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21 septembre 2009

Des militaires français se préparent pour les élections ivoiriennes

crs.jpgLes gaz des grenades lacrymogènes se dissipent. De la fumée sortent des jeunes en sweat-shirt, foulard sur la bouche, capuche sur la tête et yeux piquants. En face d'eux, des hommes kaki portant bouclier, matraque, jambières, genouillères, coudières et casque à visière. Ils viennent de subir une attaque en règle, à grand renfort de projectiles divers et variés, après qu'une manifestation a dégénéré.

Cette scène d'émeute serait classique si elle n'avait eu lieu au camp des garrigues, si les "assaillants" n'étaient autres que des légionnaires et si les hommes qui leur faisaient face n'étaient ni des gendarmes ni des CRS, mais bien leurs copains du 2e Régiment étranger d'infanterie. Ensemble, ils s'exercent au contrôle de foule, avant leur prochain départ pour une mission de quatre mois en Côte-d'Ivoire.

Une période sensible qui verra se dérouler l'élection présidentielle (1 er tour le 29 novembre) dans un pays instable où la France est intervenue militairement au lendemain de la tentative de coup d'État du 19 septembre 2002 afin de protéger ses ressortissants et dont le rôle a évolué vers une interposition entre les forces armées du gouvernement ivoirien et la rébellion.

Mais l'infanterie, dédiée au combat et à l'engament armé, n'est pas formée à faire face à des manifestations. C'est pourquoi, grâce à un protocole avec l'armée de terre, des gendarmes mobiles, spécialistes et expérimentés en matière de contrôle de foule, sont venus instruire la 5 e compagnie du 2 e REI et ses 126 hommes avant qu'ils s'embarquent pour Abidjan. Et, même si leurs missions premières seront « de défendre l'entreprise de Port-Boué et de participer à toute opération pour sécuriser l'aéroport », comme l'explique le capitaine Devic, commandant de la 5 e compagnie, les légionnaires « se préparent à toutes les éventualités ».

Le lieutenant Hermignies et trois sous-officiers de l'escadron de gendarmerie mobile 25-6 de Dignes ont donc été dépêchés pour enseigner, en théorie puis en pratique sur le terrain, à partir de leur vécu et des retours d'expérience d'opérations similaires (Afrique, Kosovo...), les techniques et tactiques de contrôle de foule, l'utilisation des grenades lacrymogènes... selon différents scénarios et contextes urbains. Parmi les exercices pratiques : contenir et repousser des manifestants voulant interdire l'accès à un bureau de vote ou être confrontés à des barricades dans les rues.

« On insiste beaucoup sur la sécurité de la troupe et le contrôle de soi de chaque soldat. Il ne doit pas y avoir d'acte isolé. Dans un contrôle de foule, c'est le pire », avance le lieutenant Hermignies qui a trouvé à la Légion « une discipline qu'on ne voit pas dans d'autres régiments, ce qui permet de gagner du temps lors des exercices ». Et d'être plus efficace dans cette formation de quinze jours qui s'est achevée jeudi et qui constitue le dernier volet de l'entraînement de la 5 e compagnie, laquelle mettra le cap sur Abidjan à la mi-octobre.

Source Le Midi Libre

Commentaires

Salut Yoro.
La Francafrique est morte, vive la Francafrique...
Ce serait du paternalisme on pourrait en rire, mais c'est du néo-colonialisme.
Bonne chance à vous pour vos élections
Thierry

Écrit par : Thierry Benquey | 21 septembre 2009

Vous savez, ils vivent sur leurs instincts de vagabonds de commercants. Ils haissent les anglophones et ils pensent qu'ils sont meilleurs que les anglais du fait de leur paternalisme hypocrite et ettouffant. Je ne sais pas qui est mieux!!!!!1
Le seul endroit au monde ou ils ont pieds c'est chez nous sur le continent Africain. Et comme ce sont des barbares, ils croient toujours a la force pour trouver leur "part de marche???". On les regarde seulement. Si c'etait facile pourquoi sont-ils la depuis 2002???
De toutes les facons ce sont des gens handicapes qui vivent de moitie et ce n'est pas etonnant de les voir continuer dans leur folie d'enfantillage...
David a defait Goliath......
Un peuple qui te chie, qu'est ce que tu peux faire avec!
Je n'ai jamais compris POURQUOI ON DONNE UNE TELLE IMPORTANCE A CES FRANCAIS DE POUVOIR? Ce sont des betisiers, juste soyons prudents et vigilants face a leurs reactions puerilles.

Écrit par : divo_ci | 21 septembre 2009

A la lecture de ce poste j'en déduis naïvement que :
- les français se préparent au pire en Côte d'Ivoire
- OU les francais envoient un message fort à la classe politique ivoirienne
- les ivoiriens sont incapable de maintenir l'ordre tout seuls chez eux comme des grands.
- les ivoiriens ne sont pas ou mal préparés ou les 2 (à vous de choisir) pour les élections
- les ivoiriens sont actuellement incapable d'assurer un processus d'élection jusqu'à son terme sans débordement (sinon les français ne se prépareraient pas)

...Et je ne suis qu'à ma première lecture
J'aimerais qu'on me disent si je me trompent mais finalement ça arrange pas mal de gens si il n'y a pas d'élection le 29 novembre, surtout ceux qui ne mourront pas dans les jours qui vont suivre.

Écrit par : lepetinegre | 21 septembre 2009

Ce genre d'attitudes doit appeler plus de vigilance de notre part. Je pense que la Côte d'Ivoire a des policiers et des gendarmes qui sont suffisamment formés pour les opérations anti-émeutes. Et au besoin, l'armée peut intervenir en renfort. Alors former des "milo" pour venir mettre de l'ordre chez les autres... je pensais que la colonisation était terminée.

Soulignons dans la foulée que c'est une "'infanterie, dédiée au combat et à l'engament armé". Je me serais moins étonné qu'un tel exercice soit laissé à la police ou à la gendarmerie française. Mais tout porte à croire qu'une "Delta Force Ci 2" se met en place. Prions qu'il n'y ait pas un autre "novembre" tragique

Écrit par : Yoro | 21 septembre 2009

Enfin...Osons croire à une saine compréhension du jeu politico-démocratique de la part de nos candidats et leurs suiveurs .

Écrit par : hilaire KOUAKOU | 22 septembre 2009

Une question se pose à moi.
La France peut-elle se donner le droit de faire débarquer des troupes , même pour maintenir la sécurité, sans l'accord de notre gouvernement?
Si l'on me répond par la négative, alors arrêtons de faire croire que nous sommes dans l'obligation de les accepter et avouons notre réelle impossibilité à nous montrer crédible.
Si l'on me répond par l'affirmative , alors nous ne sommes pas indépendant et là il nous faut la renégocier sincèrement.

Écrit par : hilaire KOUAKOU | 23 septembre 2009

S'il y'a un autre "novebre 2004", ce sera la faute aux ivoiriens et non aux soldats français. Retard de ans pour organiser des élections du fait des blocages récurrents, la CEI évoque des problèmes de trésorerie et de financement des étapes électorales mais , entretemps, la meute de patricons présidentiels gaspillent les deniers publics dans des voyages sulfureux.

Tant que le Nègre-ivoirien ne se responsabilisera pas, il continuera toujours d'accuser les autres. La France ne laissera pas ses compatriotes expatriés aux mains des singes du FPI, elle délèguera ses régiments pour dresser la meute de casseurs et de violeurs du FPI tel que cela s'est fait en Novembre 2004.

Il n'y a donc pas à dénigrer le devoir et les prérogatives d'une puissance militaire comme la France.

Écrit par : Krathos | 23 septembre 2009

Quand la CEI parle de difficultés financières pour mener à bien son travail, et que l'on sait que le gouvernement doit financer ces élections, je comprends mal que Gbagbo offre 500 millions de fcfa au Burkina (au Burkina seul , pourtant des pays dits amis ont subi la même catastrophe) quant la CEI demande moins. Si comme l'affirme Gbagbo, il veut de ces élections, il en fera sa priorité et demanderait que les fonds soient débloqués.
Enfin, la logique n'est pas politique.

Écrit par : hilaire KOUAKOU | 24 septembre 2009

Offrir 500 millions même à un pays voisin-ami comme le Burkina (depuis réconciliation) , avec la situation actuelle du pays , cela relève d'une grave irresponsabilité et d'une inconscience majeure des enjeux à relever pour la santé de notre pays de la part de Laurent Gbagbo.Je me demande comment peut-il débloquer un demi-milliards de Fcfa au frais du contribuable sans consulter l'opinion par la voix de l'assemblée. La Haute cour des comptes est une institution muette alors, autant que les autres d'ailleurs.C'est nul et c'est triste pour un pays classé PPTE il n'y a pas si longtemps.Par extension , c'est un peu honteux, je trouve.

Écrit par : Mohamed Billy | 26 septembre 2009

Tout simplement...Après on viendra me parler de dignité pour l'Afrique ,comment s'expliquer cette amateurisme-foutaise?

Écrit par : hilaire KOUAKOU | 28 septembre 2009

Imaginons que Gbagbo ne soit pas réélu croyez-vous qu'il laissera le pouvoir? Qui veut faire croire que les africains sont responsables? Qui veut faire croire que les forces de l'ordre ivoiriens n'ont pas pour seul ordre le président d'une république africaine réélu ou pas? Arrêtez, s'il vous plaït arrêtez de faire au père noël aux adultes que nous sommes.
Je suis pour que les forces étrangères protègent la Côte d'Ivoire. Celui qui dira le contraire, manigance certainement un mauvais coup. Et il y aura un mauvais coup comme tous le savent. Alors, de grâce l'Afrique n'est pas encore matures pour se protéger légalement.
Les forces de l'ordre sont corrompus et tout le monde le sait, l'administration est corrompu et tout le monde le sait, les gouvernements africains sont corrompu et nul n'ignore. Alors, il faut bien un policier honnête et intègre, d'où la présence française que je soutiens fortement et que toute personne sensée, au jour des problèmes internes africains, mature et prônant la justice et non l'injustice soutiendra.

Bonnes fêtes de fin d'année en souhaitant que l'Afrique deviendra responsable un jour!

Écrit par : diabaté | 25 décembre 2009

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