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31 août 2012

Et si l’intérêt général de la Côte d’Ivoire comptait aussi

 

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C’est drôle ! je les regarde rigoler, se tapoter les épaules, s’embrasser, s’entrelacer même parfois. De vrais amis on dirait. Tous ces journalistes qui à longueur de journaux s’envoient des venins, s’injurient, se menacent. Quelle belle image ! A ces Etats généraux de la presse dont les assises se sont tenues à l’Hotel Président de Yamoussoukro, les hommes (et femmes) de presse ont choisi de ranger leurs couteaux tirés pour s’unir autour d’un intérêt commun : l’avenir et le bien être de la presse ivoirienne. Ils ont décidé, le temps d’une rencontre, de laisser tomber leurs rancoeurs politiques et politiciennes, leurs idéaux partisans pour regarder dans le même sens afin de sauver la presse.

En les regardant, je m’interroge : « Pourquoi ne pas AUSSI s’unir pour sauver ENFIN la Côte d’Ivoire ? ». La Côte d’Ivoire, a priori, devrait être comptée parmi les intérêts généraux des journalistes ivoiriens ? Non ?

Pendant 48 heures, ici à dans la capitale politique, ils ont été frères et amis. Et à la fin de ces Etats généraux, de retour à Abidjan, chacun reprendra son fusil pour titrer à boulet rouge sur son confrère. J’espère de tout cœur qu’ils me feront mentir.   

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Etats Généraux de la presse en Côte d’Ivoire. Rideau !

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C’est une cérémonie brève et simple qui a mis un point final aux travaux des Etats Généraux de la presse. « Nous espérons que ces résultats ne vont réellement pas dormir dans les tiroirs » a titillé Zio Moussa, rapporteur  général  de ces Etats Généraux, rappelant la promesse faite par le ministre de la communication, Souleïmane Diakité.

Ce dernier, dans son discours de clôture s’est réjouit du bon déroulement de cette rencontre. « Au cours de ces 48 dernières heures, j’ai vu des hommes et des femmes engagés » a-t-il fait remarquer à l’endroit de tous les participants.

Ils étaient 170 en tout. Spécialistes, experts, journalistes et partenaires au développement de la presse qui ont planché pendant deux jours sur un rapport proposé par le Comité Scientifique. Au final, des recommandations regroupées en 10 grands points et dont l’idée générale reste « la révision de la loi de la presse 2004-643 du 14 décembre 2004».

Le rideau s’est donc refermé sur ces assises ouvrant les portes, espère t-on, à des jours meilleurs et à une professionnalisation de la presse ivoirienne. 

Crédit photo. abidjan.net

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Etats Généraux revue par la presse

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Toute la presse en parle ce matin. Les assises des Etats Généraux de la presse ont occupé une bonne partie de l'actualité de ce vendredi 31 août 2012. Je vous propose cette revue de presse faite par Infopresse à ce sujet. 

« La grand’messe a débuté, hier » jeudi 30 août 2012, annonce L’Expression. Il s’agit des états généraux de la Presse. Ces derniers « se déroulent du 30 au 31 août 2012, à Yamoussoukro » et ont pour thème : « Pour une presse plus professionnelles », éclaire Soir Info.

Ces moments de réflexion démontrent à n’en point douter que la presse ivoirienne est « au tournant de son histoire », soutient L’Intelligent d’Abidjan.

C’est pourquoi « les journalistes tracent la ligne », durant ces assises, rapporte Fraternité Matin. Et ce, en faisant « sa toilette à Yamoussoukro», clarifie Le Nouveau Réveil.

Déjà, « tous sont unanimes pour un meilleur traitement des journalistes », dévoile L’Inter.

La question de la liberté et de la diversité de la presse est au centre des débats. Les journaux bleus, pro-Gbagbo, qui avaient décidé de boycotter ces états généraux (après l’attaque du siège de l’un des leurs) avant de se raviser, ont demandé  «que les journaux de l’opposition (pro-Gbagbo) ne soient plus attaqués ». Par la voix de César Etou, leur président de ‘’JV 11 ‘’ (leur organisation), dans les colonnes de Le temps

Les journalistes ont le soutien de l’Etat dans leur volonté de se redynamiser afin de répondre le plus professionnellement possible aux attentes de la société. C’est à juste titre que leur ministre de tutelle « Diakité Coty prend des engagements » avec eux, apprend-on de Soir Info« Vos conclaves ne seront pas rangés au placard », leur aura-t-il garanti. Des propos relayés par Le Nouveau Réveil.

 

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30 août 2012

Les Etats généraux rassemblent toutes les presses

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Verte. Bleue. Rouge. Incolore. Quelques soient leurs couleurs politiques, elles sont toutes représentées à cet atelier de restitution des travaux des Etats Généraux de la presse. Plus d’une centaine de journalistes de tous bords ont décidé d’être ensemble à Yamoussoukro autour d’un intérêt commun. Un malade commun : Leur corporation. La presse de Côte d'Ivoire. 

Des journalistes, mais aussi tous les acteurs du secteur et toutes les organisations professionnelles des médias. L’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), le Groupement des éditeurs de presse (GEPCI), le Syndicat national des Agents de la presse privée de Côte d’Ivoire (SYNAPPCI), l’Organisation des journalistes professionnelles de Côte d’Ivoire (OJPCI). Sont aussi présents à ces assises, le Réseau des professionnels de la presse en ligne en Côte d’Ivoire, la Confédération nationale des directeurs de publication de Côte d’ivoire (CNDPCI) et le Syndicat autonome des agents de la presse privée de Côte d’Ivoire (SAAPPCI).

Personne ne semble avoir été oublié. Même pas les structures ministérielles telles que l’Observatoire de la liberté de la presse, de l’éthique et de la déontologie (OLPED), le Conseil national de presse (CNP), la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA), le Fond de soutien et de développement de la presse.

Toutes ces structures et tous ces acteurs vont regarder de fond en comble le « Rapport du comité scientifique » et en débattre pour que le « rapport final » tienne compte de toutes les tendances et de toutes les couleurs de la presse. C’est semble t-il le souhait du comité scientifique. 

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Etats généraux de la presse. Le ministre de la communication y place tout son espoir

«Ce rendez vous est l’aboutissement d’un processus d’évaluation de la presse en Côte d’Ivoire ». C’est par que le ministre de la communication, Diakité Souleïmane, a introduit  son discours d’ouverture de l’atelier de restitution des Etats généraux de la presse.

En face de lui, des journalistes et tous les acteurs de la presse en Côte d’Ivoire venus en grand nombre pour assister à cette rencontre qui s’est tenue à l’Hotel Président de Yamoussoukro.

« Depuis 1990, la presse écrie  a connu  une explosirion extraordinaire (…) période baptisée par tous le primtemps de la presse ivoirien » avait déjà rappelé le ministre de la communication lors de son discours d’installation du comité scientifique, le 24 mai dernier. Indiquant même que « depuis la crise ivoirienne en 2002, elle fait l’objet de critiques permanentes et persistante de l’opinion piblique, des pouvoirs  publiques » et même, s’était réjouit le ministre Diakité, « de la part  des professionnels des médias eux-mêmes ».

«Des mesures législatives, économiques et fiscales (…) ont été prises par le gouvernement » pour le développement du secteur de la presse a indiqué Souleïmane Diakité, ce 30 août 2012.

Ces Etats généraux de la presse donc devraient aider « à cibler les mesures les plus pertinentes et les plus urgente prendre afin de favoriser l’essor de la presse » a espéré le ministre de la communication. « Les résultats des travaux connaitront un meilleur sort que d’être enfermés dans des tiroirs » a-t-il conclu. 

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Etats Généraux de la Presse en Côte d’Ivoire. La phase finale !

C’est l’Hôtel-Président de Yamoussoukro qui accueille dès ce matin du 30 aout, la phase finale des Etats Généraux de la presse de Côte d’Ivoire. Deux mois après un travail acharné et collaboratif entre les cinq commissions et les acteurs de la presse ivoirienne. Un travail qui a accouché d'un pré-rapport et un rapport bilan. Des documents qui ont été remis le mardi 29 aout à  Diakité Coty Souleimane, ministre de la communication. « Nous espérons que Yamoussoukro permettra à la presse de prendre un nouvel envol », a espéré en ce moment-là Samba Koné, président du comité scientifique.

A Yamoussoukro donc, les journalistes (toutes tendances confondues) vont "courir un marathon'' de 48 heures pour tenter de donner une nouvelle orientation à la presse ivoirienne au cours de cet atelier de « restitution des travaux ».

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27 août 2012

Web'Actu en Caric-Actu

Les temps ont passé, et les caricatures et autres dessins de presse se sont adaptés aux nouveaux supports numériques, mais aussi aux mutations politiques dans le monde. Dans les pays en crise, les dessins sont désormais utilisés pour décrisper, accuser ou dénoncer. C’est devenu la nouvelle arme fatale au point où comme les journalistes, les dessinateurs sont désormais ménacés de mort. Car ils dérangent.

Chez nous aussi, ces artistes d’un autre espace s’illustrent de plus en plus et font parler d’eux. Comment leurs dessins se sont t-ils transportés sur Internet ? Leurs outils sont-ils adaptés aux nouvelles méthodes et au nouveau monde numérique ? Quel rôle ces illustrateurs ont-ils joué ou jouent-ils dans la vie sociale et politique ici en Côte d’Ivoire ? Pour essayer de percer le sujet, je reçois le premier BD-Blogueur de Côte d’Ivoire, Roland Armel N’Dekploman, surnommé aussi Polman. Il a lancé Caric-Actu, le magazine d'information en dessins de presse.

Bonne écoute ! [Cette émission dure 59 minutes 44 secondes] 

HTC One V : entrez en force dans la gamme !

Pour une entrée de gamme, je ne sais pas si vous trouverez mieux. « Trop sophistiquée et trop complète pour une telle gamme du bas de l’échelle » vous diront certains. Et pour cause, cet « enfant » de la  famille des « One » de HTC dispose d'un écran moins grand (3,7 pouces). Moins onéreux et donc aussi moins imposant que ses deux autre frères (One X et One S), le One V fait de l'œil à celles et ceux qui veulent s'offrir un téléphone portable au gabarit contenu (allergiques aux grands smartphones de plus de 4 pouces).

htc-one-v.jpgErgonomie et design

HTC a pris de gros risque. Miser sur le design pour une entrée de gamme. Fallait le faire. Le « V » est pourvu d’une excellente finition et d'un design singulier et se différencie visuellement de ses concurrents. Mais la différence est surtout au niveau de la coque unibody en métal noir mat. D'un effet fort sympathique, cette coque empêche les traces de doigts qu’on peuit laisser habituellement sur nos coques en plastique brillant.

L’écran n’est pas une bombe, mais reste tout de même acceptable.  Le One V propose une dalle classique d'une définition de 800 x 480 pixels.

Interface et navigation

Je parlais de la petite taille de l’écran. Elle a forcément des répercussions sur la navigation et l’interface. « Le One V profite évidemment de l'écosystème Sense 4.0, développé par HTC, qui vient recouvrir l'interface Android » prévient le constructeur. la version proposée pour ce One V diffère légèrement, l'écran étant plus petit et les capacités techniques moins costaudes. Cependant, cette version optimisée pour le One V demeure intéressante pour qui souhaite une interface différente de celle d'Android. Et pour la navigation Internet, le One V se montre efficace quand les pages chargées ne sont ni trop lourdes ni trop chargées.

Bien entendu, on ne va pas se hasarder dans des jeux vidéos en 3D gourmands. On penchera plus plutôt vers l'utilitaire multitâche. N’oubliez pas de fermer, au fur et à mesure, les applis qui tournent en tâche de fond. 

Photo et vidéo

L'appareil photo du Htc One V affiche fièrement les « de 5 Mpixels ». Les fans de filtres et options photos en tous genres en auront pour leur compte tant l'interface de l'appareil photos propose de multiples options pour améliorer les images.  Shootez et partagez vos prises de vue sur les réseaux sociaux, par MMS ou email.

En mode lecture vidéo, le One V accepte en natif tous les formats les plus répandus et affichent de manière lisible les sous-titres. Bonne nouvelle : HTC a pourvu ses smartphones d'un lecteur performant. Et vous le retrouverez sur le « V ».

Autonomie.

Ce modèle de HTC de faire preuve d'une bonne endurance, alors que sa batterie est moins puissante. Doté d'un mode veille qui consomme vraiment peu et avec une utilisation assez poussée en 3G et Wi-Fi, le One V tient la journée à l'aise. À moins de titiller son écran au cours de la journée, l'appareil garde son souffle jusqu'au lendemain midi. 

Mes notes. Pour un smartphone d’entrée de gamme, c’est une « très bonne entrée de gamme ». Ce n’est pas le Best of Smartphone, mais les utilisateurs bénéficieront d’un smartphone aui design raffinée avec toutes les commodités de base pour être à l’aise sur un smartphone.

13.5/20

Article réalisé avec la contribution de Lesnumeriques.com

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24 août 2012

Grève de taxis compteurs. Le piège se referme t-il sur les chauffeurs ?

taxi compteur, grève, transporteurs, abidjan, côte d'ivoire4 jours que nous sommes privés de taxis compteurs. Les conducteurs de ces véhicules oranges sont rentrés en grève depuis le début de la semaine parce que leurs collèges, les wôrô-wôrô (taxis communaux) font des lignes intercommunales. « En plus, ils ne paient pas de taxes », expliquaient en colère un chauffeur de « compteur ».

« On pourrait croire que les chauffeurs de taxis-compteurs ont volontairement poursuivi leur grève de 72 heures entamée depuis le mardi à l’appel de leur association, l’Actc, et cela, au mépris de l’accord signé mardi et mercredi avec leurs ministères de tutelle » se plaint ce matin le quotidien Le Nouveau Réveil.  

Et donc depuis 4 jours, le décor des Abidjanais se retrouvent sans ces taxis.

Les populations se sont donc rapidement accommodés. Gbaka puis Wôrô Wôrô, bus ou bateau-bus. De fil en aiguille elles arrivent à relier leurs domiciles à leurs lieux de travail. Et ce plus rapidement que d’habitude. Parce qu’en plus, les rues sont fluides sans les taxis compteurs. Pas d’embouteillages, pas de stationnements désinvoltes etc.

In fine, les syndicats de taxis compteurs risquent de se laisser prendre à leurs propres pièges.  Parce qu’enfin de compte, au fur et à mesure que les jours passent, ils ne font pas de recettes. Pendant ce temps, les autres transporteurs se remplissent les poches.

Seule solution : Reprendre le service pour montrer leur volonté de civisme, mais aussi leur bonne foi dans les négociations avec l’Etat. Parce que si ça perdure, nous citoyens, on va prendre une nouvelle habitude : se passer des taxis-compteurs.  

Crédit photo : Abidjan.net

22 août 2012

Web'Actu sur la (Civ)Route

Ce n’est plus une exclusivité… puisque depuis quelques semaines cette plateforme fait le buzz. CIVroute, c’est la première plateforme collaborative d’information routière. Un site conçu par des membres de la communauté web. Qu’est ce c’est concrètement ? A quoi ça sert ? Pourquoi l’avoir lancé ? Comment l’utiliser ? 

Pour en savoir plus je reçois Cyriac Gbogou, un membre hyperactif de la communauté web d’Abidjan. Un membre que nous avons déjà reçu ici, dans cette émission… 

Je vous propose également à la "Dans la peau d'un Brouteur", un reportage de Louise Gbaka.

21 août 2012

Fête de génération à Agbabou [Photos]

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J’ai assisté il y a quelques semaines à une fête de génération dans un village ébrié : Agbabou. Une fête de génération est une cérémonie au cours de laquelle une  classe d’âge, passe le flambeau à une autre classe pour la gestion des affaires du village.

Agbabou est situé à quelques centaines de mètres de l’aéroport d’Abidjan.  On y accède soit par la lagune soit par la route en passant par la commune de Port Bouet.

Je vous livre en image l’ambiance qui a régné durant cette célébration où la liesse populaire rencontre des situations insolites.

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15 août 2012

CivRoute, le citoyen au coeur du trafic routier

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"Vous souhaitez informer les autres automobilistes de l’état du traffic routier à votre dernier passage ? Vous souhaitez profiter des avantages d’un réseau d’informations routières constamment mises à jour par ses utilisateurs ?" s'interroge ce matin la blogueuse Edith Brou. Voici CivRoute : le nouveau service web et mobile qui va définitivement résoudre ces problématiques. En quoi cela va t-il consister? 

Loin de se substituer à la Brigade de régulation routière, « Civroute » se veut être la première plateforme collaborative d’informations routières en Côte d’Ivoire.  Elle a pour objectif principal de donner des informations sur ce qui se fait sur la route. Sur l’état de nos voies.

« Civroute » vise également à géolocaliser en temps réel le trafic et les activités qui pourraient s’y tenir.

Aussi, « CivRoute » va servir d’indicateur sur le trafic ivoirien de façon générale mais aussi de plateforme d’alerte pour les forces de l’ordre (Police, Gendarmerie et Pompiers) et pour les citoyens.

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14 août 2012

Joseph Siaba, Sage-Femme malgré tout

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Joseph Simone Siaba s’empresse de renfiler son vieux chemisier rose  presque qu’élimé qui contraste avec son petit bureau peint en bleu et blanc. « Il me faut une nouvelle blouse rose » rigole t-elle les deux mains posées sur sa table de travail. Une table sur laquelle traîne son stéthoscope, ses stylos de couleurs et son registre de suivi. En face, un lit d’examen encore en état, refroidit par la climatisation de la salle. A terre, une balance à laquelle il faut donner des coups pour qu’elle fonctionne. «Je lui fait confiance tout de même » (se) rassure la Sage-femme de la maternité de Samatiguila.

Un sourire au coin des lèvres, les bouts des cheveux entre les doigts, Joseph se perd parfois dans ses souvenirs. Elle n’avait pas prévu de devenir une « accoucheuse ». Elle qui a fait des études de marketing à Abidjan et qui est bilingue. Elle n’avait même pas imaginé que pour son premier poste on l’enverrait loin. Très loin. A Samatiguila. «Je ne m’en plains pas vraiment, c’est un bon test pour moi », renchérit-elle pourtant avec le sourire quand on semble la plaindre. « Sauver les vies, ici ou ailleurs c’est l’essentiel » lance t-elle. Et pour elle, tous les jours (et les nuits) c’est la même gymnastique pour assister des femmes ou faire venir au monde des enfants.  « Parfois à 23 heures, il y a des femmes qui frappent à ma fenêtre pour demander une assistance », témoigne t-elle en montrant du doigt sa maison séparée du dispensaire par une clôture.

Depuis près de 9 mois que Joseph est arrivée au dispensaire de Samatiguila, elle sent les choses évoluer.


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15 à 20 accouchements par mois. Un vrai record, dans cet établissement sanitaire où les femmes semblaient fuir la présence masculine… par pudeur sans doute.          


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Malgré son ardeur et son dévouement au travail, Joseph semble être ralentie dans son élan. Seule et sans matériels adéquats pour fonctionner. Ajouter à cela, la gratuité ciblée des soins qui finalement ne sert pas à grand-chose vu le manque cruel de médicaments pour les femmes enceintes qui n’ont pas de moyens financiers.


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Désormais, Joseph attend avec impatience que le ministère de tutelle veuille jeter un œil bienveillant vers la maternité du dispensaire de Samatiguila. « Et en attendant le ministère de la santé et de la lutte contre le Sida, les bonnes volontés peuvent réagir et sauver des vies », indique Joseph.

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[« Ce post fait partie d’une série d’articles qui illustrent ce que j’ai vu lors de mon voyage à Samatiguila. Carte postale d’une belle cité située à près de 870 kilomètres d’Abidjan et 35 kilomètres d’Odiénné, la capitale de la région du Denguélé. Samatiguila sur Wikipedia »]

13 août 2012

Web'actu reçoit les AmaZoOn du Web

07 août 2012

Web'Actu et les usagers d'Internet

Dans un communiqué publié le 6 juillet 2012, l’ONU reconnait qu’accéder à internet est un droit fondamental de l’Homme. Une résolution qui établi que chaque individu a la droit de se connecter et de s’exprimer librement sur Internet.

Chez nous ici, certainement, Internet s’est imposé à nos usages et à notre vie. Mais de quels usages parlons-nous ? de quels usagers s'agit-il ? Sommes-nous tous logés à la même enseigne que nous soyons dans les pays du Nord, ici à Abidjan ou ailleurs dans les autres villes de la Côte d’Ivoire ?

Qu’est ce qui est mis en œuvre chez nous pour promouvoir l’usage et surtout le bon usage d’Internet ? quels sont les dangers qui guettent les utilisateurs de cette technologie ? Je reçois Berenger Bohi, président de l'Association des Usagers d'Internet de Côte d'Ivoire (AUI-CI) ainsi que Philippe Batreau, membre fondateur de la même association. 

[Cette émission dure 59 minutes 42 secondes]

06 août 2012

Ma ballade ce 6 août dans Abidjan

Lundi 6 août2012. J’ai été réveillé vers 5 heures 45 ce matin par un coup de fil. «Le camp militaire d’Akouédo est attaqué à l’arme lourde. Ne sortez pas », me prévient-on. Je me lève en sursaut. Je n’ai rien entendu. Alors que je n’habite pas loin de ce camp. J’arrête le bruyant ventilateur. J’entends alors de fortes détonations. Cela ressemble plutôt à des armes automatiques.

Sur la toile, twitter et Facebook sont envahis d’informations pas très précises. Une chose est sûre : « quelque chose se passe à Akouédo ». Mais quoi ? s’interroge t-on.

Au fur et à mesure que les heures passent on en sait un peu plus. Le camp Akouédo aurait été attaqué par des « assaillants avec la complicité de militaires à l’intérieur du camp » entend t-on sur les chaînes étrangères.

Je reçois de nombreux Sms me prévenant que la voie Bingerville-Abidjan serait barrée surtout au "carrefour Faya".

Vers 10 heures, je décide de faire la route pour constater par moi-même. Je vous livre à chaud en son et en image le témoignage de ma ballade.

 
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Route de Bingerville

 

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Route Camp Akouedo

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Carrefour après barrage

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Route de la  Riviera Palmeraie

 

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