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31 mai 2012

Samatiguila, ville aux trésors !

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Une couche neuve de boue vient de rajeunir cet édifice vieux de plus de 700 ans. Il est 15 heures. La cour de mosquée est vide. Dehors des réverbères ont été installés pour embellir et « éclairer  l’extérieur lors de veillée ou de cérémonie les soirs » précise un Samatiguilaka. C’est l’une des attractions culturelles et religieuse de la petite cité malinké. Pour y pénétrer il faut être musulman et… homme. Les femmes et les non-musulmans n’y ont pas droit.

samatiguila, samory touré, mosquée du millenaire, mosquée de samatiguilaN’empêche, on peut observer de loin les nattes de prières alignées, superposées les unes sur les autres. « La mosquée du Millénaire » la plus ancienne du pays est classée au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est d’ailleurs cet édifice que le conquérant Samory Touré a tenté d’investir.  L’histoire raconte qu’il a butté sur une résistance farouche des habitants de Samatiguila qui l’ont rendu aveugle, ont saisi ses armes et l’ont converti à l’Islam  De longs fusils qui sont encore disposés dans une case chez le vieux ''Baledjan'' considéré comme le gardien de ces objets.


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Un peu d’histoire

samatiguila, samory touré, mosquée du millenaire, mosquée de samatiguilaSamatiguila signifie littéralement ‘’maison ou village de samatigui’’. En effet si le village a été fondé par Souleymane Diaby, il doit son nom au grand chasseur Samatigui Koné, le maître des éléphants. Ce dernier occupait le territoire actuel où se trouve Samatiguila et sa grande générosité l’a poussé à accepter que d’autres familles partagent cet espace avec lui. En mémoire de cet acte de bonté, N’golodjan Koné (un autre chasseur d’éléphant) a suggéré le nom Samatiguila à Souleymane Diaby.

« La ville de Samatiguila est riche par son histoire » souligne Mr Hamza Diaby. « Vakaba Touré, le fondateur de la ville d’Odienné et l’Almamy Samory Touré ont une histoire avec cette cité. Des armes, vestiges de leurs conquêtes sont soigneusement conservées dans la mosquée. L’Almamy Samory Touré a reçu ici son enseignement coranique de la part de feu Karamôkô Diaby ». (Source)

Les « Douhahou » à ne pas manquer

samatiguila, samory touré, mosquée du millenaire, mosquée de samatiguilaSi vous arrivez à Samatiguila, faites un tour chez « Tata Tehi ». c’est le plus vieux du village. On raconte qu’il aurait presque 120 ans. Mais personne ne peut le confirmer ; même pas lui.

Du fond de sa case éclairé par le reflet de la lumière extérieur, il est étendu sur son lit de viellesse. L’air fatigué mais avec le sourire qui ne le quitte jamais. Et quand une horde de jeunes gens envahit ses « quartiers » iln s’en réjouit et n’hésite pas prononcer, pendant de longues minutes, des « Douhahou ». ces bénédictions si chères au peuple de Samatiguila. 






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[« Ce post fait partie d’une série d’articles qui illustrent ce que j’ai vu lors de mon voyage à Samatiguila. Carte postale d’une belle cité située à près de 870 kilomètres d’Abidjan et 35 kilomètres d’Odiénné, la capitale de la région du Denguélé. Samatiguila sur Wikipedia »]

29 mai 2012

Samatiguila, notre village !

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Il fait nuit. L’air est frais sur le chemin qui mène au village. 26 degrés ! Il n’y a pas beaucoup de poussières. Les pluies de la veille ont atténué la levée de sables, mais ont commencé à dégrader la route. Dans la nuit noire, notre voiture traverse la terre non bitumée. Parfois on entend des bruits de hiboux et des grillons, souvent des phares en face, nous indiquent que les motos sont « reines » sur la terre des Diaby. 869 kilomètres, 13 heures 30 de routes (depuis Abidjan) et  2 heures de pistes (depuis Odienné, la capitale de la région du Denguélé) à contempler les arbres et courts d’eau, les ponts de fortunes installés ça et là ; deux heures à croiser parfois des écureuils, des oiseaux de nuits… nous voici à Samatiguila.

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CivBlogs, mon coup d'coeur

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Lorsqu'on parle de web utile, il faut bien entendre et comprendre ces outils (ou ces infos) qui sont mises à la disposition des internautes gratuitement, mais surtout qui servent à quelque chose. Et en la matière j'ai trouvé un "objet de grandes valeurs": CivBlogs. (Pour ceux qui ne le savent pas "CIV" est le (Hash)Tag  sur Twitter pour retrouver le fil des infos en Côte d'Ivoire). Et c'est l'oeuvre de l'ONG Akendewa qui de toutes les façons a démontré à maintes reprises qu'elle est très utile pour la société ivoirienne. Et ce n'est pas uniquement dans le monde virtuel. Bref ! Pour revenir à CivBlog, retenons que c'est "est un annuaire qui indexe les billets provenant de la blogosphere ivoirienne". "CivBlogs vous permet de suivre vos blogs favoris et d'en découvrir de nouveaux". 

Je reçois souvent de nombreux mails, de journalistes ou de spécialistes de nouveaux médias qui s'intéressent au développement du web en Côte d'Ivoire. Ils veulent savoir qui blogue dans tel ou tel domaine. Là, ils sont servis.... gracieusement. Avec un bonus: Akendewa met à disposition le code source de cette application pour toutes les autres blogosphères. Merci les gars, j'ai (re)découverts des blogs vraiment intéressants.

25 mai 2012

Axe Bouaflé-Daloa, voici le pont de tous les dangers

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[Article mis à jour le 25 mai à 9h27] Suite au post ci-dessous, le ministre Alain lobognon, ministre de la jeunesse et de la promotion du service civique a réagi sur son compte twitter. "Le financement de ce pont est bouclé depuis 2011... Longtemps avant les Législatives. Appel d'Offres en coursLire l'appel d'offre. ]

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Cela ne semble préoccuper personne. Ça fait des années que ça dure. Aucun drame n’a été signalé. Et donc on laisse (per)durer les choses. 16 ans après, je suis revenu sur le tronçon qui relie Bouaflé à Daloa, deux villes du Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire. J’ai été frappé par la même peur d’antan. Par les mêmes craintes d'alors. En fait, rien a changé depuis toutes ces années.

C'est un pont à voie unique dont le bitume aux deux extrémités s’est fortement dégradé. Une grande frayeur s’empare de vous lorsque votre voiture le traverse. C’est pire avec les cars de transport en commun. Les glissières de sécurité de part et d’autre de la voie ne tiennent que par miracle. Le risque d’un drame est imminent. En dessous du pont c’est un fleuve dont le courant est fort. Très fort. Je n’ose même pas imaginer un engin se renverser dans l’eau. Ça serait une catastrophe !

Dans ce pays on aime bien attendre les catastrophes avant de prendre les choses en main. Les autorités qui traversent ce « pont de la mort » attendent patiemment qu’un car de 70 places fasse le grand saut. On pourra alors décréter (tambour battant) 3 jours de deuil, et prendre en charge les parents de victimes. Alors qu’une simple décision politique peut nous éviter ces gymnastiques funéraires.

Je sais que toute notre attention est focalisée sur le « 3e Pont » à Abidjan. Mais n’oublions pas que quelque part au centre-ouest, il y a pont qui mérite d’être refait entièrement… au nom des promesses de campagnes électorales mais surtout au nom de la sécurité des usagers et du droit à la vie. 

20 mai 2012

Fesnami 2012, la cuisine ivoirienne célébrée

fesnami.jpgLa sauce Tchon de Katiola, le riz soumara de Séguéla, l’attiéké huile rouge de Dabou ou encore la sauce kôpè de Bongouanou ou même le Gouagouassou de Bodokro. Et pourquoi pas le Kedjénou de crabe poilu de San Pedro, le N’Douan (poisson avec écaille) pêché dans les eaux d’Adiaké, ou le foutou igname de Yamoussoukro ou même la sauce Avicam gambas de Grand Lahou.

Le menu était aussi varié que les régions représentées à la première édition du Festival National des Mets Ivoiriens, le FESNAMI. A l’initiative de jeunes ivoiriens – conduit par Paterne N’Zi. Une rencontre sur 3 jours; du 18 au 20 mai. Curieux par le caractère original de ces festivités et au vu des témoignages dont les échos me sont parvenus ça et là sur toile, je me suis rendu sur place au 2e jour à l’espace vert situé en face de SOLIBRA.

J’arrive donc le samedi autour de 11 heures. Les sièges sont renversés, quelques femmes s’activent ça et là sous des hangars, l’air est encore frais et la pelouse mouillée. La pluie est passée par là.

Cela n’enlève rien à la détermination du comité d’organisation et à l’optimisme de ses membres. Galvanisés par la première journée et le succès rencontré.

Vers midi, le soleil réapparait, la musique est de mise, le monde s’installe. Les plats sont dégustés avec délices par les visiteurs qui n’hésitent pas à passer un coup de fil à leurs connaissances pour partager leur satisfaction. J’en fais de même. Il n’y a pas très grand monde, mais c’est super bien organisé. Vous achetez un ticket à 1000 francs, cela vous donne droit à un repas dans la « région » de votre choix. Les quelques personnes interrogées après le repas ce jour, n’hésitent pas à jubiler.


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Quand aux organisateurs, le pari est réussi. On parle même déjà de la 2e édition en 2013.


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Personnellement, j’ai salué cette initiative qui vise à faire découvrir la richesse gastronomique de la Côte d’Ivoire. Il fallait y penser. Mais au-delà de cet aspect gastronomique c’est un bon moyen de rassembler les Ivoiriens. « La nourriture rassemble » lançait un des visiteurs, originaires du Nord et qui dégustait à pleine dent un plat de l’ouest. Dans cet élan de réconciliation, chacun y met du sien. Chacun apporte sa contribution. A sa façon, et selon son style. Le FESNAMI l’a fait. Et c’est à encourager.

Mauvais points.

Cet évènement a manqué de communication dans les canaux classiques. Cela est certainement dû aux faibles moyens des organisateurs et au manque de gros sponsors.

Le programme n’était pas clairement défini à l’avance. Au-delà du fait qu’on vient manger, on ne savait pas trop à l’avance ce qu’on ferait après. Autre mauvais point, il y avait des Mc improvisés qui ne maitrisaient pas le micro et dont les discours étaient mal préparés. (A corriger donc !)

Au regard de cette première édition, je reste convaincu que les échos de la réussite du Fesnami 2012 vont susciter beaucoup plus d’enthousiasme et d’engouement pour les années à venir.

Bravo aux organisateurs et rendez-vous est pris pour l’année prochaine. 

Voir toutes les photos du FESNAMI (tout en bas de cette page qui va s'ouvrir)

 Crédit (de ma) Photo: John James

 

18 mai 2012

SMS gratuit de Gmail à Orange, MTN et Moov

Je me demandais si envoyer des sms à partir de Gmail serait réservé à un seul opérateur.  Eh bien non ? Plus maintenant.

En tout cas depuis quelques jours les « 3 Grands » vont faire bénéficier de ce service à leurs clients. En clair  les utilisateurs de Gmail, peuvent envoyer gratuitement des SMS à des numéros « Orange », « MTN » et « Moov ». Bonne nouvelle donc et pour le faire c’est très simple.

Au préalable il faut être inscrit sur GMAIL.

Etape 1:  dans la partie "Chat et SMS" à gauche de votre compte Gmail, entrez le numéro de -téléphone de votre correspondant précédé de +225 puis validez

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Etape 2 : Enregistrez ensuite le nom et le numéro de votre correspondant (Orange, MTN ou Moov) puis Validez

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Etape 3 : Une boite de Dialogue va s'ouvrir et vous invite à démarrer le Chat avec votre correspondant. Écrivez le texto puis appuyez la touche « Entrée ».  Et c’est tout !

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Petite astuce : Vous disposez d’un crédit de « 50 sms » qui est débité à chaque message envoyé. Dès qu’un de vos correspondant vous répond à partir de son téléphone, votre crédit est remis à 50 sms. 

 

17 mai 2012

Comment je n’ai pas assisté aux JNTIC ?

J’ai pas grand-chose à dire sur les Journées des Tic qui étaient organisées du 15 au 18 mai au Palais de la Culture. J’ai voulu profiter de ce jeudi 17 mai, jour la célébration de l’ascension, jour férié, pour visiter les stands des Jntic et me faire une idée des conférences et autres rencontres. Surtout qu’on m’avait dit qu’il y aurait une compétition de Hackers…

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Je me pointe au troisième jour de l'évènement aux alentours de 11 heures et j’aperçois à l’entrée un long rang au soleil. J’use de ma « carte de presse » pour que le vigile à l’entrée après deux hésitations me laisse pénétrer dans la cour des JNTIC.

Grâce à des pôtes à l’intérieur j’arrive à obtenir deux badges. (Un pour mon épouse et l'autre pour moi). Je m’apprête à franchir les portes des stands d’exposition lorsque que je suis brusquement sommé de ne pas avancé. La raison : « il vous faut un badge avec sticker », me fait direle vigile à l’entrée. Je suis surpris. « Il faut vous rendre sous la tente d’inscription. Et payer 1000 francs », m'indique une autre dame également à l'entrée. Je n’ai pas chercher à savoir pourquoi l’entrée était payante ce jours-ci mais je pense qu’avec toute la campagne médiatique qu’il y a eu, ils auraient pu nous avertir et mieux s'organiser. 

En tout cas j’ai constaté qu’au stand des inscriptions, c’était la bagarre et le désordre. Qui pour payer, qui pour avoir un badge simple sans sticker. Et avec cette chaleur en dessous c'était une bonne raison d'atendre un jour encore. Je suis donc reparti sans avoir eu l’occasion de voir comment a été les JNTIC 2012. Si j’ai le temps, j’irai faire un tour le dernier jour, sinon à l’année prochaine ! 

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La BIAO expérimente le service EasyCollect comme moyen de payer ses factures

11_BIAO-CV.jpgSelon le directeur de la trésorerie et des institutions financières de la BIAO, qui donnait une conférence à la clôture du Salon de la monétique et des services bancaires (Simbank), les consommateurs (clients ou non clients BIAO) pourront payer leurs factures d'eau et d'électricité via les distributeurs automatiques de billets (DAB), les guichets automatiques de billets (GAB) et aux caisses BIAO via le système EasyCollect.

Le service est en test à Abidjan et dans trois villes de province. A l'issue du test, son déploiement généralisé est prévu pour juin 2012.

Le fonctionnement du service est simple. Pour le DAB, il suffit de se présenter au distributeur avec sa carte Visa BIAO, à insérer la carte et à entrer le code secret. Il faut ensuite sélectionner à l'écran le menu Paiement de factures puis choisir l'opérateur à régler (CIE ou SODECI). Le coût de la transaction est de 200 FCFA (0,4 dollar).

Source Agence EcoFinance

16 mai 2012

La RTI toujours dans la manip ?

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Elle a été fortement critiquée pendant la crise post-électorale. Accusée d’être à la solde d’un camp et de tirer sur un autre. "La RTI du mensonge, la RTI de la manipulation". Telles étaient ses tares révélées, indexées et décriées à côté de son manque de professionnalisme.

Les temps ont changé, le régime a changé, les têtes ont changé… mais la RTI surtout la 1ère renommée RTI1 semble ne pas avoir changé sa manière de travailler.
Pour les rares personnes comme moi qui ont suivi le JT de 20 heures de ce mardi 15 mai 2012, elles ont du être aussi choquées que moi par cette vidéo diffusée en plein cœur du Journal. L’idée était de montrer que François Hollande, le nouveau président français, ne soutient pas Gbagbo. Surtout que depuis l’élection de François Hollande, les pro-Gbagbo et les Pro-Ouattara se l’arrachent par presse interposée.

David Mobio le présentateur annonce dans son lancement « avant d'accéder à la Présidence, le nouveau président français s'est prononcé sur l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo ». Vient ensuite la vidéo.


Mais que veut dire « avant d’accéder à la présidence ? ». A quel moment le présentateur veut que le citoyen lambda se situe ? Pourquoi ne pas signifier clairement que cette vidéo a été faite le 22 décembre 2010 en pleine crise post-électorale ? Quel est le point de vue aujourd’hui de l’International Socialiste vis-à-vis de l’ancien parti au pouvoir ? Je me demande bien pourquoi avoir fait sortir cette vidéo de son époque pour la brandir de façon sournoise comme datant de juste avant l'élection du candidat du parti socialiste.

La Rédaction de ce 20 heures aurait pu trouver une autre parade que celle-ci pour indiquer que Hollande ne changera pas d’avis sur Laurent Gbagbo.
Je trouve cela maladroit, inopportun et peu honnête. Et qui au final vient démontrer le contraire de ce que la Maison Bleue voulait faire passer comme message.

Le rôle de la RTI n’est pas de prendre partie pour un camp dans cette bataille « Hollandaise ». Son rôle faut-il le rappeler, est de nous informer sur la vie des citoyens et des évènements qui les touchent. De nous donner une information dépourvue de toute attache politique au sens militant du terme.

Je reste convaincu que si la RTI le voulait, elle aurait pu obtenir une interview de François Hollande qui se serait prononcé sur ce qu’il pense de Gbagbo et du FPI à l’heure actuelle. Si la RTI le voulait, j’ai bien dit.

10 mai 2012

Hollande et la fin de la Françafrique, mes propositions

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"Que doit faire François Hollande pour mettre fin à la Françafrique ?", C'est la question qui m'a été posée par la rédaction des Observateurs de France 24. Personnellement la volonté (?) de Hollande est un remake des propos de Sarkozy lorsqu'il annonçait "LA RUPTURE" en 2007.  Rupture qui finalement n'a jamais eu lieu en ce qui concerne la Françafrique en tout cas. 

"La France répudiera sans regrets les miasmes de la Françafrique", a promis le candidat François Hollande le 22 octobre dernier. On attend de voir ce que ça donnera. Pour l'heure voici ce que j'en pense".

07 mai 2012

La victoire de Hollande vécue par des Ivoiriens à Tunis

J'ai eu beaucoup de plaisir à me plonger dans cette ambiance de soirée électorale ici à Tunis. Je vous propose cet article de Charles Didi, qui raconte cette soirée du 6 mai 2012

05 mai 2012

De nationalité « Africaine » !

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Je suis tombé sur ce «Plan de location » (liste des résidents) de l’Hotel El Mouradi de Tunis où je suis logé avec d’autres amis sénégalais, liberien etc. C’est un hôtel 5 étoiles. Mais ça ne change rien à des attitudes qui frise un racisme à peine camouflé.

En face de chaque nom de cette liste vous pourrez voir les nationalités «Américains », « Japonais » « Lybiens » « Anglais » « Marocains » ou même « résident Tunisien » pour bien indiquer que l’individu vit dans ce en Tunisie. Et en face du nom de « Israël Yoroba GUEBO » et de « Basile Niane»  c’est mentionné « AFRICAINS ». Ah bon ? Et depuis quand l’Afrique est un pays ? En plus les réservations ont été fait avec nos passeports.

Je vois que sur la même aire géographique certains ne se considèrent pas comme de la même race. Tout ce qui n'est pas "blanc" est... Africain. Mais bon, ça ne date pas d’aujourd’hui. Et puis, je vais pas trop me plaindre. Il y a des noms devant lesquels c'est écrit "Divers". 

03 mai 2012

Eynulla Fatullayev reçoit le prix Unesco de la liberté de la presse

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« Une minute de silence pour ceux et celles qui paient de leurs vies, le droit de nous informer ». C’est en ces termes que Irina Bokova, Directrice Générale de l’Unesco a honoré tous les journalistes du monde entier. Et il n’y avait pas meilleures occasions que celles de la journée de la liberté de la presse et de la cérémonie de remise du Prix Unesco/Guillermo de la liberté de la presse 2012 qui s’est tenue ce jeudi 3 mai au palais présidentiel de Carthage.

Tunis, « ce pays que a été utilisé comme une forteresse pour faire taire les voix du peuple et des médias» a rappelé le Président de la République de la Tunisie, Dr Moncef Marzouki. « L’organisation d’un tel événement ici chez nous, est la preuve que la démocratie est réellement en marche » s’est-il réjouit, rappelant à l’assemblée (constituée d’ambassadeurs et de journalistes venus du monde entier) que plus que jamais les pays ont besoin d’une presse libre, « responsable et professionnelle ». « Nous devons aider les journalistes pour que leur pouvoir soit prospère et puissant » a renchérit, la secrétaire d’Etat américain Hillary Clinton, dans une vidéo diffusée pour l’occasion. « Les Etats Unis restent les défenseurs de la presse dans le monde entier » s’est vantée Esther Brimmer, Secrétaire d’Etat adjointe des Etats Unis pour les organisations internationales. Pour elle il faut « que les blogueurs et les médias sociaux prospèrent ».

2010_Azerbaijan_Fatullayev_0.jpgLe prix mondial Unesco/Guillermo Cano de la liberté de la presse 2012 a donc été remis à Eynulla Fatullayev, journaliste en Azerbaïdjan « pour son courage et sa détermination à montrer la vérité » a indiqué Diana Senghor, directrice de l’Institut Panos Afrique de l’Ouest (IPAO) et Présidente du Jury. « Eynulla est le symbole – comme de nombreux autres journalistes emprisonnés ou assassinés – d’une presse puissante qui dérange parfois » a-t-elle fait remarquer.

Qui est Eynulla Fatullayev ?

Eynulla Fatullayev, 35 ans, est l'ancien rédacteur en chef et fondateur de l'hebdomadaire populaire indépendant en langue russe Realny Azerbaijan (l'Azerbaïdjan réel) et du quotidien en langue azérie Gundalik Azarbaycan (Le quotidien d'Azerbaïdjan). Tout au long de sa carrière, il a défendu résolument et sans relâche la liberté de la presse et la liberté d'expression. Emprisonné en 2007, il a été libéré l'année dernière à la faveur d'une grâce présidentielle accordée à l'occasion du Jour de la République d'Azerbaïdjan, le 26 mai. Cette décision a été saluée par la communauté internationale. En juillet 2011, Eynulla Fatullayev a créé l'Union publique pour les droits de l'homme, une organisation non gouvernementale de défense des droits de l'homme.