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22 septembre 2009

Encore un trophée pour Magic Systèm

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Organisée lundi 21 septembre à Paris, la cérémonie des quatrièmes Trophées des arts afro-caribéens a respecté un certain équilibre en distinguant des artistes des Antilles, de l’océan Indien et de la Côte d’Ivoire.

Qu’est-ce qui réunit le maloya poétique du Réunionnais Ziskakan, la musique mandingue du Burkinabé Victor Démé, le zouk efficace du Guadeloupéen  Medhy Custos et le répertoire atypique de l’Ethiopien Mulatu Astatke ? Les Trophées des arts afro-caribéens.
Que ces quatre artistes se retrouvent dans une même catégorie, celle de Meilleur album de l’année remportée d’ailleurs par le père de l’éthio-jazz, donne une idée de l’éclectisme de cette manifestation. Moins que la musique, c’est finalement l’histoire qui rassemble tous les artistes nommés, car tous partagent un lien particulier avec l’Afrique qu’ils exploitent différemment selon qu’ils viennent des Antilles, de l’océan Indien, du continent africain ou qu’ils appartiennent à la communauté africaine en France.

Sans doute est-ce finalement une bonne chose que ce soit le vote du public qui les départage et non un jury. Devançant notamment le Réunionnais Meddy Gerville au nombre de SMS engrangés, le Guadeloupéen Erik s’est imposé dans la catégorie Révélation. Le chanteur de vingt-trois ans à la voix soul en a profité pour interpréter aussitôt un titre de son premier album intitulé Chayé Cow, et dévoiler son univers acoustique teinté de gwo ka et de jazz.

Meilleur groupe de l’année, Magic System figurait déjà à la même place au palmarès de la première édition des Trophées, alors appelés Césaire de la musique. Face à Rokia Traore, Tanya Saint-Val et Patrick Saint-Eloi, c’est Davy Sicard qui l’a emporté dans la catégorie Meilleur artiste. D’un pas lent, il va chercher sa statuette remise par une ancienne Miss France, Sonia Rolland. Au micro, il livre son sentiment : "Ce que je comprends, c’est que beaucoup de choses se sont passées depuis que je me suis tourné vers mes racines, mes traditions, ce que je suis."

Un peu plus tard, dans une brasserie voisine, tous les artistes de La Réunion nommés se retrouvent autour d’un verre. Debout, Davy Sicard, l’heureux gagnant de la soirée, tient à prendre la parole. Sans se défaire de sa retenue, plein d’humilité, il dit son bonheur et son envie de partager cette victoire avec les trois autres. Et de poursuivre en s’adressant plus particulièrement à Gilbert Pounia de Ziskakan et Thierry Gauliris de Baster, les aînés : "C’est vous qui m’avez montré la voie." Un hommage sincère et spontané.

Source RFI

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