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08 avril 2011

Abidjan : tragédie humanitaire à l’ombre de la guerre

Depuis quelques mois, je savais la situation difficile en Côte d’Ivoire et plus particulièrement à Abidjan. Aujourd’hui, elle est plus que jamais alarmante. C’est peu de le dire. Dans la cacophonie des bombardements aériens, à l’ombre de la bataille entre les deux camps, ce sont des centaines voire des milliers de victimes qu’on dénombrera quand tout redeviendra calme. Si bien sûr tout redevient calme.

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«Diallo, je voudrais deux litres d’huile et du riz », ai-je demandé il y a quelques jours au seul « boutiquier mauritanien » qui avait osé ouvrir. «C’est fini », m’a-t-il lancé. Les prix des seuls produits que j’ai pu acheter ont quasiment triplés de prix. Dans de nombreux quartiers comme le mien, les denrées alimentaires commencent à manquer. Les supermarchés et autre surface qui ont pu ouvrir ont été pris d’assaut par les clients ou même par des pillards. «On a pris ce qu’on pouvait. On espère que ça va suffire pour les jours à venir », me lance Adou un de mes amis que j’ai eu au téléphone. Il venait de faire ses provisions. Dans sa maison à la riviera, en plus de sa femme et de ses deux enfants, ce sont ajoutés deux familles. «Nous sommes 20 dans la maison, un deux chambres salon ».

Aujourd’hui, à Abidjan, chaque famille est déplacée ou accueille des familles déplacées. Il faut donc doubler les rations alimentaires qui se font de plus en plus rares.

Dans certains quartiers, il n’y a plus d’eau ni d’électricité. «Le courant est revenu seulement hier après plus d’une semaine de coupure », m’apprend Stéphane, un ami qui habite la Riviera 2. «Chez nous il n’y a plus d’eau. On se demande comment on va faire », s’interroge Dramane qui habite lui un quartier de la commune de Yopougon.

 

La santé au point mort !

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« Nous sommes débordés. Il y a des blessés par balles, des morts, des femmes enceintes. Mais le pire c’est qu’il n’y a pas de médecins », déplore N’Goran A. Il est l’un des rares médecins au CHU de Cocody. Les derniers bombardements de l’armée française ont aggravé les choses. Des maisons ont été détruites, des écoles aussi. Des hôpitaux aussi. «On a pas encore de bilan, mais croyez moi j’ai pu voir de nombreux corps à terre », raconte Partick S, sans pouvoir donner plus de précisions sur leurs nombres. « Je n’ai pas pu prendre des photos, moi aussi je fuyais », raconte t-il. Il fait partie de ceux qui ont voulu braver les bombardements aériens et qui sont sortis dans les rues. «L’un des dangers, craint-il, c’est qu’il y a encore des cadavres dans les rues et qui sont là depuis plusieurs jours. Bonjour l’épidémie de choléra ». Un autre ami qui, lui, habite Koumassi, m’a envoyé une photo d’un corps en putréfaction. «Ça fait 5 jours qu’il est là », précise t-il dans son mail. Dans les rues de la capitale désormais, cadavres et tas d’ordures se disputent les voies et trottoirs.

«Nous sommes débordés », lance Mohamed Diaby qui, avec d’autres blogueurs gèrent un « Call Center » pour les urgences. « Les appels à l’aide sont telles que sur notre échelle de crise, un blessé par balle est un incident mineur », témoigne t-il. Le manque de médicaments est criard. Quelques pharmacies ont ouvert. Mais il n’y a pas tous les médicaments. «Et même quand il y en a, combien sont ceux qui ont encore les moyens de se payer un médicament. Les banques sont fermées depuis plus d’une semaine », rappelle en colère Dr Blé, pharmacien.


L’insécurité est partout, la mort aussi

Cocody, Adjamé, Abobo, Marcory etc. Aucune commune n’est épargnée par ce climat d’insécurité grandissante. «Dans notre parking, ils ont fait coucher tous ceux qu’ils rencontraient avant de les dépouiller de tous leurs biens », raconte une habitante de la riviera Golf. Selon elle, les voitures étaient tâtées au fur et à mesure et certaines emportées par des hommes armés. «Surtout les 4×4 » précise t-elle.

Il y a quelques semaines des milliers de prisonniers ont été libérés des prisons. Certains se sont retrouvés avec des armes à la main. Abidjan a désormais encore plus peur. C’est désormais la porte ouverte à l’insécurité avec des braquages et pillages à l’arme lourde et à l’arme automatique. «C’est devenu la jungle », lance craintif un de mes collègues journalistes. «Moi j’évite de sortir. Parce qu’on raconte que les hommes en armes tirent sur les passants. C’est grave », s’indigne t-il.

Sur ce blog j’ai pu lire ce témoignage :

«Lorsque des coups de feu, souvent à l’arme lourde, ont commencé à tonner dans notre zone jeudi dernier, ma famille et moi avons choisi de nous enfermé dans la maison le temps que la situation redevienne normale. Le samedi, dans la matinée, nous avons reçu une visite de cinq hommes armés qui ont réussi à forcer notre portail. Ils ont ensuite fait irruption au salon et ont pu emporter tout ce qui était à leur porté, après m’avoir intimé l’ordre de leur remettre la clé des deux véhicules stationnés dans la cour», témoigne cet habitant du sous quartier Angré les Arcades. »

Abidjan perle des lagunes, est devenue délétère. Catastrophe humanitaire ? Oui. Je ne parle même pas de ces quartiers où désormais, être un homme valide c'est être une proie idéale à l’enrôlement dans une milice. Je ne parle même pas de tous ces nouveaux-nés qui naissent chaque jour et qui voient leur espérance de vie raccourcie. Je ne parle même pas de ces vieux et des malades qui n’attendent (ou n’appellent) que la mort.

A Abidjan, aujourd’hui c’est un climat de guerre. Le silence fait encore plus peur. « Car on ne sait pas si c’est le calme avant la tempête ». Et chaque jour on s’éloigne de plus en plus d’une voie de sortie pacifique. Et en arrière plan, les victimes commencent à se compter par milliers.

07 mars 2011

Déplacés d'Abobo, la chaîne solidaire à leur secours

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Quand sonne l’heure de la guerre, sonne aussi l’heure de la solidarité. Avec les affrontements et le climat de terreur qui ont lieu à Abobo, de nombreuses familles ont quitté cette commune surnommée par certains « Bagdad » à cause de la violence des combats. Pour les plus chanceuses elles ont pu trouver des familles d’accueil dans d’autres quartiers de la capitale. D’autres par contre ne savent pas où aller. Elles ont élu domicile dans des édifices publics ou religieux. Mais voilà. Une initiative vient de naître et déjà, elle fait le buzz pour le plus grand bien de ces déplacés d’un nouveau genre. Ce week end dernier, ils ont reçu la visite d’hommes et de femmes aux cœurs grands et aux mains chargés de nourritures et de vêtements et tout autre nécessaire.

solida.JPGTout est parti d’une idée. Abdel Kader Dia, jeune entrepreneur ivoirien, devant l'ampleur de la catastrophe humaine qui se déroule à Abobo décide de créer un groupe sur Facebook afin d'associer ses amis et de toucher le plus de personnes possibles. Avec lui, d'autres jeunes.

Des messages d’appel à l’aide sont diffusés sur facebook. L’écho se répand de profils en profils, de pages en pages sur le réseau social. A cela, les initiateurs ajoutent le bouche à oreille pour ceux qui sont un peu loin du web. Le virtuel et le réel sont donc mixés pour une large diffusion. Et ça marche ! Les dons arrivent de partout. «Il y a même des gens qui en passant, voyant ce qu'on a déjà collecté, reviennent déposer quelque chose. C'est merveilleux », lance ému un des bénévoles.

Sur un site aux 2-plateaux (quartier de la commune de Cocody) les dons sont recueillis par des bénévoles. Nourritures, vêtements, savons et autres produits hygiéniques, boissons, médicaments. «Nous faisons un dispatching en classant les contributions par nature et ensuite par site d'accueil, en fonction des besoins exprimés ou prévisibles». Les dons sont par la suite acheminés vers des centres d’accueils recensés.

C’est le cas de ce "camp de réfugiés" qui a recueilli les enfants orphelins du "centre Canaan" qui était jusqu’à une date récente à Abobo. «Profitant d'une accalmie, la responsable a quitté Abobo à pieds avec une vingtaine d'enfants. Imaginez ces enfants dans le flot des adultes quittant la commune. Elle était constamment obligée de les appeler par leurs prénoms pour s'assurer qu'aucun ne s'était perdu. Par miracle, ils sont tous sains et saufs», selon les témoignages recueillis.

 

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Ce samedi 5 mars donc, les donateurs sont venus les bras et les voitures chargés. Les initiateurs cachent difficilement leur joie et leur étonnement : «Les contributions du samedi (5 février, ndlr) ont dépassé celles de la semaine précédente et le nombre de bénévoles a été multiplié par trois voire quatre. C'était fabuleux ! », s’exclament-ils avant d’ajouter « ils ont mis leurs voitures à notre disposition sans même demander qu'on y mette du carburant. La générosité des Ivoiriens et des habitants de Côte d’Ivoire ne cessera jamais de nous combler de joie ». Si dans leurs propos ces braves gens parlent « d’habitants de Côte d’Ivoire », c’est bien parce qu’il n’y a pas que les Ivoiriens qui ont contribué. «Nous avons reçu spontanément des paquets d'eau en sachet d'une boutique de quartier tenu par des mauritaniens. Ils se sont sentis concernés quand ils ont su de quoi il s'agissait ».

Et pour la suite ?

enfantdecanaan.JPGLes bénévoles disent ne pas avoir d’agenda prédéterminé. «C’est une réaction à un besoin urgent et nous nous sommes sentis concernés. L'idéal serait que chaque habitant de la Côte d'Ivoire se dise qu'il peut se soucier de son prochain, même en temps de paix. Pour faire le bien, nul besoin de cadre formel. Ce sont des rapports d'humain à humain », indiquent t-ils.

Néanmoins pour eux, l’objectif restent les victimes et les déplacés de toute la Côte d’Ivoire. «Vu l'urgence de la situation et la proximité des déplacés d'Abobo », ils ont été les premiers vers qui l’opération a été menée. «Nous travaillons à aller de l'avant et à porter notre action bénévole à tous ceux qui en ont besoin. Nous en profitons pour dire que nous recensons les sites qui accueillent les déplacés alors n'hésitez pas à vous rendre sur la page (facebook) et à nous informer » annonce William Ahoma l’un des organisateurs.

Désormais leur vœu est que cet élan de solidarité soit encore plus fort au cours de cette semaine car «le week-end prochain (12 mars ndlr), nous entamerons la seconde phase de distribution avec un accent particulier sur les consultations médicales et la distribution de médicaments ». L’appel est donc lancé.

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Les contacter :

Abdel Kader Dia au (00225) 07 09 60 36 / William Ahouma au 01 00 55 22

Le lien du groupe:

http://lnp.sn/ZJR

Infos utiles

http://lnp.sn/ZJz

 

01 novembre 2010

Les élections présidentielles ivoiriennes à l'heure du WEB 2.0

Les élections présidentielles ivoiriennes ont bien eu lieu. Après des mois d'agitations et tergiversations, les Ivoiriens ont pris part au premier tour du scrutin qui s’est déroulé le dimanche 31 Octobre 2010.
La tenue du premier tour dans climat général apaisé a été salué par la plupart des commentateurs de la presse traditionnelle internationale et des observateurs. Une présence des internautes ivoiriens sur les réseaux sociaux et les outils de diffusion de contenus en ligne a aussi été observée.

Une nouveauté cette année, la participation en ligne de nombreux citoyens de Côte d’Ivoire qui ont organisé une couverture de la journée électorale en utilisant la palette d’outils Internet à disposition.

"Réglons tous nos problèmes dans la paix"

A noter surtout cette initiative de Diaby Cheik Mohamed qui traduit bien l’ambiance générale de la rue ivoirienne cette semaine : la volonté de transformer cette période électorale en moment de réconciliation. Le projet Peacevote incite les visiteurs du site à laisser des messages pacifiques pour la Côte d’Ivoire. La promotion du site a été assurée par de nombreuses voix de la culture en Côte d'Ivoire: Aïcha Koné, Ismaël Isaac ...

CoverItLive sur le site d'Avenue225


Israël Yoroba, étudiant en journalisme et bloggeur et son équipe d’Avenue225, site d’information ivoirien, ont fait le récit des opérations de vote et du climat général prévalent en divers lieux de Côte d’Ivoire. La couverture en dehors des grandes métropoles apportait notamment une richesse d’information supplémentaire. Pendant toute la journée, l’information en temps réel des évènements était assurée grâce à l’application coveritlive.

Le Buzz des élections sur Twitter.

Sur le réseau social Twitter, les hashtag #civ2010, #wonzomai et #peacevote, repris plusieurs centaines de fois, sont également une source d’information permettant d’obtenir en temps réel l’actualité électorale vue par les citoyens ivoiriens : Pour preuve, les incidents survenus dans les bureaux de vote en Région Parisienne ont été immédiatement signalés par des abonnés Twitter via leurs téléphones portables. L'utilisatrice @MaryMary225 a signalé les bousculades et les dégradations effectués dans son bureau de vote à Créteil.


La plateforme Wonzomai

La plateforme mise en place par Akendewa et Internet sans Frontières, Wonzomai, est une expérience inédite en Afrique Francophone. Plus d'un milier de visiteurs uniques se sont ainsi connectés le jour du scrutin, moins d’une semaine après son lancement. Elle a surtout permis au citoyen ivoirien de l’extérieur d’avoir un apperçu des informations capitales récoltées via Twitter.

Une difficulté cependant est apparue pour cette prmière utilisation : la réplication automatique des informations reçues via SMS n’a pas correctement fonctionné le jour du scrutin pour des raisons techniques. Cependant, une retranscription manuelle des incidents importants et vérifiés reçus a été opérée par l'équipe d'Akendewa et d'Internet Sans Frontières. La nécessité également de mettre en réseau les différentes organisations d’observation électorale présentes sur le terrain et les équipes chargées de faire fonctionner la plateforme est devenue évidente.

Lire l'intégralité de l'article sur Internet sans Frontière

02 octobre 2010

Evitez ce chemin, c’est du suicide !

C’est de la bêtise tout simplement. Bêtise quand des individus qui ont la vie des gens entre leur main, s’en foutent et préfèrent gagner du temps à nos risques et périls.

«Monsieur, ne vous inquiétez pas », me lance le conducteur du taxi que j’ai emprunté des 2-plateaux à la Riviera (deux quartiers chics de la commune présidentielle d’Abidjan). Normalement, le trajet classique ne présente aucun danger. Seulement, depuis quelques mois, la voie campus-riviera est fermée à la circulation. La raison : le pont qui relie ces deux points menace de s’effondrer. Après les pluies diluviennes qui se sont abattues ces vacances sur la capitale et les inondations qui ont suivie, des parties du bitume se sont effritées. L’alerte a été donnée par plusieurs médias. Et même si elles ont réagit un peu tardivement, les autorités abidjanaises ont décidé de se pencher sur ce cas. Première mesure : « Accès interdit ! ». Et pour bien signifier cette interdiction, de grandes barres de bétons (colorées de rouge et de blanc) ont été dressées à chaque extrémité du pont. Qu’à cela ne tienne ! Les chauffeurs de taxis (et même de véhicules personnelles) ont décidé de braver néanmoins cet interdit.

Ce mardi donc je suis assis dans le taxi, plongé dans mon téléphone, quand soudain, je le vois rouler en direction de la « route interdite ». Je m’étonne. Et en colère, j’intime l’ordre au chauffeur de faire demi-tour. «C’est un bon raccourci. On va éviter les embouteillages », se justifie t-il. Quand à savoir s’il n’a pas conscience du danger il me répond : «Où est le danger, tout le monde passe par ici… même les gros camions ».

Je décide alors de tenter l’expérience pour avoir le film. Mais ce que j’ai vu m'a donné à réfléchir. Au niveau de la partie affaissée, vous sentez bien la voiture descendre puis remonter. De part et d’autre de la route, on peut s’apercevoir que le pont ne tient qu’à un bout de terre. Qu’à cela ne tienne ! Tant qu’on peut vite passer, gagner du temps et donc de l’argent, notre vie et celle des personnes qu’on transporte n’a plus trop d’intérêt.

Alors que nous atteignons l’autre bout du chemin, je vois une file de véhicules qui n’attendait que nous libérions la route pour passer. Et parmi ces véhicules, un camion chargé de sable ronfle son moteur prêt à affronter ce pont à ses risques et périls. Bêtises tout simplement !

 

11 mai 2010

Les acteurs ivoiriens du web créent un syndicat

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Le secteur du web en Côte d’Ivoire s’organise de plus en plus. Au point d’en arriver aujourd’hui à la création, le 8 mai dernier, d’un « Syndicat Ivoirien des Producteurs de Contenus en Ligne » (SIPCOL).

Selon la blogueuse ivoirienne Edith Brou, présidente de ce syndicat, il y a tant de revendications légitimes à faire dans le domaine du web en Côte d’Ivoire. Au-delà, c’est aussi donner une couleur plus« glamour et saine » à l’activité du « Syndicalisme ».

Pour Edith Brou, le SIPCOL va permettre à la Côte d'ivoire de connaître « un accroissement des vocations dans les métiers du web et en conséquence, une éclosion de son économie numérique»Interview -

 

06 mai 2010

Polémique autour de la découverte d'un arsenal de guerre à Abidjan

 

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Dans un communiqué, le service de communication de la gendarmerie annonce que «Cet arsenal qui a été découvert dans une maison située au quartier RAN de cette commune est composé de 05 RPG (Roquettes Propulsées par Gaz), 05 fusils de type SIG, 02 fusils de calibre 12, 03 kalachnikovs, 03 fusils mitrailleurs, 01 arme automatique modèle 52 (AA52), 01 bande de munitions AA52, 18 charges propulsives, 04 roquettes anti personnel, 16 roquettes anti chars, 04 cartouches de fusil calibre 12, 11 chargeurs de fusil kalachnikov, 02 chargeurs de fusil SIG, 13 paquets de munitions de 7,62 mm, 10 munitions en vrac de 7,62 mm, 10 sacs de treillis différents et 04 cartons de treillis différents »
Toujours selon les sources de la gendarmerie, un individu répondant au nom de FOFANA BAYA né le 05 Septembre 1979 à DABAKALA a été interpellé.
notrvoie.jpgSi cette annonce est de nature à rassurer les populations abidjanaises, la presse a fait un échos avec des voix plutôt discordantes.
nouveaureveil.jpgNotre Voie le journal du FPI (Front populaire ivoirien, parti au pouvoir) écrit que«cette cache d’armes a été découverte à 10 jours de la marche du RHDP. Et avec les discours guerriers tenus ces jours-ci, cela donne froid dans le dos».
En effet le RHDP prévoit une grande marche le 15 mai prochain pour«réclamer l’organisation des élections». Et Anyama est indexé comme un bastion du Rassemblement des Républicains (RDR, principal parti d’opposition).
Du côté de l’opposition, on voit en la découverte de cette poudrière une manipulation. Le Nouveau Réveil, le journal du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ancien parti au pouvoir) titre à sa Unece jeudi 6 mai :
« A 10 jours de la marche du RHDP, le FPI invente un faux complot». Lire la suite de l'article ici

 

20 avril 2010

Abidjan a son « nuage »

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16 heures 30. Dans le ciel de certains quartiers d’Abidjan, de nombreux nuages grisâtres rencontrent. Les réverbères s’allument. Rien de grave. Seulement le ciel qui annonce de la pluie et l’air qui rafraichi l’atmosphère surchargé par la chaleur. Mais rien de bien méchant dans le ciel. Ici, les avions circulent librement et les nuages mêmes capricieux nous apaisent.

 

15 avril 2010

Fin de bras de fer

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Tout est bien qui fini bien. La crise aura duré 4 longs jours. 4 jours de galères pour les ménagères tant les prix des denrées alimentaires ont flambé. 4 jours de marche sous un soleil de plomb. 4 jours d’autostop et de covoiturage.
Finalement après le rendez vous manqué du mercredi, le ministre des transports et des syndicats de transporteurs ont pu se rencontrer pour échanger…trouver (au moins) un accord.
Le porte parole du comité de crise a fait l’annonce ce après midi incitant les transporteurs à reprendre le travail «immédiatement».


podcast

Mais jusqu’au soir, aucun mouvement de reprise n’avait été observé dans les communes d’Abidjan. Albert Flindé, le ministre des transports a confirmé l’information sur le plateau du 20 heures de la première chaîne de télévision ivoirienne.
Lire la suite et écouter les différents discours.

Petite chanson de Daouda pour nous rappeler combien les Gbaka (minibus de transport en commun) nous tiennent à coeur...

 

17 février 2010

Treichville ou treich'Farwest

Les habitants de la commune de Treichville ont vécu une journée de mercredi assez mouvementée. Une marche du RHDP qui s'est transformée en casse et en bus incendiés. Puis en chasse à l'homme entre les Forces de défense et de sécurité et les manifestants...

L'envoyé spécial d'Avenue225 était sur les lieux il rend compte avec des photos qui témoignent bien de la violence de cette manifestation.

Lire l'article

13 février 2010

Dissolution du gouvernement en vidéo

Lire le script chez Théo

01 février 2010

La CIE annonce qu'elle ne peut plus...

La Compagnie Ivoirienne d'électricité (CIE) avoue enfin que les jours prochains, nous allons vivre au rythme des coupures de courant... peut être doit-on se tourner vers l'energie solaire, non ?

« Nous enregistrons un déficit de 150 Mégawatts qui pourra nous conduire à un délestage de l`électricité », a déclaré Flore Konan, directrice de la CIE lors d`une rencontre avec des industriels, évoquant notamment une baisse de la pluviométrie affectant le fonctionnement des barrages hydro-électriques.

Lire la suite

31 janvier 2010

Le "Black Market" en cendre [photos]

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Samedi matin. Un magasin du célèbre « marché noir » d’Adjamé prend feu. Bientôt les flammes se propagent et gagnent plusieurs autres magasins. Les propriétaires n’ont pas le temps de sauver leurs affaires. Vêtements, livres et cahier, téléphones portables et autres appareils électro ménagers. Tout part en fumée en quelques heures.

Lire la suite et voir quelques photos sur Avenue225.com

11 janvier 2010

La Sir ferme ses portes

C'est une nouvelle qui ne réjouira personne et qui commence à semer la panique chez les Ivoiriens.

"Essoufflée et à bout, la Société ivoirienne de raffinage (SIR) a décidé de fermer ses portes le 26 janvier prochain dans l’espoir pour la raffinerie de re-oxygéner. Devant le déficit budgétaire de 50 milliards pour 2009, dû au contexte économique particulièrement rude du raffinage,  qui affecte bien des raffineries dans le monde depuis l’année dernière".

Lire l'article sur cette question

26 novembre 2009

"Chronique Ivoirienne" sur le campus de Cocody

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Immersion dans le Campus universitaire de Cocody. L'épisode 2 de Chronique Ivoirienne, nous y emmène de fort belle manière (Voir l'épisode 1). Pour ce premier volet de cette deuxième saison, pénétrons dans des amphis quasiment vides du fait des grèves, traversons des ponts de fortunes pour découvrir une autre facette de cette cité universitaire. Sur la Cité "U", le sport occupe une place de choix. Les accocs à la "Play" ne nous dirons pas le contraire, ni "Super Alidou", dont le portrait marque la volonté d'un homme qui ne se laisse pas abattre par son handicap. Il raffle des médailles dans sa discipline sportive.

Cette chronique est réalisée par Camille Millerand et Donatien Kangah (pour le compte de Avenue225). Toujours avec le soutien de Afrique in visu.

Crédit photo (-®Millerand)

16 novembre 2009

Une Web émission pour la Côte d'Ivoire

Le web est à vous... La radio aussi ! Avenue225 vient de lancer la toute première web émission centrée sur la Côte d'Ivoire. Une émission diffusée sur internet. Une radio en miniature qui fait ses premiers pas et qui espère prendre des proportions plus importantes d'ici quelques temps.

Rendez-vous donc tous les lundis. Faites courir le bruit.

Vous avez des sujets, vous voulez réagir ou vous mettre en lumière ou votre activité, n'hésitez pas à envoyer un mail à avenue225@ymail.com

Ecouter l'émission ici

29 septembre 2009

Appel à candidature pour le site Avenue225

6 mois (février-août). C’est la période qu’a durée la première phase de notre jeune projet «Avenue225». Il a été tellement bien accueilli et si bien suivi que nous avons été stimulés pour l’améliorer dans le fond et dans son fonctionnement.
Aujourd’hui, nous sommes dans une nouvelle dynamique que vous pourrez lire ici.

Nous avons opté pour wordpress au détriment de joomla, pour des questions de facilité de gestion du site.
La nouvelle formule d’Avenue225 est plus simple dans le design mais sera plus riche dans le contenu.
Désormais en Côte d’Ivoire écrire ne sera plus réservé qu’aux journalistes et aux écrivains. Chaque citoyen pourra prétendre à l’écriture et à la diffusion de ce qu’il a à raconter. Dans sa nouvelle vision, Avenue225 veut contribuer (à sa façon) à la promotion du journalisme citoyen et à la démocratisation de l’information.

En première ligne, il y aura des correspondants qui publieront régulièrement des articles sur des faits, des situations et/ou des personnages de leurs quartiers, leurs communes ou leurs régions.

Sur la base du bénévolat des jeunes de 18 à 30 seront sélectionnés à l’issue d’un concours. Les retenus recevront chacun un appareil photo numérique, un dictaphone numérique et une prime d’encouragement au départ du projet. Ils bénéficieront également d’une formation en écriture web et multimédia au mois de décembre à Abidjan. A la fin de leur mission (de 12 mois), ils effectueront un stage dans des rédactions (Télé, radio, presse écrite et web) à Abidjan et (selon les possibilités) dans un pays étranger.

(Tout savoir sur le concours)

C’est l’occasion pour moi de remercier tous ceux qui ont accompagné ce projet depuis le début. Nous compterons encore sur vous pour faire sa promotion et contribuer d’une façon ou d’une autre à son essor.

A une heure où la Côte d’Ivoire entend sortir définitivement de la crise par les élections, l’occasion est bonne pour donner la parole à tous. Plus que jamais, nous poursuivons cette lancé sur notre « Avenue ». Merci de nous accompagner.

Un grand merci à tous ces jeunes gens qui ont débuté (difficilement) Avenue225 et qui lui ont permis d’embrasser aujourd’hui un nouveau challenge. Donatien, Elie, Roland, Katie, Lionel, Josias, Evrard.

19 septembre 2009

On s'enjaille en Nouchi !

nouchi.jpgIls ne s'amusent pas, ils "s'enjaillent". Cette personne à la mode, ils la trouvent "choco". Eux, ce sont les adeptes du nouchi, un langage né dans les "glôglô" (quartiers précaires) d'Abidjan et qui a conquis jusqu'aux responsables politiques.

Prenant le français comme base, le nouchi y ajoute mots et expressions tirés des nombreuses langues parlées à travers la Côte d'Ivoire.
"Faut blè-blè", qui signifie "calme-toi", associe français et baoulé, langue d'une des principales ethnies du pays (centre). "Ya fohi" (pas de problème) puise dans le malinké (nord). Quant au néologisme "s'enjailler", il trouve son origine au-delà même des frontières, dans l'anglais "enjoy".

"C'est un langage qui s'autogénère, chaque jour il y a de nouveaux mots qui naissent", explique à l'AFP Jérémie Kouadio, professeur de linguistique à l'université de Cocody-Abidjan. "Il évolue d'une commune à une autre et d'une région à une autre"."Quand un mot d'une langue sonne bien, la rue se l'accapare", résume le percussionniste Julien Goualo.

Né au début des années 80 dans les "ghettos" de la capitale économique ivoirienne, le nouchi était alors "un langage codé" utilisé par les voyous, raconte-t-il. Dans ce monde de gangs, "on reconnaissait les nouchis à leur manière de marcher la poitrine bombée, comme si le monde leur appartenait".

Aujourd'hui encore, "le nouchi, c'est aussi et surtout les gestes qui accompagnent chaque mot", souligne la rappeuse Nash.
Visage juvénile et résolu, cette étudiante en anglais met à l'honneur à travers sa musique cette façon de parler, également illustrée par des artistes comme Magic System et des humoristes comme Adama Dahico. Loin de l'image du "gros bras" des débuts, Guillaume Bossé, employé bon chic bon genre, évoque un moyen de "s'identifier en tant qu'Ivoirien".

Source Angola Press

Lire aussi "Le Nouchi et nous"

16 septembre 2009

Report des élections : ce que gagnent les partis

big_gbagbosoro.jpgChez les citoyens ivoiriens, le doute s’installe de plus en plus sur la tenue effective des élections présidentielles à la date du 29 novembre.
Une chose est sûre. S’il y a des personnes qu’un report ne déplaira pas, ce sont les acteurs comédiens politiques de quelques bords qu’ils soient.

Pour le Président Gbagbo, un report (à 2010 ?) serait le couronnement de 10 années de pouvoir auquel il s’est fortement attaché agrippé. «Je reste à la barre», disait-il quelques années en arrière. La constitution lui sert d’appui et la guerre d’excuse. Plus elle dure, la loi fondamentale lui donne le droit de rester (aussi longtemps) au pouvoir.

A ses côtés, le premier ministre (ex-chef rebelle), Guillaume Soro. Ennemie de Gbagbo qu’il était, on assimile désormais l’ancien SG de la Fesci à son «bon petit !» (expression ivoirienne signifiant "son bedieado.jpgprotégé"). En plus, l’une des missions que s’est assignée le Chef du Gouvernement ivoirien, est d’aider à sortir de la crise par les élections. Lui aussi est accroché. Il ne veut rien lâcher.

Il sera encore premier ministre (avec tous les honneurs et les avantages) jusqu’à ce qu’on «sorte par les élections». Pas question pour lui, on imagine, de passer la main si sa mission n’est pas achevée.

Du côté de l’opposition, on fait fi de ne pas apprécier la posture de ce tamdem mariage Gbagbo-Soro. Pourtant, tous les partis politiques sont heureux d’avoir (au moins) un poste dans ce «gouvernement de consensus réconciliation». Et cette "salade" ministérielle va continuer à fonctionner avec ses tares et ses scandales. En attendant, les élections effectives et la formation d’un nouveau gouvernement par celui qui aura remporté.

Gbagbo bedie ado table.jpg

2010 semble être pour tous ceux-là, une bonne année. Gbagbo fera "ses" 10 ans de pouvoir (avec à son actif, la victoire des éléphants à la Can et au Mondial). Et le pouvoir aura lui-même été partagé avec tous les partis (qui en auront tiré de très grands profits)… ceux qui le haissent, ceux qui l’aiment, ceux qui rasent les murs de la présidence.
En plus, 2010 sonnera (mieux dans les oreilles) «50 ans de la Côte d’Ivoire». Ça pourrait être un beau créneau et une belle période pour célébrer (en grande pompe, avec plus de jours fériés à l’appui) la sortie définitive de la crise. On pourra faire des «Giga fêtes» jumelées…trimelées, quadrimelées etc.

Mais au fond, qu’en est-il de ces populations qui sont fatiguées des conséquences de cet état de stagnation qui ne sert qu’à engraisser les politiques…

On organise des pseudos campagnes électorales, des semblants de cérémonies d’investitures, on se précipite pour déposer les candidatures, on reste aussi chez soi dans les salons présidentiels à raffiner peaufiner des blocages… et au finish, on va nous annoncer dans quelques jours le report des élections avec comme excuse «des élections propres». Et toutes les parties vont se rendre à l’évidence (en chœur) qu’«effectivement, c’est la meilleure chose à faire». De qui se moque-t-on ?

05 septembre 2009

Ah ces "Fanico" !

Un article intéressant de Roger Kassé sur les célèbres "lanvendiers" d'Abidjan qui refont surface. A lire ici.

13 août 2009

Le Mabef News se met au plagia

yoh.JPGAprès la récente sortie du quotidien "Le Jour Plus" que nous avons décriée ici, c’est le support-journal du Mabef (marché des assurances, banques et établissements financiers) qui fait parler de lui. La petite équipe avec laquelle je travaille sur un petit mag’ en ligne, m’a informé qu’un de nos articles avait été piqué par le Mabef News. Le pire, c’est que, mot pour mot, l’article a été copié et placardé avec les photos et porte la signature d’un journaliste dudit journal.

Vous pourrez vous-même en juger en lisant l’article et en cliquant sur les photos pour les agrandir et constater. Ils auraient pu avoir l’honnêteté de reconnaitre le travail à risque (quand on connait les dangers de la zone de la casse) en donnant simplement la source. Mais comme d’habitude et comme on le voit de plus en plus dans bon nombre d’organes de presse, le journaliste prend des articles sur internet (croyant que sa ruse ne sera jamais découverte) et les brandit comme siens. C’est triste !

 

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Je vous laisse ici une réaction de ces jeunes qui souhaitent «un peu de respect» pour leur plume, aussi fine soit-elle.

«(...) Grande fut notre surprise de découvrir lors d’une revue de presse le jeudi 23 juillet 2009 un acte de plagiat de la part d’un hebdomadaire de "Mabef news" (marché des assurances, banques et établissements financiers) dans son numéro 67 en date du jeudi en question. Dans sa page «Enquête»; le journal  a carrément repris un article écrit Lionel VEH sur Avenue 225 et mis en ligne depuis le vendredi 12 Juin 2009 sur le site d’information en ligne.
De son titre initial « Dans l’univers de la Casse d’Abobo» l’article a été rebaptisé «La casse, une mine d’or». Et il est signé de Bruno KOUASSI.
Si les usages du journalisme permettent qu’un confrère reprenne dans son journal un article issu d’un autre magazine, l’étique et la déontologie du métier exige un minimum de respect de la propriété intellectuelle. Aussi  les sources véritables de l’article repris doivent-elles être précisées. Ce que Bruno KOUASSI et le "Mabef news" ont totalement ignorés.
De plus, de tels actes nous amènent à penser d’un journal, qu’il manque de sérieux. Les responsables des journaux devraient donc s’assurer de l’authenticité des sources et des informations qu’ils publient dans leurs journaux. Cela éviterait à un hebdomadaire qui se dit" panafricain" de plagier le travail des autres.»
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13 juin 2009

Juin et ses drames à Abidjan

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Et revoilà le mois de juin... et revoilà ses pluies diluviennes avec leurs lots de dégâts.  Hélas, 19 morts pour cette fois-ci ! "Quinze morts au Banco I, un à Boribana deux quartiers précaires de la commune d’Attecoubé, et trois autres à Gobélé dans la commune de Cocody", voilà le détail du bilan que révèle Fraternité Matin, le quotidien gouvernemental. Selon le même journal, "la pluie a provoqué des glissements de terrains et des éboulements de maisons". Et c'est ce qui a occasionné ce drame. Juin 2009, la "tradition" macabre s'est malheureusement vérifiée.

Plus les années passent, plus le bilan s'alourdit.

En 2005, sept personnes issues d'une même famille trouvaient la mort lors des pluies diluviennes.  Il y a eu aussi 2007. En 2008 également d'autres morts étaient enregistrés.

Cette année encore, le sinistre aurait pu être évité.

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Longtemps l'on a tiré la sonnette d'alarme pour que des mesures soient prises afin que de tels drames soient évités. J'en parlais déjà ici, les autorités ont toujours eu du mal à lever les pas quand il s'agissait de prévenir ce genre de catastrophe. Mais c'est au pas de course qu'elles se rendent sur les lieux des sinistres pour faire les constats. Les expériences des années antérieures n'ont pas servi. Il est vrai que les populations de ces quartiers précaires construisent (de façon anarchique) sur des terrains dangereux. C'est vrai que leurs constructions sont fragiles et faites de plus de terre que de ciments. C'est vrai que leur responsabilité est aussi engagée dans ce qui est arrivé une fois de trop à Abidjan.

Mais je pense pour ma part, que la plus grosse part de responsabilité doit revenir au gouvernement. Je proposais l 'année dernière qu'une table de discussions soit dressée entre les populations des bidonvilles (parfois installées depuis des décennies) et les autorités pour qu'un terrain d'entente soit trouvé et que l'on arrive enfin à trouver des solutions. Je pense que l'Etat à les moyens s'il le désire, de résoudre progressivement la question de bidonvilles à risque. C'est une question de volonté politique. On pourrait par exemple, sacrifier les milliards dépensés pour les monuments (qui encombrent trop souvent les rues) pour trouver des solutions à ce problème de quartiers précaires. On pourrait pourquoi pas, abandonner pour un temps les projets de jardinages sur les voies pour prévenir ce genre de drame en saison pluvieuse. [Pour information, la commune présidentielle de Cocody compte à elle seule un peu plus de 13 quartiers précaires]

Mais, en Côte d'Ivoire, nous avons l'art de l'indemnisation et des "décisions après la mort". Pour cette année, ça en fait un drame de trop ! Les jours à venir seront consacrés à des hommages aux familles des victimes, à des indemnisations et puis on annoncera de nouvelles mesures et puis... on attendra (je n'espère pas) le drame d'un autre juin d'une autre année.

 

 

29 mai 2009

De nouvelles rumeurs à Abidjan

rumeur1.jpg«Eviton 2 sortir tar la n8. dè rebel veulent encor frapé. Pass le msg, linfo è 2 source sùr». Voici un texto (que j'ai gardé dans sa forme orginale) qui est diffusé sur les téléphones mobiles par des personnes anonymes depuis quelques jours.
Déjà la semaine dernière, de fortes rumeurs avaient envahie la capitale économique avertissant les citoyens d’une attaque imminente d’assaillants.
Dans le courant de la semaine, des informations provenant de l’extrême sud du pays au sujet d’affrontement entre des agresseurs et les forces armées ivoiriennes.
Aussi le lundi 25 juin dernier, une coupure généralisée d'électricité la nuit avait attisé les rumeurs et les craintes. «Cette coupure, c’était pour une opération de ratissage militaire», révèle une source non officielle. Information que l’on a pu confirmer.
Pourtant, les rumeurs subsistent et se propagent désormais aux moyens des sms. L’information est-elle vraie ?
J’ai encore en mémoire les rumeurs sur l’enlèvement des enfants à Abidjan. Pourtant, il y a un adage qu’on aime bien à Abidjan qui dit : «Il n’y a pas de fumée sans feux». Il faut donc user de prudence mais surtout «ne pas sortir tard la nuit».

02 mai 2009

Jour férié raté !

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Dans son édito du numéro 4 de Objectifs Hebdo, Théophile Kouamouo s’interrogeait : «Et s’il y avait trop de jours fériés ? Affirmant plus loin que «l’inflation des jours fériés que nous connaissons est aggravée par la culture bien particulière que l’administration publique semble avoir transmise aux grandes entreprises du secteur privé (…)». En Côte d’Ivoire, l’on cherche le bon prétexte pour rester à la maison. Décès d’une personnalité, victoire d’une équipe nationale, anniversaire de décès, anniversaire de naissance et… journée internationale.
C’est la dernière trouvaille qu’avait souhaité faire passer au plus haut sommet, un groupe de femmes lors de la cérémonie qui s’est tenue le 1er Mai dernier au palais présidentiel à l’occasion de la fête de travail (jour férié également). Ces femmes ont sans honte ni gène, demandé au Président de la République de faire de la « Journée internationale » de la femme, un jour férié en Côte d’Ivoire. Le Chef de l’Etat a été (heureusement) catégorique sur la question. «On peut mieux célébrer cette journée, mais ne comptez jamais sur moi pour trouver un autre jour férié… nous en avons déjà trop», a-t-il affirmé en réponse à cette doléance.
ab5d6503.jpgLà où certains demandaient la revalorisation du SMIG, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, d’autres trouvaient juste de porter publiquement  et officiellement - devant les médias internes et internationaux – leur désir de trouver un autre jour de repos.
«Nous ne travaillons pas assez», n’a pas manqué de souligner le Président ivoirien. Chose vraie. Je vous épargnerai le mode de travail dans l’Administration publique et qui tend à gagner le secteur privé.
La situation est grave. Grave parce que c’est marqué dans notre éducation que nous devons plus nous reposer au détriment du travail… et espérer gagner beaucoup d’argent. Grave parce que ce genre de mentalité appelle la facilité. La corruption s’offre alors à nous comme raccourci.
Travaillons plus pour gagner plus ! Comme ironise Kouamouo, cette formule pourrait être adaptée à notre contexte. Et j’ajoute cette phrase inspirée de la version originale biblique : «Que celui qui travaille peu mange peu également !».

23 avril 2009

"La Toile d'Or" en Côte d'Ivoire

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La fête de l'Internet qui aura lieu du 27 au 1er mai 2009. Le thème de cette année est " Internet pour quoi faire ". Mais le point phare de cette cérémonie reste la mise en place d`un concours dénommé "La toile d`Or".
Ce concours va permettre aux promoteurs "d'identifier et de primer les entreprises, l`administration, la presse, les jeunes talents et les écoles qui, dans leurs activités quotidiennes, vulgarisent l`outil informatique" en Côte d'Ivoire.
M. Jil Alexandre N'dia, Directeur de Weblogy / co-fondateur d'Abidjan.net a été choisi comme président du jury. Il sera aidé dans sa tâche par des icônes de l'Internet qui devront de désigner les lauréats. Il s'agit de M. Roger Dede, Directeur du Développement des Ntic au ministère, Mme Anne-Marie Konan Payne, Directrice de Cicg, M. Abraham Djekou, conseiller des Ntic à l'Atci, M. André Apetey, secrétaire général de l`Unetel, M. Hyacinthe Yapo, Directeur général de S2irt et M. Hyppolite Gbezo, représentant de l`association des Isp de Côte d`Ivoire.
A côté de cela, on annonce qu'il sera installé à la maison du combattant de Treichville, un cyber café géant. Des connexions gratuites dans les 10 communes d`Abidjan et dans 5 villes à l`intérieur du pays (Bouaké, Gagnoa, San Pedro, Abengourou, korhogo). Ce sera également l`occasion pour le ministère et son partenaire de connecter cinq (5), villages situés à 10 kilomètres de Touba, Bondoukou, Tingréla, Sinfra et Azaguié. La cérémonie officielle de connexion des villages aura lieu à Azaguié, le 28 avril prochain.

15 avril 2009

Le Femua et ses alentours

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Le week end dernier a été essentiellement marqué par la deuxième édition du Festival des Musiques Urbaines d’Anoumanbo (Femua). Un rassemblement artistique et musical initié par le groupe ivoirien Magic Système.
Cette fête à connu de grands axes comme entre autre le cross populaire, les prestations d’artistes (en play back ou en live), les espaces gastronomiques etc…
Pourtant, cette deuxième édition de ce festival de musique urbaine a connu bien d’autres aspects qui en ont fait sa spécificité.
Le Femua ce sont des faits insolites comme la voiture du ministre de l’éducation nationale dont le moteur n’a pas arrêté de tourner deux heures durant bien qu’étant en sationnement. Une situation déplorée parce qu’en marche le véhicule de commandement du ministre rejetait du chaud. Ce qui ne faisait qu’accroître la chaleur dont se plaignaient déjà les invités amassés autour de l’engin.
Il y a eu également l’effet Claudy Siar. En effet, «de jeunes femmes tenues à l’écart par les forces de l’ordre sur place, scandaient le nom de Claudy Siar», raconte l’envoyé spécial de l’Avenue225. En précisant qu’elles suppliaient l’animateur de Couleur tropicale de « les prendre cadeau». Sacré Claudy ! Un autre a aussi attiré l’attention du public sur lui. Mais pour des raisons moins glorieuses. Il sagit d’un jeune homme qui lui, ne demandait qu’à voir et saluer Asalfo, le lead Vocal du Groupe Magic système. Ce quidam voulait profiter de ces instants pour (enfin toucher son idole). Mais il a été (vigoureusement) tenu en respect pas les forces de l’ordre très alerte tout le long du festival.

Autres gens qui ont saisi l’occasion du Femua, ce sont les adeptes de la religion Raël (du nom du gourou de cette secte). Ils ont manifesté contre les propos du pape Benoît XVI à propos de son point de vue sur les préservatifs lors de sa récente tournée en Afrique. Et pour bien marquer leur désapprobation les fidèles raéliens ont procédé à une distribution de préservatifs et de tracts.
Vous retrouverez en détails tous ces faits insolites en lisant le compte rendu de l’envoyé spécial de Avenue225.

24 mars 2009

Deux grèves une faim

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Ces jeunes assis à même le sol devant le siège de la Comission Electorale Indépendante (sis aux 2 plateaux, un quartier de Cocody la commune présidentielle) font parti du Mouvement de la Jeunesse citoyenne (MJCCI). Débutée hier matin, leur propestation s'articulent est axée sur "la reclamation de la date des élections en Côte d'Ivoire".

Une autre grève qui a eu lieu le même jour dans le même quartier et devant un autre siège est rapportée par le quotidien Le Nouveau Réveil.
Selon le journal, "des entrepreneurs (...) observent, depuis hier, une grève de la faim devant les locaux du comité national de pilotage du redéploiement de l'administration (Cnpra). Ceux-ci réclament plus de 10 mois voire deux(2) ans pour certains sans paie après avoir effectué des travaux de réhabilitation d'édifices de l'Etat dans les zones centre, nord et ouest (Cno). Réunis au sein de l'union nationale des entrepreneurs libres de Côte d'Ivoire (Unelci) ces entrepreneurs sont " décidés à aller jusqu'au bout de cette grève de la faim".


16 février 2009

Ces Samedis qui brûlent

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Le Nouveau Réveil, quotidien proche du PDCI (parti démocratique de Côte d'Ivoire, ancien parti au pouvoir) est revenu ce lundi, comme toute la presse sur l'incendie qui a ravagé les bureaux du président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire. C'était le samedi dernier en début d'après midi.
Ledit journal constate que ce sont les samedis que les marchés et autres bureaux partent en fumée.
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(...) Après l'incendie criminel qui a ravagé les 9ème et 10ème étages de la cité financière un samedi de l'année dernière, les bureaux de Mamadou Koulibaly, président de l'Assemblée Nationale et sa secrétaire sont partis en fumée tôt samedi dernier. Selon nos reporters sur les lieux ce samedi. Encore un samedi comme la plupart des marchés qui brûlent depuis peu sous la refondation dans le district d'Abidjan. Les enquêtes en cours qui permettront de déterminer l'origine de l'incendie devraient aussi permettre de comprendre pourquoi, seuls les bureaux de Koulibaly Mamadou ont brûlé ? Que contenaient ses bureaux qui ont vu défiler les présidents Philippe Grégoire Yacé, Henri Konan Bédié, Charles Bauza Donwahi et Emile Brou ? Pourquoi c'est sous Koulibaly que ce bureau part en fumée un autre samedi ? Etait-ce le seul bureau vétuste de l'Assemblée nationale ce samedi-la ? Que veut-on véritablement cacher ? L'enquête peut-elle vraiment éclairer les Ivoiriens sur les causes de l'incendie de ce samedi ?


Attention donc à ce que vous allumerez les samedis !

Petit affairage à l'ivoirienne: Il se dit depuis ce samedi que Mamadou Koulibaly s'est débarassé de ses fonctionnaires fictifs avec l'incendie de son bureau. Qu'en pensez-vous ? On me souffle qu'il n'y a pas de fumée sans feu.

Lire l'intégralité de l'article.
(Photos prises ici)

05 février 2009

Cocody dans l'obscurité

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Les habitants de la commune de Cocody ont passé des instants de peur en début de soirée. Une coupure (générale) d'électricité a plongé la commune présidentielle dans le noir. Provoquant sur les voies principales des embouteillages immenses. Les feux tricolores eux-mêmes ne fonctionnaient plus. cocody-centre, 2-plateaux, angré, riviera... Aucun secteur n'a échappé a cette coupure dont ont ignore les causes.

Cette coupure qui a duré un peu plus d'une heure, a crée un vent de panique dans les différentes gares de taxis de la commune. Chacun voulait rejoindre son domicile le plus vite et ne pas être dehors dans l'obscurité.

22 janvier 2009

Baisse du coût du transport effectif

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Mardi dernier au cours d’une rencontre avec la presse, M. Diakité Yacouba, président de la Fédération des syndicats de chauffeurs unis de Côte d’Ivoire (FENASCUCI) rassurait les usagers quand à la baisse du prix du transport urbain. C’était au siège du syndicat à Adjamé. M. Diakité avait à cette occasion, exhorté ses pairs à pratiquer les anciens tarifs du transport. Puis, il a annoncé de nouveaux prix (réduits). Ainsi, selon lui, la ligne Adjamé-Yopougon passe de 250 à 200 FCFA et Adjamé-Yopougon camp militaire à 250 FCFA, au lieu de 300 FCFA. «Nous avons décidé ainsi pour soulager nos clients», avait-il justifié . La FENASCU-CI demandait alors à ses membres d’appliquer respectivement le tarif de 250 et de 200 FCFA pour les distances qui nécessitaient 300 ou 250 FCFA, soit une baisse de 50 FCFA.
«Depuis quelques jours, nous faisons la sensibilisation. Nos délégués sur le terrain seront chargés de veiller à l’application de cette mesure», rassurait le premier responsable de la FENASCU-CI. Et M Diakité qui prévenait : «Tous ceux qui ne respecteront pas ces nouveaux prix subiront la rigueur de la loi».

Ce matin, un petit tour dans certains quartiers m'a permis de constater que les nouveaux prix sont appliqués dans ces quartiers. Notamment dans la commune de Cocody, d'Adjamé, du Plateau et (selon certains amis) de Yopougon et d'Abobo.
C'est l'occasion de saluer les transporteurs qui ont vu la nécessité d'une telle mesure. D'autant plus que les tarifs entre les différentes villes connaissent, eux aussi, une baisse. Ainsi, par exemple pour aller désormais d’Abidjan à Adzopé, il faudra débourser 1200 FCFA, au lieu de 1500 FCFA. Le coût du trajet Abidjan-Abengourou passe, lui, de 4000 à 3500 FCFA.

C'est l'occasion aussi de nous tourner vers les commerçants et autres vendeurs qui prétextaient le coût élevé du transport pour "gonfler" les prix de leurs marchandises. C'est à eux désormais de faire le dernier pas pour soulager totalement les populations.

05 janvier 2009

Pluie (surprise) d'Abidjan

Si vous êtes à Abidjan, n'oubliez pas de sortir avec un parapluie. Car la météo est bien capricieuse ces derniers temps. Nous nous sommes faits surprendre aujourd'hui.
Je vous donne quelques images de ce que c'était. Il était 13 heures.

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