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02 mai 2009

Jour férié raté !

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Dans son édito du numéro 4 de Objectifs Hebdo, Théophile Kouamouo s’interrogeait : «Et s’il y avait trop de jours fériés ? Affirmant plus loin que «l’inflation des jours fériés que nous connaissons est aggravée par la culture bien particulière que l’administration publique semble avoir transmise aux grandes entreprises du secteur privé (…)». En Côte d’Ivoire, l’on cherche le bon prétexte pour rester à la maison. Décès d’une personnalité, victoire d’une équipe nationale, anniversaire de décès, anniversaire de naissance et… journée internationale.
C’est la dernière trouvaille qu’avait souhaité faire passer au plus haut sommet, un groupe de femmes lors de la cérémonie qui s’est tenue le 1er Mai dernier au palais présidentiel à l’occasion de la fête de travail (jour férié également). Ces femmes ont sans honte ni gène, demandé au Président de la République de faire de la « Journée internationale » de la femme, un jour férié en Côte d’Ivoire. Le Chef de l’Etat a été (heureusement) catégorique sur la question. «On peut mieux célébrer cette journée, mais ne comptez jamais sur moi pour trouver un autre jour férié… nous en avons déjà trop», a-t-il affirmé en réponse à cette doléance.
ab5d6503.jpgLà où certains demandaient la revalorisation du SMIG, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, d’autres trouvaient juste de porter publiquement  et officiellement - devant les médias internes et internationaux – leur désir de trouver un autre jour de repos.
«Nous ne travaillons pas assez», n’a pas manqué de souligner le Président ivoirien. Chose vraie. Je vous épargnerai le mode de travail dans l’Administration publique et qui tend à gagner le secteur privé.
La situation est grave. Grave parce que c’est marqué dans notre éducation que nous devons plus nous reposer au détriment du travail… et espérer gagner beaucoup d’argent. Grave parce que ce genre de mentalité appelle la facilité. La corruption s’offre alors à nous comme raccourci.
Travaillons plus pour gagner plus ! Comme ironise Kouamouo, cette formule pourrait être adaptée à notre contexte. Et j’ajoute cette phrase inspirée de la version originale biblique : «Que celui qui travaille peu mange peu également !».

10 octobre 2008

Sur les ruines de «Mermoz»

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J’ai fait une petite promenade aux alentours de l’ancien bâtiment du collège français Mermoz.
Nous nous souvenons tous sans doute, des dommages qui y ont été perpétrés lors des évènements de novembre 2004.
Le collège Jean Mermoz a été pillé, saccagé puis partiellement incendié. Et depuis, il n'y a plus de rentrée scolaire.
Aujourd’hui, c’est un vaste champ de ruine semblable à un cimetière.
J’ai voulu m’introduire à l’intérieur, mais je me suis rendu compte que le portail est hermétiquement (et solidement) fermé. Qui a les clés ?
Je n’ai aperçu aucun gardien. «A cause de cela, des gens continuent de venir nuitamment escalader la clôture et voler des choses à l’intérieur», indique un riverain qui habite à proximité dudit collège. Ces voleurs, selon des témoignages emportent ce qu’ils trouvent comme objets en aluminium ou en fer «qui serviront à la fabrication d’ustensiles de cuisine».
La clôture de l’ancien collège Mermoz sert (en arrière) de poubelle à ciel ouvert et (en avant) de tableau d'affichage pour toutes les petites annonces et autres tracts.
Les projets de réhabilitation (des relations entre la France et la Côte d'Ivoire) prennent-il en compte le (célèbre) Collège Jean Mermoz de Cocody ? Vivement...
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16 septembre 2008

Une affaire de terre

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Des individus se réclamant «des villageois de Anono (village situé au sein de la commune présidentielle de Cocody)» ont manifesté ce mardi à la "Riviera Golf" non loin de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Côte d’Ivoire.
C’est aux alentours de 10 heures 30 que les manifestants (ébriés, ethnie dudit village) ont occupé les artères principales du quartier revendiquant «une attribution sauvage de leurs terres à n'importe qui» par le ministère ivoirien de la construction et de l'urbanisme.
«Le ministère de la construction attribut de façon anarchique nos terres pour que des gens viennent construire dessus. Nous sommes déterminés aujourd’hui à reprendre par tous les moyens ce qui nous appartient», a expliqué puis menacé le chef de file des manifestants, vêtu d’un pagne traditionnel. «C’est un des collaborateurs du chef de village d’Anono», précise un manifestant.
Les éléments de police de la commune de Cocody arrivés une dizaine de minutes plus tard ont menacé de disperser à coup de grenades lacrymogènes les manifestants.
Mais devant la determination de ces jeunes, la voie du dialogue a été privilégiée.
En fin de compte, c’est par une longue négociation entre les forces de l’ordre et les jeunes ébriés que ces derniers ont quitté les rues. promettant toutefois, de réiterer cette manifestation…une autre fois...ailleurs.

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12 septembre 2008

Encore au Sima

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Le Sima se poursuit toujours dans les jardins du «Golf Hôtel d’Abidjan» avec de plus en plus de visiteurs. Même si certains auraient souhaité que cela fasse ailleurs. «Il faudrait que le ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle pense, pour les prochaine édition, à tenir ce salon dans un endroit plus accessible pour tous. Surtout pour les élèves, étudiants et tous ceux qui ont besoin d’être formés dans un domaine précis», souhaite Mme Diaby qui s’est exprimée sur les antennes de la «Radio du Sima».

Stand du jour

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12:48 Publié dans (Petit) Constat | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sima, abidjan, yoro

11 septembre 2008

Le Sima grandeur nature

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Je vous disais ici que je vous enverrais les news de la 1ère édition du Salon Ivoirien des Métiers d’Abidjan (Sima).
J’y ai fait un petit tour rapide. Et je dois avouer que j’ai été émerveillé par l’organisation et par le nombre de participants (et d’exposants) à ce salon. J’ai compté au moins une soixantaine de stands. Grande école, centres de formation, lycées professionnels, centres artisanaux, entreprises de (télé)communication, salons de coiffures, menuiseries…
Tous les métiers étaient représentés.
Le salon à aussi sa radio «Radio Sima» qui pendant ces trois jours va entretenir les visiteurs et donner toutes les informations utiles pour le salon.
Justement selon les organisateurs, le «Sima» se présente comme «une plate-forme d’échanges et d’informations entre les partenaires du système de la formation professionnelle, les élèves et les entreprise».
Avec pour thème «le renforcement du partenariat école-entreprise pour une insertion professionnelle durable», le Sima a pour objectif (entre autres) de «montrer aux ex-combattants et ex-miliciens les opportunités de réinsertion», mais aussi et surtout de «faire découvrir au grand public, aux chefs d’entreprises, aux partenaires au développement et aux bailleurs de fonds, le savoir faire et le savoir être des stagiaires pendant leur formation et la compétence des produits de l’enseignement technique et la formation professionnelle (EFPT, initiateur du salon) au sein de l’entreprise».
Il y a de belle chose à voir. Et vous avez encore deux autres jours pour découvrir à l’hôtel du golf tous les stands qui présentent des travaux souvent surprenants.
C’est le samedi 13 prochain que le Sima fermera ses portes.

Quand à nous, chaque jour, nous vous ferons découvrir un exposant qui nous aura marqué.
Pour aujourd’hui je vous présente Kocorico.com
C’est une votre boutique en ligne. Ainsi, où que vous soyez dans le monde, vous pouvez montrer vos articles, votre boutique ou autre, à tout potentiel acheteur, en allant simplement sur. J’ai craqué pour le stand et pour le service qu’il offre.
Les présentateurs au Sima disent que c’est «un guide pour le shopping et pour le tourisme, c’est un guide en ligne multisectoriel et un instrument de mise en relation. Il offre la possibilité aux internautes de trouver des produits et des services en vente ou en location sur Internet chez plusieurs marchands et particuliers référencés, de comparer éventuellement les prix pour les produits et services identiques».
Voir le site ici... et toutes les photos un peu plus bas.

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09 septembre 2008

A quand les résultats du BTS en Côte d'Ivoire ?

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J'ai rencontré il y a quelques temps des amis qui sont étudiants dans des grandes écoles et qui ont composé à l'examen (oral et écrit) en vue de l'obtention du Brevet de Technicien Supérieur (BTS).
Ces derniers partagés entre la peur, l'inquiétude et l'incertitude se demandent bien à quand les résultats. Puisqu'ayant composé depuis le mois de juillet.
Selon un communiqué du ministère de l'enseignement supérieur, ce sera probablement à la fin du mois de septembre que lesdits résultats pourront être disponibles. Pourquoi deux mois après les examens ?
Le "service communication du ministère de l'Enseignement Supérieur" au cours d'un point de presse en a donné les raisons et ce en vue de "rassurer les étudiants et les parents sur les examens du Brevet de technicien supérieur (BTS) session 2008".
Doulaye Coulibaly, directeur des examens et concours au ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (DECOES) qui animait la conférence, a rappelé les dates initialement retenues pour le déroulement du BTS avant d'indiquer que celles-ci ont été fortement perturbées par la récente grève des transporteurs.
"C'est ainsi que dans le calendrier aménagé, les écrits du BTS tertiaire se sont déroulés du 21 au 26 juillet dernier, les oraux du 28 juillet au 2 août et les corrections du 18 au 30 août".
Selon Doulaye Coulibaly, les recommandations du séminaire sur la reforme du BTS d'avril dernier ont été prise en compte "afin de renforcer la crédibilité de ce diplôme ont été mises en œuvre. Tout système nouveau appelant un temps d'adaptation, la publication des résultats prend donc un peu de retard par rapport à tous les facteurs précités". "Le retard que nous accusons n'est pas le fait de la DECOES", se défend t-il en fin de compte.
"En septembre, nous publions les résultats. On ne peut pas aller au-delà ", a voulu rassurer Doulaye Coulibaly.
Les 39285 candidats dont 2055 venus de la sous-région devront encore patienter quelques jours. Signalons que cette session s'est déroulée dans 62 centres parmi lesquels 9 étaient à l'intérieur du pays.

Mise à jour:
Je complète les informations ci-dessus pour relayer cette note du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
"Les résultats du Brevet de Technicien Supérieur (BTS), session 2008 seront publiés le jeudi 02 octobre 2008 à 18 h, (uniquement) sur le site du Ministère de l’enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique www.mesrsci.com".
(Nb: sur le site c'était annoncé pour "à partir du 15 septembre", puis pour le "29 septembre à 15 heures" et c'est maintenant le "02 octobre").
Ce n'est pas sérieux tout ça !




03 septembre 2008

Miss Noël : Attention à nos enfants !

missnoel.gifJe mettrai le pied dans le plat sans aucun état d'âme parce que ce phénomène prend de l'ampleur et la société ivoirienne dans sa quasi totalité semble lui donner sa caution et l'encourager.

Il se fait en Côte d'Ivoire depuis quelques années un certain concours de beauté dénommé «Miss Noël», qui vise à mettre en valeur la beauté des fillettes de 7 à 10 ans.
«A travers Miss Noël, nous voulons célébrer la beauté et l'excellence chez les fillettes qui ne peuvent pas se présenter au concours Miss Côte d'Ivoire à cause de leur âge, mais qui ont des atouts non négligeables. En plus, nous prenons en compte la compétence intellectuelle des candidates. Mais nous travaillons surtout avec le soutien des parents qui accompagnent leurs enfants», se justifie Patricia Kalou, initiatrice du concours.
Pourquoi à 10 ans (ou moins) une petite fille devrait se soucier de sa beauté ? Pourquoi les organisateurs d'un tel concours ne se limitent pas uniquement à l'aspect «compétence intellectuelle» comme critère de ce concours ?

Cette compétition peut être la porte ouverte à des recrutements pour des pédophiles dont le nombre devient de plus en plus grandissant à Abidjan. Faisons attention !
D'autant plus que des rumeurs circulent dans la capitale disant que certaines organisateurs des concours de beauté en général seraient des proxénètes. Et que derrière le rideau de leurs activités officielles se cache une prostitution de luxe. N'exposons pas nos enfants à ces pratiques.
Nos filles n'ont pas besoin de tels concours.

Pourtant, il existe des compétitions plus saines - et plus intellectuelles - qui devraient susciter l'engouement des parents et des Ivoiriens en général. Les concours «Miss mathématique» - qui souffre d'ailleurs de promotion et de sponsors - (et bientôt Miss Littérature), "Miss dictée"... sont à mon sens, autant exemples d'épreuves auxquelles les fillettes devraient participer.
Parce qu'après le concours «Miss Noël», on ne leur offre pas comme récompenses des ouvrages scolaires, ou une prise en charge dans une école d'excellence, mais plutôt une «vie meilleure» dans le showbiz, ce monde impitoyable.

Pour exemple prenons le cas de Miss Noël 2007.

«En ce moment c'est elle qui fait toutes les publicités d'enfants qui passent à la télé sur ''La Première''. C'est une petite qui est devenue très épanouie, en tout cas, elle a signé beaucoup de contrats avec des agences de communication...», nous apprend Patricia Kalou (ex-épouse Sangaré) dans une interview qu'elle a accordée à un site web. No comment !

Je me garderai (pour l'instant) de parler des nombreux concours de beauté qui pour la plupart font la promotion de la beauté, de la séduction et du sexe. (Miss Côte d'Ivoire, Miss Awoulaba, Miss District, Miss Ivoire campus, etc...)

Pour l'instant, qu'on épargne aux petites filles de prendre l'habitude d'exposer leurs corps au prétexte d'une quelconque beauté - qu'elles auraient - mais, qu'on leurs inculquent la soif d'être excellente dans les études plutôt que le désir de devenir plus belle (à cet âge).

Le Matin d’Abidjan de ce mercredi 3 septembre parle largement des concours de beauté.
A lire ici


Lire aussi cette analyse de la situation des concours "Miss" en Côte d'Ivoire.

21 août 2008

Coup d’Etat au Nord ?

Plusieurs évènements tendent à tourner nos pensées vers cette hypothèse.

1- D’abord le soulèvement depuis trois jours déjà des ex-combattants qui ne réclament plus leurs 90 000 francs par mois mais désormais… "5 millions de francs" qu’on leur a promis au début de la crise. Et surtout, la convocation de leur patron à la table des discussions comme condition au débrayage.

2- La rumeur de la disparition de Issiaka Ouattara alias ‘‘Wattao’’ , Chef d’Etat major-Adjoint des Forces nouvelles. Annoncé pour mort, puis pour grièvement blessé à la suite d’un «terrible accident», Wattao a atterri (sain et sauf) à New York pour dit-il «voir sa famille».


Connaissant son attachement au maintien de l’ordre et de la discipline dans les zones ex-assiégées, il aurait reporté son voyage de vacance. Que cache donc ce voyage en ces heures aussi chaudes à Bouaké ?
3- Et puis où se cache le Chef d’Etat major des Forces nouvelles, Soumaila Bakayoko dont le silence se fait retentissant depuis le début du soulèvement… au lieu de lui
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4- … c’est Chérif Ousmane qui prend la tête de la médiation et tente de calmer le jeu.

5- Il y a aussi la soudaine apparition (d’on ne sais où ?) du Général Michel Gueu, conseiller spécial de Guillaume Soro envoyé pour le représenter.

*(Interview réalisée par Abidjantv.net)

13 août 2008

Embouteillage et indiscipline

Alors que le soleil se couche doucement sur Abidjan et que nos montres affichent "17 heures 55", un accident se produit à Cocody, au "Carrefour (de) la vie". Un piéton est violemment renversé par un véhicule qui roule à tombeau ouvert - selon des témoignages. Les Sapeurs pompiers à quelques pas de là, interviennent rapidement et évacuent le blessé qui est gravement atteint. Une situation qui entraîne momentanément l'arrêt de toute circulation sur les différentes voies du "Carrefour (de) la vie".

La situation aurait bien pu être améliorée si les chauffeurs de "Gbakas" (mini bus) - toujours eux - et de "Wôrô-wôros" (taxis communaux) ne manifestaient pas leurs indisciplines notoires qu'on leur reconnaît. Malgré l'intervention de certains volontaires (pour désengorger les voies) la situation est difficilement maîtrisée et la file d'attente devient de plus en plus longue. Obligeant ceux qui étaient à bord de certains transports en commun à traverser le bouchon à pied.

Un de mes pères disait toujours (à juste titre d'ailleurs): "Ils conduisent comme ils se conduisent".

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24 juillet 2008

Le dispensaire "en pause"

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Les services de santé publique ont toujours été l'objet de fortes critiques pour la légèreté et la négligence des employés de l'État qui y travaillent. Et ça peut se vérifier encore aujourd'hui.

J'étais il y a quelques jours, dans un dispensaire d'un quartier chic de la commune de Cocody pour une consultation médicale.

J'ai eu la malchance de m'y rendre à 12 heures 15.

Sur les bancs installés de part et d'autre sur le gazon de la cour, plusieurs personnes (malade et parents de malades) sont assises l'air désemparé.

Je me dirige droit vers le guichet pour payer le ticket de consultation. Une fois devant la vitre je lis (à haute voix tellement je suis surpris) «En pause».

Je me renseigne donc auprès des quelques personnes qui ne me quittent pas des yeux - se disant certainement que c'est ma première fois. «Il faut revenir à 14 heures 30», me répond une jeune dame visiblement mal en point. «Ici, entre midi et deux il n'y a personne», ajoute t-elle.

Choqué, je veux vérifier l'étendu de cette désertion des infirmiers et autres agents de l'État dans ce service sanitaire.

Je fais alors le tour des portes. Depuis celle de l'«infirmier d'État», à la «pharmacie» en passant par la porte du «service nettoyage» et des vigiles. Elles sont toutes hermétiquement fermées. «Ils sont tous allés manger», me précise t-on dans le couloir menant aux différents bureaux.

Une affiche crasseuse - exposée sur un des piliers qui soutiennent le bâtiment -, confirme tout : «ouvert tous les jours (...) Pause entre 12h et 14h30», lit-on.

Comment peut-on déserter un service sanitaire (public) sans laisser un service minimum de soin ? Et pendant ce temps, les malades doivent prendre leurs maux en patience espérant que leurs états ne s'aggravent pas.

Un conseil, si vous vous rendez dans un dispensaire de ce type, faites-le avant midi ou à partir de 14 heures 30. Pendant ce temps, votre maladie pourra attendre.

Ou alors rendez-vous dans une clinique. Le service y est impeccable. Quitte à vous "stresser" les poches.

23 juillet 2008

Les tarifs n'ont pas baissé !

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On a tous pensé (moi spécialement) que les tarifs des transports en commun (wôrô-wôrô et gbaka) changeraient après la baisse (de 100 francs) sur le prix du gas-oil. Hélas !
Quittant Cocody pour les 2-plateaux en wôrô wôrô (taxi communaul), je me suis rendu compte que les prix n’avaient pas bougé d’un franc.
«Avant la hausse des prix de l'essence, on payait 200 francs pour atteindre les 2plateaux et 250 ou 300 F pour Angré», explique Joséphine S, étudiante en géographie. "Ensuite, il y a eu la hausse où 50 francs ont été ajoutés sur ces tarifs. Mais, malgré les meusres prises en conseil des ministres le dimanche dernier, poursuit-elle, rien a changé». Il faut donc (continuer à) payer 250 francs pour se rendre aux 2plateaux et entre 300 et 500 francs pour rallier Angré en "warren" (autre nom des wôrô wôrôs).
Le scénario est le même dans plusieurs communes d’Abidjan, selon plusieurs témoignages.
Quelques chauffeurs interrogés préfèrent garder le silence, certainement qu’ils n’ont pas encore d’excuses pour se défendre.

D’ici quelques jours je vous proposerai les résultats de l’enquête que je fais actuellement sur les tarifs de transports à Abidjan et ailleurs en Côte d’Ivoire.