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19 septembre 2009

On s'enjaille en Nouchi !

nouchi.jpgIls ne s'amusent pas, ils "s'enjaillent". Cette personne à la mode, ils la trouvent "choco". Eux, ce sont les adeptes du nouchi, un langage né dans les "glôglô" (quartiers précaires) d'Abidjan et qui a conquis jusqu'aux responsables politiques.

Prenant le français comme base, le nouchi y ajoute mots et expressions tirés des nombreuses langues parlées à travers la Côte d'Ivoire.
"Faut blè-blè", qui signifie "calme-toi", associe français et baoulé, langue d'une des principales ethnies du pays (centre). "Ya fohi" (pas de problème) puise dans le malinké (nord). Quant au néologisme "s'enjailler", il trouve son origine au-delà même des frontières, dans l'anglais "enjoy".

"C'est un langage qui s'autogénère, chaque jour il y a de nouveaux mots qui naissent", explique à l'AFP Jérémie Kouadio, professeur de linguistique à l'université de Cocody-Abidjan. "Il évolue d'une commune à une autre et d'une région à une autre"."Quand un mot d'une langue sonne bien, la rue se l'accapare", résume le percussionniste Julien Goualo.

Né au début des années 80 dans les "ghettos" de la capitale économique ivoirienne, le nouchi était alors "un langage codé" utilisé par les voyous, raconte-t-il. Dans ce monde de gangs, "on reconnaissait les nouchis à leur manière de marcher la poitrine bombée, comme si le monde leur appartenait".

Aujourd'hui encore, "le nouchi, c'est aussi et surtout les gestes qui accompagnent chaque mot", souligne la rappeuse Nash.
Visage juvénile et résolu, cette étudiante en anglais met à l'honneur à travers sa musique cette façon de parler, également illustrée par des artistes comme Magic System et des humoristes comme Adama Dahico. Loin de l'image du "gros bras" des débuts, Guillaume Bossé, employé bon chic bon genre, évoque un moyen de "s'identifier en tant qu'Ivoirien".

Source Angola Press

Lire aussi "Le Nouchi et nous"

Commentaires

Jo ! Moi-même là kèh, je suis en brousse quand les gens parlent nouchi aujourd'hui ! Tellement ça évolue vite...

Écrit par : Charlie | 19 septembre 2009

Bonjour, ami bloggeur.
C’est un bel article que vous avez déniché là. Mais il n’est pas suffisamment clair en ce qui concerne certains mots nouchis. Par exemple, « blè-blè » ne dérive pas seulement du Baoulé, ça vient aussi du Dioula qui veut dire « réel ». Par conséquent, « Faut blè-blè » signifie à peu près « faut faire ce qui est concret ». En fait, dans l’ensemble, l’article est acceptable. D’autant plus que le Nouchi n’est pas une langue précise, stable, solidement assise. Chacun y ajoute les termes qu’il trouve du jour au lendemain et leur donne le sens qu’il veut. Et tous créent a qui mieux mieux. C’est à celui qui imposera ses mots en les faisant adopter par tous. C’est en ce sens que je donne raison à l’autre. Car de nos jours, on ne se retrouve plus dans le nouchi des années 2000 tellement que ça évolue vite !
Personnellement, je vais songer à publier progressivement de petits dictionnaires nouchis pour une meilleure compréhension de mes propres articles. Parce que ce sont des faits de société que je traite. Et on ne peut vraiment pas décrire la vie en Côte d’Ivoire en général et celle dans nos quartiers populaires en particulier,sans employer quelquefois cette langur. Ce serait travestir la vérité et se compliquer davantage la tâche. Car cette langue – bonne ou mauvaise - fait partie de notre quotidien et lui confère un cacher particulier. Pour terminer, je vous invite à voir mes articles et vous faire une idée de ce dont je viens de parler. Mon blog : http://doublesslaplume.ivoire-blog.com/
Bien à vous !

Écrit par : Oumar | 29 septembre 2009

Le Nouchi et nous
Loin d'être un langage vulgaire et un assemblage d'expressions "d'hommes-bon-à Bonjour, ami bloggeur.
C’est un bel article que vous avez déniché là. Mais il n’est pas suffisamment clair en ce qui concerne certains mots nouchis. Par exemple, « blè-blè » ne dérive pas seulement du Baoulé, ça vient aussi du Dioula qui veut dire « réel ». Par conséquent, « Faut blè-blè » signifie à peu près « faut faire ce qui est concret ». En fait, dans l’ensemble, l’article est acceptable. D’autant plus que le Nouchi n’est pas une langue précise, stable, solidement assise. Chacun y ajoute les termes qu’il trouve du jour au lendemain et leur donne le sens qu’il veut. Et tous créent a qui mieux mieux. C’est à celui qui imposera ses mots en les faisant adopter par tous. C’est en ce sens que je donne raison à l’autre. Car de nos jours, on ne se retrouve plus dans le nouchi des années 2000 tellement que ça évolue vite !
Personnellement, je vais songer à publier progressivement de petits dictionnaires nouchis pour une meilleure compréhension de mes propres articles. Parce que ce sont des faits de société que je traite. Et on ne peut vraiment pas décrire la vie en Côte d’Ivoire en général et celle dans nos quartiers populaires en particulier,sans employer quelquefois cette langur. Ce serait travestir la vérité et se compliquer davantage la tâche. Car cette langue – bonne ou mauvaise - fait partie de notre quotidien et lui confère un cacher particulier. Po

Écrit par : Soro | 29 septembre 2009

Né au début des années 80 dans les "ghettos" de la capitale économique ivoirienne, le nouchi était alors "un langage codé" utilisé par les voyous, raconte-t-il.

Écrit par : Viagra Discount | 20 juin 2011

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