arachides (frais, grillés ou boullis), d'ignames (boullis ou braisés)...
Actuellement, c'est la période des "blissi". Ce sont des bananes plantains (mûres ou non) qui sont cuites sur des braises de charbon à feux doux.
Au fait, d'où vient le nom "Blissi" ?

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Votez chaque jour
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25 octobre 2008

Bilan d'un vendredi (pas comme les autres) à Abidjan

Quatre policiers ont été blessés vendredi et deux civils tués à Abidjan, la capitale économique ivoirienne, suite à des soulèvements des populations dans des enlèvements d’enfants. C'est le bilan qui ressort de la journée d'hier vendredi 24 octobre. Une journée que beaucoup (pour une raison ou pour une autre) n'oubliront pas de sitôt.


podcast


La police dresse dans un communiqué le bilan et fait quelques recommandations

podcast


La Société de Transport Abidjanais (Sotra) déclare dresse aussi un bilan sombre de cette folle journée.

podcast


Podcast réalisé à partir du dernier journal de la 1ère chaîne de télévision ivoirienne.

24 octobre 2008

Insécurité. 4 enfants enlévés dans une école

Depuis quelques jours des sms et des mails font état de ce que des individus enlèvent des personnes (adultes comme enfants) pour semble t-il, fournir un commerce d'organes humains.
Ce qui est arrivé il y a à peine il y a quelques heures est effrayant et doit interpeller tout le monde (en premier lieu les autorités).
Selon l'information que je viens de recevoir, une école primaire situé à Abobo un quartier populaire aurait reçu vers 11 heures, la visite de plusieurs hommes puissamment armés (de Kalach et de pistolets). Les individus une fois à l'intérieur de "La Fontaine" (le nom de l'école) auraient immobilisés tout le personnel enseignants et arrachés de force des enfants qu'ils auraient embarqués à bord de leur véhicule.
Selon mon informateur, 4 enfants auraient été enlevés. Les cours auraient donc été suspendus "jusqu'à nouvel ordre", m'apprend t-on.
Avant de me rendre sur les lieux pour vérifier et recouper les infos j'appelle à la vigilance de tous.
Merci de faire passer le message à tous vos contacts.

23 octobre 2008

Quand Mel fait parler de lui...sur la route

Le ministre de la ville et de la salubrité urbaine Théodore Mel Eg, a commencé depuis quelques mois l’aménagement de la voie qui mène de Cocody (commune où réside le Chef de l'Etat) à la caserne des "sapeurs pompiers militaires" (via "La Corniche"), située à quelques mètres du Plateau (centre des affaires).
J’ai eu par habitude de constater de loin (en passant devant) que c’était bien aménagé et bien décoré.
Aujourd’hui je m'y suis arrêté pour voir ce que ça donne de près.
C’est Fan-tas-ti-que !
Alors je partage avec vous ces belles images.

Le pont qui mène au plateau a été peint par un artiste talentueux

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Dans cet espace étaient stockées toutes les ordures ménagères drainées par les canalisations

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Les espaces verts n'ont pas été oubliés

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Un jet d'eau a été installé avec à son bas un panneau lumineux (animé) montrant les différents présidents que la Côte d'Ivoire a connu.

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Ici...Henri Konan Bédié...qui a succéder à Félix Houphouët Boigny

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...et le Gl Robert Guéi qui a renversé dans un coup d'Etat en décembre 1999 Henri Konan Bédié.

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Désormais, on circule mieux sur la voie de "l'Indénié"

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16 octobre 2008

Abidjan et "son" usine de faux Euro

Faux_billets161008275.jpgDes coupures de 50 € imprimées à Abidjan par des Chinois, arrivées la semaine passée à Bruxelles. La crise boursière, en ce qu'elle provoque une forte demande de cash, favoriserait la mise en circulation de fausse monnaie : c'est ce que nous apprenons, hier, d'un contact dans le milieu criminel bruxellois. Selon la source, la crise est déjà actuellement exploitée par des milieux mafieux qui injectent de faux euros en Belgique. De façon précise, un test a en tout cas été effectué la semaine passée sur Bruxelles, une livraison limitée de faux 50 € imprimés en Côte d'Ivoire.

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14 octobre 2008

Le "M-Banking" en Côte d'Ivoire

mobile-commerce.jpgConnaissez-vous le "Mobile Baking" ? ...
Moi non plus.

Je vous propose donc cette interview réalisée par Anne Laure sur ce sujet.

Jean Michel Garoutet explique cette expérience (du "M-banking") qui vient de finir d'être testé en Côte d'Ivoire et qui va se commercialiser semble t-il, les mois à venir.


podcast

09 octobre 2008

Abidjan devient «Grand»

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Le Président ivoirien Laurent Gbagbo va présenter dans le courant du mois de novembre prochain, le projet de "Grand Abidjan". Selon l’information contenue dans le «Confidentiel de Jeune Afrique n° 2491», l’objectif principal de ce projet est de «moderniser en profondeur la grande métropole du pays pour accélérer son développement économique». Un développement qui aura pour but (in fine en 2035) de permettre à Abidjan d’accueillir 10 millions d’habitants contre 4 millions à l’heure actuelle.
Aussi selon l’info, le Grand Abidjan réunira les trois anciennes capitales du pays que sont : Grand Bassam, Bingerville et «le vieil Abidjan». Le projet s’étendra par la suite à l’ouest en direction de Sassandra.
L’article révèle que sont notamment prévues la construction d’un pont reliant Yopougon (plus grande commune) à l’ile Boulay, d’un nouveau terminal à conteneurs de 3000 mètres de quai, d’un quartier administratif, d’une marina, de complexes immobiliers et hôteliers ainsi que le création d’une zone franche.

02 octobre 2008

Le Centre culturel français ouvre ses portes

CCF.jpgOn commence à être habitué depuis un certains temps à la (ré)ouverture d'établissements français qui étaient fermés depuis la crise en Côte d'Ivoire.
Après, le retour des établissements de business français, et la rouverture du lycée français Blaise Pascal... place au centre culturel français (CCF).
Situé à Abidjan-Plateau, il reprend petit à petit ses activités. Mais, le CCF n’est pas encore ouvert au grand public comme ça l'était avant la crise en ivoirienne.
Avec le retour à la normalisation et la stabilité, ce centre, très visité par les élèves, étudiants, travailleurs, artistes... pourrait rouvrir, en définitive, dans quelques mois, en 2009.
L’information a été donnée par Francy Degardin , la responsable de la politique intérieure, de la société civile, de la communication et des droits de l’homme de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire. «Nous avons l’intention d’ouvrir le CCF», a-t-elle souligné annoncé. Si elle se préserve cependant de donner une date précise, Madame Degardin annonce l’ouverture pour 2009.
Par ailleurs, des problèmes administratifs y sont pour beaucoup dans le retard que prend l’ouverture. Situation, selon elle, qui ne dépend pas de l’Ambassade de France en Côte d’Ivoire mais de l’Etat français.
Certainement la rentrée prochaine on verra (pourquoi pas ?) l'ouverture du Collège Jean Mermoz. (Voir prochain post).

26 septembre 2008

Une voiture retirée de la lagune

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Ce vendredi après midi un embouteillage est provoqué par une grue qui tente de retirer une voiture de la lagune sur l'axe Plateau-Cocody.

Toutes les images

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25 septembre 2008

Le quartier "Gobelet" rasé

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Dans un précédent post j'affirmais que les quartiers précaires (de cocody) "ne sont toujours pas l'objet d'attention de la part des autorités".
Cette fois les autorités de ladite commune ont décidé de porter leurs regards sur l'un des plus grands bidonvilles et de déguerpir les habitants à "coup de buldozzer".
Récit d'une journée dramatique pour des milliers d'individus désormais sans abris.

"Des centaines d`habitants du quartier Cma à Cocody II-Plateaux Vallon sont dans la tourmente. Ils ont passé hier, la nuit à la belle étoile. Ils ne savent pas non plus où se loger les prochains jours. De fait, hier aux environs de 8h30, leurs habitations de fortune ont été démolies par la mairie de Cocody.
A notre arrivée sur les lieux, ce sont des habitants dépités que nous avons vus en train de sauver ce qui peut l`être. Dans les tas de débris, de briques cassées et de toits détruits par un Caterpillar. A en croire Abdoulaye Diabouré Gambo , adjoint du chef de quartier, cette opération de déguerpissement ne leur a pas été signifiée. C`est donc avec surprise qu`ils ont vu débarquer les agents de la mairie accompagnés des Forces de l`ordre.
"Au début, la société NSIA a construit une clôture autour de son terrain. Et nous avons été priés de reculer à 15 m dans le bas-fond. Ce que nous avons fait. A la demande d`un certain Gnonkoua de la mairie, nous avons construit des maisons en dur. Les limites du terrain de la société ont été fixées. Ils n`ont pas le droit de détruire nos maisons ", a-t-il dénoncé.
Meurtrie par ce qu`il vient d`arriver, la jeune Doffou Epiphanie Marie Ghislaine est en larmes. "J`ai perdu les 150000 FCFA pour ma scolarité. Je devais aller m`inscrire avec cet argent. Que vais-je faire maintenant ? ", s.
Approchée, la mairie de Cocody a répondu que ce n`est pas une opération d`envergure. Selon Stéphane Koudougnon, Directeur technique, ce terrain appartient au groupe NSIA. Il a été longtemps squatté par des riverains. Ces derniers ont reçu il y a quelques mois, une mise en demeure pour quitter les lieux. "Ils tardaient à s`exécuter. Aujourd`hui, NSIA réclame son terrain de 1200 m2 pour l`exploiter. C`est pourquoi, nous les avons déguerpis ", a soutenu le Directeur technique".

(Récit avec "Le Temps")

Voir quelques photos

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20 septembre 2008

Les "agences immobilières" d'Abidjan

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Trouver un logement à Abidjan est un véritable casse-tête chinois. Agents immobiliers informels reconnus se livrent une guerre sans merci. Se trouver un loyer à Abidjan relève d'un véritable casse-tête chinois.

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18 septembre 2008

L'indénié inondé

Si vous vous rendez au plateau ou à Adjamé et que vous avez l'intention d'emprunter les voies qui passent par "les sapeurs pompiers", je vous le déconseille.
Selon plusieurs témoignages reçus, les voies seraient inondées rendant difficile la circulation dans ce secteur.
"Depuis 9 heures, la circulation est devenue difficile. Parce que la route est remplie d'eau du fait de la pluie de ce matin", témoigne Jonas Y, qui a tenté "la traversée" à bord de son véhicule.

La zone de l'indénié subit toujours ce genre de désagrément à la moindre fine pluie. Le ministère de la ville qui a (depuis un certain temps) embelli les espaces verts aux alentours, devrait sérieusement se pencher sur la question du système d'évacuation des eaux de pluies.

16 septembre 2008

Une affaire de terre

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Des individus se réclamant «des villageois de Anono (village situé au sein de la commune présidentielle de Cocody)» ont manifesté ce mardi à la "Riviera Golf" non loin de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Côte d’Ivoire.
C’est aux alentours de 10 heures 30 que les manifestants (ébriés, ethnie dudit village) ont occupé les artères principales du quartier revendiquant «une attribution sauvage de leurs terres à n'importe qui» par le ministère ivoirien de la construction et de l'urbanisme.
«Le ministère de la construction attribut de façon anarchique nos terres pour que des gens viennent construire dessus. Nous sommes déterminés aujourd’hui à reprendre par tous les moyens ce qui nous appartient», a expliqué puis menacé le chef de file des manifestants, vêtu d’un pagne traditionnel. «C’est un des collaborateurs du chef de village d’Anono», précise un manifestant.
Les éléments de police de la commune de Cocody arrivés une dizaine de minutes plus tard ont menacé de disperser à coup de grenades lacrymogènes les manifestants.
Mais devant la determination de ces jeunes, la voie du dialogue a été privilégiée.
En fin de compte, c’est par une longue négociation entre les forces de l’ordre et les jeunes ébriés que ces derniers ont quitté les rues. promettant toutefois, de réiterer cette manifestation…une autre fois...ailleurs.

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11 septembre 2008

Le Sima grandeur nature

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Je vous disais ici que je vous enverrais les news de la 1ère édition du Salon Ivoirien des Métiers d’Abidjan (Sima).
J’y ai fait un petit tour rapide. Et je dois avouer que j’ai été émerveillé par l’organisation et par le nombre de participants (et d’exposants) à ce salon. J’ai compté au moins une soixantaine de stands. Grande école, centres de formation, lycées professionnels, centres artisanaux, entreprises de (télé)communication, salons de coiffures, menuiseries…
Tous les métiers étaient représentés.
Le salon à aussi sa radio «Radio Sima» qui pendant ces trois jours va entretenir les visiteurs et donner toutes les informations utiles pour le salon.
Justement selon les organisateurs, le «Sima» se présente comme «une plate-forme d’échanges et d’informations entre les partenaires du système de la formation professionnelle, les élèves et les entreprise».
Avec pour thème «le renforcement du partenariat école-entreprise pour une insertion professionnelle durable», le Sima a pour objectif (entre autres) de «montrer aux ex-combattants et ex-miliciens les opportunités de réinsertion», mais aussi et surtout de «faire découvrir au grand public, aux chefs d’entreprises, aux partenaires au développement et aux bailleurs de fonds, le savoir faire et le savoir être des stagiaires pendant leur formation et la compétence des produits de l’enseignement technique et la formation professionnelle (EFPT, initiateur du salon) au sein de l’entreprise».
Il y a de belle chose à voir. Et vous avez encore deux autres jours pour découvrir à l’hôtel du golf tous les stands qui présentent des travaux souvent surprenants.
C’est le samedi 13 prochain que le Sima fermera ses portes.

Quand à nous, chaque jour, nous vous ferons découvrir un exposant qui nous aura marqué.
Pour aujourd’hui je vous présente Kocorico.com
C’est une votre boutique en ligne. Ainsi, où que vous soyez dans le monde, vous pouvez montrer vos articles, votre boutique ou autre, à tout potentiel acheteur, en allant simplement sur. J’ai craqué pour le stand et pour le service qu’il offre.
Les présentateurs au Sima disent que c’est «un guide pour le shopping et pour le tourisme, c’est un guide en ligne multisectoriel et un instrument de mise en relation. Il offre la possibilité aux internautes de trouver des produits et des services en vente ou en location sur Internet chez plusieurs marchands et particuliers référencés, de comparer éventuellement les prix pour les produits et services identiques».
Voir le site ici... et toutes les photos un peu plus bas.

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Visite au Lycée Blaise Pascal d’Abidjan

Situé à la Rivera 3 (quartier huppé d’Abidjan), le lycée français Blaise Pascal retrouve petit à petit l’ambiance des grands jours de cours. Et le cadre fraichement rénové offre aux élèves un environnement propice au travail et à la discipline.

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Bâtiments flambant neufs, pelouses constamment arrosées, cet établissement a fière allure.
L’odeur de peinture fraîche témoigne des récents travaux qui ont été effectués.
L’école comprend des bâtiments de cours, des salles de langues mais aussi des salles de technologies avec des ordinateurs de pointes reliées entre eux via un serveur général qui gère toutes les connexions de l’école.
L’aire de jeu séduit aussi. Terrain de football, piscine mais aussi le restaurant dont les prix varient entre 3000 et 4000 francs le repas (complet).
Vu de l’extérieur les frais de scolarité semblent élevés.
Maurice Demailly, proviseur du lycée Blaise Pascal ne dément pas cette information. «L’un des soucis de l’Etat ivoirien est de faire de cette école un établissement d’excellence. C’est la raison pour laquelle nous faisons venir des professeurs hautement qualifiés et nous mettons des moyens de pointes aux services de l’encadrement des enfants. Et tout cela coûte cher», justifie le proviseur. «Le Lycée Blaise Pascal ne fait pas de bénéfices», ajoute t-il. «Nous divisons le total des dépenses de l’école par le nombre d’élève. Et c’est ce qui constitue les frais de scolarité», précise cet ancien diplômé de l'école de journalisme de Lille en France.
Le lycée Blaise pascal compte 950 élèves avec environ 50 % d’Ivoiriens. Elle compte des classes de la 6ème à la Terminale (littéraire et scientifique). «L’effectif est contrôlé. Pas plus de 30 élèves par classe», affirme, Maurice Demailly.
Pour cet encadrement, 70 professeurs sont à la tâche. Ils viennent pour la plus part de l’extérieur. Mais il y a également des anciens professeurs des anciennes écoles qui ont été fermées à lors des évènements de 2004. «Il y a aussi des professeurs qui viennent de Côte d’Ivoire», ne manque pas de dire, Jacques de Lesquen, chef du service de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France en côte d’Ivoire.
Voir toutes les photos du lycée Blaise Pascal d'Abidjan

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06 septembre 2008

Rions un peu...en Nouchi

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C'est l'histoire d'un concours de traduction en nouchi quelque part à babi (Abidjan). Trois communes sont dignement représentées. Un loubard de Treichville, un "Bella" d'Adjamé et puis un "Coxer" d'Abobo.

La phrase à traduire en nouchi est la suivante.
"Les oiseaux se cachent pour mourir".

Le loubard de Treich :
les Kôtôkoli se gbré pour dja.

Le "Bella" d'adjamé :
Le zizia se krou pour douf.

Dévinez ce qui sort de l'"Abobolais"
Les hohoo! se hohoo! pour hohoo.


Alors et vous ? Avez-vous une meilleure traduction en nouchi de cette phrase ?
Pour vous aider voici le dictionnaire nouchi en ligne ici

26 juillet 2008

A la découverte de la "TASLY tendance"

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Connaissez-vous TASLY ? Moi non plus. Ou du moins pas jusqu'à hier. Cette grande firme chinoise – dirigée par le docteur Yan – spécialisée dans les produits pharmaceutiques est décidée à conquérir le marché ivoirien.
Après avoir «inondé» l’Afrique du sud, le Ghana et le Nigeria de «médicaments chinois», l’entreprise TASLY a déposé ses bagages dans la capitale ivoirienne de façon fracassante. L’affluence que j’ai pu observer dans certains de ses locaux (Williamsville, 2.-Plateaux) en est la preuve. Selon certaines sources bien introduites dans l’administration de «TASLY Côte d’Ivoire», déjà certaines pharmacies abidjanaises ont commencé à s’approvisionner en produits «TASLY». Une marque qui selon le site web de l’entreprise a une renommée mondiale dans le domaine des médicaments en général et de la médecine chinoise en particulier.

Des produits pour des maladies incurables

Selon les informations recueillies au siège – située au cœur des «2 plateaux-vallon» – , de «TASLY Côte d’Ivoire», les produits peuvent guérir des maux comme la tuberculose, la sinusite, mais aussi les problèmes d’anémie, de rhumatisme et de tension artérielle.
Ce qui semble faire courir les personnes qui prennent d’assaut les bureaux de cette compagnie de Beijing, c’est bien le bruit qui court (plus vite d’ailleurs) disant que des maladies comme le diabète, l’insuffisance rénale ou même certains cas de cancer peuvent être guéris par les médicaments fabriqués et distribués par l’entreprise chinoise.
Des médicaments efficaces dit-on, dont les prix sont exorbitants. Allant de 11 000 à des chiffres pouvant atteindre plusieurs centaines de mille.
Mais, grossistes, détaillants, malades et parents de malades semblent ne pas se soucier des différents prix qui scintillent sur les «bons d’achat».
Mais pourquoi un tel engouement pour des produits aussi chers ?

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Une politique marketing dite «fortement rentable»

En réalité, si le monde accourt c’est qu’il y a – selon des témoignages lus dans les brochures distribuées – beaucoup d’argent à gagner en guise de bénéfices.
La politique marketing repose sur le système de sponsoring et de bénéfice à la chaîne. Vous vous souvenez certainement de la chaîne développée à une certaine époque par les produits Aloès. Le principe est sensiblement le même. Sauf qu’ici les gains sont plus alléchants avec des bénéfices pouvant atteindre 500 voire 1000 pour cent (et même plus). On peut gagner également une voiture du type TASLY et un séjour touristique à Pékin.
«Quand vous faites un achat de médicaments, vous êtes habilités à réclamer une fiche d’adhésion que vous remplissez et que vous déposez. Vous êtes alors référencés par un numéro (qui est internationalement archivé et conservé). On vous remet ensuite une «carte TASLY» (sous forme de carte de crédit) portant votre numéro d’adhésion (auquel sont rattachés dans les archives, vos informations personnelles. Ensuite, à vous de faire venir une ou deux autres personnes qui suivront le même procédé et qui doivent elles aussi faire adhérer d’autres clients à l’entreprise», explique Gérard Kassi (c’est un pseudo, l’individu ayant refusé que son identité soit révélée dans cet article).
«À mesure que votre chaîne s’allonge, vos bénéfices grossissent», précise t-il.
A peine installée, TASLY enregistre selon les statistiques disponibles à son siège, une centaine de chaînes et des milliers d’adhérents.

Quels crédits pour TASLY ?

Personnellement, je n’accorde pas de crédit aux produits chinois (de qui pourtant on dit beaucoup de bien). Je préfère encore les produits made in Côte d’Ivoire à ces produits dont on ne maîtrise pas forcément les origines et les manipulations faites sur eux.
Quand à la «stratégie fortement rentable» je suis sceptique. On a été habitué en Côte d’Ivoire à ce genre de chaîne dont l’issue est regret et pleurs.
Pourtant les témoignages de gens qui ont commencé à faire fortune dans «l’investissement TASLY» commencent à faire tache d’huile.
Libre à chacun d’en faire son expérience.

24 juillet 2008

Le dispensaire "en pause"

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Les services de santé publique ont toujours été l'objet de fortes critiques pour la légèreté et la négligence des employés de l'État qui y travaillent. Et ça peut se vérifier encore aujourd'hui.

J'étais il y a quelques jours, dans un dispensaire d'un quartier chic de la commune de Cocody pour une consultation médicale.

J'ai eu la malchance de m'y rendre à 12 heures 15.

Sur les bancs installés de part et d'autre sur le gazon de la cour, plusieurs personnes (malade et parents de malades) sont assises l'air désemparé.

Je me dirige droit vers le guichet pour payer le ticket de consultation. Une fois devant la vitre je lis (à haute voix tellement je suis surpris) «En pause».

Je me renseigne donc auprès des quelques personnes qui ne me quittent pas des yeux - se disant certainement que c'est ma première fois. «Il faut revenir à 14 heures 30», me répond une jeune dame visiblement mal en point. «Ici, entre midi et deux il n'y a personne», ajoute t-elle.

Choqué, je veux vérifier l'étendu de cette désertion des infirmiers et autres agents de l'État dans ce service sanitaire.

Je fais alors le tour des portes. Depuis celle de l'«infirmier d'État», à la «pharmacie» en passant par la porte du «service nettoyage» et des vigiles. Elles sont toutes hermétiquement fermées. «Ils sont tous allés manger», me précise t-on dans le couloir menant aux différents bureaux.

Une affiche crasseuse - exposée sur un des piliers qui soutiennent le bâtiment -, confirme tout : «ouvert tous les jours (...) Pause entre 12h et 14h30», lit-on.

Comment peut-on déserter un service sanitaire (public) sans laisser un service minimum de soin ? Et pendant ce temps, les malades doivent prendre leurs maux en patience espérant que leurs états ne s'aggravent pas.

Un conseil, si vous vous rendez dans un dispensaire de ce type, faites-le avant midi ou à partir de 14 heures 30. Pendant ce temps, votre maladie pourra attendre.

Ou alors rendez-vous dans une clinique. Le service y est impeccable. Quitte à vous "stresser" les poches.

19 juillet 2008

Le prix du pain passe à 200 F

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Selon des informations (non officielles) qui circulent dans la capitale économique ces dernières 48 heures, le prix de la baguette de pain pourrait passer de 150 à 200 francs CFA à partir du 24 juillet prochain. Motif: "La hausse du prix du carburant" !
Que nous reste t-il encore à faire ? Si ce n'est de retourner à notre traditionnel "riz-coucher" ou à notre "garba" (a)doré.

14 juillet 2008

Petit constat à Abidjan

Bien que ouverts, les services publiques fonctionnent au ralenti. Parce qu’un grand nombre de salariés n'ont pu joindre leur lieu de travail dans la plus grande commune de Côte d'Ivoire.
C'est à pied, à vélo ou à bicyclette que les populations de Yopougon tentent de rallier les différents quartiers de la commune pour effectuer leurs courses.

10 juillet 2008

Ville morte: la police en alerte

"Une association de consommateurs lance une opération “ville morte“ pour protester contre l’augmentation du prix du carburant. Tous le policiers ont été convoqués à l’Ecole de Police avant 7H", a confirmé une source policière.

08 juillet 2008

Ces prix qui (nous) tuent

2b2fd0c954ca4e481810ce440c6ea94a.jpgLa hausse du prix du carburant sur le territoire ivoirien a entraîné mardi, une augmentation anarchique du coût du transport montrant ainsi que les instructions du gouvernement n'ont pas été suivies par les transporteurs.

Alors que le dimanche, le secrétaire général du gouvernement, Félix Tiéhoulou, avait annoncé les nouveaux prix à la pompe, mardi, les prix du transport inter communal ont doublé à Abidjan.

Une augmentation qui a provoqué la colère de nombreux usagers contraints d'emprunter néanmoins les véhicules pour se rendre soit au travail, soit au bureau. Les transporteurs n'ont pas hésité à faire fit des recommandations du gouvernement pour augmenter de manière anarchique le coût du transport.

«Nous devons appliquer de nouveaux prix, parce que le prix du gasoil ne nous arrange pas. Si nous voulons laisser les anciens tarifs, nous ne ferons pas de recettes », expliquent les chauffeurs de taxi.

A titre d'exemples: les frais de transport entre Cocody et Marcory sont passés de 300 à 500 F. Entre Cocody et Yopougon, les usagers déboursaient traditionnellement 500 ou 600 F. Désormais ils devront payer entre 700 et 800 F. Les habitants de Angré pour leurs parts, ont été étonnés de constater que les frais de transports ont augmenté de 50, 100, voire 150 F de plus que d'habitude.

Pour les mini-car (Gbaka) le scénario est le même. Comme exemple, la distance Adjamé-Yopougon est passé de 250 ou 275F à 300, 350 et même 400F.

A n'en point douter, les denrées vont entrer dans la danse.

Pour des familles déjà essoufflées par les effets de la crise de plus de cinq ans et par les récentes augmentations sur les marchés des produits de grande consommation, il va être difficile de supporter ces nouvelles hausses des prix", ont déploré des femmes rencontrées au marché de Yopougon.

Consommateurs yako !

02 juin 2008

Petit constat

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C'est aujourd'hui 02 juin que débute l'opération «Stop au racket des FDS». Ce qui avait été annoncé comme une situation difficile pour les policiers - et autres corps des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire -, l'a été pour certains transporteurs, mais surtout pour les usagers.

Le constat a été fait ce matin dans la commune de Cocody. En effet, les taxis communaux (Wôrô wôrô) ont déserté les lieux vers 8 heures 30. La raison ?

«Dès 7 heures, les policiers se sont mis sur la route pour réclamer les pièces des véhicules. Ceux qui n'en avaient pas, ou qui avaient leurs pièces incomplètes ont vu leurs véhicules prendre la direction de la fourrière», témoigne Y. Sangaré chauffeur de wôrô wôrô. «Etant donné que la majorité des véhicules n'est pas en règle, les chauffeurs ont décidé ne pas ''rouler'' aujourd'hui», explique t-il.

Les usagers de la commune de Cocody qui paient les frais de cette perturbation routière sont pourtant (pour la plupart) d'un même avis. «Il faut que les chauffeurs se mettent en règle afin que l'ordre revienne en sur nos routes», lance Mme Dépri, caissière dans une banque. Elle attend depuis une trentaine de minutes un Wôrô wôrô pour se rendre à son lieu de travail situé au centre de ladite commune.

Pourtant, certains estiment que pour un premier jour «c'est trop sévère !». «Les policiers doivent procéder de façon progressive. Ils doivent donner des avertissements aux chauffeurs durant les premiers jours. Comme ça les jours suivants ils pourront mettre en fourrière les voitures de ceux qui n'auront été en règle», souhaite Jerôme Kouamé, mécanicien.

Apparemment, les FDS semblent déterminés à mettre en exécution les nouvelles dispositions de lutte contre le racket.

Pour une première journée «c'est pas mal». Attendons les jours suivants pour voir !

29 mai 2008

Veut-on rendre les femmes stériles ?

719e7e2f080bfd13a77afb87035546d0.jpgLa campagne nationale de vaccination contre le tétanos, lancée par le ministre ivoirien de la Santé et de l'Hygiène publique sur l'ensemble du territoire national dernièrement, connaît un faible succès, du fait des rumeurs qui font croire que cette opération vise à les rendre stériles des femmes et leurs progénitures, selon un constat général.
Aux dires de Joseph Amoussou, agent de vaccination sur le campus universitaire , «depuis le démarrage effectif de la campagne la semaine dernière, le taux de participation est très faible». «Les femmes âgées de 15 à 49 ans concernées par cette opération sont très réticentes», ajoute t-il.
Il s'est en effet développé des préjugés selon lesquels ce vaccin est de nature à freiner la croissance démographique. Vrai ou faux ? Aucune autorité pour l’instant n’a levé la voix pour démentir et dénoncer cette information qui circule de plus en plus.
Selon certaines jeunes femmes approchées, cette opération est le moyen trouvé insidieusement par l'Etat pour réduire le taux de natalité. En effet elles trouvent suspect que la campagne ne soit seulement circonscrite qu’à elles. «Nous trouvons cela tout de même bizarre. Comme si nous sommes les seules à pouvoir contracter le tétanos. Pourquoi les hommes aussi ne sont pas vaccinés ?», s’interroge E. Diomandé, étudiante en musicologie résidant sur la cité universitaire de Cocody.
En attendant que des précisions soient données sur la question, l'idée s'est largement développée dans les ménages, les établissements scolaires, les marchés et à tous les coins de rue.